Les « FEMMES ! »
reviennent en force dans le Var !

Pour la 24ème année, Les Chantiers du Festival s’installent à Toulon (Cinéma le Royal & Théâtre Liberté), à Six-Fours (Six N’Etoiles), à la Seyne (Casino Joa & Centre Culturel Tisot), à la Garde (Cinéma le Rocher) pour nous présenter la femme dans tous ses états.
Un festival, comme son nom l’indique, qui est dédié à la femme avec, cette année, un thème qui double la mise puisque ce sont les duos, quels qu’ils soient.
Il se déroulera du 5 au 22 novembre dans ces six salles varoises et nous offrira quarante-quatre films de seize pays, huit avant-premières, une compétition qui aboutira à un prix du jury (Dont on reparlera) et un prix d’interprétation féminine, six séances scolaires, une master class animé par les comédiens de la série « Plus belle la vie », un atelier cinéma, deux expositions et quatre soirées à thème : Soirée Cabaret, soirée Maroc, Nuit du court métrage, et soirée de clôture avec de la chanson française, dix débats, deux conférences-débats…
On est encore un peu loin de la date d’ouverture et on reviendra sur tous les programmes annoncés évidemment. Mais d’ores et déjà vous pouvez les consulter sur le site www.femmesfestival.fr et déjà réserver vos places.
Pour nous donner l’eau à la bouche, le président Luc Patentreger est venu nous rendre visite au Domaine du Plan de la Mer à Six-Fours, invités par son propriétaire Robert Priolio. Et il était entouré de Gabrielle Priolio, fille du boss, qui est aussi agricultrice auprès de son père, mais aussi Miss France Agricole 2025 et qui sera également l’une des marraines de ce festival et de Valmigot, magnifique artiste qui a réalisé l’affiche de cette année.

« C’est donc – nous dit-il – la vingt-quatrième édition du festival qui met en avant des portraits de femmes qui se trouvent en situation de duo femme-femme, femme-homme, femme-enfant, femme-ascendant traités sur un plan cinématographique, en se posant la question : Comment une femme se construit-elle par rapport à l’autre. Ces films seront répartis et diffusés sur les six salles des quatre villes de la métropole, comme l’an dernier.
Comme chaque année, nous avons apporté des innovations. Nous avons décidé que, comme on est un festival de proximité qui met en avant les valeurs humaines, on a voulu démultiplier les marraines, la première marraine étant Gabrielle Priolio, que nous considérons comme une femme d’exception par rapport à son parcours mais également parce que la famille Piolio organise chaque été dans son domaine des séances de cinéma en plein air.
La seconde innovation, que nous avons inaugurée l’an dernier, est que l’affiche du festival était réalisée par une plasticienne varoise. C’est donc Valmigot qui nous présente sa toile. J’ai beaucoup aimé son travail. L’originalité est que la toile sera mise en vente et que la moitié de la recette, sera versée à l’association des Chantiers du Cinéma.
Sera-t-elle mise aux enchères ?
Valmigot : Nous n’en avons pas encore parlé car, si je suis peintre, je ne suis pas commissaire-priseur … Je manie le pinceau mais pas le marteau !
Luc : L’idée, en priorité, est de permettre à un acquéreur d’avoir cette œuvre exceptionnelle mais aussi d’aider l’artiste et le festival.

Valmigot : L’artiste a besoin de manger et trop souvent on demande à un artiste d’offrir une œuvre. Il y a une démarche, un savoir-faire, on met nos tripes dans une toile mais après ça, il faut en vivre. Il est important, à un moment, d’être partenaire. D’être… Duo ! Et que chacun y trouve son compte.
Parlez-nous de votre rencontre…
Luc : C’est Robert Priolio qui en est l’auteur ! J’assiste quelquefois à des vernissages, avec Robert, nous nous connaissons depuis longtemps car nous habitons à côté l’un de l’autre, nous nous rencontrons donc souvent et un jour je vois à ses côtés, cette femme…
Valmigot : je précise que cette première fois, j’ai pris un vent et comme excuse tu m’as dit que tu n’avais pas osé me parler. Tu parlais à Robert… Mais pas à moi !
Tu es parti et j’ai demandé à Robert qui tu étais…
Luc (qui rit). Bref Peut-être que je suis malpoli mais je crois surtout que je suis timide et respectueux. Je n’ose pas déranger et être le lourdaud.
Valmigot : En fait, c’est un sketch… Duo !
Robert : Moi, j’aime bien faire rencontrer les gens et je pensais qu’il serait intéressant qu’ils se connaissent.
La toile était-elle déjà faite ?
Luc. Non. Nous avons eu l’occasion de nous retrouver l’an dernier lors de la venue d’ Emmanuelle Béart. Je  trouve que Valmigot met du sens dans son travail, il y a chez elle une grande intelligence et pour l’affiche de cette année j’ai immédiatement pensé à elle après avoir vu son travail.
Valmigot : Je pense que nous sommes dans une chronologie linéaire dans laquelle on ne peut revenir en arrière. Il faut faire avec ce qu’on a fait, recueillir de la sagesse. Je suis dans l’idée du bonheur. J’aime sentir l’humain. On a tous été fracassé un jour mais il faut garder l’espoir chevillé au corps et voir la beauté en chaque chose.
« L’art pour apaiser les blessures invisibles », tel pourrait être le point de départ de cette œuvre conçue comme un geste réparateur, un espace de reconnaissance pour celles et ceux dont les voix cherchent le voies d’accès de l’autre.

Et toi, Gabrielle… Pas encore fracassée j’espère ! Tu es arrivée comment sur ce festival ?
Ça s’est fait sous forme d’une discussion, Luc m’a proposé de venir et j’ai dit oui instantanément, naturellement Il m’a expliqué qu’il voulait mettre en valeur des femmes d’exception. J’étais à la fois surprise et ravie mais j’ai dit oui parce que je connaissais le festival, que l’on suit avec mon mari et je n’ai pas vraiment réfléchi. En tant que Miss Agricole, c’est évidemment pour la promouvoir mais en tant qu’agricultrice je représente aussi la femme en elle-même et c’est quelque chose que j’avais envie de soutenir. Et si je peux être sur des événements féminins, je trouve important d’y être. Pour aussi un peu casser les clichés de l’agricultrice qui a toujours la tête dans les champs. Je veux montrer que je m’intéresse à beaucoup d’autres choses ».
Voilà ce qu’on pouvait dévoiler de cette première rencontre… Qui sera suivie d’autres rencontres pour dévoiler peu à peu ce festival qui mérite d’être suivi et le faire développer, tant aussi qu’aujourd’hui maintenir un festival n’est pas de tout repos…N’est-ce pas Luc ?
Luc qui est passionné et se donne pour qu’un tel festival puisse continuer son chemin avec de beaux films et de belles rencontres dont la femme est le centre de la manifestation.
A suivre, donc !

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta