Archives mensuelles : octobre 2026

Toulon – Galerie Estades
Boris CAMPISTRON & Olivier LAVOREL
Deux mondes de l’art opposés

Olivier Lavorel & Boris Campistron

L’un est sculpteur : le toulonnais Olivier Campistron. L’autre est peintre : Le parisien Olivier Lavorel.
Deux mondes diamétralement opposés mais réunis par Michel Estades qui a le flair pour découvrir des pépites, des artistes originaux et inventifs.
Ceux-là, donc, il les a réunis dans sa galerie toulonnaise jusqu’au 21 novembre.
Deux artistes talentueux, deux hommes passionnés qui parlent de ce qui est devenu leur métier en passant par des chemins de traverse.
Boris CAMPISTRON
« Boris, je crois que vous êtes arrivé à la sculpture par hasard ?
Effectivement, j’ai fait des études d’art et de design et quelques années plus tard, avec des copains on s’est amusé à sculpter des citrouilles pour Halloween
Qui sont ces copains et pourquoi des citrouilles ???
Les copains sont ceux qui sont restés dans le coin et on s’est dit qu’on allait faire ça pour rigoler et pour marquer le coup d’autant qu’à l’école d’art, où nous étions, à la Grande Tourrache, on nous avait fait tout essayer sauf la  sculpture. C’était le design, Internet.
Et alors ?
Depuis l’école d’art, je n’ai jamais arrêté de dessiner, de faire de la peinture mais jamais de sculpture ni de modelage
Je ne sais pas si c’était parce que j’avais beaucoup dessiné avant, j’ai trouvé que j’avais des facilités à sculpter et j’ai décidé d’essayer autrement que sur des citrouilles ! Avec de l’argile par exemple. Ça m’a bien plu et je suis parti là-dessus pendant trois, quatre ans.
Votre rencontre avec Michel Estades ?
C’est un copain qui était le neveu de Michel, qui me l’a présenté et lui a montré ce que je faisais. Michel m’a dit qu’il y avait du potentiel, de le rappeler plus tard Et là, selon lui, c’était assez abouti pour qu’il m’expose chez lui. C’est vraiment lui qui m’a lancé. Ça fait six ans que nous travaillons ensemble.

Comment travaillez-vous ?
A la base, je travaille à l’argile et Michel m’a aidé pour en arriver au bronze, connaître toutes les étapes de la fonderie, c’est lui qui m’a introduit dans l’une des meilleures fonderies d’art de France, à côté de Valence, la fonderie Barthelemy. Grâce à lui j’ai eu cette chance.
D’où vient cette passion et surtout celle des animaux ?
Il y a toujours eu des animaux à la maison, surtout des chats, j’en ai d’ailleurs beaucoup sculptés. Et aussi, avec mon père, on allait à la fauverie du Mont Faron, ce qui  m’a beaucoup marqué de pouvoir les approcher « en vrai » !
J’ai aussi fait quelques portraits « humains », j’ai beaucoup dessiné de portraits à une époque mais au final, je reviens toujours aux animaux. Je pense que j’ai beaucoup plus de facilités et j’aime travailler à partir du vivant.
Vous êtes allés dans d’autres zoos ou avez-vous voyagé pour les approcher ?
Je n‘ai jamais eu l’occasion d’aller en Afrique mais lors des vacances d’été avec ma mère, on allait voir des zoos dès qu’on en avait l’occasion. Je suis aussi allé voir des chevaux. Mais j’ai toujours été attiré par tous les animaux.
Vous êtes plus attiré par l’animal que par l’humain ?
Parfois oui ! J’ai parfois plus de réactions vers un animal !
Je dois vous dire une anecdote : Lors de ma première pièce mise en  galerie, le lendemain, le Covid était déclaré !… Mauvais timing ! Mais à partir du moment où j’étais parti, je n’ai pas arrêté.
Et vous exposez vos dessins ?
Non, car je me considère comme nul en dessin ! Ce sont juste des trucs techniques pour me figurer ce que sera la pièce que je ferai. Puis je fais d’abord une armature en aluminium…  pour qu’elle soit à la bonne proportion, ce qui n’a rien de vraiment artistique. Tout se passe dans la tête et je commence à modeler à l’instinct. Mais ce sont beaucoup de répétions. Et souvent je recommence tout.
Faire, défaire, c’est ce que je fais souvent ».

Olivier LAVOREL
Alors vous, vous n’êtes pas Toulonnais ?
Je suis de la région parisienne…
D’où tous ces tableaux sur Paris !
Paris, on ne peut pas y échapper, la ville est magnifique. Pour le type de travail sur les villes, il y a de nombreux points de vue d’en haut qui permettent d’avoir des visions extraordinaires  et harmonieuses, sur certains monuments comme la tour Saint-Jacques,  la tour de Notre-Dame, la tour Montparnasse…
Vous peignez donc en hauteur
Non, je travaille dans mon atelier d’après photos. Je mets un mois pour faire mes toiles, du coup je ne produis pas beaucoup.
Il est vrai qu’il y a un fourmillement de détails qui doit vous prendre du temps…
Oui mais en même temps, si vous regardez de près, ce n’est pas si détaillé que ça, l’impression de loin doit être juste mais en réalité, de près, on peut avoir l’impression que c’est de la grosse « patouze » !!!
Alors, ce qui est incroyable chez vous, c’est qu’au départ vous êtes parti dans le désert… Loin des grandes villes !
En fait, j’ai une formation d’ingénieur. J’ai travaillé dans l’agro-alimentaire durant une trentaine d’années.

On est loin de la peinture !
(Il rit). Effectivement, ça n’a rien à voir mais depuis longtemps ça me démangeait de devenir peintre et il y a maintenant dix-neuf ans que j’ai décidé d’arrêter l’entreprise et de me lancer dans la peinture. Et mon projet à l’origine était daller peindre le désert. Ça m’est venu de la lecture d’un livre de Paul Hauster. C’était donc en 2007, j’étais sur un gros projet aux Etats-Unis mais j’ai démissionné, j’ai acheté un 4X4, j’ai traversé l’Espagne, le Maroc, j’arrive à Ouarzazate où je commence à peindre et je me rends compte alors qu’il n’y a pas grand-chose à peindre.
Alors ?
Par contre les casbahs, les accumulations de maisons, je commence à trouver ça intéressant. Je suis donc revenu bredouille à la maison, j’ai revendu mon 4X4, je suis reparti six mois plus tard avec un sac à dos et des toiles sous le bras et je suis allé à Fez. C’est la plus belle des médinas par rapport aux couleurs et je me dis que c’est ça que je veux peindre. De peinte du désert, je suis devenu peintre de ces accumulations urbaines.
Et vous arrivez « chez nous » !
Je découvre les calanques de Cassis, de Cap Canaille en pratiquant de l’aviron de mer  et je retrouve là les roches que j’avais envie de peindre, les gaves qui m’interpellent.
Comment êtes-vous arrivé ici ?
J’étais alors à Dinard, en Bretagne où j’avais ouvert une galerie où je vendais mes toiles. Puis j’ai perdu ma femme il y a quinze ans et j’ai alors décidé de changer et de descendre vers le Midi et je suis tombé sous le charme de la baie des Sablettes. Arrivé ici j’ai commencé d’aborder d’autres thèmes comme les agaves et surtout les roches que j’avais envie de peindre. Finalement je me retrouve dans ces paysages.
Je n’avais plus de galeriste, je travaillais alors avec un galeriste d’Albi. Venant ici j’ai cherché une belle galerie et rencontré Michel Estades qui m’a juste dit « C’est pas mal » ! Et on a commencé à travailler ensemble. Notre relation est simple, nous travaillons en confiance et il a un œil.
Donc, plus pour vous d’avoir une galerie ?
Non, j’ai trouvé celle qu’il me fallait et surtout, en en ayant eu une, je sais quel travail, quels problèmes ça comporte. Je me repose aujourd’hui sur Michel et c’est très bien comme ça !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Six-Fours : « Octobre Rose » a frappé les trois coups

Jeudi à 18h30, le ruban rose s’est illuminé sur la façade de la mairie de Six-Fours, frappant les trois coups de cet Octobre Rose qui est devenu une tradition dans toute la France.
« Un événement qui a pour but – comme l’a précisé Frédéric Boccaletti, maire, de Six-Fours –  de parler de prévention, d’accompagnement et de solidarité car derrière le ruban rose,  il y a des femmes qui travaillent, qui vivent, qui élèvent leurs enfants, prennent soin des autres et, soudainement, doivent prendre soin d’elles-mêmes. C’est précisément ce message que nous devons apporter à ces femmes : prendre soin d’elles.
Le dépistage est un geste simple mais essentiel, qui permet de détecter cette maladie le plus tôt possible et d’améliorer la prise en charge pour les femmes essentiellement de 50 à 74 ans avec une mammographie à faire tous les deux ans.
Prévenir, c’est informer, sensibiliser mais « Octobre Rose » ne doit pas seulement être « le mois de dépistage » mais aussi prévenir des facteurs de risques. La santé reste une priorité.
Prévenir c’est aussi aller vers les personnes de notre commune. N’hésitez donc pas à vous inscrire.

Le maire avec Evelyne Quinzelaire
Avec Béatrice Metayer

L’accompagnement c’est aussi trouver de l’écoute et bénéficier des soins et du service social.
Ce lancement officiel aujourd’hui vous proposera, durant tout le mois, des moments festifs et caritatifs, des moments d’évasion. Malheureusement, l’association « Les ailes de la renaissance » ne sera pas avec nous cette année, son vice-président Patrick Feron, ayant eu un accident aérien  et étant décédé avec sa passagère Anne marie Kessedjian. Nous pensons à eux.
A Six-Fours nous avons voulu faire d’Octobre Rose, un mois vivant, accessible et profondément humain.
Mais cette manifestions, aussi belle qu’elle soit, ne serait pas possible sans celles et ceux qui la font vivre c’est-à-dire les partenaires, les associations, les professionnels de santé, les commerçants, les artisans, qui donnent de leur temps de leur argent, leur énergie, leurs compétences, sans oublier les bénévoles qui font un travail exceptionnel. Un grand merci à tous de faire vivre cette solidarité, cette mobilisation qui crée du lien, de l’espoir, de la confiance. Je remercie les services de la ville et en particulier Béatrice Metayer, qui donne beaucoup de sa personne entre Octobre Rose et le Téléthon… »

Evelyne Quinzelaire, adjointe aux Affaires Sociales, devait préciser :
« Prévenir, c’est informer, permettre à chacune de mieux connaître sa santé, d’adopter les bons réflexes et ne jamais hésiter à en parler. Dépister, c’est donner toutes les chances d’agir le plus tôt possible.
« Octobre Rose », c’est aussi accompagner parce que derrière chaque dépistage, il y a une femme, une famille, une histoire et face à la maladie, personne ne devrait avoir le sentiment d’être seul. C’est pourquoi à Six-Fours nous avons voulu construire un mois qui ne se limite pas à un symbole ou à une couleur. Tout au long de ce mois d’octobre nous allons faire vivre la prévention, le dépistage, le sport santé mais également le partage et la solidarité.
Autant de rendez-vous différents mais un même objectif : rassembler et prendre soin.
Tout cela est possible grâce à une formidable énergie collective.
Je veux adresser à toutes les femmes un message simple à toutes les femmes :  prenez soin de vous, écoutez-vous et surtout ne restez pas seules »
Les responsables de CapSein, de la Petite Parenthèse et de la Ligue contre le cancer était présents, chacun a fait un court discours puis on a eu droit à un mini-spectacle de jeunes danseurs d’une énergie folle du studio Intemporis, suivi d’un cocktail où l’on a pu remarquer que le maire restait là à discuter avec tout le monde.
Ce fut une chaleureuse soirée.

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Six-Fours – Toulon – La Seyne…
Les « Femmes » ont 25 ans !

Luc Patentreger et Michèle Jean, vice-présidente des Chantiers du Cinéma

Il y a 25 an , naissait à la Seyne-sur-Mer, l’association « Les chantiers du Cinéma » qui avait pour but, au travers du cinéma, de mettre les femmes en valeur avec des projections, des rencontres des débats, des soirées à thèmes, des expositions.
Une manifestation accessible à toutes et tous organisée par un homme passionné : Le Docteur Luc Patentreger.
Si au départ, ce festival naissait et se produisait à la Seyne, d’année en année, il s’est étalé, étoffé, a pris de l’importance et, 25 ans après, ce sont huit salles, cinq villes et 35 films que, chaque année, le festival « Femmes ! » présente : A Toulon (Théâtre Liberté, le Comédia, le cinéma Royal) le Pagnol à Bandol, Le Six N’Etoiles à Six-Fours, le casino Joa et le centre Tisot à la Seyne, le Rocher à la Garde..

Des projections de films tournant autour de la femme, qu’elles soient artistiques, politiques, scientifique, suivies de débats, des longs et courts-métrages, des séances pour les écoles, la venue de personnalités et des soirées diverses, vous seront proposés du 4 au 20 novembre, disséminés dans ces huit lieux.
Cette année, le thème est « La passion », passion partagée par Luc, son équipe et le public.
Hormis toutes ces projections,  quatre soirées spéciales seront proposées : danses & musiques persanes, soirée country, soirée classique autour de Vivaldi et une séance ciné-rétro.

Une exposition réunira au Casino Joa huit créatrices autour du thème « Indociles ! », exposition de talents et de liberté.
Des ateliers seront proposés à de jeunes élèves et étudiants afin de les ouvrir à tous les arts cinématographiques, du tournage au montage, en passant par le scénario.
A noter que deux prix récompenseront les films présentés (dont huit avant-premières) : le prix du public et le prix du jury, celui-ci représenté par des personnalités du cinéma.
Vous pourrez retrouver toutes informations, toutes réservations sur : www.femmesfestival.fr

Jacques Brachet