Christiane BROUSSARD, peintre et aujourd’hui auteure

Christiane Broussard a gagné, année après année, la maîtrise de sa passion, de son art.
Cette artiste originale seynoise a su s’imposer dans un métier d’autant moins facile qu’elle est une femme et aujourd’hui, nombre de lieux et de galerie la demandent.
Comme cette belle exposition qui vient de se dérouler à l’Office de Tourisme de la Seyne où la galerie ne s’est pas désemplie durant toute l’exposition.
En toute discrétion, elle est passée de l’impressionnisme à l’expressionniste et jusqu’à l’art abstrait, tout en gardant en fil rouge, la terre, la mer de sa région varoise.
Digne fille de son père, le peintre provençal Constant, c’est toute petite qu’elle le suivait dans ses ballades pour trouver le paysage idéal et c’est tout naturellement qu’elle s’est retrouvée un pinceau à la main, tout en étant dans l’enseignement.

Aujourd’hui elle vit de sa peinture et sait avec un plaisir et une maestria, assembler les couleurs, quelquefois violentes mais quelquefois tout en camaïeux de bleus ou de gris. On y sent souvent le soleil et la sérénité et de la sérénité, il lui en a fallu en ces jours où la maladie l’a atteinte de plein fouet. Ça ne l’a jamais incitée à baisser les bras. Elle a continué de peindre, même si l’on sent dans ses dernières toiles, un changement de ton, d’approcher son art.
Et durant les pires moments où elle ne pouvait plus peindre, elle s’est mise à écrire.
Petite-fille d’Italiens qui, comme beaucoup, ont dû fuir Mussolini et ses chemises noires, c’est vers la France, proche de l’Italie et près de la Méditerranée qu’ils émigrèrent.
On le sait, ce ne fut pas facile, comme tout émigré, quel qu’il soit, de quitter leur terre, d’arriver dans un pays où ils ne parlent pas la langue, où on ne les attend pas, pire, où on n’en veut pas.
C’est cette épopée qu’elle nous raconte dans ce livre intitulé « Ardéa et Constant » prénom de ses grands-parents, en mémoire de ce couple qu’elle a chéri et qui a su donner à sa descendance, l’amour du prochain, l’amour du travail, en remerciement à cette terre qui les a accueillis : la France.
Ce livre, édité à compte d’auteur, raconte cette saga familiale, l’une parmi tant d’autres, dont elle a aussi voulu garder la trace pour ses enfants et petits-enfants.

Elle a pris goût à l’écriture et m’assure qu’il y aura une suite, ne serait-ce que pour parler de l’œuvre de son père qui lui a transmis cet amour de l’art.
Christiane, c’est l’amour à fleur de peau. L’amour de la peinture, l’amour des autres, et malgré tout l’amour de la vie.


Jacques Brachet