Charles BERLING… Salut l’artiste !

Et voilà.
Charles Berling nous quitte une fois de plus.
La première fois, c’était pour partit de Toulon et vivre sa vie d’artiste.
La seconde fois pour repartir sur d’autres routes, quittant encore Toulon où il fut le directeur  dès 2010 avec son frère Philippe, à l’ouverture du théâtre Liberté, puis à Chateauvallon. Comédien, metteur en scène, réalisateur, scénariste, directeur de théâtre et même chanteur… Que n’a-t-il pas fait, ce boulimique qui enchaîne pièces sur films, et qui a toujours mille projets en tête et en mène quelquefois plusieurs en même temps !
Artiste de passions, boule d’énergie, homme volubile, aujourd’hui j’aime, en restant dubitatif, l’entendre dire qu’il prend sa retraite, ce dont je ne crois pas un mot ! Il fera d’autres choses et comme le chantait Dalida, il mourra sur scène ou devant une caméra !
Magnifique artiste, il a été un magnifique compagnon de route avec qui j’ai vécu beaucoup d’aventures passionnantes dont celle de voir, grâce à lui, devenir Le Liberté et Chateauvallon scènes nationales.
Il peut le voir  s’éloigner heureux et fier du travail accompli et nous regretterons ses folies, ses coups de gueule, ses joies, tous ces beaux projets qu’il nous a offerts. Grâce à lui, la jeunesse a retrouvé le chemin du théâtre, confiante de savoir qu’il découvrirait de grands et beaux spectacles.
Mon cher Charles, je garderai le plaisir de t’avoir connu mais je n’excepte pas la joie de te retrouver ailleurs, au théâtre, au cinéma, à la télé, car je sais que cette retraite est  un prétexte pour prendre d’autres chemins de traverse.
Merci pour ce que tu as fait. Merci pour ce que tu es et merci de m’avoir toujours accueilli avec amitié.
Mais… N’oublie pas Toulon !

Jacques Brachet

Avec Claire Chazal
Avec Philippe, son frère et Michel Boujenah

Bonjour, 

Après 15 ans passés à la direction du Liberté d’abord, de la Scène nationale Châteauvallon-Liberté ensuite, j’ai décidé de faire valoir mes droits à la retraite au 31 août 2026.
Cette décision, mûrement réfléchie, m’amène à clore l’un des chapitres les plus passionnants de ma vie professionnelle. C’est en 2010 que l’aventure a commencé quand Hubert Falco, Maire de Toulon et Président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, nous confiait à mon frère Philippe et à moi la mission de créer le Théâtre Liberté en centre-ville. Avec une équipe jeune et enthousiaste, nous avons relevé le défi.
De ces débuts bouillonnants jusqu’à la célébration des 60 ans de Châteauvallon en 2025, en passant par l’obtention du label « Scène nationale » en 2015, je suis fier d’avoir œuvré aux côtés d’une équipe paritaire particulièrement engagée et compétente, dans un climat heureux et passionné, pour donner à Châteauvallon-Liberté la place qu’elle occupe aujourd’hui : l’une des scènes nationales les plus importantes dans le paysage culturel français.

Avec Jean-Louis Trintignant
Avec Stéphane de Belleval, responsble de Chateauvallo

Fier d’avoir participé au changement spectaculaire qu’a connu la métropole toulonnaise ces vingt dernières années, fier d’avoir accueilli dans nos salles des centaines de spectacles de toutes les disciplines artistiques, fier d’avoir tissé avec les publics des liens de fidélité et de confiance, fier de laisser aux générations futures un outil exceptionnel au service de toutes et tous.
Je veux exprimer ma reconnaissance à l’ensemble des partenaires publics (l’Etat, la Région Sud, le Département du Var, et bien sûr la Métropole Toulon Provence Méditerranée, la Ville de Toulon et la Ville d’Ollioules) pour la confiance qu’ils m’ont toujours accordée, ainsi qu’aux très nombreux partenaires privés, économiques, associatifs, culturels, sociaux qui sont venus rejoindre l’aventure au fil des années.
Je veux remercier tous les artistes qui ont fait vivre et vibrer cette maison. Je veux exprimer aussi toute mon admiration et ma reconnaissance à l’équipe de la Scène nationale. Avec elle, nous n’avons eu de cesse de préparer l’avenir de cette magnifique institution, en la rendant la plus accessible possible à toutes et à tous, aux jeunes en particulier. Elle est prête à affronter de nouveaux défis, artistiques, culturels, budgétaires, sociaux et politiques.
Il est temps pour moi de passer le relai en tant que directeur. Je poursuis ma carrière artistique et continuerai de me battre, encore et toujours, pour la culture et pour les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité.

Charles BERLING

Présentation saison 2024/2025 Chateauvallon

Octobre Rose… Clôture en fanfare !

Ce fut, vendredi, l’apothéose d’un mois tout de rose vêtu à Six-Fours.
1300 participants, 350 bénévoles, 1.000 personnes ayant participé aux actions et… Plus de 9.300 Euros qui ont été partagées entre les deux associations partenaires : Cap Sein et La P’tite  Parenthèse.
Cet Octobre Rose a battu tous les records grâce, d’abord, à trois personnes : le Docteur Stéphanie Guillaume, adjointe à la santé de la Ville de Six-Fours, Béatrice Métayer, son alter ego, un duo indissociable de cette belle manifestation et bien entendu le maire de Six-Fours, Jean-Sébastien Vialatte qui leur a donné carte… rose pour organiser tous les événements et aidées au maximum pour que ce mois soit une réussite.

Bien entendu, il ne faut pas oublier tous ces bénévoles qui se donnent corps et âme et, tels les lutins du Père Noël, sont à tous les postes durant un mois de folie.
Citons aussi toutes les associations qui, au travers de leurs activités, offrent tout un tas d’animations à tous ceux et celles qui sont atteints du cancer, subissent de lourdes thérapies ou sont en rémission.
Evidemment, même si l’on ne peut pas toutes les nommer, nombres sont les associations qui apportent leur tribut financier pour aider tous ces collaborateurs bénévoles à offrir aux malades des moments de loisirs qui leur permet d’oublier un moment ce qu’ils subissent, s’oublier eux-mêmes pour se retrouver dans des atmosphères de joie et de plaisir comme des balades à cheval, en bateaux, en avion, des soins esthétique, de bien être, le tout encadrés de médecins divers venus eux aussi apporter bénévolement leur soutien, leurs soins, leurs dons.

La liste est longue et aujourd’hui, l’on peut dire que la réussite est due grâce à tous ces gens, cette marée humaine et humaniste, qui donnent de leur temps, de leur argent et répondent présent d’année en année.
Nos trois mousquetaires peuvent être heureux du résultat qui s’est étendu bien au-delà de Six-Fours
C’est au Bistro Frégate que cette soirée s’est déroulée, reçus à chaque fois chaleureusement par Gilles Pascal et son équipe. Et le tout s’est terminé en musique !
Durant un mois Six-Fours a vu la vie en rose !

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta & Béatrice Metayer

Notes de Lectures

Valérie ALAMO nous présente Alès d’Antan
J’étais invité, l’an dernier, à la fête du livre de Toulon, afin de dédicacer « Toulon d’Antan » et « Le Var d’Antan », paru chez Hervé Chopin éditions.
Je me trouvais aux côtés d’une journaliste, Valérie Alamo. Un nom que je connaissais et avait fait tilt pour avoir côtoyé un certain chanteur prénommé Franck… Mais qui s’appelait en fait Jean-François Grandin.
Donc, aucune parenté évidemment mais Valérie écrivait des biographies qui ne pouvaient que m’intéresser, puisqu’elle les consacrait à des chanteurs comme Cabrel, Balavoine, Garou, Pagny, Souchon…
Nous avions, en dehors de l’écriture, ce point commun d’aimer ces chanteurs.
Je m’y intéressais donc comme elle s’intéressait à mes deux derniers livres.
Et voilà qu’un an après, elle a, comme moi, viré de bord, lâchant un peu les artistes pour nous proposer son « Alès d’Antan » chez le même Hervé Chopin. L’idée avait germé dans sa tête et donné envie de faire comme moi : Parler de sa ville à travers les cartes postales des siècles derniers.
Même si elle a grandi à Avignon, elle est native d’un petit village nommé Les Salles du Gardon, à dix kilomètre d’Alès.
Elle est donc partie chercher son Histoire, ses histoires, à travers les iconographies des archives municipales d’Alès, nous racontant les quartiers et leur évolution, le quotidien de la vie d’alors, nous décrivant les mines et les mineurs, les magnaneries, les forges, nous racontant l’Alès des deux rives dont un quartier nommé Tamaris comme chez nous à la Seyne-sur-Mer, nous rappelant la crue de 1917, la plus forte de l’époque, lorsque le Gardon, affluent du Rhône, balaya tout sur son passage.
Il y en eut tant qu’on appela ces crues « des gardonnades » !
Bien évidemment, comme dans toute la France, on retrouve un ouvrage d’un certain Vauban qui y créa un fort… Bref, un Alès comme peu de gens se souviennent aujourd’hui et qui a une histoire passionnante, grâce à la plume alerte de Valérie Alamo

Bruce TOUSSAINT, de la télé à l’écriture
Bruce Toussaint est ce journaliste qu’on peut retrouver tous les matins de la semaine sur TF1 dans l’émission « Bonjour » qu’il anime avec humour, bienveillance avec la complicité d’une bande de joyeux lurons qui n’engendrent pas la mélancolie.
Et malgré ses sourires ironiques, ses yeux malicieux, son air quelquefois bourru, lorsque l’animateur se met à écrire des livres, ce sont des sujets très personnels, pas du tout marrants, pleins de profondeur, le premier « Heureusement elle n’a pas souffert » qui parle de sa mère avec beaucoup d’émotion et d’amour.
Le second livre « Dites-lui que je pense à elle » (Ed Stock) est encore un message personnel à sa cousine Nathalie, qui avait son âge et qui a été assassinée voici trente ans, en 1980.
Ce drame l’a toujours poursuivi et un jour, il a décidé de remonter à la genèse de celui-ci, qui, à l’époque ou le féminicide n’était pas d’actualité, des histoires comme celles-ci, se sont perdues dans le silence et l’oubli.
Il nous offre là un témoignage bouleversant en rouvrant ce dossier et en recherchant ceux qui ont vécu drame, surtout la mère de Nathalie qui, presque trente ans après, lui a ouvert sa porte, son cœur, cette plaie jamais refermée.
Témoignage bouleversant même si quelquefois il nous met mal à l’aise de nous immiscer dans cette histoire très personnelle.
Je devais en parler avec l’auteur avec qui j’avais rendez-vous à la fête du livre de Toulon… Mais il n’était pas à mon rendez-vous.
Je n’ai donc pas  pu lui dire… Bonjour ni parler de son livre !

Jacques Brachet

Tremplin des jeunes varois.
Rebecca BOULANGER : « Partager et transmettre »

De haut en bas, de gauche à droite : Andréa Coste, Ambre Masse, Hugo Bransard, Inès Mejti, Rébecca Boulanger, Pascale Parodi, Fanny Perrier, Inès da Fonsaca, Adriana, Michaéla Diaco

Ce lundi soir au théâtre Daudet, jamais Pascale Parodi, présidente de « Lumière(s) du Sud n’avait autant reçu d’invités. Des invités qui ont tous entre 20 et 25 ans, avec à leur tête leur prof, Rébecca Boulanger, qui leur a enseigné, tout au long de ces mois scolaires au Campus Educatif de Toulon, l’art d’e communiquer à travers l’écriture et la réalisation d’un film  Pascale a eu l’occasion de rencontrer Rebecca lors du festival du court métrage du Fort Balaguier à la Seyne-sur-Mer et son histoire lui a donné envie de faire se rencontrer pour la première fois ces jeunes étudiants avec un « vrai » public, en présentant leur travail qui n’était pas encore sorti de leur école.
Tous ont des parcours différents, viennent d’horizons différents, ont des personnalités différentes et ce melting pot a donné des courts-métrages de cinq minutes, d’une inventivité formidable, chacun ayant des univers incroyables. Ils nous ont raconté leur aventure avec passion, avec humour et qu’est-ce que c’est réjouissant de rencontrer une jeunesse qui a des idées, des envies. Une jeunesse qu’on aimerait rencontrer plus souvent.
Grâce à Pacale et à Rebecca, nous avons aussi découvert de vrais talents qui sont au début de leur route et qui peut-être, seront des auteurs, les réalisateurs, les monteurs de demain.
Trois équipes surquatre nous ont donc présenté leurs films, certains un peu barrés, certains un peu étranges, certains un peu baroques mais dans lesquels on découvre leur personnalité et déjà une belle maîtrise de ce qui sera peut-être  leurs métiers de demain.
Rebecca a fait un remarquable boulot et j’ai découvert une femme passionnée et tellement heureuse du travail accompli par ses élèves.

« Rebecca, comment le cinéma est-il venu à vous ?
J’y suis venue par le biais du documentaire, le cinéma du réel à la base. Mais avant d’y venir, j’ai commencé par la presse écrite. Etudiante en histoire depuis de longues années, j’ai fait des études en polémologie, qui est une partie de l’histoire contemporaine qui traite de l’analyse des conflits d’aujourd’hui. Mon doctorat avait pour thème le sport comme force de paix et arme de guerre. Par contre, pour gagner de l’argent, j’étais hôtesse dans le domaine sportif, sur le tour de France entre autres, sur des rallyes dans le désert. Un jour, à la dernière étape du Tour de France, je rencontre Jérôme Durand, rédacteur en chef de « L’Equipe », qui m’a proposé de les rejoindre. Je n’étais alors pas journaliste, c’est lui qui m’a appris le métier. C’est un homme formidable. J’ai donc commencé à « piger » pour « L’Equipe » en faisant des rubriques que personne ne lisait ! Mais j’ai beaucoup appris.
Comme je suis très sportive, j’ai continué à piger pour des magazines spécialisés.
On est loin du cinéma !
Jusque-là c’est vrai mais un jour, il y a la télé belge qui m’a proposé de couvrir des événements sportifs, entre autre les événements mot, car j’en faisais, où j’ai pu réaliser mes premiers reportages audio-visuels. J’ai quitté la presse écrite et puis, la Cinquième a été créée par Jean-Marie Cavada, j’ai été engagée et là, j’ai eu l’occasion de pouvoir faire mes premiers documentaires. Ça a été la révélation pour moi. Je me suis dit que c’était ça que je voulais faire.
Depuis ce temps, je n’ai pas cessé de faire des documentaires en explorant l’âme humaine, en faisant des sujets sociétaux. J’en ai fait à peu près 80 et j’ai la chance d’en vivre.

Mais ça ne s’est pas arrêté là ?
Non. J’ai commencé à être formatrice dans des écoles de cinéma sur l’écriture documentaire, la réalisation, comment monter un projet. Depuis 2012, j’enseigne aux Gobelins, j’ai enseigné au Ministère des Armées pour les jeunes qui allaient en opération spéciale sur les terrains de conflits, pour leur apprendre ce qui va constituer plus tard les archives. Je les enseigne à avoir un œil de réalisateurs.
Et la fiction dans tout ça ?
On y vient ! Depuis deux ans, j’ai commencé à suivre des cours d’écriture et de scénarii de fiction, à Paris… J’ai aussi suivi des cours d’écriture scénaristique au conservatoire européen d’écriture audio-visuelle et là, j’ai commencé à écrire mes premiers courts-métrages de fiction. Je n’en ai, pour l’instant, réalisé qu’un seul.
Avec tout ça, comment vous retrouvez-vous sur le Campus de Toulon ?
Mon CV de formatrice s’est trouvé entre leurs mains et lorsqu’on m’a fait cette proposition, j’étais trop contente !
Pourquoi ? 
En fait, je suis née au Revest et je fais le grand écart entre Paris et le Var ! Paris, c’est parce que c’est là qu’est le travail mais je ne m’y installerai jamais définitivement. Ma région c’est sacré ! J’y reviens dès que je peux et un jour j’y reviendrai définitivement.
Donc, je n’ai pas hésité longtemps à dire oui à la proposition d’enseigner l’écriture de séries et de fiction, j’ai crié : « J’arrive tout de suite » !
C’est comme ça que j’ai connu ces jeunes formidables que j’ai suivis en écriture pour le scénario et en réalisation pour mettre en scène leur histoire. J’enseigne aussi la technique de l’interview et du reportage. Je surfe entre tout ça !

Inès da Fonsaca & Michaéla Diaco ont présenté « Pièces manquantes
Inès Mejyi, Fanny Perrier & Hugo Bransard ont présenté « Reconstruction »
Andréa Coste & Ambre Masse ont présenté « La voix d’Asphodèle »

Le cinéma, c’est une passion !
Depuis toute petite, je vais au moins deux/trois fois par semaine… Quoiqu’il arrive !
Je ne pourrais pas vivre sans le cinéma, ça me donne une énergie folle Et cette expérience qui a duré sur plusieurs semaines à Toulon m’a fait rencontrer des jeunes qui ont des univers incroyables, une implication formidable, une invention magnifique. Ce sont tous de très belles personnes qui incarnent l’avenir. Quel cadeau que de les avoir rencontrés. Ils sont tellement inspirants. Je suis heureuse d’avoir partagé cette aventure avec eux.
Et je suis heureuse que ce soir leurs films soient vus ailleurs que dans leur école.
Dans ces équipes, qui a fait quoi ?
Ils ont tout fait ! De l’écriture à la réalisation. Ils sont en fait étudiants en master 2 de communication audio-visuelle et ils ont tout essayé. J’étais là pour leur enseigner comment écrire, réaliser une histoire et après, chacun peut se retrouver soit, dans dans l’écriture, soit, dans la réalisation, soit, dans le montage ou tout autre technique cinématographique. J’ai été un catalyseur de leurs idées, de leur envie d’écrire, de leur élan créatif. Je suis là pour partager et transmettre.
Je suis très fière d’eux ! »

Deux invites surprise ; Mohamed Seddiki & Christopher Caulier
Suite à ces belles rencontres, Pascale nous proposait une autre rencontre, virtuelle cette fois avec Mohamed Seddiki et Christopher Caulier, deux amis d’adolescence qui se sont rencontrés au cours Florent. Depuis, ils ne se sont plus quittés, sont devenus comédiens et, virant de bord, voilà qu’ils nous offrent leur premier court-métrage en tant que scénaristes et réalisateurs : « Saint Honoré ». C’est l’histoire émouvante de Moha, qui rêve de devenir pâtissier et qui, alors qu’il va être embauché en CDI, se retrouve dans une embrouille qui pourrait lui être fatale.
Un film émouvant qui leur a pris cinq ans de leur vie, le Covid ayant interrompu leurs élans mais après ces cinq ans d’attente, les voilà présentant leur film. Et bien leur en a pris d’attendre et de persévérer car leur film a été sélectionné sur trente manifestations cinématographiques et reçu une dizaine de prix.
Aujourd’hui, ils sont sur un autre court-métrage et les voici déjà sur un projet de long métrage. Même si c’est par écran interposé, on est heureux d’avoir rencontré ces deux artistes dont on reparlera certainement.

Jacques Brachet

Julie ANDRIEU… Viva Italia !

J’ai connu Julie toute jeunette grâce à sa mère.
En effet, sa mère, la magnifique comédienne Nicole Courcel, avait écrit un très beau livre « Julie Tempête » que j’avais lu avec beaucoup de bonheur.
Nicole Courcel, elle, je l’ai connu grâce à un beau comédien nommé Jean Piat, avec qui j’avais des relations amicales. Il faisait une tournée en France avec la comédienne avec la pièce « Même heure l’année prochaine » de Bernard Slade.
Suite à une soirée des plus conviviales, j’ai plusieurs fois rencontre Nicole Courcel et l’avais même invitée lors du festival « La femme et le cinéma » que j’avais créé à la Farlède dans le Var.

Puis, nous en avons parlé de Julie quelquefois avec mon ami Jean-Marie Périer qui fut un temps son compagnon.
Lorsque j’ai vu Julie à la télé, j’ai remarqué qu’elle avait magnifiquement grandi en ressemblant à sa mère. Mais elle avait choisi une autre trajectoire : La cuisine.
Je ne l’ai hélas jamais rencontrée.
Et voilà qu’elle sort un nouveau livre de recettes venu tout droit de Rome où elle élit souvent domicile : « Julie cuisine l’Italie » (Ed Solar) et, comme mon épouse, de racine italienne, adore la cuisine et plus particulièrement la cuisine italienne, me voici donc avec son livre qui est magnifique.
Il nous fait voyager de Milan à Naples, de Rome à Florence en passant par Venise.

A chaque arrêt, elle nous propose de visiter la ville, ses restaurants et bien sûr, elle nous offre des recettes qui, juste en lisant les titres, vous font saliver et vous donne envie d’aller direct sur place. Sinon à se mettre aussitôt à l’ouvrage pour réussir un risotto alla vecchia Milano, un tiramisu déconstruit, des artichauts alla giuda, des anchois frits farcis à la provola, des taralli naplitains, des tagliolini aux Saint-Jacques et aux fleurs de courgette…. Bon je m’arrête là mais tout vous donne envie, d’autant que les photos de Guillaume Czerw sont sublimes et vous font saliver encore plus.
Aujourd’hui notre belle française nous écrit de Rome où elle est en partie installée.
C’est une belle balade qu’elle nous offre à travers l’Italie, son Italie à travers laquelle on la suit avec plaisir et gourmandise.
Jacques Brachet

Emilie PARIZOT nous emmène à Wildrose

Lyle et Mavis s’aiment depuis l’enfance. Ils se retrouvent tous les étés, leur amour grandit au manoir de Wildrose dont le propriétaire se prénomme Stanislas. Le manoir est tenu de main de maître par la grand’mère de Mavis, Margaret Norton.
Un jour, sans crier gare, Lyle claque la porte pour ne jamais revenir, laissant Mavis désespérée. Elle va passer des années à l’attendre.
Et voilà qui revient sept ans après, en ayant appris qu’en fait il était le fils de Stanislas, jamais reconnu, qui vient de disparaître en mer, lui laissant le manoir en héritage…  s’il y trouve le titre de propriété qu’il a caché.
Retour difficile pour Mavis qui va finir par essayer de retrouver avec lui ce document, comme un jeu de piste, une chasse au trésor, à travers des lettres disséminées dans le manoir, des secrets, des énigmes, brouillant les pistes à plaisir… Pour quel motif ?
Que sera le destin de ces deux jeunes gens qui se sont aimés, séparés et se retrouvent d’une façon originale, sorte de « Je t’aime, moi non plus » tout au long de cette quête.
Ce roman « Wildrose », paru chez Hugo Roman, est signé Emilie Parizot, provençale pur jus.  Il est truffé de coups de théâtre, de rebondissements, de suspense que vont vivre ce couple. Un roman plein de justesse, d’émotion, qui nous tient en haleine tout au long de cette énigme qu’ils vivent comme un polar et qui va changer leur vie.
Grand plaisir à la lecture de ce livre plein d’inventivité et nouveau plaisir de la rencontrer à la fête du livre de Toulon.

« Emilie, d’abord, pourquoi ce roman se passe-t-il aux Etats-Unis, vous qui êtes provençale ?
Il y a une bonne dizaine d’années, j’ai voyagé sur la côte est des Etats-Unis où il y a beaucoup de manoirs et lorsque j’ai débuté mon roman il y avait ce manoir que j’avais en tête. Celui que je décris lui ressemble mais ne porte pas ce nom. En France, il n’y en a pas beaucoup, donc c’est tout simplement parce que j’en ai vu là-bas et pas ici.
Et vous l’avez choisi comme décor…
Oui, c’est parti d’une base mais j’ai réinventé tout l’intérieur pour les besoins de l’histoire. En fait il n’y a que la base qui existe vraiment de ce que j’ai découvert et visité à Newport.
En le lisant, j’ai vu tout de suite un film ou une série. Y avez-vous pensé en l’écrivant ?
Non, d’abord je n’y ai pas pensé parce que lorsque j’écris je suis toute à mon histoire et on ne me l’a pas encore proposé puisque le livre vient de sortir ! Mais pourquoi pas ? J’aimerais bien. On verra.
Ce couple de Lyle et Mavis, c’est un peu « Je t’aime, moi non plus » !
Oui, dans ce genre de roman,  qui utilise ce qu’on appelle en romance « la trope ennemy to love », ça part toujours de deux personnages qui se détestent et qui, à la fin, vont se retrouver ! J’adore ce genre car on peut y mettre des répliques un peu cinglantes, des sarcasmes qui mettent du piquant dans l’histoire. Tous les livres que j’ai écrits aujourd’hui correspondent à ce schéma. Et ils finissent bien !
En dehors de Lyle et de Stanislas qui revient sporadiquement lors des retours en arrière, il n’y a que des femmes dans ce manoir !
C’est vrai. Je dois vous dire que l’histoire a un peu changé entre l’idée de départ et le roman terminé. C’est parce qu’en fait s’étaient des secrets que ces femmes se confiaient entre elles et je trouve que c’est typiquement féminin même si, à la fin, Lyle commence à s’y intéresser. Mais je voulais que ce soit comme s’il y avait une transmission entre générations et que, même si elles ont beaucoup de boulot, elles s’en sortent toutes seules. Ensemble.
Vous faites sans cesse un retour au passé, ce qui est très cinématographique…
Ces flash-back , je ne l’avais encore jamais fait. J’y ai eu recours car ça semblait vraiment nécessaire, puisque cette jeunesse que Lyle et Mavis ont vécue ensemble revient sans cesse dans leurs souvenirs. J’y étais donc forcée.

Il y a aussi Stanislas qui disparait mais j’ai l’impression que vous faites en sorte qu’on peut croire qu’il n’est pas vraiment mort et qu’il peut revenir !
(Elle rit) C’est vrai que ça m’a traversé l’esprit durant un moment. Lorsque je commence une histoire, je pose les bases mais souvent, on dit que les personnages nous échappent,  font ce qu’ils veulent. Il m’est arrivé plusieurs fois de dévier à un moment donné, de faire un détour et durant un temps j’avais songé à le faire revenir pour de vraies retrouvailles. Mais finalement je n’en ai plus eu besoin car ça ne s’y prêtait pas. Et je n’avais pas une vraie envie de le faire revenir.
D’où vous le faites disparaître quand on retrouve son corps !
Dans le premier jet, on retrouvait le bateau mais lorsque j’ai compris que je ne m’en servirais pas j’ai été plus claire pour ne pas mettre de flou à ce qui aurait pu être son retour.
C’est aussi une sorte de grande chasse au trésor… Qu’est-ce qui vous a inspiré l’histoire ? Un jeu comme le cluedo ?
Pas vraiment, même s’il y a une scène de cluedo dans le livre. En fait, je ne me suis inspirée de rien de spécial. A la base j’aime les thrillers mais je n’ai pas le cerveau conditionné pour en écrire. Je voulais écrire des choses qui poussent l’enquête. Pour moi, cette chasse au trésor était une façon d’un peu y entrer… Sans trop rendre de risques !
Cette chasse au trésor, aux indices, ça leur permet de se rapprocher à nouveau. Pour Lyle, c’est aussi une quête de lui-même, de son passé.
Le titre Wildrose, ça vient d’où ?
Au départ, il a eu trois ou quatre noms différents. Il est sorti d’un brain storming avec mon éditrice et en fait elle a pensé que ce serait le nom du manoir. Il fallait quelque sorte qui sonne joliment, que ce soit élégant, facile à dire. Je voulais qu’il y ait le nom « rose » et Wildrose (rose sauvage) on trouvait que ça sonnait bien.
Expliquez-moi comment vous écrivez vos romans ?
Il faut savoir que j’ai deux emplois  puisque j’organise des mariages. Je travaille beaucoup l’été, je suis community manager de la ville où je vis et où je travaille à mi-temps, sans compter que j’ai deux enfants de cinq et dix ans, tout ça est assez sportif ! En général, j’écris l’après-midi, en soirée, en week-ends. Il n’y a pas vraiment une routine. C’est surtout quand je peux. J’ai mis trois mois pour écrire ce roman.
Lorsque vous n’écrivez pas, votre histoire est-elle obsessionnelle ?
Oui je fonctionne beaucoup comme ça. J’y pense toute la journée. Dès que je marche, que je vais à mon travail, j’y pense, je visualise en amont, ce qui me fait gagner du temps et du coup, lorsque je m’y mets, je sais ce que je veux écrire.

L’écriture est venue comment chez vous ?
Ma meilleure amie écrit depuis des années. Elle est photographe et l’on s’est rencontrée sur un mariage que j’organisais. Elle écrivait déjà sur une plateforme. Au départ j’y suis allée  pour voter pour elle. Puis je me suis prise au jeu et j’ai participé à un concours. J’ai toujours été une grande lectrice et j’ai toujours aimé écrire sans jamais penser écrire un roman. Je suis arrivée en finale de ce concours et ça a démarré comme ça.
Et alors, vous organisez des mariages ? C’est très américain, ça !
Oui, j’organise des mariages pour une clientèle qui est expatriée dans la région varoise. Et le goût m’est venu en organisant mon propre mariage ! J’ai adoré ça car c’est créatif et à la fois méthodique. J’ai un master en management, j’ai travaillé à la Caisse d’Epargne et après avoir organisé mon mariage, après coup ça m’a manqué et j’ai essayé de voir si ça pouvait être une activité. Ça vient des Etats-Unis et jusqu’ici ça ne se faisait qu’en région parisienne. J’ai donc lancé cette activité ».

Que voilà une femme qui ne s’ennuie pas dans la vie, à suivre de très près car je suis sûr que ce roman va faire un succès tant il est palpitant. A tel point que, malgré les 428 pages, on ne le lâche plus dès qu’on a commencé à le lire.
Ce fut une belle rencontre.

Jacques Brachet

Stéphanie GUILLAUME… Une dame de coeur

Elle est médecin généraliste… Mais pas que…
Elle est adjointe à la santé de la ville de Six-Fours… Mais pas que…
Elle est aussi une femme de cœur, de passion, d’humanité, d’empathie, qui ne cesse de s’intéresser aux autres, tant en femme politique, qu’en femme médecin… Qu’en femme tout court.
Grâce à elle « Octobre Rose » est devenu une grande fête pour les femmes soignées du cancer ou en rémission. Grâce à elle, « Le bus du cœur » est devenu un passage incontournable, grâce à elle de nombreux médecins et spécialistes sont venus s’installer à Six-Fours, pour ne citer que ces trois exemples majeurs.
Et elle nous l’a encore prouvé en partant en Inde pour remettre à une gamine de neuf ans qui a perdu une jambe, une prothèse qui va changer la vie de cette gamine prénommée Radika.

L’équipe, reçue par la princesse Stéphanie de Monaco

« Le but n’était pas d’apporter et appareiller la prothèse et ne plus rien faire. Le but était aussi d’apporter un suivi jusqu’au moment  où Radika sera pré-autonome.
Quelle a été sa réaction ?
Ça a été une immense joie pour elle. Elle avait une prothèse très lourde qu’elle était obligée de tenir en permanence, ce qui l’empêchait de jouer. Elle devait rester assise en permanence. Et dès qu’on lui a mis la prothèse, elle a été immédiatement à l’aise, après quelques pas, elle a tenu toute seule et le lendemain elle était à l’école, Deux jours après elle dansait lors d’une grande fête organisée pour nous, elle a fait du toboggan, shooté dans un ballon. Elle avait tellement rêvé de ce moment qu’instinctivement elle a fait tout ça sans rééducation, tout naturellement, avec un sourire lumineux.
Pas besoin de mots, on n’avait qu’à voir son visage, sa joie, son sourire rayonnant.
Raconte-nous la genèse de cette aventure.
J’ai rencontré Martine Ackerman, résidente monégasque, qui a fait le tour du monde avec mari et enfants. Elle est allée en Inde où elle a eu un choc en découvrant la misère. Dans ce village, elle a rencontré le chef qui avait la volonté de créer une école pour les filles alors qu’elles n’étaient pas du tout scolarisées et de plus, dès la naissance, elles étaient promises à des mariages arrangés.
Le chef avait des terres, il a mis à disposition un terrain pour construire cette école, avec des professeurs, des cuisinières, les gens de ménage.

Ta rencontre avec Martine ?
Elle s’est faite par une amie commune. Aussitôt ça a fonctionné entre nous car elle est simple, son truc c’est « action-réaction ». Elle a une personnalité très tournée vers l’autre. Elle a créé cette école voilà quatorze ans, « Child Care Monaco » afin que les filles soient scolarisées, alphabétisées et éduquées, elle vient les voir tous les ans durant deux mois, donc ils la connaissent bien. Depuis quatre ans elle a fait construire un espace où elle loge et nous y avons été logés tous les six.
C’est un village près d’une ville ?
Non, c’est un village complètement perdu. Ils sont à une heure de Jaipur mais il faut avoir les moyens d’y aller. Il y a beaucoup de fermiers qui élèvent chèvres, vaches, qui vivent de la terre, des champs de coton, de maïs, ils se déplacent avec des carrioles tirées par des animaux, les femmes coupent l’herbe à la faucille, ils n’ont pas d’eau courante, pas d’électricité,  vivent pieds nus, c’est vraiment le Moyen Âge. Ils vivent dans des baraques qui ne sont pas fermées, mais ils sont heureux ainsi, ils sont très accueillants. C’est un village d’à peu près deux cents personnes. Et ce qui est anachronique c’est que certains ont des motos, quelques-uns ont des portables qui ont été distribués par le maire.
Pour des européens, est-ce difficile de s’adapter ?
Au début oui car il n’y a pas d’eau chaude et on se lavait avec un broc, à l’ancienne. Mais il ne faisait pas froid. C’est éloigné de tout mais, même s’ils n’ont rien, ils partagent ce qu’ils ont, ils ont toujours le sourire, une grande gentillesse, ils sont heureux de partager avec nous le peu qu’ils ont. Ca remet un peu les pendules à l’heure pour nous qui  voulons toujours plus et n’arrivons plus à voir l’essentiel. Ce genre d’expérience ça te fait une bonne piqûre de rappel  et te dire que l’essentiel n’est pas dans ce que tu peux acquérir mais dans ce que tu peux donner. Ce qui est formidable c’est qu’ils ont une capacité à apprendre incroyable, ils sont assidus et sont aussi très zen. L’association leur donne des trousses avec des kits d’hygiène, des blouses et c’est aussi elle qui rémunère les professeurs qui sont sept ou huit hindous.

A combien êtes-vous partis ?
A six. Que des gens de l’association et un jeune médecin monégasque qui s’appelle Emma, qui vient d’avoir sa thèse et rêvait de faire de l’humanitaire, nous a rejoints. Nous n’étions pas trop de deux médecins pour échanger sur des pathologies inhabituelles.
Comment se passaient les échanges pour la langue ?
On avait toujours une des professeurs qui parlait anglais, sinon, nous utilisions Google traduction, ce qui permettait  sur des choses un peu plus techniques sur le plan médical, de mieux préciser les problématiques. Il n’y a aucun médicament, aucun antibiotique sur place, l’hôpital est lion et onéreux mais ils sont tous plutôt en bonne santé, malgré quelques carences  avec des risques de malformation.
Tu es restée combien de temps ?
Deux semaines dont huit jours dans l’école, on a visité l’orphelinat pour garçons que Martine a créé, ainsi qu’un bibliobus, on a  amené ces enfants, qui n’étaient jamais sortis de l’orphelinat, visiter le Taj Mahal. Ils ont aussi pris le bus pour la première fois, on les a amenés manger dans une sorte de self . Ils étaient heureux de tout ce qu’ils découvraient. Par conte Jaipur est une ville très sale où s’entassent des détritus partout, des animaux morts. Il y a une énorme éducation à faire à ce niveau. C’est l’effervescence, le chaos organisé entre charrettes, vélos, touktouks, camions, scooters, tracteurs… Et des clacksons sans arrêt.
Pour en revenir à Radika, comment ses parents ont-ils réagis à votre venue ?
Ils n’arrêtaient pas de nous remercier, très reconnaissants de ce qu’on leur apportait. Ils ont appris comment mettre la prothèse. Il y avait avec nous le représentant de l’association qui traduisait afin qu’ils comprennent bien. C’est un peu un miracle que Radika soit en vie donc ils étaient heureux.
Qu’a-t-elle eu exactement ?
Une maladie qui s’apparente à un cancer des os des enfants. Elle a dû être amputée et elle a eu la chance de ne pas avoir de complication. Le moignon a bien cicatrisé et on a pu mettre la prothèse sans problème. Elle s’est emboitée comme un gant.


Cette prothèse va devoir évoluer avec la croissance de la gamine ?
Globalement, ce ne sont pas des gens très grands mais le prothésiste a fait une prothèse évolutive. Il l’a faite dans un matériau super léger, en carbone. Au niveau du tibia, il y a plusieurs longueurs de tiges pour pouvoir faire croitre la prothèse. Elle est totalement réglable en fonction de l’angulation du pied et de la croissance du moignon. Elle devrait la garder à peu près deux ans s’il n’y a pas de problème. C’est de la haute technologie et elle a été offerte à l’association par BTC Orthopédie qui s’est engagée à suivre l’évolution de la gamine jusqu’à ce qu’après celle-ci, elle puisse vivre sa vie avec une prothèse définitive.
L’association va aussi la suivre ?
Evidemment, ce n’est pas un « one shot », nous allons l’accompagner le plus qu’on pourra et je me suis engagée à ce qu’elle ait les soins nécessaires.
C’est une belle aventure humaine ?
Ah oui ! Nous nous sommes toutes bien entendues malgré l’exiguïté du local où nous vivions. Nous étions deux médecins, une comptable, une coiffeuse,  une entrepreneuse d’électricité, il n’y avait pas que du médical et chacun apportait sa touche. Il y avait une très belle entraide, un bel état d’esprit, convergeant vers un même projet.
Martine a développé un pôle en Inde, développé un projet en Afrique du Sud et elle a un projet pour le Népal pour lequel j’aimerais être à l’origine avec elle. J’ai toujours voulu faire de l’humanitaire mais je n’avais pas encore pu concrétiser.
C’est une expérience extraordinaire. J’ai adoré ce regard des enfants, cette joie. Et je pense que ça ne peut pas s’arrêter là.

Tu penses créer quelque chose à Six-Fours ?
Pourquoi pas ? J’aimerais créer un relais pour continuer cet élan, en Inde ou dans un autre pays car pour moi, qui soigne journellement les gens, une telle expérience m’apporte énormément. Il y a encore tellement de gens qui ont besoin d’aide et de voir leur regard quand tu leur apportes quelque chose, c’est une grande joie, une grande émotion. On a créé des groupes WhatsApp afin qu’il y ait un suivi sur tout ce qu’il y a à continuer de faire en interagissant avec les gens de là-bas ».


Bravo à cette magnifique équipe qui a eu l’honneur d’être reçue par la princesse Stéphanie de Monaco, et qui a de très beaux projets.
Et l’on est fier qu’aujourd’hui, dans cette équipe, il y ait une six-fournaise qui fait déjà tant pour cette ville, soutenu par son maire Jean-Sébastien Vialatte.
A suivre…
Jacques Brachet




Festival 2025, la distribution des prix

Nicolas Paban, Justine Foulani, Luc Patentreger, Michèle Jean, Carla Lauzier, Choukri Ben Meriem

La troisième étape du festival « Femmes ! » vient de clore son troisième épisode.
Après le théâtre Liberté de Toulon et le théâtre du Rocher à la Garde, le Six N’Etoiles de Six-Fours accueillait la compétition et s’est donc terminé avec la distribution des prix donné par un jury de cinq professionnels locaux (Voir article précédent) approuvé par le président du festival Luc Patentreger.
Luc qui devait remercier le Six N’Etoiles, en la personne de sa directrice, Noémie Dumas, la ville de Six-Fours, totalement partie prenante de ce bel événement cinématographique, qui lui ouvre ses portes depuis 24 ans et tous les bénévoles qui gravitent autour du festival, une équipe soudée, passionnée, qui fait le succès de celui-ci .
Cette année, le thème choisi était le duo et, grâce à la sélection de ces films, nous avons pu des films de haut niveau, de grand intérêt qui, sans ce festival, pourraient pour la plupart rester dans l’ombre.
Sept avant-premières étaient proposées au public et au jury qui a délibéré pour décerner ces deux prix qui, en fait, se sont transformés en trois, le jury décernant aussi un prix spécial.
Autre duo, celui du président et de Mireille Vercellino, encyclopédie du cinéma, qui aide Luc dans cette belle entreprise, en choisissant avec lui et Martine son épouse, les films que nous avons vus tout au long du festival.

Camille Cottin…
Nathan Ambrosini & Luc Patentreger

Un festival qui bascule et se poursuit dès aujourd’hui au cinéma Royal à Toulon, puis à la salle Tisot et au Casino Joa de la Seyne avec plein d’animations autour d’autres films.
Revenons-en à la distribution des prix annoncée par nos cinq jurés.
La présidente du jury, Michèle Jean, devait préciser, de l’avis unanime, la qualité des films présentés et du coup le jury a décidé de mettre trois films à l’honneur.
And the winner are :
Mention spéciale qui, dixit Choukri Ben Meriem, les a envoûtés, ensorcelé, à « L’engloutie » de Louise Hémon, qui raconte l’arrivée en plein hiver d’une jeune institutrice dans un village perdu où une avalanche va perturber ces villageois paisibles qui ne parlent que le savoyard.
Le prix d’interprétation féminine, nous dit Justine Foulani, a été très difficile à attribuer à travers sept belles propositions. Après beaucoup d’hésitations, le prix est donc attribué à une déjà grande actrice française : Camille Cottin pour le film « Les enfants vont bien » de Nathan Ambrosini, qui était d’ailleurs venu présenter le film à l’ouverture du festival.
L’histoire de deux sœurs, Jeanne (Camille Cottin) et Suzanne (Juliette Armani) qui, à peine retrouvées, sont séparée par la disparition de cette dernière.

Enfin, pour le grand prix du jury, Michèle Jean devait préciser qu’après maintes discussions et beaucoup de négociations, ils sont arrivés à un compromis et, pour la brillance de son scénario, pour l’esthétisme, pour le charisme de ses acteurs et la cohérence du récit, le film choisi est « Louise » de Nicolas Keitel, l’histoire de Marion qui quitte le domicile familial pour vivre une autre vie sous l’identité de Louise.
Nos cinq jurés ont été ravis de la réception que leur a faite le festival, de se rencontrer pour une première fois et de s’entendre à merveille et ont chaleureusement remercié tous ces gens qui se sont occupés d’eux avec patience et gentillesse.
Des rencontres qui se sont soldées par l’espoir de tous se retrouver autour de leur passion commune : le cinéma.
L’an prochain, le festival fêtera son vingt-cinquième anniversaire et Luc nous promet un grand festival plein de surprises… On a déjà hâte d’y être !

Jacques Brachet




Festival « Femmes ! »… Promis, jurés !

Depuis l’an dernier, le festival « Femmes ! » a innové en créant, hormis le prix du public, le prix du jury et le prix de la meilleure actrice.
Ce qui donnait un peu plus de poids à ce festival dédié à la femme.
Le sujet choisi, cette année est le duo, quel qu’il soit et le jury doit voter autour de sept films.
Et le jury choisi est composé de deux femmes, deux hommes, pour la parité et une présidente, ce qui était la moindre des choses dans un tel festival.
Ce sont tous des professionnels et ils ont l’avantage d’être régionaux. J’ai déjà rencontré certains dans le cadre d’une rencontre et tous ont un point commun : la passion du cinéma.
Comme le chantait Christophe, je vais, je vais vous les présenter ! Et bien sûr, nous commençons par la présidente : Michèle JEAN.
« Qui suis-je ? Grand problème philosophique !
Je suis d’abord une femme, je travaille pour un festival de femmes, je défends la cause des femmes et je suis cinéphile. Ça te va, Jacques ?
Oui mais pas que… Le festival dont tu parles est bien sûr celui-ci ?
Oui, j’en suis la vice-présidente,  responsable de tout ce qui est artistique, dont la programmation. Avec Mireille Vercellino et Martine Patentreger, nous visionnons beaucoup de films, nous allons dansquelques festivals, les réalisateurs nous envoient aussi des liens et nous voyons ainsi les films en avant-première.
Combien de films avez-vous vus toutes les trois ?
Pour un choix de 46 on en voit plus d’une centaine. Nous les choisissons en fonction de la thématique qui est cette année les duos. Ce pouvait donc être une sœur, une amie, une fille, un mari… Toujours des couples ou des duos. Des films d’une certaine profondeur car nous voulons faire passer un message. C’est ce que veut dire le cinéma. Le cinéma est là pour quelque chose, comme faire réfléchir les gens.
Je voudrais préciser que nous travaillons avec Noémie Dumas, la directrice du Six N’Etoiles, et qu’elle fait un magnifique travail dans ce cinéma.
Choukri BEN MERIEM
Je suis acteur, réalisateur, producteur. Je viens, avec mon équipe, de présenter un pilote d’une série qui porte sur la légende des deux frères que nous avons tourné sur la plage des Sablettes en septembre dernier. Nous l’avons présenté à Toulon fin novembre,  dans un festival à Londres et nous continuons afin de trouver un financement pour les prochains épisodes.
Tu connais donc la région ?
Oui, puisque j’ai grandi à la Seyne-sur-mer, j’ai travaillé une dizaine d’années sur Paris, deux ans à Londres et je suis revenu à cause du covid. Je ne pensais pas rester mais j’ai trouvé un projet sur cette légende locale. Et je suis resté !
Comment es-tu venu au cinéma ?
Je suis tombé dedans lorsque j’étais petit, j’ai toujours aimé le cinéma, les westerns en noir et blanc et cette passion s’est développée au fur et à mesure. Je me suis intéressé au cinéma indépendant, la technique, la musique qui va avec, les bruitages…
Toujours dans la réalisation ?
J’en suis à ma troisième réalisation. Je suis aussi acteur mais j’ai voulu diversifier mes activités.
En tant qu’acteur où a-t-on pu te voir ?
Dans des courts métrages français et anglais.
Comment te retrouves-tu dans le jury ?
Parce qu’on me l’a proposé ! Dans les années précédentes j’étais festivalier et du coup, cette année, on m’a demandé d’y venir en tant que juré.

Michèle Jean
Template
Justine Foulani

Justine FOULANI
Justine, on se connaît car c’est toi qui nous accueilles au Six N’Etoiles, avec Noémie Dumas. Comment viens-tu au cinéma ?
Je suis originaire d’Occitanie, d’Ales, Nîmes, exactement et il y a un an que je travaille au Six N’Etoiles. Depuis que je suis enfant j’aime voir des films. Ça m’a suivi jusqu’à mon adolescence, puis, dans mes études, je me suis orientée dans le secteur du cinéma, j’ai entre autre découvert la diffusion. Essayer de montrer au public des films qui ne sont pas des blockbusters , souvent des films qui ne sont pas particulièrement grand public, comment les amener justement au public et c’est un vrai travail et c’est ce qui m’a passionnée. Puis j’ai travaillé aussi dans la distribution de documentaires qui ont du mal à trouver leur public, en les programmant justement dans des cinémas. C’est comme ça que je suis entrée en contact avec le Six N’Etoiles en tant qu’animatrice, pour mettre en place des animations pour le jeune public, organiser des débats, trouver des partenariats avec des associations locales pour faire connaître ces films.
Es-tu intéressée de devenir toi-même distributrice ?
Pas vraiment car je me suis rendu compte que j’étais surtout en contact avec les exploitants et pas assez avec le public, ce que je n’ai pas retrouvé dans la distribution. J’aime le contact avec le public. Nous organisons avec Noémie des petites projections que nous recevons, que nous voyons en amont afin de voir ce que nous pouvons faire comme animation à travers ces films. J’essaie d’aller dans quelques festivals, comme Cannes et le festival « Itinérances » d’Alès qui est un chouette festival et je fais aussi en sorte de découvrir les locaux.
Nicolas PABAN
Difficile de te faire « re » parler puisqu’on a eu l’occasion de se rencontrer ! Tu es venu comment au cinéma ?
En voiture ! Pas de loin puisque je suis toulonnais ! Plus sérieusement, c’est un rêve d’enfant mais j’ai mis du temps à passe à l’action. Je n’ai pas fait d’école de cinéma mais un jour j’ai eu la maturité de me dire que si j’avais cette envie, il fallait la réaliser, sans se poser de questions. A partir de là, j’ai fait beaucoup de courts métrages, j’ai appris sur le tas, en faisant des erreurs, j’ai appris de film en film et je n’ai jamais arrêté en restant à Toulon.
Fier d’être toulonnais ?
Non. On n’a pas à être fièr d’être né quelque part, d’être né tout court ! Mais j’aime ma région.
Tu as fait combien de courts métrages ?
Difficile de les compter, car en fait,  j’en faisais déjà tout gamin mais je ne peux pas les compter dans ma filmographie. Disons une quinzaine qui ont été vus dans des festivalss, des salles de cinéma.
N’es-tu pas tenté par un long métrage ?
Peut-être mais je considère que ce n’est pas une fin en soi. Il faut beaucoup d’aides, de financements conséquents. Mais je suis très heureux de faire des courts métrages parce que c’est du cinéma et qu’en priorité j’ai envie de faire du cinéma.
Et peut-on en vivre ?
Oui, j’en vis, sinon je serais malheureux… C’est ce qui fait que je me sens vivant.

Nicolas Paban
Carla Lauzier
Choukri Ben Meriem

Carla LAUZIER
Je suis six-fournaise. J’habite à Six-Fours mais je travaille à Aubagne, je suis monteuse de courts métrages, j’ai fait des études de cinéma et je travaille à l’école de La Satis à Aubagne, qui est une école de cinéma. J’y enseigne le montage et la post production.
Comment es-tu venue à ce métier ?
Tardivement car j’ai d’abord fait des études de langue étrangère (Anglais, Italien, Arabe…) Je voulais devenir interprète.Finalement j’ai changé de voie car pour bien gagner sa vie il faut faire du droit travailler au sein de l’ONU par exemple et ce n’était pas une voie qui me correspondait. J’ai décidé d’arrêter et de me poser la question : Qu’est-ce que tu veux faire ?
Ce que j’aime par-dessus tout, c’est regarder des films, les analyser. Je me suis alors lancée dans une licence de cinéma sans vraiment savoir dans quelle discipline je voulais aller. J’en ai découvert tous les aspects et en découvrant le montage, c’est une passion qui s’est débloquée. J’ai commencé à faire des montages de films…
Quels films ?
J’ai été en stage sur plusieurs séries comme « Plus belle la vie », sur Amazon avec Jean Dujardin, Charlotte Gainsbourg, ensuite, j’ai commencé à avoir des contacts, des rencontres et monter des courts métrages.
N’as-tu pas essayé d’aller sur Paris ?
Non, c’est un choix, Paris ça n’était pas une vie qui me correspondait pas et je suis très heureuse de pouvoir travailler dans la région et entre autres dans l’école où j’ai été formée.
A côté je travaille en free-lance et ça me convient très bien. L’école m’ouvre beaucoup de contacte car on travaille avec beaucoup de partenaires. Les réseaux marchent bien.
Comment es-tu devenue juré sur ce festival ?
En fait, je connais Mireille Vercellino qui a été présidente de l’association « Lumières du Sud », avant que ma mère, Michèle Attard ne lui succède et je faisais partie de l’association. Du coup, elle m’a proposé d’être juré ».

Le club des cinq réuni, comment vont-ils travailler ?
D’abord, me disent-ile, en se découvrant puisqu’ils ne se connaissaient pas. Et je suis heureux que cette rencontre les fasse se découvrir l’un l’autre. Ensuite bien sûr, il y a les projections, l’analyse du film, les différentes techniques du tournage et surtout et avant tout le ressenti, l’émotion que le film a suscité chez chacun. Puis, il faudra choisir la meilleure actrice et là, ils ont l’embarras du choix !

A suivre donc !
Jacques Brachet

Six-Fours – Festival « Femmes ! » : Ouverture en majeur

Jamais on n’aura vu autant d’invités pour l’ouverture du festival « Femmes ! » à Six-Fours.
Luc Patentreger, président du festival, avait bien fait les choses en démarrant sur une rencontre exceptionnelle : Une master class avec une partie de l’équipe de la série télévisée de France 3 « Plus belle la vie ». Il devait y avoir quatre actrices et plusieurs sont venus en renfort ! Inutile de vous dire que les fans ont rempli une partie de la salle, heureux de voir leurs comédiens préférés quitter le Mistral à Marseille, pour être là « en vrai » !
Cette série de plusieurs milliers d’épisodes, créé en 2004. S’est arrêtée en 2022 mais le public a été tellement nombreux à s’en plaindre, que revoici revenu en 2024, une sorte de suite ou de continuité « Plus belle la vie, encore plus belle », même si elle n’est pas toujours belle car il s’en passe des événements, aussi drôles que dramatiques !
Mais ce n’était pas tout puisque démarrait aussi le prix du jury et le prix du public, avec un film signé Nathan Ambrosioni, en sa présence, qui présentait un film « Les enfants vont bien ». L’histoire de deux sœurs, Suzanne et Jeanne, qui, à peine retrouvées, sont aussitôt séparées car dans la nuit de leurs retrouvailles, Suzanne disparaît.
Nathan Ambrosioni  est un « voisin » puisque né à Grasse en 1999. Fou de cinéma, il réalise à 15 ans son premier film « Hostile », un film d’horreur !
Aujourd’hui « Les enfants vont bien » est son cinquième film et déjà, chacun de ses films a obtenu des prix divers et nombreux. C’est le nouveau petit génie du cinéma et pour ce cinquième film, il a réuni deux magnifiques comédiennes : Camille Cottin, l’une nos comédiennes française les plus douées, que l’Amérique nous envie et ne se gêne pas pour nous l’emprunter et à ses côtés, une chanteuse qui est en train de se faire un nom dans le cinéma : Juliette Armanet.

Le lendemain, mardi donc, c’est au tour de Béatrice Métayer, ambassadrice du festival, d’animer un débat autour du film norvégien de Lija Ingolfsdottir « Loveable ».
Maria (Helga Guren), divorcée, deux enfants. Remariée, deux autres enfants. Si, au départ, c’est l’amour fou avec Sigmund (Oddgeir Thune), très vite, le couple vacille. Lui, musicien, doit souvent partir en tournée. Elle, se retrouve avec quatre enfants à gérer. A chacun de ses retours, Sigmund se retrouve avec une femme épuisée, seule la moitié du temps, en colère tout le temps et subit ses reproches. A tel point qu’il demande le divorce à son tour.
A partir de là, Maria, va aller voir sa mère, une mère qui, à son tour, lui reproche bien des choses et la met devant le fait qu’elle a toujours été centrée sur elle-même et devrait penser aux autres Entre les mots de sa mère et les mots d’une psy qui va, elle aussi, la mettre devant ses attitudes, Maria, qui est à bout de force, va revoir toute sa vie et se rendre compte de ce qui ne va pas chez elle.

Suite à ce film terriblement émouvant et oppressant, mené par une comédienne magnifique, Béatrice avait réuni quatre femmes pour un débat autour de la santé mentale : Le Docteur Stéphanie Guillaume, le Docteur Eugénie Beaucourt, médecins généralistes,  Laurence Flez-Renaudin, psy et auteure et Cécile Limier professeure d’arts martiaux et créatrice de l’association « Sport adapté, santé ».
Toutes étaient d’accord que la santé mentale doit aller de pair avec la santé physique, que le meilleur moyen de ne pas y succomber et l’échange et la communication, et aussi de ne pas être dans le déni lorsqu’on voit que tout va mal.
Magnifique début de festival à Six-Fours, qui va se dérouler jusqu’au 15 novembre et se terminera par la remise du prix du jury et de la meilleure actrice.
Le festival continuera à se dérouler au casino Joa et au Centre Tisot, avec également des séances scolaires, des soirées événements, des soirées musicales à la Seyne ainsi que la nuit du court métrage  qui réunira 24 films à partir de 19 heures le 21 novembre au Centre Tisot avec une remise de prix .La soirée de clôture se déroulera le 23 novembre.
Plein de beaux films, plein de magnifiques actrices, plein de beaux réalisateurs et réalisatrices, un festival mené de main de maître par Luc et son équipe, qui augure bien pour le 25ème anniversaire l’an prochain !

Jacques Brachet