Archives mensuelles : octobre 2023

Sanary – Théâtre Galli : Zize se dédouble !


Zize du Panier est, ce qu’on appelle chez nous « Une cagole » qui fut en son temps Miss Marseille. Une femme à la voix qui porte, à l’accent à couper au couteau, un brin caractérielle, à l’humour corrosif n’épargnant personne.
Avec tous ses « atouts », elle est devenue une star : la Grâce Kelly de Marseille… Une lady loin d’être Gaga… Rien que ça !
Aujourd’hui elle fait des tournées internationales, plus dans le Midi qu’ailleurs et malgré tout cela, elle  est une femme seule, à peine divorcée, qui subit en plus, depuis quatre ans, son règlement climatique et biologique.
Du coup, elle cherche un majordome pour s’occuper d’elle et lui tenir compagnie.
Comme sorti d’une boîte, car elle n’a même pas eu le temps de poser une annonce, se présente Jacob, un brin farfelu, fan de la diva et qui profite qu’elle est en tournée pour prendre sa place, ses affaires, ses vêtements. Son rêve : devenir son sosie (en marseillais son sôsy !)

Ce qui met Zize, de retour de tournée, dans une rage folle, hallucinée de voir Jacob dans ses propres robes, dans lesquelles elle ne peut plus rentrer. Et du coup, appelle son producteur avec son téléphone à reconnaissance… anale !
De là, crises de colère, discussions à n’en plus finir, disputes « avé l’assent »… et beaucoup de crises de fous-rires qui ne sont pas dans le texte !
Cette pièce burlesque et truffée d’humour est signée Thierry Wilson… qui n’est autre que Zize dans la vraie vie. Alors qu’elle nous avait habitués à des « seule en scène », la voici encombrée d’un jacob dont elle pense qu’il a « un dérèglement de la fougasse » !
Jacob, c’est Didier Constant, personnage truculent qu’on a pu voir dans des choses plus sérieuses : Guitry, Pagnol, Feydeau, Beaumarchais et quelques grands noms du théâtre. Il a sévi au cinéma, dans des séries TV et là, il trouve un rôle incroyable de folie, d’énergie et forme avec notre Zize un duo digne de « La cage aux folles » où les répliques cinglent, pétillent d’humour et de jeux de mots quelquefois limite licencieux mais tellement drôles !

Tous deux se sont bien trouvés et le théâtre plein à craquer a ri et applaudi à tout rompre.
A noter que les costumes extravagants sont signés Mine Vergès, une grande parmi les grandes qui, depuis  60 ans, habille et déshabille tous les artistes du Moulin Rouge, mais aussi les artistes des shows Carpentier, Dalida, Nana Mouskouri, Mylène Farmer, Juliette Gréco, Line Renaud,  Joséphine Baker, Barbara dont j’ai eu la chance de découvrir la dernière robe qu’elle lui avait confectionné pour une rentrée qui n’a hélas pu se faire. Une très grande dame avec qui j’ai passé une journée de rêve au milieu de ses créations.
Et là, pour nos deux stars, elle leur a offert entre autre un costume de drag-queens incroyables. Qui ajoute au succès de ce nouveau spectacle drôle et chatoyant.
Didier et Thierry ont eu la gentillesse de nous recevoir avant le spectacle pour une petite séance photos, malgré un trac incroyable, le spectacle étant encore tout neuf et le trac était omniprésent.
Que vous dire de plus sinon que l’on a passé une soirée inoubliable.


Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier

Six-Fours : Après le bleu… le rose !


« Ici, c’est comme aux Galeries Lafayette : Il y a tous les jours un événement ! »
C’est ce que me dit en riant Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, avec qui nous inaugurions lundi « La semaine bleue » en direction des séniors, et « Octobre rose » mercredi, événement national lui aussi, pour la lutte contre le cancer.
Dommage que ces deux événements s’entrechoquent mais il vaut mieux beaucoup que pas assez et cela montre que la ville s’investit pour créer de grands et beaux événements.
Cet « Octobre rose » se déroulera donc tout le mois avec des manifestations aussi ludiques qu’instructives et permettra aux femmes d’être informées de ce crabe qui investit leurs seins mais en sachant que l’on en guérit aujourd’hui s’il est pris à temps.
Le Docteur Stéphanie Guillaume, adjointe à la santé devait avoir une jolie phrase : « Qu’ils soient énormes, minuscules, galbés, en pomme, en poire, vos seins sont parfaits tant qu’ils sont en bonne santé ».

C’est pour cela que le dépistage est essentiel car – précise-t-elle – une femme sur huit en est atteinte de ce mal le plus fréquent, à savoir encore qu’en 2023, l’on a recensé 61.214 nouveaux cas, 20% étant des jeunes femmes, 80% des femmes de plus de 60 ans. D’où l’extrême vigilance, le cancer ne se dépistant que trop tard quelquefois, où trop de femmes encore sont dans le déni ou encore la peur de l’apprendre. Il faut donc que les femmes soient attentives  et consultent bien en amont, afin d’avoir un maximum de chance d’être soignées et guéries.
C’est ainsi, qu’aidée de Béatrice Métayer, chargée de mission politique de santé publique, et nombre de bénévoles, ont concocté un mois d’infos, de rencontres, de manifestations sportives, de cinéma , le tout se terminant par une soirée caritative le 26 octobre (Voir le programme à la Une de notre site)
Pour cette inauguration qui a levé le drapeau sur le fameux ruban rose qui trônera tout le mois sur le mur de la mairie, le Dr Guillaume était entourée de nombre de partenaires comme les associations CapSein, la P’tit’ parenthèse, Christine Castello, Jacques Boyaval, Nicolas Durand devenus des fidèles et cette année elle a trouvé une belle marraine en la personne de Myriam Seurat, animatrice, reporter et présentatrice à la télévision qui, de MCM à France 3 en passant par Arte et France 2 où elle fut de l’équipe de William Leymergie a une expérience de 15 ans durant lesquels elle a bourlingué dans le monde.

« J’ai eu un vrai coup de cœur de votre région – nous dit-elle – que j’ai découvert l’an dernier au « Défi d’elles » et auquel d’ailleurs je participerai encore cette année, les 20, 21, 22 octobre. Je suis d’autant plus concernée par le cancer du sein que j’ai perdu des proches et des membres de ma famille ».
Beau « marrainage » donc cette année.
A noter la venue de la réalisatrice Stéphanie Pillonca le 12 octobre au Six N’Etoiles, qui présentera son film « Le souffle du dragon »
Un bel événement dont nous suivrons les différentes phases.

Jacques Brachet

Six-Fours – Lumières du Sud Ted HARDY-CARNAC…
Un jeune réalisateur plein de promesse… et de talent !


Pascale Parodi, présidente de l’association « Lumières du Sud », a le chic pour nous faire découvrir des films rares et des réalisateurs de talent. Ce qui a été encore le cas lundi dernier en invitant le jeune réalisateur Ted Hardy-Carnac qui a déjà à son actif cinq courts métrages et prépare son premier long métrage.
Ted a un parcours original car, avant d’arriver au cinéma il a pris plein de chemins de traverse, quelques risques,  et aurait pu passer à côté du cinéma mais sa passion a été la plus fort.
Ses films sont des films de fiction qui, souvent, se passent dans un temps pas si lointain que le nôtre mais avec un peu de décalage sur le temps réel. Des films couts mais denses et qui ont la spécialité de laisser la porte ouverte à une suite ou du moins, comme il aime le dire une porte pour faire rêver ou donner au spectateur la possibilité d’inventer cette suite.
Volubile, énergique, un grand sourire derrière sa barbe rousse, quel plaisir de rencontrer un homme aussi passionné !

« Ted, parle-nous de la façon dont le cinéma est entré dans ta vie…
Le cinéma est venu très tôt, dès l’âge de 12/13 ans. Mais alors ce n’était qu’un hobby en tant que spectateur. J’y suis beaucoup allé avec ma sœur, puis avec ma première copine qui m’ont fait aimer le cinéma. Nous étions au Quartier Latin où il y avait alors beaucoup de cinémas. Nous y étions tout le temps fourrés.
Mais ça n’a pas été une ligne droite pour y arriver.
Raconte.
Je n’ai pas fait d’école de cinéma, je suis autodidacte. En fait, ma passion, c’était les maths. Tu vois, on en est loin ! J’ai donc fait une classe préparatoire en mathématiques, puis une école d’ingénieurs d’où je suis sorti diplômé mais je me suis rendu compte qu’en tant qu’ingénieur, on ne faisait pas beaucoup de maths fondamentales. On faisait des choses abstraites. En fait, j’aurais dû me lancer dans la recherche. Du coup, je me suis dirigé vers une école de commerce. J’ai étudié trois ans.
Mais le cinéma dans tout ça ?
J’y viens ! Lorsque j’étais à l’école d’ingénieurs, j’ai créé un club cinéma dont j’ai été deux ans président. C’était l’association Lumière, qui existe toujours. On créait des scénarios de manière collective. Puis, arrivé à l’école de commerce, un club cinéma existait déjà dans lequel il y avait une société de production qui a lancé un concours de scénarios. Etant dans l’école, je n’avais pas le droit de faire le concours… que j’ai quand même fait sous un pseudonyme ! Et j’ai gagné le concours.
Comment as-tu fait alors ?
Du coup Ils ont voulu me rencontrer. Je leur ai dit : « Hey, c’est moi ! ». Ils m’ont répondu : « Hey, ce ne sera pas toi ! » Et j’ai été disqualifié. Un autre sujet a été choisi et j’ai participé à la production. Finalement, ils ont pris mon scénario pour la cession d’été et avec l’équipe du premier j’ai réalisé le mien. Je ne connaissais rien de la mise en scène et il a été raté… Je ne le montre à personne !

J’ai malgré tout trouvé ça incroyable et j’ai compris ce que je voulais faire : écrire et réaliser. J’ai quitté l’école de commerce, je suis entré dans une banque et j’ai choisi le financement de cinéma, les demandes de crédit pour les sociétés de production. Mais je voulais réaliser des films… et j’ai démissionné. Je me suis alors lancé dans la réalisation d’un court métrage. Puis d’un autre, un autre…
Comment faisais-tu pour les produire ?
Je ne connaissais personne dans le métier mais j’ai travaillé avec des amis, ma copine qui est devenue ma femme qui a pris en main le travail de production. Nous autofinancions tout. J’ai eu la chance que chacun des films a eu un certain succès. Un peu plus à chaque fois et tout s’est enchaîné.
J’ai réalisé cinq films… je ne compte pas le premier !
Puis j’ai eu envie de réaliser un long métrage. J’ai alors postulé à la FEMIS qui est l’Ecole Nationale Supérieure des Métiers de l’Image. J’ai obtenu mon diplôme et j’ai écrit mon premier long métrage. J’ai trouvé une productrice et aujourd’hui… J’en suis là !
Tu n’as fait que des courts métrages ?
Oui. Comme je n’avais pas un rond, mais trois premiers films sont très, très courts ! Car j’ai financé les trois premiers et j’arrivais à mobiliser les copains sur un week-end.
Le premier m’a coûté 150€, le second 400€, le troisième 1500€, le quatrième 4500€. Peu à peu j’ai pu faire des castings. C’est ainsi que j’ai rencontré Bastien Bouillon, César du meilleur espoir masculin 2023 pour « La nuit du 11 » J’ai eu la chance de présenter mes films dans des festivals, d’avoir des prix et de pouvoir les vendre à la télé (France 3, OCS, TV5 Monde, Canal + et passer dans circuits des salles MK2). J’ai aussi pu produire mon dernier film « Un monde sans crise », avec Bastien.
Mes films ont fait en tout 196 festivals et j’ai même été invité à Bogota !
Et au théâtre Daudet !!!
Oui, grâce à Pascale Parodi qui avait vu l’un de mes films, « Tunisie 2045 » au « Festival Côté Sud » de la Seyne sur Mer. Je devais déjà venir mais avec les grèves ça ne s’est pas fait. Et elle m’a redemandé de venir. C’est rare d’être invité dans les festivals lorsqu’on ne fait que des courts métrages. Je lui suis reconnaissant de son invitation et l’en remercie.


Alors aujourd’hui, ton actualité ?
Le long !!!
a va faire bientôt trois ans que j’y suis dessus. J’ai une productrice et nous avons demandé l’avance sur recettes du CNC. Nous passons l’oral en décembre pour présenter le scénario et si on l’a, ce sera la voie royale ! Déjà, sur 2000 projets présentés, nous sommes restés dans les 12  retenus et ils vont en garder 4.
On peut en parler ?
Tous mes scénarios  sont inspirés de l’imaginaire, l’anticipation, le fantastique, en décalage de la réalité, dans un univers naturaliste. Ce sera une histoire d’amour qui se déroule sur trente ans.
As-tu une idée des comédiens dont tu as envie ?
Oui, il faut qu’ils soient jeunes pour qu’on puisse les vieillir au fur et à mesure.
J’ai quelques idées. Pour les femmes : Nadia Tereszkiewicz (César du meilleur espoir féminin 2023), Lyna Khouchi, vue dans « Les trois mousquetaires » et Pomme, une jeune chanteuse qui se lance dans le cinéma. Pour les hommes : B astien Bouillon évidemment, Niels Shneider et Raphaël Quenard.
Si nous avons l’avance sur recette, il nous serait possible de tourner à l’automne 24… Sinon… Il faudra décaler ! »

Propos recueillis par Jacques Brachet

Semaine bleue à Six-Fours


Avant de changer de couleur et d’attaquer « Octobre Rose », Six-Fours a inauguré « La semaine bleue » consacrée aux séniors, concoctée par Patrick Perez, adjoint aux Affaires sociales et orchestrée par Mireille Imbert et Dominique Baviéra  du Centre Communal d’Actions Sociales de Six-Fours.
Cette manifestation nationale permet de mettre en valeur l’importance que représente nos aînés qui ne sont pas considérés comme des « vieillards » mais comme des personnes qui, même si elles ont « un certain âge », font partie de nos familles, de notre vie et dont certaines sont toujours très actives, la retraite arrivée.
Les trois coups ont été frappés au Six N’Etoiles ou Noémie Dumas sa directrice, a toujours ouvert ses portes à nombre de manifestations qui se déroulent sur la ville.
Elle trouve toujours un film adapté à la circonstance et une fois encore elle nous avait trouvé un film à la fois original et magnifique : « Last dance » de Delphine Leherici, dont la vedette est le flamboyant François Berléand, dans un rôle à la fois drôle et émouvant.
Venant de perdre sa femme, Germain est surprotégé par ses enfants et sa voisine, qui veulent régenter sa vie.

Il se trouve que sa femme avait trouvé sa place dans une compagnie de danse professionnelle mais accueillant des amateurs.
Tous deux s’étaient promis, si l’un des deux disparaissait, de continuer ce que l’autre avait commencé. Et le voilà devenant malgré lui un danseur dans la compagnie. Danseur évidemment empoté et mal à l’aise mais qui, peu à peu se prend au jeu et s’insère totalement à la création du spectacle. Le film est à la fois très drôle et très émouvant. Berléand est éblouissant dans ce rôle de retraité qui renaît à la vie grâce à cette promesse.
Dès la sortie du Six N’Etoiles, nous nous retrouvions sur le parvis de la mairie pour l’inauguration de cette semaine et d’une exposition originales réunissant en photos, des personnalités locales, âgées de plus de 65 ans mais néanmoins actives, prouvant que l’on ne peut être vieux que dans sa tête.
Ces photos ont été prises à la Villa Simone, par Kylian Markowiak, le photographe du service communication, qui a réalisé là de magnifiques portraits de personnes pleines de vie et d’énergie dont il a su capter le regard et l’attitude… Et je suis honoré de faire partie de cette galerie.
Kylian a cette qualité de ne pas être omniprésent, de rester discret derrière son objectif et de surprendre le moment, le regard, l’attitude, et ses portraits sont pleins d’humanité.
Merci à lui.
Déjà, Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, ayant apprécié l’exposition, a promis de la réaliser à nouveau l’an prochain, avec d’autres acteurs de sa ville, car beaucoup d’autres méritent cet honneur.
Déjà ce mardi, d’autres événements sont proposés à tous ces hommes et ces femmes « Bleu »,

Mardi 3 octobre
14h à 17h : rencontre avec les associations locales proposant des jeux de société, de mémoire et d’éveil, en l’Espace Malraux.
Mercredi 4 octobre
14h30 à 16h30 : découverte des différentes pratiques musicales et concert, au sein de l’antenne locale du Conservatoire à Rayonnement Régional de MTPM, à l’Espace Malraux.
Jeudi 5 octobre
14h à 16h30 : rencontre avec les organismes de prévoyance des risques, de conseils et de sécurité, en l’Espace Malraux.
Vendredi 6 octobre
14h30 à 17h : thé dansant, à l’Espace Malraux, pour clôturer cette Semaine Bleue dans la joie et la bonne humeur.
Toutes les activités et manifestations sont gratuites, dans la limite des places disponibles.
Obligation de réservation et renseignements complémentaires au 04 94 34 94 34 de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30

Jacques Brachet

Kylian Markowiak
Patrick Perez, Noémie Dumas,
Jean-Sébastien Vialatte