
Cette année, le « Festival en liberté, festival international du court métrage, fêtera ses 15 ans. Et se déroulera, comme chaque année, à la Tour Royale à Toulon.
Initiée par Lisa-Dora Fardelli, une plasticienne dont la passion est le cinéma, nous nous sommes croisés sur le festival, au cinéma Daudet dans le cadre de l’association « Lumière() du Sud » et voilà que nous nous retrouvons au domaine de la Gayolle à la Celle.
Elle prépare son festival qui se déroulera cette année du 9 au 12 juillet et nous promet encore de beaux moments d’émotion cinématographique.
Elle se souvient des débuts de ce festival qui est aujourd’hui reconnu du monde du cinéma, et qui permet chaque année de découvrir de magnifiques films et des jeunes réalisateurs prometteurs.
« Nous avons débuté il y a 15 ans dans une carrière abandonnée de Cuers, où il n’y avait évidemment pas d’électricité qu’il a fallu amener. Nous avons continué avec beaucoup de passion et d’implication pour arriver dans ce lieu magnifique et historique de la Tour Royale à Toulon. Cette année, nous présenterons trente-sept films dont treize œuvres émergentes proposés par ce qui sera peut-être parmi eux, des réalisateurs et réalisatrice de demain. A noter qu’une dizaine de films sera signée par des femmes ».
Ce sont des films venant de France mais également du Maroc, d’Egypte, de Palestine, d’Allemagne, d’Australie, du Liban, du Brésil, du Brésil, de Pologne, du Sénégal, d’Afrique du Sud, d’Irak et même du Bengladesh, un grand panorama du cinéma international de demain.
« Cette année, précise-t-elle, deux nouvelles catégories sont ajoutées : l’animation et l’émergence avec un jury composé d’Alexandra Cismondi , actrice et metteuse en scène , compositrice et réalisatrice. Varoise ; Antoine Guillot, auteur, metteur en scène, auteur, compositeur et directeur artistique ; Patrick Sirot, écrivain, poète, dessinateur ; Aurélie Aloy, comédienne de théâtre et audiovisuel ; Pascal Rozand, comédien qui a tourné avec Jean-Jacques Rappeneau, Mehdi Charif, Paul Vecchiali, Jacques Audiard, Coline Serreau ; Franck Dribault, comédien issu du cours Florent et de l’école de comédie musicale de Broadway.
Cette catégorie émergence propose une nouvelle vision du cinéma, un cinéma plus expérimental afin de découvrir des écritures différentes, inventives. C’est en fait l’expression même d’un cinéma en liberté qui offre des émotions différentes. Le parrain du festival est, depuis quatre ans, Sam Bobino et défend le court métrage qui reste souvent un art dans l’ombre. Il est le créateur du festival du Cinéma & Musique de film de la Baule et participe à quelques autres festivals.
D’autres invités se joindront au festival : les réalisateurs qui pourront venir présenter leur film, mais aussi Karim Adouane, vice-président délégué au numérique à l’Université de Toulon, Samir Bouallègue, réalisateur varois et certainement d’autres invités qui défendent le court métrage.
Lisa-Dora ajoute que c’est beaucoup de travail pour trouver des sponsors et rechercher des films mais ça reste une belle aventure, avec une notion de partage et de savoir-faire.
Jacques Brachet









