Andréa FERREOL…
20 ans de flâneries d’art contemporain

Andréa Ferréol est une immense comédienne qui, durant des décennies, a été  l’inspiration de nombre de réalisateurs parmi les plus grands, de Truffaut à Fassbinder, de Scola à Schöndoff, de Granier-Deferre à Agnès Varda, Rosi, Scola, de Broca, Lautner Cavani, Molinaro and so on…
Cette magnifique comédienne née à Aix-en- Provence, arrière-petite-fille de Frédéric Mistral, cousine d’un certain Charpin, l’un des comédiens de la célèbre trilogie de Pagnol, a été reconnue grâce à un scandale au festival de Cannes avec le film de Marco Ferreri « La grande bouffe »  mais de ce jour, elle n’a plus quitté les plateaux de cinéma de France, d’Italie et d’ailleurs.
Mais, comme Ulysse, revenant pleine d’usage et raison, Aix-en-Provence a toujours été son point d’attache, qu’elle ne quitte que pour continuer à tourner, aujourd’hui beaucoup pour la télévision.
Mais elle n’arrête jamais et, à 80 ans, elle a bon pied bon œil et vient de fêter, dans les jardins d’Aix-en-Provence, les 20 ans de ses « Flânerie d’art contemporain » qu’elle a créés afin de mettre en lumière plasticiens, musiciens, comédiens, chorégraphes, humoristes…

Entre le jardin Mérindol, celui des Etuves (qui portait bien son nom !) et celui des guerriers, plein d’artistes viennent, durant un week-end, se produire et offrir gratuitement leur talent au public ravi de les découvrir « pour de vrai ».
Cette année, donc, elle fêtait les 20 ans de cette manifestation, sous un soleil de plomb et notre belle comédienne au cheveux de feu et au regard d’acier, n’a pas cessé, durant deux jours, d’aller d’un jardin à l’autre pour accueillir les nombreux artistes, avec une énergie folle et même, nous offrir, en compagnie de sa complice, la belle comédienne Béatrice Agenin, un échange épistolaire entre Colette et Marguerite Moreno. Parmi les artistes invités, un pianiste inspiré, Nans Bart, qui nous a donné l’aubade entre musique classique et des œuvres de sa composition. On aurait bien voulu voir Angelin Preljocaj mais le lieu était tellement petit, en plein soleil au bord d’une piscine où nombre de spectateurs, debout en plein cagnard menacèrent de faire un plongeon. Au risque de tomber, nous ne pûmes approcher.
Alors, retour vers deux comédiens : Pierre Santini et Emmanuel Labarthe, qui échangèrent des courriers entre Monet, dont c’est le centième anniversaire de sa mort et son ami Georges Clémenceau.

J’étais donc en pays de connaissance avec Andréa Ferréol et Pierre Santini, que j’avais invités comme membres du jury, lorsque je m’occupais du festival du premier film de la Ciotat.
J’avais également rencontré à plusieurs reprises Emmanuel Labarthe au festival de la Rochelle, alors qu’il incarnait Swann Laurence dans la série « Les petits meurtres d’Agatha Christie » et à Toulon et Ramatuelle où il jouait avec mon amie Line Renaud dans la pièce « Chère Mathilde » où nous passâmes une soirée pleine de charme et de bonne humeur.
D’autres artistes vinrent s’ajouter à cette deuxième journée, comme le pianiste et musicologue Jean-François Zygel, le romancier David Foenkinos, notre humoriste Zize du panier et bien d’autres artistes moins connus mais tout aussi remarquables.
Malgré la canicule, beaucoup de monde pour fêter les 20 and de cette manifestation où notre amie Andréa Ferréol donne toute son énergie, et sa passion des arts, se dépensant sans compter, passant d’un jardin à l’autre avec une énergie folle.
Ce fut une journée chaleureuse… Et chaude !

Jacques Brachet