
Je vous avais parlé du voyage en Martinique que Cécile Limier, enseignante d’arts martiaux et créatrice de l’association « Sport Adapté Santé » à Six-Fours, avait proposé à ses adhérents.
Eh bien, c’est fait, les voilà revenus, un peu déphasés par le décalage horaire mais heureux d’avoir découvert cette île, enchantés par les rencontres qu’ils ont faites, ravis de tout ce que Cécile leur a proposé, même si quelquefois le réveil sonnait à 5 heures du matin !
Ils ont tous résisté. Ils ont tous aimé. Ils ont tous ramené photos et souvenirs en pagaille, reçus par des gens d’une extrême gentillesse.
Avec le comité organisateur, nous avons fait un point sur leurs impressions.
Lise : Au départ de ce voyage, j’étais dans une période familiale assez difficile et lorsque Cécile a parlé de ce voyage, j’ai eu envie d’y participer car ça me permettait de lâcher prise et de connaître un pays que je ne connaissais pas.
Qu’est-ce qui t’as plu ou moins plu dans ce voyage?
(Elle rit) J’avoue que tout m’a plu ! Les paysages qui sont magnifiques, l’ambiance, les gens qui nous ont reçus et ont été très gentils, très sympathiques. J’ai tout aimé, même, à la limite, Fort de France dont on m’avait dit que ce n’était pas très joli. J’adore les bâtiments et il y en avait de très intéressants que j’ai photographiés.
Avec la chaleur, le décalage horaire, le fait de se lever très tôt, ça n’était pas trop fatigant ?
Non, pas du tout. On dormait bien même, si c’est vrai, on se levait très tôt le matin. On se réveillait tout seul sans problème vers cinq heures du matin. Le jour où nous sommes allés tirer les filets avec les pêcheurs, nous avons été réveillés à 4 heures sans problème, tout le monde était à l’heure. Je voyage assez souvent et le décalage horaire ne me gêne pas. Je m’adapte sans problème.

Comment as-tu trouvé l’accueil ?
Vraiment magnifique, tout le monde a été très gentil. Nous avons été accueillis de façon extraordinaire et je ne parle pas que des gens des associations qui nous recevaient,
As6tu appris à danser le bèlé ?
(Elle rit !) Oui, j’ai appris à le danser, c’était formidable ! On s’est bien amusé.
OK pour repartir ?
Ah oui ! Cette fois j’organiserai un voyage avec mon mari pour prendre le temps de visiter cette île car elle est magnifique. J’ai vécu une partie de ma jeunesse à Madagascar, à Diego Suarès, ça a fait un peu un retour à cette enfance que j’ai vécue.
Gwenola : Cécile, depuis très longtemps, avait envie de nous faire connaître le pays de son mari, devenu un peu le sien.
Le but également était de nous mettre en relation avec toute l’équipe qui est l’équivalent de la nôtre, chapeautée par Luddy, de faire des activités avec elle, de sport adapté.
Qu’en as-tu retenu ?
Sur place, tout s’est déroulé comme prévu, nous avons eu un accueil extraordinaire des locaux, des associations qui nous ont superbement reçus, ils nous offraient, toujours avec gentillesse et discrétions, des acras, des fruits, des jus de fruit frais… Nous avons été très gâtés.
Ton meilleur souvenir ?
Nous avons eu un cours de bèlé où nous étions déjà très enthousiastes et au moment où l’équipe est partie, nous avons entendu de la musique dehors et dans la nuit, nous avons vu arriver un groupe de musiciens avec plein de lumières comme si c’était Noël. C’était un orchestre de rues qui est venu jouer trente minutes sans s’arrêter. C’était l’esprit du carnaval de Rio sans les plumes et c’était extraordinaire.
Et à côté de ça ?
Nous avons partagé tous les jours, des séances de sport adapté santé sur la plage, dans des parcs, des massages au bord de la mer et puis il y a eu la découverte de l’île. L’important était cet échange avec les locaux. Que du plaisir !
Nous avons aussi appris leur danse et c’était très émouvant car dès les premières notes de musique, la voix de la chanteuse nous permettait de percevoir toute l’histoire et la culture de l’île. Nous avions l’impression d’être dans les plantations. Le bèlé est très enjoué mais avec des paroles, qu’on nous a traduites, très vraies et très sincères.
C’est vrai qu’ils sont très imprégnés par leur histoire. Certaines personnes ont besoin d’en parler.
Les moments importants que tu as retenus ?
Il est vrai que, là où nous étions, ce n’était pas la partie de l’île la plus touristique mais c’était une région très vraie, très sincère, nous étions dans une zone où les plages étaient désertes C’était paradisiaque pour nous, c’était la vraie nature et je vais t’avouer quelque chose : je suis tombée amoureuse… des pélicans !
C’étaient vraiment de belles rencontres, de très beaux partages, une osmose complète
On a tous envie de revoir ces gens.
Cécile : C’est un voyage qui s’est déroulé dans une harmonie et une cohésion de groupe exceptionnelles, avec beaucoup de partage, d’expériences de pratiques, sous le sceau de la convivialité et ce voyage a permis à beaucoup de personnes de bénéficier d’un séjour clefs en main et de permettre à des gens qui ont des problématiques chroniques ou des problèmes financier de pouvoir partir.
Il y a eu beaucoup de dépassement de la part de personnes parce que nous étions auprès d’elles certaines ont pratiqué des activités qu’elles n’auraient jamais faites en temps normal et elles ont eu beaucoup de satisfactions personnelles.
Comment organise-t-on un tel voyage ?
C’est un planning qui a été élaboré avec Luddy lorsque j’étais allée sur l’île à Noël, le but étant de la visiter, de voir ses sites un peu remarquables et d’organiser des activités communes avec les gens…
Que tu connaissais déjà ?
Je ne connaissais pas tout le monde mais je les ai connus par le biais de Luddy par exemple, « Le Colibri » l’association qui organise le carnaval à pied.
Au départ je t’avais dit qu’il me semblait que le programme était très chargé !
Et on a tout fait ! Il y a eu une très belle cohésion, une belle harmonie, une belle convivialité et tout le monde a vécu un rêve éveillé. Nous avons eu de très beaux échanges, nous avons été accueillis à bras ouverts. Et maintenant… On les attend pour leur rendre la pareille à Six-Fours.
Les infrastructures sont tout de même différentes, tout comme les avantages que vous ont apporté les sponsors !
On va réfléchir à leur venue, je n’ai pas d’inquiétude. Il ya a beaucoup de belles choses à voir chez nous, Six-Fours est une ville très dynamique, notre côte varoise est belle et riche, je n’ai pas d’inquiétude là-dessus. Et il y aura notre programme d’activités physiques.
Alors… Heureuse ?
Très heureuse ! C’est incroyable d’avoir pu apporter autant de bonheur. C’est magnifique.
Je tiens à remercier les Maires de Carbet (M Gérard-Antoine Monstin) & de Morne Vert (Mme Angèle Serbin), ainsi qu nos sponsors : La ville de Six-Fours, le Réseau Capsein – Energie Gaz & le Crédit Mutuel de Sanary.
Propos recueillis par Jacques Brachet












