Archives mensuelles : juin 2026

Frédéric LARREY dans le sanctuaire de Pelagos

Pelagos est un sanctuaire méditerranéen créé par la France, l’Italie et Monaco afin de sauvegarder la biodiversité marine et de protéger les mammifères marins.
Frédéric Larrey, réalisateur, photographe animalier est un sanaryen qui, avec ses complices Thomas Roger, réalisateur et Jean-Michel Bompard, auteur, ont parcouru la Méditerranée du Var à la Grèce, de la Corse à l’Italie pour filmer tous ces animaux qui souffrent du changement de climat mais aussi des chalutiers, des porte containers et autres paquebots qui sillonnent la Méditerranée, causant des dégâts sur la faune et la flore marines
Invités de l’association Phot’Azur, ils nous ont offert un splendide film, fait d’images somptueuses et incroyables en s’approchant de toute cette faune de cétacés, baleines, orques, dauphins, cachalot, requins, calocéphales, mais aussi tortues, méduses et autres poissons qui peuplent notre mer, comme les poissons lune, les poissons volants, qu’il faut protéger.
Ils en ont donc tiré un livre, énorme et magnifique et ce film qui a obtenu un nombre incalculable de prix et récompenses dans le monde entier.

« Nous avons eu un grand bonheur – nous dit Frédéric – de passer tout ce temps à rechercher tous ces animaux, même si, quelquefois, le temps était un peu long car on part en mer, souvent au large de Sanary et on ne sait pas ce qu’on va rencontrer. Avec Jean-Michel et Thomas, nous avons commencé à faire un reportage photo, ce qui nous a donné l’occasion de publier ce livre intitulé, comme le film « Pelagos ». Ça a été le démarrage de ce projet. C’est Jean-Michel qui a travaillé sur les textes de cet ouvrage paru en 2013. Nous avons passé ensemble de chouettes moments sur le bateau.
Jean-Michel : Lorsqu’il dit que j’ai participé, les photographes et cameramen, c’est eux ! Le mérite, à 99% leur revient.
Ce film est né comment ?
Frédéric : C’est après ce livre qu’on a décidé de se lancer dans ce projet de film qui nous a pris quelques années car là, vous ne voyez qu’une heure de tournage, ce n’est qu’un condensé mais il y a eu des heures d’observation. On a essayé de raconter une fresque de cet écosystème à 2500 mètres de profondeur, car lorsqu’on plonge au large, au niveau du Var, on arrive rapidement dans ces canyons pour découvrir un écosystème très, très riche.
En dehors de toutes ces espèces, nous avons vu aussi des calamars volants ! Il faut nous croire sur parole car nous n’avons pas réussi à les filmer ! Il y a un réservoir incroyable de diversités des faunes. Ca mériterait de faire d’autres films.

Jean-Michel : Ce qui était important, justement, c’était de montrer la richesse de la Méditerranée car on a trop longtemps entendu qu’il n’y avait plus rien à cause de tous les saccages, tous les abus, tous les excès. Le film montre qu’on peut encore faire quelque chose, pour protéger tout ce qu’on trouve encore.
Frédéric : C’est un peu le but de ce sanctuaire, au départ pour protéger les mammifères marins de ce périmètre qui, durant un temps, n’étaient pas bien vus car ils semblaient être les concurrents des pêcheurs alors qu’ils font partie de l’écosystème  et peuvent être menacés de disparaître. Le but était donc de mieux les connaître, de les prendre en compte et de s’intéresser à leur préservation.
Combien de temps avez-vous mis pour faire ce film ?
Frédéric : Pour le film, on a travaillé comme pour les photos, en apnée car on se déplaçait dans les premiers mètres de la surface. Nous étions souvent avec un petit navire et nous plongions avec palmes et combinaison, nous cherchions des journées où la mer était très calme. Nous avons travaillé sur plusieurs saisons.  Au départ, nous étions assez mauvais car pour faire des images on tâtonnait. Nous nous sommes améliorés sur la fin du projet par rapport aussi à un autre matériel plus perfectionnés, qui nous a permis de faire de belles images dans les premiers mètres, en lumière naturelle, avec ces faisceaux de lumière qui donnaient des images un peu irréelles. Nous avons ainsi pu nous perfectionner dans l’approche mais ça a  quelquefois été très long et nous avons repoussé la sortie du projet en expliquant entre autres à nos partenaires financiers que c’était dans l‘intérêt du projet d’avoir l’occasion de faire ces rencontres qui ne sont pas toujours évidentes. Plus nous passions de temps en mer, plus nous avions des chances de pouvoir apporter des témoignages »

Mission accomplie grâce à ce superbe film, aussi bien d’une grande beauté esthétique que pédagogique car, en plus d’être éblouis par ces images, nous apprenons beaucoup de choses sur notre faune, les cétacés en particulier, sans oublier la très belle musique de Gwen Masseglia qui ajoute à la féérie des images et sa voix qui dit les textes  de Jean-Michel.
Nous avons passé une heure de rêve dans ce Grand Bleu qui est le nôtre !

Jacques Brachet

Andréa FERREOL…
20 ans de flâneries d’art contemporain

Andréa Ferréol est une immense comédienne qui, durant des décennies, a été  l’inspiration de nombre de réalisateurs parmi les plus grands, de Truffaut à Fassbinder, de Scola à Schöndoff, de Granier-Deferre à Agnès Varda, Rosi, Scola, de Broca, Lautner Cavani, Molinaro and so on…
Cette magnifique comédienne née à Aix-en- Provence, arrière-petite-fille de Frédéric Mistral, cousine d’un certain Charpin, l’un des comédiens de la célèbre trilogie de Pagnol, a été reconnue grâce à un scandale au festival de Cannes avec le film de Marco Ferreri « La grande bouffe »  mais de ce jour, elle n’a plus quitté les plateaux de cinéma de France, d’Italie et d’ailleurs.
Mais, comme Ulysse, revenant pleine d’usage et raison, Aix-en-Provence a toujours été son point d’attache, qu’elle ne quitte que pour continuer à tourner, aujourd’hui beaucoup pour la télévision.
Mais elle n’arrête jamais et, à 80 ans, elle a bon pied bon œil et vient de fêter, dans les jardins d’Aix-en-Provence, les 20 ans de ses « Flânerie d’art contemporain » qu’elle a créés afin de mettre en lumière plasticiens, musiciens, comédiens, chorégraphes, humoristes…

Entre le jardin Mérindol, celui des Etuves (qui portait bien son nom !) et celui des guerriers, plein d’artistes viennent, durant un week-end, se produire et offrir gratuitement leur talent au public ravi de les découvrir « pour de vrai ».
Cette année, donc, elle fêtait les 20 ans de cette manifestation, sous un soleil de plomb et notre belle comédienne au cheveux de feu et au regard d’acier, n’a pas cessé, durant deux jours, d’aller d’un jardin à l’autre pour accueillir les nombreux artistes, avec une énergie folle et même, nous offrir, en compagnie de sa complice, la belle comédienne Béatrice Agenin, un échange épistolaire entre Colette et Marguerite Moreno. Parmi les artistes invités, un pianiste inspiré, Nans Bart, qui nous a donné l’aubade entre musique classique et des œuvres de sa composition. On aurait bien voulu voir Angelin Preljocaj mais le lieu était tellement petit, en plein soleil au bord d’une piscine où nombre de spectateurs, debout en plein cagnard menacèrent de faire un plongeon. Au risque de tomber, nous ne pûmes approcher.
Alors, retour vers deux comédiens : Pierre Santini et Emmanuel Labarthe, qui échangèrent des courriers entre Monet, dont c’est le centième anniversaire de sa mort et son ami Georges Clémenceau.

J’étais donc en pays de connaissance avec Andréa Ferréol et Pierre Santini, que j’avais invités comme membres du jury, lorsque je m’occupais du festival du premier film de la Ciotat.
J’avais également rencontré à plusieurs reprises Emmanuel Labarthe au festival de la Rochelle, alors qu’il incarnait Swann Laurence dans la série « Les petits meurtres d’Agatha Christie » et à Toulon et Ramatuelle où il jouait avec mon amie Line Renaud dans la pièce « Chère Mathilde » où nous passâmes une soirée pleine de charme et de bonne humeur.
D’autres artistes vinrent s’ajouter à cette deuxième journée, comme le pianiste et musicologue Jean-François Zygel, le romancier David Foenkinos, notre humoriste Zize du panier et bien d’autres artistes moins connus mais tout aussi remarquables.
Malgré la canicule, beaucoup de monde pour fêter les 20 and de cette manifestation où notre amie Andréa Ferréol donne toute son énergie, et sa passion des arts, se dépensant sans compter, passant d’un jardin à l’autre avec une énergie folle.
Ce fut une journée chaleureuse… Et chaude !

Jacques Brachet

Cécile LIMIER… En route pour la Martinique !

Je ne vous présente plus la charismatique Cécile Limier, sourire éclatant, regard brillant, énergie à revendre, professeur de karaté-do 7ème dan, qui enseigne depuis vingt ans le tai-chi-chuan, art martial où se mêlent le sport, la spiritualité.
Elle a créé l’association « Sport Adapté Santé 83 » en 2020, à Six-Fours où elle vit  qui enseigne une thérapie préventive et thérapeutique sur la santé et les pathologies chroniques.
Chaque année elle part à la Martinique, d’où est issu son mari et c’est là qu’une belle aventure va commencer et qu’elle nous raconte :

« Il y a quatre ans aujourd’hui que j’ai rencontré Luddy Marie-Eléoncy, lors de ma venue sur l’île. Elle est la responsable de la Maison Sport Santé. Ce qui est incroyable, c’est que je l’ai rencontrée tout à fait par hasard en allant à la pharmacie et je m’arrête devant la Maison Sport Santé Nord Caraïbes dont je ne connaissais pas l’existence et bien sûr, intéressée, j’y entre, n’y connaissant absolument personne et je raconte ce que je fais à Six-Fours à une secrétaire. Elle me présente alors la responsable, Luddy arrive, je découvre une femme très dynamique, pleine d’énergie, qui va aussitôt sur notre site « Sport Adapté santé 83 ».
Elle trouve incroyable tout ce que nous faisons. Nous étions alors durant la période du confinement.
Et c’est là que l’aventure commence ?
Figure-toi qu’avant de partir de Six-Fours,  j’avais eu la vision d’aller animer des ateliers sur la plage en Martinique. Mon mari, Gaétan, était déjà sur place et je lui avais demandé d’aller voir le maire pour voir s’il y avait des possibilités. Demande irrecevable en plein covid. Et là, Luddy me dit qu’ils ont une réunion avec les éducateurs sportifs et m’invite à y participer.
J’explique alors ce que je fais à Six-Fours, les partenariats avec les associations et dans la foulée, elle me propose d’animer des ateliers sur la plage. Dans la semaine, me voilà partie à 7 heures du matin pour animer les cours de Qi Gong à la Maison Sport Santé de Fort de France et voilà comment l’histoire commence.
Et aujourd’hui, tu continues là-bas ?
Oui, puisque j’y viens chaque année voir la famille de mon mari. A chaque fois on se rencontre, j’interviens auprès des adhérents de Luddy, des séniors super dynamiques, nous faisons une marche très tôt le matin en bord de mer. Là, on rencontre les pêcheurs qui tirent la senne, c’est-à-dire les filets archi bourrés de poissons plein leur barque. C’est extraordinaire de voir tous ces poissons sauter et Luddy me dit : « Ça, c’est un merveilleux présage ». Je lui avoue que j’aimerais vraiment que mes élèves vivent et partagent ça. Et c’est là qu’elle me dit qu’il faut travailler sur un projet.

Cécile et Luddy

Et alors ?
Revenue à Six-Fours, j’en parle à mes élèves dont à Gwenola, qui travaillait à Air France et avait l’habitude d’organiser, avec son l’entreprise, ce genre de projets avec entre autres des handicapés.
Dès juillet de l’an dernier,  on crée un comité de pilotage et on commence à travailler sur le projet qui est aujourd’hui devenu une réalité puis que nous nous envolons vers la Martinique dans quelques jours ! Le rêve devient réalité !
C’est tout de même une grosse machinerie en mettre en place ?
Ce qui est exceptionnel, c’est que nous avons assez vite trouvé les partenaires et sponsors* qui permettent de réduire le coût de revient du voyage pour des personnes qui n’auraient pu envisager de partir un jour aussi loin.
Il doit quand même y avoir une sacrée organisation ?
Evidemment mais à partir de là j’ai demandé à Luddy qu’elle puisse nous trouver un centre d’hébergement. Elle m’a parlé de celui qui se trouve sur le Morne Vert, une petite montagne très verdoyante, le Cgosh, un centre sportif qui accueille notamment le personnel de santé, j’ai contacté une conseillère municipale de la commune. Nous avons très vite signé une convention de partenariat avec un coût défiant toute concurrence. J’étais là-bas à Noël et j’ai découvert le lieu
Comment s’est constitué le programme ?
Il s’est fait en décembre avec Luddy. Nous avions déjà fixé les dates du séjour en fonction de nos plannings respectifs, du 20 au 29 juin. Nous avons donc vu ce qui était réalisable pour elle et pour nous. Et de là, nous avons construit un programme jour par jour. Il s’est peu à peu affiné
Quelles en sont les grandes lignes ?
Déjà, nous avons trouvé un traiteur pour les petits déjeuners et les repas sur place le soir sur le lieu d’accueil, et qui s’adaptera en fonction des activités et des visites qu’on fera. Au niveau du programme « sport », il y aura des marches oxygène du côté du volcan de la montagne pelée, des séances de gymnastique taoïste , du Pilate, du Qi Gong, du self défense au féminin , la mer, la rivière…

L’équipe qui recevra nos Six-Fournais

Ça, c’est pour le sport…
Nous serons totalement immergés avec les habitants, nous aurons des visites de l’île du nord au sud, des échanges culturels, des traditions culinaires, nous visiterons la distillerie Neisson, nous visionnerons un documentaire sur la Martinique, nous participerons à la Fête de la Musique, nous aurons droit à un petit déjeuner traditionnel, une marche autour du bassin des écrevisses, nous serons initiés  à la danse traditionnelle Baoulé avec l’association Gym Volontaire Nord Caraïbe, Nous ferons un piquenique à la rivière, nous aurons droit à des séances de massages, nous irons nous baigner dans la mer évidemment, nous ferons des sorties en bateau, nous pourrons aussi assister au tirage de la senne… A 5 heures du matin ! Brunch sur la plage, visite du zoo du Carbet avec des animaux qu’on voit peu souvent ailleurs, visite des jardins remarquables de Balata et de la baie du Feron… On nous promet aussi une surprise aussi !
Nous irons au marché typique de Saint-Pierre, un marché aussi renommé que notre marché de Sanary. Et nous y verrons le volcan de la Montagne Pelée.
Vous aurez le temps de faire tout ça ???
Oui car tout est organisé ! Nous aurons même une soirée dansante présidée par le maire du Carbt, Gérard Monstin. Les élèves de Luddy nous offriront des spécialités. Ceci pour fêter le dernier jour ».

En route pour la Martinique !

Programme on ne peut plus chargé mais au combien enrichissant !
Je pense que nous aurons de beaux souvenirs à entendre… en retour Et à vous raconter !
Propos recueillis par Jacques Brachet
* Les partenaires : Ville de Six-Fours, Capsein, réseau du Var, Energie Gaz, Pharmacies de Six-Fours, Crédit Mutuel Sanary.
En numérique : Maison Du sport et Santé Caraïbes, Sport Equilibre, Commune de Morne Vert, Domaine de la Madinina, SARL Ballot Eyguières
Jacques Brachet

Six-Fours :
Découverte des sports sous-marins pour 90 jeunes

Près de 90 jeunes attendus pour découvrir les sports sous-marins à Six-Fours-les-Plages
Le Comité régional Sud de la Fédération Française d’Études et de Sports Sous-Marins (FFESSM) organise, comme chaque année, une grande journée de découverte de ses activités à destination des jeunes âgés de 8 à 16 ans.
Entièrement gratuite, cette manifestation permettra à près de 90 participants, répartis en petits groupes d’une dizaine de jeunes, de s’initier tout au long de la journée à de nombreuses disciplines aquatiques et subaquatiques. Au programme : plongée en scaphandre, plongée souterraine, apnée, nage en eau vive ou encore nage avec palmes.
Au-delà de la découverte sportive, les jeunes seront également sensibilisés à la protection du milieu marin grâce à un atelier consacré à la biologie marine. Ils pourront aussi apprendre les premiers gestes de secours auprès des encadrants spécialisés.

Cette journée constitue également une belle occasion de favoriser le vivre-ensemble. Les groupes étant constitués de manière aléatoire, les participants sont amenés à rencontrer et à partager cette expérience avec des jeunes venus d’horizons différents.
L’édition 2026 se déroulera le samedi 13 juin sur la plage de la Coudoulière, à Six-Fours-les-Plages. Grâce au soutien fort de la municipalité, qui met à disposition le site ainsi que divers équipements, les conditions sont réunies pour accueillir cet événement dans les meilleures conditions. Les structures locales de plongée s’associent également à l’organisation, aux côtés d’une cinquantaine de bénévoles mobilisés pour encadrer les activités.
Tous espèrent désormais que la météo sera au rendez-vous afin de faire de cette journée une véritable fête du sport, de la découverte et du partage.

Tour Royale, Toulon : 9 au 12 juillet
Le  Festival « Cinéma en liberté » fête ses 15 ans

Cette année, le « Festival en liberté, festival international du court métrage, fêtera ses 15 ans. Et se déroulera, comme chaque année, à la Tour Royale à Toulon.
Initiée par Lisa-Dora Fardelli, une plasticienne dont la passion est le cinéma, nous nous sommes croisés sur le festival, au cinéma Daudet dans le cadre de l’association « Lumière() du Sud » et voilà que nous nous retrouvons au domaine de la Gayolle à la Celle.
Elle prépare son festival qui se déroulera cette année du 9 au 12 juillet et nous promet encore de beaux moments d’émotion cinématographique.
Elle se souvient des débuts de ce festival qui est aujourd’hui reconnu du monde du cinéma, et qui permet chaque année de découvrir de magnifiques films et des jeunes réalisateurs prometteurs.

« Nous avons débuté il y a 15 ans dans une carrière abandonnée de Cuers, où il n’y avait évidemment pas d’électricité qu’il a fallu amener. Nous avons continué avec beaucoup de passion et d’implication pour arriver dans ce lieu magnifique et historique de la Tour Royale à Toulon. Cette année, nous présenterons trente-sept films dont treize œuvres émergentes proposés par ce qui sera peut-être parmi eux, des réalisateurs et réalisatrice de demain. A noter qu’une dizaine de films sera signée par des femmes ».
Ce sont des films venant de France mais également du Maroc, d’Egypte, de Palestine, d’Allemagne, d’Australie, du Liban, du Brésil, du Brésil, de Pologne, du Sénégal, d’Afrique du Sud, d’Irak et même du Bengladesh, un grand panorama du cinéma international de demain.
« Cette année, précise-t-elle, deux nouvelles catégories sont ajoutées : l’animation et l’émergence avec un jury composé d’Alexandra Cismondi , actrice et metteuse en scène , compositrice et réalisatrice. Varoise ; Antoine Guillot, auteur, metteur en scène, auteur, compositeur et directeur artistique ; Patrick Sirot, écrivain, poète, dessinateur ; Aurélie Aloy, comédienne de théâtre et audiovisuel ; Pascal Rozand, comédien qui a tourné avec Jean-Jacques Rappeneau, Mehdi Charif, Paul Vecchiali, Jacques Audiard, Coline Serreau ; Franck Dribault, comédien issu du cours Florent et de l’école de comédie musicale de Broadway.

Alexandra Cismondi
Antoine Guillot
Patrick Girod
Aurélie Aloy
Pascal Rozand
Franck Dribault

Cette catégorie émergence  propose une nouvelle vision du cinéma, un cinéma plus expérimental afin de découvrir des écritures différentes, inventives. C’est en fait l’expression même d’un cinéma en liberté qui offre des émotions différentes. Le parrain du festival est, depuis quatre ans, Sam Bobino et défend le court métrage qui reste souvent un art dans l’ombre. Il est le créateur du festival du Cinéma & Musique de film de la Baule et participe à quelques autres festivals.
D’autres invités se joindront au festival : les réalisateurs qui pourront venir présenter leur film, mais aussi Karim Adouane, vice-président délégué au numérique à l’Université de Toulon, Samir Bouallègue, réalisateur varois et certainement d’autres invités qui défendent le court métrage.
Lisa-Dora ajoute que c’est beaucoup de travail pour trouver des sponsors et rechercher des films mais ça reste une belle aventure, avec une notion de partage et de savoir-faire.

Jacques Brachet

Lisa-Dora Fardelli
Sam Bobino

ART & VIN… 23ème !

C’est au domaine de la Gayolle à la Celle que le coup d’envoi a été donné pour la 36ème édition d’Art & Vin
C’est une manifestation qu’a créé la Fédération des Vignerons Indépendants englobant la région PACA et Corse, qui, aujourd’hui a une résonnance régionale incroyable.
Le but est de lier deux arts : les arts du vin et les arts plastiques.
Chaque année, les vignerons, domaines et châteaux de Provence invitent des artistes, peintres, photographes, sculpteurs, à venir présenter leurs œuvres dans des lieux magnifiques, chacun faisant découvrir l’autre et créant des rencontres, des soirées où se mêlent la musique, la danse et autres spectacles en découvrant les artistes et les vins qui sont un art en soi.
Durant tout l’été, et jusqu’au mois d’octobre, vous pourrez vous balader  de Taradeau à Villecroze, du Muy à Tourves, de Brignoles à Hyères, de Draguignan à Roquebrune sur Argens, découvrir de vignobles en châteaux, ce qui fait l’une des exceptions du Var : ses vins tricolores et en même temps admirer des œuvres d’artistes de notre belle région.
Cette année donc, c’est l’énergique, dynamique et sympathique propriétaire du Domaine de la Gayolle, Nicolas Paul, qui nous recevait pour frapper les trois coups de cet événement estival, sous l’égide d’Alain Baccino, propriétaire du domaine des Peirecedes à Cuers, plusieurs fois médaillé, qui fut l’un des créateurs de cette belle idée, avec son épouse Véronique. Aujourd’hui, toute la famille continue la tradition de ce domaine, leurs fille Leslie et Audrey y venant en renfort.

L’an dernier, « Art & vin » avait entamé une trilogie qui avait pour thème « L’art métamorphose, être, renaître et transfigurer », cette année, le thème est « Matière et temporalité »
Le tout jeune propriétaire du domaine de la Gayolle, était heureux de recevoir artistes, sponsors de la manifestation et la presse pour lancer la manifestation et présenter son domaine : « C’est un domaine familial et je représente aujourd’hui la septième génération. C’est donc un domaine très ancien, ses fondations datent du deuxième siècle et nous avons cette chance d’être entourées de deux sources, l’une descendant du massif de la Saint-Baume et l’autre sur le domaine même. Ces sources sont chargées énergétiquement, les premiers témoins de cette énergie, ce sont nos platanes de 45 mètres de haut. Ils ont 400 ans et se portent à merveille. Ces arbres transmettent leur énergie à notre vignoble.
Ce dont les Romains qui sont venus s’installer ici, un général y a fait construire cette chapelle qui jouxte le domaine. Nous avons même découvert un sarcophage qui est en ce moment au Musée des comtes de Provence à Brignoles.
Aujourd’hui, le domaine s’est adapté à l’agrotourisme, nous avons créé de nouvelles activités, dont « Art & Vin » que nous recevons avec joie et une « Aventure dans les vignes » qu’a créé avec succès Caroline Adrian »

Caroline Adrian, qui est la coordinatrice événementielle et qui a inventé un jeu de piste original : « C’est un jeu de piste qui peut se faire en famille ou entre amis, à travers les vignes, en parcourant six kilomètres que l’on peut faire à pied ou à vélo. Durant le trajet, nous organisons des épreuves, des mystères y sont disséminés et à la fin du parcours, une dégustation est proposée avec un goûter pour les enfants. C’est une immersion ludique qui fait découvrir le domaine  et que l’on propose du lundi au vendredi de 9h à 17h »
Ce sont donc une cinquantaine de domaines qui recevront un ou plusieurs artistes, chacun adapté au lieu et Nicolas Paul nous parle de celle qui a déjà installé ses œuvres très originales dans son domaine.
« Il s’agit de Christine Stephanoff , absente aujourd’hui, qui, en miroir à nos arbres, nous propose ses sculptures avec des personnages qui ont cette originalité d’avoir des formes élancées et de très grands pieds qui représentent l’ancrage ce qui est notre identité à la Gayolle, une identité spirituelle aussi que nous avons avec nos arbres et notre chapelle ».

Parmi les artistes présents à cette journée, Jean-Marc Toureille qui exposera ses œuvres au château de Mauvanne aux Salin d’Hyères. Œuvres très originales puisque réalisées au… stylo-bille !
« L’essentiel de mon travail aujourd’hui, nous dit-il, est en noir et blanc ou en bleu mais j’essaie d’évoluer vers la couleur et d’autres matières, ce qui n’est pas facile de les accoupler d’autant que le stylo-bille n’est pas effaçable en cas d’erreur ! Au départ je me suis lancé dans la photographie tout en m’essayant à toutes les matières : huile, pastel, fusain, crayon, art digital. Puis j’ai peu à peu abandonné la photo pour m’essayer au dessin. Je me suis lancé dans le dessin humoristique en créant un petit chien pour des revues. Mais, j’ai vite fait le tour du chien et je me suis lancé dans le stylo-bille en mélangeant l’abstrait et le figuratif »
Aujourd’hui ses œuvres sont fortes, même si, faites sur papier, il avoue qu’à force de dessiner… ça prend de la place ! Mais leur place est sur les murs d’exposition que vous pourrez donc découvrir au Château de Mauvanne, du 1Er juillet au 16 août.

C’est au Château Vaudois, à Roquebrune sur Argens, que l’on peut découvrir un trio d’artistes : le photographe François Millo et les plasticiennes Marika Guevellou et Sophie Chiotti. Ils ont décidé de collaborer en symbiose. François Millo nous parle de leur rencontre :
« Il s’agissait en fait de créer une synergie qui est née entre nous depuis quelques mois. Nous nous sommes dits : pourquoi ne pas associer trois disciplines, la peinture, le plastique et la photo pour aller plus loin. Lorsqu’on expose seul, au bout d’un moment, on sent un peu de lassitude et là, ça crée une émulation, avec de nouvelles idées et c’est notre façon de nous inscrire dans notre art. En ce qui me concerne, c’est la photographie de l’instant. Une scène d’une demi-seconde est fixée à tout jamais »
A ses côtés donc, deux plasticiennes : Sophie Chiotti qui s’amuse entre huile, encre de chine, collages, photographies. Ses œuvres aux couleurs douces, sont empreintes d’un certain mystère entre ombre et lumière qu’elle aime nommer « Présence silencieuse ».
Marika Guevelou aime la mise en scène. Artiste peintre, elle dirigea un temps une galerie à Nice où elle aimait mêler  les thèmes, les domaine artistiques et les mettre en scène selon le lieu où les œuvres exposées. Elle aime à dire que les obligations permettent la création, l’adaptation du lieu.

Pour les autres artistes, il faudra aller de domaines en caves et en châteaux pour découvrir tout d’abord des lieux magiques, des vignobles qui nous offrent des nectars inventifs et savoureux et des artistes talentueux et originaux.
Une trilogie qui chante la Provence !

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta