Archives mensuelles : septembre 2026

Michel DRUCKER… Salut à la fidélité…

Mon envie d’être journaliste, je la dois à deux journalistes : Jean-Marie Périer qui a créé le magazine « Salut les copains » et c’est incontestablement Michel Drucker qui m’a donné envie de faire « comme lui ».
Nous avons commencé à peu près dans les mêmes eaux mais lui, au départ, «faisait dans le sport » et j’avoue que le sport n’a jamais été ma tasse de thé. De plus, je pensais alors que si l’on s’intéressait au sport, c’était anachronique  avec la culture…Eh bien, « le père Drucker » nous a prouvé le contraire en faisant une reconversion formidable.Homme de passion, ce « dinosaure » de la TV est encore là et ce n’est pas pour rien. C’est parce qu’il a su s’allier le respect du métier et l’amour du public et des artistes. Et en ne faisant pas grand-chose car il aime les gens, tout simplement.Il aime les artistes, sait les mettre en valeur et alors qu’aujourd’hui les animateurs ont tendance à se mettre eux-mêmes et avant tout, en valeur, quitte à descendre leurs invités par plein de moyens vulgaires, lui, il continue à les respecter et faire d’eux le centre de ses émissions. Bien sûr, il a un défaut – quand même : il est tellement heureux de les recevoir et de montrer qu’il les connaît, qu’il a tendance à les couper pour leur raconter leur propre histoire ! Mais ça, ça fait partie de la tendresse qu’il a pour eux.

Et puis, c’est vrai qu’il aime parler ! J’ai eu l’occasion de le rencontrer, de l’interviewer et, croyez-moi, pas la peine de lui poser ne serait-ce que dix questions… Il fait les questions et les réponses et vous offre un reportage clefs en main sans que vous ayez ouvert la bouche !
Mais en Drucker, je me retrouve un peu car, qui qu’il puisse recevoir, il connaît sa vie de A à Z et ça, c’est pour moi l’une des conditions sine qua non du métier : Connaître la personne que l’on a en face de soi. C’est déjà la moindre des politesses et la personne en question est, de plus, flattée, heureuse que vous connaissiez son cheminement. Et puis, ça permet d’aller plus loin dans la conversation et de faire réagir la personnalité. C’est ce qui donne les meilleures interviews et c’est ce que sait faire Michel.
Si j’avais été journaliste TV ou animateur, j’aurais aimé être… Drucker ! Car le métier, je le conçois comme lui, avec, avant tout, un immense intérêt pour la personne humaine. A ne pas confondre avec l’idolâtrie. Quand on aime… on est naturellement porté vers l’autre, on a envie qu’il y ait échange et que le public ou le lecteur le  ressente.

C’est tout cela qui fait qu’aujourd’hui, Michel Drucker est toujours là : le public l’aime et sait qu’il va lui offrir ce qu’il attend : du spectacle, de l’émotion, de l’échange. L’artiste vient en confiance car il sait qu’il sera le centre de l’émission, qu’on ne lui fera pas faire le guignol et qu’il n’y aura pas de piège…
Alors Michel, bravo pour votre talent, bravo pour votre endurance, bravo pour cette passion des êtres que je partage avec vous ! Et, petit clin d’œil, pas bravo d’avoir épousé Dany Saval ! Je l’adorais en tant qu’actrice et chanteuse et vous nous l’avez enlevée… Ça, ce n’est pas bien !
Cette boutade mise à part, si je ne peux pas dire que nous sommes amis, nous avons toujours eu des rencontres cordiales et professionnelles car cet «ancêtre» de la télé n’a jamais eu, comme on dit chez nous, «le melon».  Il est toujours resté d’une grande simplicité, répondant à chaque fois que je lui ai envoyé un courrier pour diverses raisons Ce qui est rare de nos jours !. C’est ainsi qu’il m’a invité deux fois à ses deux émissions de «Tenue de soirée» qui se sont déroulées dans la région, à Marseille et à Cannes, durant le festival. Il m’a toujours très gentiment reçu, m’a permis de faire des reportages et des interviews, me laissant me balader du plateau aux coulisses et prendre des photos. Par deux fois il m’a aidé à promouvoir mes livres alors que je les lui avais simplement envoyés pour information, sachant qu’il les aimerait puisque, à des échelles différentes, nous faisons le même métier.


Je le retrouvai à la fête du livre de Toulon, où malgré la folie de ses admirateurs, il me consacra quelques instants. Puis ce fut encore à Pertuis où Michèle Torr donnait un concert pour l’association «SEP en Pays d’Aix», l’association créée par son fils Romain, atteint de sclérose en plaques, aidée de quelques amis artistes, concert où Michel a spontanément répondu présent. Nous nous sommes aussi revus par deux fois au festival de Ramatuelle la première où il consacrait toute une soirée au festival, la seconde où il présentait le spectacle.
Notre première rencontre eut lieu lors d’un festival de Cannes je ne sais plus quelle année, où mon amie Nicole Croisille était l’une des invités… qui m’y avait invité ! Je m’y retrouvai avec l’ami Christophe et avec un Donald Sutherland fort sympathique. Michel me reçut sur le plateau et le lendemain il me recevait à son hôtel pour une interview.
Nos vies se sont dont souvent croisées, toujours avec cette même simplicité, cette même gentillesse, cette grande courtoisie, restant toujours très proche de son public et toujours très professionnel.

Je me souviens de cette «Tenue de soirée» à Marseille où, la veille de l’émission, durant les répétitions, il tomba dans un escalier. La douleur était forte mais, après des soins intensifs, le lendemain, il présentait quand même l’émission, le pied dans le plâtre et une canne auprès de lui ! C’est d’ailleurs dans cette situation que nous passâmes un moment pour une interview qu’il n’annula pas !
Voilà comment est Michel et voilà l’explication que, décennies après décennies, il est toujours plébiscité par le public et reste l’animateur le plus populaire.
J’espère qu’il y aura d’autres rencontres aussi amicales… Malgré nos âges avancés !

Jacques Brachet

Les coulisses de ma mémoire

Il y a quelques années, avec mon livre « Lever de rideau » je vous avais offert un bouquet de portraits d’artistes avec qui j’avais eu des relations amicales, tout au long de ces soixante ans de journalisme que je viens de fêter.
J’ai vécu des rencontres magnifiques, éblouissantes, drôles, sympathiques, certains artistes sont devenus des amis qui, pour ceux qui sont encore là, le sont restés, surtout ceux des années 60.
Car en ce temps-là, être journaliste, de province, ou pas, s’approcher des artistes était une des choses les plus naturelles. Aujourd’hui, c’est devenu le parcours du combattant. Il faut passer par le producteur, le régisseur, l’attaché de presse, le secrétaire… Et le concierge s’il y en a un. Lorsqu’on arrive à avoir quelqu’un la réponse est : « envoyez un mail »… Auquel personne ne répond.Après ça, la réponse – si réponse il y a – est souvent négative ou alors – et c’est la mode – un phoning de cinq-dix minutes. Tous les prétextes sont bons : le voyage fatigant, le repos avant le concert, ne rencontrer personnes au cas il ne faudrait pas fatiguer sa voix, ou pire : être journaliste de province, ce qui est devenu une tare alors que tous ou presque tous les artistes viennent de province et a débuté grâce à eux. Et il y a les réseaux sociaux qui font qu’on n’a plus besoin de nous.
Malgré les belles années de 60 à 80, il y a eu plein de belles rencontres tout au long de ma vie de journaliste mais, il y a aussi eu des rencontres ratées, même si elles étaient moins nombreuses qu’aujourd’hui.
Je vais donc vous emmener derrière ce rideau plein de mystères où se passent plein de choses que vous ne pouvez pas voir.
Des rencontres, des anecdotes, des moments magiques, des moments moins magiques mais des moments inoubliables.
Passez avec moi derrière des rideaux.

Serge Reggiani et ses enfants


Serge REGGIANI… De Charybde en Sylla !
J’ai 20 ans, je rentre à Var Matin par hasard.
Après deux ratages au bac, que faire ? Je ne sais qu’écrire.
Et voilà que Var Matin cherche des jeunes pour écrire sur des pages jeunes qui sortiront le jeudi, jour alors où il n’y a pas de cours.
Je me présente à une jeune et charmante jeune femme, Laurence-Edwige Andréani, qui se fait appeler Léa. Après discussion, c’est OK, je rentre dans la bande pour aller interviewer les artistes d’alors, les Sylvie, Johnny, CloClo et autres vedettes dites « yéyé » de l’époque que j’écoute à longueurs de journées.
Mais il y a un « hic ». Léa me propose, pour ma première interview, d’aller rencontrer Serge Reggiani qui passe à l’Opéra de Toulon avec Jacques Martin…
Quoi ? Ce vieux (Il a alors 45 ans !!!) Mais bon, contre mauvaise fortune bon cœur. Je me jette sur tout ce que je peux trouver sur ce « vieux » comédien mais néanmoins « jeune chanteur ». On n’a pas encore les réseaux sociaux ou Wikipédia pour se faire une idée.
Me voici à l’opéra avec mes questions et mon petit magnétophone. Je tape timidement à la loge et je suis reçu par un homme charmant qui me prie de m’asseoir et je commence mon interview. Très vite il s’arrête pour me dire que le magnéto ne tourne pas. N’étant pas technique pour un sou, j’appuie sur tous les boutons mais rien ne marche.
Reggiani me le prend alors des mains.
« Je m’y connais un peu, je regarde » Et il regarde que… je n’ai pas mis de piles, d’où le problème !

Première rencontre
Dernière rencontre

« Ce n’est pas grave, me dit-il alors, prenez des notes puisque c’est pour un journal ».
Problème de taille : Je n’ai ni papier ni stylo !!!
Il rit car, vu mon âge, il comprend que je ne suis qu’un débutant. Très gentiment, et toujours en riant, il m’offre un bloc et son stylo.
« Vous me les rendrez après vos interviewes ». Ca après lui, je devais rencontrer Jacques Martin qui est déjà sur scène.
Et là, tout se passe bien. Il voit, par mes questions, que j’ai bien potassé mon Reggiani, il se prépare pour aller chanter et moi je vais voir Jacques Martin qui est sorti de scène. La rencontre est moins perturbante mais moins chaleureuse car l’animateur « se la pête » un peu. Après quoi je descends dans la fosse d’orchestre faire des photos de Serge Reggiani qui, au premier flash, arrête de chanter en me demandant de sortir car il a déjà interdit les flashes.
Mortifié je reviens dans les coulisses et rencontre le directeur de l’opéra qui me connaît bien. C’est un ami de mon père. Je ne sais que faire. Il faut que je m’excuse.
« Ecoute, si tu veux mon avis, tu poses ses affaires dans sa loge et tu te barres. Il n’a pas pu te voir dans le noir. Je crois que tu en as assez fait pour aujourd’hui »
Ce que je fais.
Je rencontrerai à nouveau Reggiani lors d’une avant-première de film et je lui rappelle notre rencontre dont il ne se souvient pas mais le fait beaucoup rire.
J’avoue que si j’avais commencé avec Jacques Martin j’aurais aussitôt abandonné le métier !
Par la suite, j’ai souvent rencontré l’artiste qui, par sa gentillesse, sa patience, sa simplicité, a permis que je continue ma route.






Six-Fours… TELETHON… 40ème !

Le Téléthon est un événement caritatif organisé depuis 1987 par l’Association française contre les myopathies pour financer des projets de recherche sur les maladies génétiques neuromusculaires essentiellement, mais aussi sur d’autres maladies génétiques rares.
Et cette année, on fêtera son 40ème anniversaire, sinon dans la joie, du moins dans l’espoir qu’il puisse faire avancer cette maladie qui touche près de trois millions de personnes.
La ville de Six-Fours ne déroge pas à cette manifestation annuelle qui se déroulera les 4 et 5 décembre.
Durant 20 ans, Dany Cayol a été l’organisatrice et la tête pensante de ce bel événement. Aujourd’hui, elle transmet le bâton à Béatrice Métayer.
Lors de cette première réunion de l’année, présidée par son maire, Frédéric Boccaletti, il a voulu rendre hommage à cette femme de l’ombre qui, durant toutes ces années, s’est donné corps et âme à cette juste cause.
Elle a su rassembler des dizaines d’associations, autant de bénévoles qui la suivaient les yeux fermés tant elle savait convaincre, rallier, mobiliser toutes les associations, qu’elles soient sportives, culturelles, que ce soient des corps de métiers comme les pompiers.
Sa passion était rassembleuse tant elle y mettait du cœur avec sa « force tranquille ».
Le maire et Béatrice, qui lui succède, avaient tenu à ce qu’elle soit là en ce soir de passation de pouvoir à la Villa Nuraghes, ainsi que Marc Cédric, le coordinateur départemental du Téléthon et de Marie-Christine Dupont son équipière, relais du secteur d Six-Fours.

« 40 ans – devait dire le maire – est une étape importante de ce mouvement, qui a permis de faire avancer les recherches, mais c’est un combat qui n’est pas terminé. C’est une nouvelle page qui se tourne, dans la continuité car c’est l’affaire de tous et toute initiative est bonne à prendre avec toutes les énergies et les bonnes volontés.
Je tiens à remercier Dany Cayol, cette femme généreuse, humaine pour sa passion et son travail sans faille. Béatrice Métayer va lui succéder et sera, j’en suis sûr, à la hauteur de son implication. »
Dany était à la fois très émue et confuse car, pour avoir travaillé avec elle, je la sais tout ce qu’il y a plus discrète et elle n’a jamais voulu se mettre en valeur durant tout ce temps où elle était, soit dans son bureau, soit sur le terrain, s’effaçant toujours devant les autres, tous ces autres qui marchaient comme un seul homme derrière elle. Et qui, laissant sa place, sera toujours présente.
« Je laisse ma place à Béatrice qui saura prendre la relève mais je vais continuer au sein des associations car c’est une cause qui me tient à cœur. Je serai et resterai anonyme et j’abandonnerai jamais » Béatrice qui fut tout aussi émue du travail gigantesque que Dany a porté sur ses épaules,  la remercia, ainsi que le maire, de lui faire confiance pour la suite.
« Cet événement et emblématique et je prends la relève en toute humilité, dans le partage, le cœur et l’espoir. Je tiens à garder le lien avec toutes celles et tous ceux qui se joignent à cette cause afin d’aider les chercheurs. Six-Fours est une ville chaleureuse qui avance, qui rassemble  et la solidarité, le courage, l’espoir ne sont pas de vains mots. Il faut que nous soyons encore plus nombreux à proposer des manifestations, des spectacles, des challenges ou simplement faire des dons ».

« Le Téléthon – devait préciser Marc Cédric – est une aventure collective. L’an dernier nous avons fait exploser les compteurs à Six-Fours, en récoltant plus de 30.000 Euros. Chaque année est un nouveau défi et nous espérons battre encore des records cette année »
Après quoi il précisa comment participer à la manifestation en offrant des événements ou des dons,  ce que vous pourrez retrouver sur le site benevoles@afm-telethon.fr ou en appelant Béatrice au 06 64 24 46 26.
Le maire devait préciser que toutes les salles sont gratuites mais qu’il ne faut surtout pas tarder à les réserver, le premier qui appellera sera servi !
Et d’ajouter que Si Santa était la marraine du Téléthon de l’an dernier, C’est Patrick Fiori qui lui succèdera. !
Voilà. Vous savez tout ce qu’il faut savoir sur cette manifestation qui, comme le dirait Sardou « réunit les cheveux blonds, les cheveux gris » c’est-à-dire les plus jeunes comme les plus vieux, dans un élan d’amour fraternel pour ceux qui en ont besoin.

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Béatrice Métayer, Frédéric Boccaletti, Dany Cayol… Passation de pouvoir



Michel MONACO Romantique & nostalgique

Un jour, mon amie Mick Micheyl – chanteuse, auteure, compositrice, meneuse de revues, productrice et animatrice d’émissions de télé mais aussi sculptrice sur acier – m’envoie un CD d’un jeune chanteur qu’elle parraine, nommé Michel Monaco.
Il est jeune, il est beau et, sans sentir le sable chaud il a une voix de velours, une voix de chanteur romantique, teintée de nostalgie, à l’image des Jean-Jacques Lafon, Franck Michaël, Pascal Danel, Frédéric François, Hervé Vilard…
Notre rencontre est aussitôt amicale et depuis quelques décennies, je suis son voyage musical avec intérêt.
Et voilà que je reçois aujourd’hui son nouveau CD « Michel Monaco, ses chansons romantiques », Vingt chansons, dont sept nouvelles et toutes signées, pa lui et son complice Pascal Ritter, les autres par des pointures comme  Jean-Paul Cara, Eric Charden, Guy Mattéoni, Jean-Jacques Lafon justement, Didier Barbelivien, Alain Turban et quelques autres, toutes… plus romantiques, tu meurs !
Empreintes de nostalgie, elles nous font remonter le temps où l’on pouvait serrer sa partenaire dans un slow langoureux… « Où sont passés nos slows d’été » chante-t-il d’ailleurs. Il chante l’amour comme personne, de « Comme un toréador » à « Vieillir ensemble » ou encore « Les couleurs de l’automne ».
Les paroles sont belles, les musiques planantes et sa voix les sert de façon magnifiques.
Un peu de romantisme et de douceur dans ce monde de brutes, ça ne fait pas de mal !
Bien entendu je veux en savoir un peu plus.

Et l’on se retrouve au téléphone (en « phoning » comme on dit aujourd’hui !) et durant une heure on s’est tout raconté comme on le fait à chaque fois.
Michel, une question tout d’abord : Tu avais sorti, il y a quelque temps, un album « Mes plus elles chansons d’amour » sur lequel tu proposais anciennes et nouvelles chansons. Et là, pour « Ses chansons romantiques », en dehors des sept nouvelles chansons on retrouve des anciennes du précédent album. Pourquoi pas « que » de nouvelles chanson ?
Il se trouve qu’un producteur du Nord  m’a proposé de sortir un CD de ces anciennes chansons, pour le distribuer dans le Nord et la Belgique. J’ai été un peu étonné mais je me suis dit « pourquoi pas ? » à condition d’y ajouter de nouvelles chansons pour un public qui connaît toutes les autres. Voilà comment cela s’est fait, alors qu’au départ je n’y pensais pas !
On le sait, tu aimes la chanson française à laquelle tu rends hommage. Il y a bien sûr ta marraine en chanson Mick Micheyl mais il y aussi Piaf, Ferrat, Dassin pour lesquels tu as consacré des chansons. Comment cela te vient-il. ?
Par admiration mais aussi par hasard. Par exemple, j’ai d’abord écrit « Joe » pour rendre hommage à Dassin. J’ai alors l’occasion de rencontrer l’auteur-compositeur Claude Lemesle avec qui Joe a travaillé, qui a aimé cette chanson et qui m’a donné l’idée d’écrire la vie de Joe Dassin à travers ses chansons. J’ai fait un choix en y incorporant trois chansons moins connues de lui. Claude m’a conseillé de ne pas les mettre et de n’enregistrer que des chansons plus connues. Ce que j’ai fait. Sans compter que Claude m’a raconté des anecdotes sur Joe qu’il m’a donné l’autorisation d’incorporer dans mon spectacle.

Pour Ferrat ?
C’est un peu la même chose après que je lui aie rendu hommage à travers une chanson : « Monsieur Jean ». Ça a été pour moi une belle rencontre musicale et j’ai eu envie de faire un disque et un spectacle autour de ses chansons. C’est un spectacle qui a très bien marché.
Puis il y a eu Piaf…
Oui, mais c’est différent. J’avais fait un album pour rendre hommage à Mick, « De Mick à Michel » et Je suis sur le point d’enregistrer une chanson « On n’est pas prêt d’oublier » sous le regard de Mick. J’avais quelques problèmes et je demande à Mick comment elle l’aurait chanté. Elle qui n’avait plus chanté depuis quelques années, se met à la chanter et l’ingénieur du son l’enregistre. A la suite de ça il fait un mix de nos deux voix et le lui fait écouter. Au départ elle n’est pas convaincue mais finalement nous l’enregistrerons pour les 40 ans de la disparition de Piaf ! Et elle viendra la chanter sur scène avec moi !
Puis tu enregistrera son énorme succès « Un gamin d’Paris »… version dance !
(Il rit). C’était totalement déjanté mais drôle à faire !
Après quoi tu vas faire deux tournées des églises avec Michèle Torr et Natasha Saint-Pier.
C’est une idée de Michel Algay, le producteur des tournées « Age Tendre » qui me les a proposées. Pour les dix ans d’Age Tendre, en 2015, il m’incorpore dans le programme mais la tournée va cesser brutalement car il est endetté et on l’oblige à arrêter les spectacles..
Du coup il me propose la tournée dans les églises avec Michèle en 2015 et celle avec Natasha en 2018.
Alors aujourd’hui tu prépares une nouvelle tournée intitulée « On a toujours 20ans ». Raconte…
C’est un spectacle où je chante toutes mes chansons mais où, entre elles, je raconte des anecdotes, mes rencontres avec tous ces artistes avec qui j’ai collaboré, comment sont nées ces chansons…
Tu n’arrêtes jamais ?
Tant qu’on me demande et que le public est là, je n’ai pas envie d’arrêter. Je continuerai tant que je serai en forme et en voix. C’est ma vie. C’est ma passion.


Propos recueillis par Jacques Brachet