Archives mensuelles : juin 2014

Marcel AMONT :
85 ans, bon pied, bon oeil, bonne plume, bon humour !

Il est né le 1er avril 1929… Après ça, l’on comprend son esprit facétieux !
Il traverse les décennies comme l’amie Annie Cordy, avec une pêche d’enfer. Les années glissent sur lui, il est toujours beau, svelte, ses cheveux sont blancs depuis si longtemps qu’ils font partie de cette silhouette longiligne qui devient, sur scène, un de ses atouts. D’autant qu’ils saute, danse et virevolte comme lorsqu’on l’a connu voilà…plus de 50 ans !!!
Il fait tellement partie de notre beau paysage de la chanson française que même nos grands parents parlent de lui. Lui, il rigole et à chaque concert il fait un malheur, tout comme lors de la tournée Age Tendre où il était plus jeune que nombre d’autres artistes qui avaient 20 ans de moins que lui. Il faut dire que, si sur scène il ne se ménage pas, il suit un régime draconien,
 condition sine qua non pour continuer cette vie trépidante…

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« Ordre de mon médecin après une petite alerte cardiaque… Mais rassurez-vous, tout va bien ! »
Il est disert, volubile et très heureux de vivre, de chanter, chose qu’il n’a jamais arrêté de faire, même durant « sa traversée du désert », où on ne le voyait plus à la télé, poussé par… ceux avec qui il partagea la vedette sur la fameuse tournée et qui, à leur tour, furent poussés par des petits nouveaux… qu’on retrouve aujourd’hui sur la tournée !!! Il en a beaucoup ri :
« J’ai trouvé ça très amusant que l’on se retrouve tous sur un même programme… C’est un clin d’œil du destin !
Ce qui me fait rire c’est lorsque j’entends des gens dire : « Oh la la… il a pris un sacré coup de vieux, celui-là » ! Mais finalement c’est le principe même de cette tournée : que sont-ils devenus ? comment sont-ils ? faire entendre aux gens les chansons de leur jeunesse. Sans compter que ce qui disent ça ont pris le même coup de vieux que nous !

Mais pourquoi vous ?
Et pourquoi pas moi ? Michel Algay, le créateur du concept m’a proposé ça parce qu’il voulait élargir son spectacle au départ simplement basé sur les années 60. Peu à peu tous ceux qui pouvaient passer l’ont fait. Du coup Annie et moi sommes arrivés, alors qu’on a passé les 80 ans et d’autres comme Herbert Léonard ou Catherine Lara, s’y sont ajoutés alors qu’ils sont arrivés bien après les années 60. Et ça donne un beau panel où plusieurs générations se retrouvent avec leurs 20 ans !

Vous avez commencé quand, exactement ?
Je suis « monté » à Paris en 51. J’avais un peu plus de 20 ans et je me destinais à un métier « honorable », quelque chose comme enseignant . Mais très vite j’ai l’appel du théâtre puis de la musique et à 20 ans on me voyait plus sur les planches du conservatoire que sur les bancs de la fac. J’ai donc décidé de quitter Bordeaux où il ne se passait à cette époque et de tenter Paris. J’ai eu quelques années un peu dures mais j’ai commencé à percer en 56, date de mon premier Olympia, et je suis vraiment devenu une vedette reconnue avec quelques tubes (qu’on appelait alors succès populaires !)… en 60 ! Voyez, on n’en est pas si loin. Et voyez pourquoi ça m’a fait drôle de chanter aux côtés de ceux qui nous ont chassés !
En 60, je n’avais quand même que 30 ans mais avec leur arrivée j’ait fait office de « vieux briscard » ! Tout est relatif !

Et aujourd’hui, vous paraissez l’un des plus jeunes… Comment faites-vous ?
J’ai toujours fait attention à ma santé, à ma façon de vivre, de boire et de manger, à entretenir mon corps. Sans une certaine hygiène de vie, on ne tient pas longtemps dans ce métier et lorsque vous dites cela de moi ou d’Annie, ça prouve qu’il n’y a pas de secret ! Je ne citerai personne mais lorsque je vois comment, sur cette tournée, certains se bâfraient et buvaient, je me dis qu’ils n’arriveront pas à faire ce qu’on fait à notre âge ! Ils n’arriveraient même pas à le faire aujourd’hui !

Justement, que pensez-vous du métier aujourd’hui ?
Il a complètement changé, c’est évident et je doute que nombre de tous ces chanteurs qui fleurissent en ce moment fassent de longues carrières Il y a une grande partie d’entre eux qui sont interchangeables et donc, ceux qui s’en sortiront, sont ceux qui ont une réelle personnalité, un réel talent. Il faut savoir que dans ce métier il n’y a pas de place pour tout le monde et qu’on ne peut pas lancer un chanteur comme un produit ménager, ce qui est aujourd’hui souvent le cas.
J’ai quatre enfants dont le plus jeune a 30 ans. Il veut faire de la musique et, si je ne l’en empêcherai jamais, je lui dis : « Sois sûr de ton coup sinon, tu rejoindras le banc des oubliés ».

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Vous n’avez jamais arrêté ce métier ?
Non, jamais et j’ai eu du bol car, lorsque les contrats se sont mis à se faire rares en France, j’allais chanter en Allemagne, en Italie et beaucoup plus loin car je chante en huit langues. J’ai animé des émissions et fait beaucoup de galas et de disques ailleurs, entre autres en Italie. J’ai beaucoup parcouru la planète. Même aux jours les plus difficiles, j’ai pu résister et subsister avec ce métier. Je n’ai jamais arrêté de vivre de la chansonnette et puis, j’avais un autre violon d’Ingres : écrire. J’ai toujours écrit des chansons, des textes, des livres, même si je ne me considère pas comme un écrivain. Si je n’avais pas chanté j’aurais peut-être pu être écrivain ou journaliste ».
Il aurait pu mais il l’est, écrivain, après avoir écrit six livres il a écrit chez Didier Carpentier : « Il a neigé… ». Une biographie qu’on attendait depuis longtemps !

Vous avez mis du temps à sortir votre autobiographie !
Oh la la… Ça a été un long travail… C’est que je n’ai pas dix ans de carrière, mon bon monsieur !!! J’avais quelque deux mètres cubes de doc à compulser !
Lorsqu’il a été question que je fasse mes papiers pour ma retraite et faire valoir mes droits, ma femme a fait des recherches entre disques, programmes, articles de presse, documents divers… Après, il a fallu tout trier. Bien sûr que je ne raconte pas tout, il faudrait plusieurs volumes mais… il a fallu faire un choix ! Sans compter qu’il n’était nullement question que je raconte mes galipettes car ce n’est pas mon genre, même si je sais que ça plait au public »

Aujourd’hui, il sort encore un livre aux éditions Chiflet et Cie. Un livre fort original tout simplement intitulé « Lettres à des amis ». Comme son nom l’indique, il nous offre, sous forme épistolaire, des bouts de vie partagés avec des artistes comme Serge Lama qui était en tournée avec lui lorsqu’il a eu son terrible accident, Michel Drucker, Pascal Sevran, qui ne l’ont jamais laissé sur le bord du chemin lorsque les télés ne l’invitaient plus, Georges Moustaki avec qui il fit ses débuts, Alain Souchon avec qui il a « souchonné » et qui lui a écrit une chanson,  Brassens, vieux complice qui lui a offert « Le chapeau de Mireille », Jacques Brel qu’il a vu débuter… Evidemment, quelques-uns ont aujourd’hui disparu… Mais ça, c’est l’effet de l’âge car, mon bon monsieur, si le Marcel sautille comme un jeune homme, il n’en a pas moins 80 ans passés et certains de ses amis l’ont quitté. Mais le joyeux drille n’est jamais dans le pathos. Tout dans l’émotion, lorsqu’il s’adresse à ses parents, ses enfants, sa femme, l’amitié, la fraternité. Souvent aussi dans l’humour et le dérisoire comme cette lettre à JFK ou celle, soit-disant écrite à George Sand par un amoureux de la langue française qui – et c’est un euphémisme ! – ne la maîtrise pas.
On pourrait toutes les citer car toutes ont leur originalité, leur clin d’œil, leur style et le Marcel, il a du style et il manie la langue française avec un rare bonheur. C’est un livre qu’on peut prendre, quitter, reprendre et reprendre encore car chaque lettre est une courte nouvelle, un conte, un portrait. on choisit donc de lire ce livre dans la continuité ou en choisissant les personnes à qui il s’adresse. Et on passe un merveilleux moment de littérature.
A noter que Marcel Amont signera son livre à la fête du livre de Nice du 14 au 15 juin.
Mais revenons au bonhomme :

Lorsqu’on vous voit sur scène, on se rend compte de tous les succès que vous avez fait !
Pas tant que ça vous savez. Bon, c’est vrai, j’ai plus de 60 ans de carrière mais peu de grands succès populaires. J’ai sorti mon premier disque à 27 ans et il se trouve que j’ai eu, avec Gainsbourg, le grand prix du disque… sans tube ! le premier « Tout doux, tout doucement » est arrivé après, suivi de quelques-une comme « Bleu, blanc, blond », « Le Mexicain » que m’a écrit Aznavour, « Le chapeau de Mireille » que m’a écrit Brassens, « Dans le cœur de ma blonde », « L’amour ça fait passer le temps »…. Je n’ai jamais fait « la chanson qui tue » mais je me suis toujours plus considéré comme un homme de scène. Lorsque j’ai vu Montand pour la première fois, j’ai été sidéré et je me suis dit : C’est ça que je veux faire »

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Envisagez-vous de faire un nouveau disque ?
Si je continue à écrire des chansons c’est bien dans ce but mais surtout de pouvoir les chanter sur scène car aujourd’hui, qui achète les disques ? les croulants comme moi qui se rabattent sur leur jeunesse… Les jeunes achètent de moins en moins de disques et de plus, il n’iront pas acheter Marcel Amont. Mais mon désir de faire de nouvelles chansons vient du fait que je n’ai pas envie de toujours tourner en rond avec les mêmes succès que je chante depuis des décennies. C’est pour cela que je n’ai pas continué la tournée Age Tendre. Je ne crache pas dans la soupe, je suis très heureux d’avoir fait cette tournée mais j’ai besoin d’une autre nourriture et, sinon de remplir des Zéniths de cinq mille personnes, de remplir une petite salle de mille personnes. D’autant que j’avais un marché avec Michel Algay : si je faisais cette tournée il m’avait promis de produire un vrai spectacle sur scène… Promesse tenue !
Mais je préfère chanter dans un théâtre ou en tournée seul, avec mon répertoire et non finir ma carrière sur un pot-pourri de quelques succès. C’est mon but ultime ».
Dont acte

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

Michel BOUJENAH, de Ramatuelle à Toulon en passant par Marseille

De plus en plus Varois, notre Michel !
Déjà Méditerranéen bon teint et vivant la plupart du temps sur la côte, près de son bateau.
Michel Boujenah, on le sait, a, depuis huit ans, succédé à Jean-Claude Brialy à la direction artistique du Festival de Ramatuelle et, depuis son ouverture, est devenu le sociétaire du Théâtre Liberté où il vient chaque année présenter un spectacle.
Pour quelques heures à Toulon pour lancer la saison avec les frères Berling, je le retrouve comme à l’accoutumée, disponible, amical et volubile.

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Michel, parlons d’abord du programme de Ramatuelle qui aura lieu la première quinzaine d’août. Comment l’as-tu concocté ?
Comme d’hab’ !
Sauf que cette année, c’est le trentième anniversaire et que je vais essayer de préparer des petites surprises au cours des soirées…

On peut savoir ?
Ce n’est pas encore définitif mais il y aura des artistes, qui se sont produits durant ces trente ans, qui viendront dire un petit bonjour, souhaiter un joyeux anniversaire. Ce seront des choses simples, des clins d’œil mais ce sera sympathique.

Ton choix, une fois de plus, est très éclectique…
Comme d’hab’ !
J’aime varier les plaisirs, m’adresser à tous les publics et c’est un peu le principe de ce festival que de mêler les genres : musique, chanson, théâtre, humour… Je suis par exemple très heureux de recevoir Mathieu Chédid , dont je suis un fan absolu et Enrico Macias qui – et je trouve ça incroyable ! – n’a jamais été invité en trente ans de festival. Macias fait partie de notre culture, du patrimoine de la chanson française.

Il y a beaucoup de comédies et d’humour..
Je te dirai… comme d’hab’ !
D’abord, je voulais que cette année soit festive et puis, en ces temps, je crois qu’on a besoin de rire. J’ai donc invité le quatuor Vadim, Lellouche, Demouy, Brécourt qui nous avaient déjà tant fait rire avec leur nouvelle pièce « L’appel de Londres », Côté humour il y a Laurent Gerra, Claudia Tagbo… moi et je co-animerai une soirée consacrée à de jeunes humoristes.

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Tu co-animeras avec qui ?
Ça fait partie des surprises.
Et puis il y aura Fanny Ardant et Nicolas Duvauchelles, Jean Piat et Marthe Villalonga, Francis Huster et Davy Sardou, ce dernier venant d’avoir un Molière. Huster, je tenais vraiment à ce qu’il soit là pour le trentième car il est beaucoup venu à Ramatuelle. Je n’avais pas pu l’avoir l’an dernier. Il sera donc de la fête.

Parlons donc de toi et ton nouveau spectacle, qu’on verra donc le 12 août à Ramatuelle, le 16 octobre au Théâtre Liberté et les 5 et 6 juin 2015 au Gymnase à Marseille et dont le titre est tout un programme : « Ma vie c’est beau, c’est con… c’est compliqué ». Explique !
C’est mon autobiographie… En fait c’est ma fausse biographie, c’est ma vie rêvée à la sauce autobiographique où rien n’est vrai ! Car je préfère rêver ou inventer ma vie plutôt que de vivre la mienne.

Pourquoi ? Elle est pas belle, ta vie ?
Oui, mais je trouve que celle que j’invente est plus belle, plus drôle, plus intéressante.

Ce n’est pas une création ?
Non, puisque ça fait déjà un an que je tourne avec. Je la jouerai à Paris à partir du 18 novembre au Théâtre Edouard VII puis je repartirai sur les routes avec escale obligée à Toulon.

Tu fais les choses à l’envers : province puis Paris au lieu du contraire !
Mais tu sais, je n’ai jamais confiance en moi, de ce que j’écris. J’ai toujours des doutes, des insatisfactions. D’abord, lorsque je décide d’écrire un spectacle, j’en écris au moins trois et j’en jette deux… Et même, je ne suis pas sûr du troisième avant de l’avoir testé. Je suis incapable de jouer un spectacle si je n’en suis pas satisfait. Je pense que tout le monde devrait faire comme moi car il faut être fou pour jouer un spectacle que l’on n’aime pas.
Alors, ça met beaucoup de temps pour que je me décide. Et lorsque je suis décidé, c’est la course pour trouver un théâtre à Paris. Je rends fou mon entourage !

Et le cinéma  dans tout ça ?
Là, je ne te dirai pas : comme d’hab’… Quoique… c’est la même chose ! Depuis cinq ans;, je suis sur un scénario. J’ai beaucoup, beaucoup jeté et je pense avoir enfin le bon scénario… dont je suis à la deuxième version ! Mais je crois que c’est la bonne et je pense pouvoir le tourner l’année prochaine.

Tu as l’air très pointilleux !
Je suis très dur avec moi-même, c’est ce que me disent mes amis mais c’est facile à dire,  parce que, si le spectacle ou le film est mauvais, c’est moi qui serai malheureux pas eux. Mais le spectacle qu’on verra à Ramatuelle et à Toulon, je l’adore et je suis donc très content d’avoir jeté les autres !

Toulon est devenu pour toi une halte incontournable ?
Oui, d’abord parce que j’adore ce Théâtre Liberté et surtout parce que Charles Berling est un ami de longue date et, en tournant « Père et fils »,  ça a encore resserré nos liens, des liens très forts. J’ai aussi eu beaucoup de bonheur à jouer avec lui « Inconnu à cette adresse ». C’est donc toujours un grand plaisir que de revenir au Théâtre Liberté.

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Propos recueillis par Jacques Brachet
www.festivalderamatuelle.com – 04 94 79 20 50/12 75
www.theatre-liberte.fr contact@theatre-liberte.fr – 04 98 00 56 76

TOULON THEÂTRE LIBERTE
Une belle saison s’achève, une autre s’annonce tout aussi belle et dense

La saison 2013/2014 du Théâtre Liberté a été belle et riche avec 86% de remplissage, ce qui représente 45.000 spectateurs dont, soulignons-le, 5.300 jeunes.
Aussi, Philippe et Charles Berling et Pascale Boeglin-Rodier, directrice générale nous ont dit, lors de la conférence de presse, leur satisfaction, les résultats étant supérieurs à la saison dernière. Quant au artistes qui viennent au Liberté, ils n’ont qu’une envie : y revenir ! Ce qui est un signe évident
Le public est heureux de faire de belles découvertes et, incités par les tarifs qui n’ont pas changé depuis l’ouverture du théâtre (15€ la place en moyenne), il y reviennent avec plaisir. Ceci grâce aux mécénats qui lui restent fidèles et aux nombreux partenaires ponctuels, sans compter le partenariat d’une cinquantaine d’associations.
Les manifestions qui y sont proposées y sont aussi nombreuses qu’intéressantes, éclectiques et originale et s’adressant à tout public dont les publics familiaux.

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D’ailleurs un intense travail a été fait en direction des scolaires, des étudiants, l’audio description a été mise en place et nombre de facilités ont été faites justement en directions des handicaps divers : langue des signes pour certains spectacles, boucles magnétiques, accessibilité au théâtre. A tel point que, pour la première fois, va être décerné à un théâtre le label « Tourisme et Handicap ».
C’est en tout quelque deux cents manifestations qui ont été proposées avec, en dehors des spectacles, du cinéma, des expositions, des colloques et rencontres, des débats, du numérique et il se trouve que cette pluridisciplinarité plait au public.
Charles Berling ajoute que le théâtre est le vecteur qui permet la discussion sur tous les sujets sociétaux et politiques entre autres en proposant également les désormais fameux « Mardi Liberté », les ateliers théâtre animés par Philippe, les rencontres cinéma, les visites commentées, le club Liberté qui permet d’échanger sur la vie du théâtre, de rencontrer les artistes, créant ainsi des liens.
Nos trois têtes pensantes nous promettent une saison aussi éclectique qu’exigeante et éminemment méditerranéennes comme il se doit avec, en prime, Molière pour la première fois mais aussi GarciaLLorca, Offenbach, Barillet & Gredy, Virgile, Vian, Desnos, des créations en résidence.
De belles têtes d’affiche comme Jane Birkin, Michel Piccoli, Jean-Louis Trintignant, Ariane Ascaride, Angelin Preljocaj, Romane et Richard Bohringer, Nana Mouskouri et Camélia Jordana, Clovis Cornillac, André Dussolier, Ibrahim Maalouf, Enki Bilal, Sophia Aram et bien sur Charles Berling et Michel Boujenah, qui est venu le soir de la fête donnée sur la place de la Liberté et qui nous accordé une interview (Voir rubrique portraits)…
Quant à la Méditerranée, elle sera omniprésente, de la Grèce à l’Italie en passant par la Syrie, le Liban, l’Espagne et encore un peu la Turquie. Beaucoup d’artistes méditerranéens à découvrir et le 12 juin, la venue de notre réalisateur Marseillais Christian Philibert qui a réalisé avec France 3 un très beau film sur le débarquement e Provence.
Cinq « themas » seront proposés : Je suis un animal – Paquebots – La vie rêvée – En famille – Territoire.

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Un énorme travail sera fait autour du harcèlement à l’école avec des courts métrages dans lesquels ont participé Charles Berling, Patrick Bruel, Antoine Dulery…
Bref, encore une grande saison qui s’annonce, très fournie, très diverses qui défend le partage, la mixité, l’intolérance et toujours la  Méditerranée.
Avec toujours la même question en suspens : Quid de l’obtention du label de Scène Nationale ?
Réponse : « Nous l’attendons toujours. Cela fait deux ans que la ministre de la Culture Aurélie Filipetti nous dit : « On s’en occupe » !
Espérons donc qu’elle finira par vraiment le faire !

Jacques Brachet
Photos : nos trois têtes pensantes, Michel qui les rejoint, et une partie de l’équipe du théâtre
04 98 00 56 76 – www.theatre-liberte.fr

JOURNÉE MEDIATION

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La  Journée Médiation du Théâtre Liberté s’est déroulée samedi 31 mai 2014 de 11h à 16h, en présence de Geneviève Lévy, Député du Var et Première Adjointe au Maire en charge de la Politique de la Ville, de Caroline Depallens, Présidente des Centres Sociaux de Toulon, de Daniel Partout, Délégué du Sous-Préfet à la Politique de la Ville. 
Philippe Berling, directeur du Théâtre Liberté, a présenté la politique de médiation du Théâtre et les artistes Tania Shelfan, Pauline Léonet et Julien Bengel, dont la présence à cette journée faisait écho aux actions menées avec chacun d’eux tout au long de la saison.
Cette journée se voulait festive et elle l’a bien été.  Toutes les associations avec lesquelles le Liberté a mené projets et actions culturelles de médiation sur la saison 2013/2014 étaient conviées et environ 180 personnes ont répondu à l’appel.
Pauline Léonet et Julien Bengel, du GOM – Groupe Obsessionnel Minimal, ont tenu un atelier d’initiation au cinéma d’animation en Salle Fanny Ardant. Les participants ont pu y créer un court film d’animation, et créer de courts films d’animation en 3D.

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La danseuse et acrobate Tania Sheflan, de la Compagnie Attention Fragile, a de son côté mené un atelier de découverte du cirque sur le grand plateau de la salle Albert Camus.
Entre midi et deux un grand repas partagé s’est tenu rue Gimelli, qui avait été bloquée à la circulation pour l’occasion.
Une journée réussie, comme en témoignent les messages laissés par les participants aujourd’hui.

 

ETE EN FÊTE A TOULON

Originale façon de présenter la saison estivale de Toulon : d’abord un lieu sublime, la Tour Royale. Ensuite un temps mi-figue, mi-raisin qui a fait qu’on n’était pas « encocardé » et que ce léger voile nous plongeait dans une douce ambiance. Enfin, Hubert Falco, maire de Toulon, qui avait fait appel à tous les acteurs de l’été, de l’adjoint à la Culture à l’Office de Tourisme en passant par le service des fêtes et cérémonies, les festivals de musique, de jazz, de rock, le Comité des Fêtes, les services jeunesse et sport, TPM, le Conseil Général, le syndicat des commerçants et nombre d’associations animatrices d’événements de l’été.
Alors que chaque année nous avons droit à un certain nombre de conférences de presse, là, ce fut une seule et unique rencontre avec les artisans de l’été toulonnais. Seul problème : le maire les présenta tous par leur prénom… et l’on n’est pas susceptible de tous les connaître !
Ceci dit, la liste des événements est tellement dense que l’on vous en dira quelques mots et que vous pourrez obtenir tous les détails en vous branchant sur le site de la mairie.*

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« Je suis heureux – nous confie Hubert Falco en préambule – de vous recevoir dans ce haut lieu toulonnais qui appartient aujourd’hui à la ville.
La saison estivale est toujours un moment important dans notre agglomération qui est la capitale du tourisme en France. Toulon est totalement ancrée dans cette activité touristique, dont la renommée est aujourd’hui renforcée par nos champions de France et d’Europe du RCT. Et puis, que ce soient les institutions, les services, les associations, je suis également heureux de voir que tout le monde oeuvre dans le même sens avec cet enthousiasme et nous offre des activités de qualité. Heureux enfin d’avoir pu rassembler tous ces gens qui vont faire passer à nos vacanciers mais aussi aux Toulonnais qui ne partent pas en vacances, un été formidable. »

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 En vrac, nous aurons donc la Fête de la Musique le 21 juin, qui donnera le top départ à deux mois de manifestation non stop, du festival de musique classique qui se déroulera dans des lieux mythiques du 24 juin au 11 juillet et fêtera ses 35 ans, au festival de jazz qui se déroulera du 18 juillet au 8 août et fêtera, lui, ses 25 ans. A souligner que le festival de jazz, l’un des plus haut de gamme de ce type, est le seul festival totalement gratuit, qui envahira toutes les places toulonnaises.
A noter encore que pour la fête de la musique, pas moins de 35 scènes seront disséminées sur les places et dans les rues de Toulon et que 95 formations musicales, la plupart de la région, les investiront .La Nuit des Pêcheurs, le 3 août sera une grande fête où la gastronomie jouera un grand rôle au Fort St Louis. Le bal du 14 juillet sur la place de la Liberté fera suite à la revue militaire traditionnelle et se terminera par le non moins traditionnel feu d’artifice. Le 15 août la revue navale rendra hommage au débarquement en Provence. Le président de la République pourrait y prendre part ainsi que d’autres personnalités. Le lendemain c’est l’extraordinaire patrouille de France, associée à la patrouille Ramex Delta qui survolera notre ville. Grand moment de volige acrobatique, artistique et technique.

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Les plages du Mourillon battront pavillon bleu et à tous les amateurs de soleil et de baignades pourront s’associer les amateurs de lecture grâce aux bibliobus qui parcouront la plage. De nombreuses expositions seront offertes au public, du Musée de la Marine à l’Hôtel des Arts en passant par la Maison de la Photographie, le Musée des Arts Asiatiques, le Musée Jean Aicard…. Le festival Rockorama reviendra pour la sixième année du 4 au 6 juillet avec de la musique non stop de 18h à 20h30, un peu partout dans la ville, recevant groupes français, anglais, allemands, américains. TLN nous proposera  son troisième festival urbain de culture numérique du 10 au 12 juillet, mettant en lumière places et rues et surtout, cette année, l’Opéra de Toulon.
Encore beaucoup d’événements et de manifestations, de belles surprises, de moments joyeux en cet été toulonnais où tous les publics y trouveront leur compte.

Jacques Brachet
*04 94 36 30 00 – www.toulon.frdiretioncommunication@mairie-toulon.fr

 

 

 

LE CANNET DES MAURES : FESTIVAL DU CHIEN ROUGE

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C’est la troisième édition de ce festival au nom original qu’organise le Pôle Culture, Connaissances et découvertes.
Un festival éclectiques puisque mêlant cette anné humour, rock’nroll, raggae et jazz.
Et c’est l’humour qui démarre le festival avec, samedi 12 juillet, l’arrivée tonitruante de François-Xavier Demaison, homme seul en scène et bien accompagné au cinéma puisqu’il va de l’un à l’autre avec une facilité déconcertante.
Ce « presque » Césarisé pour son incarnation de Coluche à l’écran, cet ancien trader américain, vient donc ouvrir le bal avec sa verve, son énergie.
Nikki Hille est la découverte de ce festival. Elle se produira le samedi 19 juillet et déjà, les Etats-Unis et quelques pays d’Europe l’ont déjà découverte. Il était donc temps que la France et notre région écoutent la sublime voix de Nikki Hille qui navigue entre rythm’n blues et rock..
C’est Taïro qui nous offrira une soirée reggae le samedi 2 août.
Beau parcours pour ce jeune franco-marocain  qui s’est fait connaître par la B.O de « Taxi 2″. Membre du groupe One Shot il vit aujourd’hui une carrière sol et, après son succès en novembre 2013 à l’Olympia, il est sacré « Maître du reggae français »  .
Enfin, le festival se terminera le samedi 9 août sur du jazz et par n’importe lequel : John Coltrane et pas avec n’importe qui : Christophe Dal Sasso et Lionel Belmondo qui, avec leur Big Band et pour l’anniversaire du cinquantième anniversaire du chef d’œuvre de Coltrane « Love Supême » nous l’offriront dans son intégralité, en même temps que sortira le disque.
Voilà donc pour les grandes soirées mais le festival nous propose également « Les apéritifs du Chien Rouge » à partager en famille ou entre amis à partir de 19h, avant le concert, à deux pas de l’esplanade du jeu de boules.
Et puis, pour corser un peu l’événement, le Chien Rouge fait son cinéma en proposant, à la Médiathèque du Cannet des Maures, trois soirées « ciné-musicales » avec, à l’affiche le 15 juillet « Le concert » de Radu Milhaileanu avec Mélanie Laurent, le 22 juillet », « Charlie et la chocolaterie » de Mel Stuart avec Gene Wilder, le 5 août, « Autour de minuit » de Bertrand Tavernier avec Dexter Gordon et François Cluzet.
De beau moments pour ce Chien qui de plus en plus rouge de bonheur !

 

www.lecannetdesmaures.com – 04 94 50 35 20

 

Tôle à l’eau en Corse par Stéphane Le Gallais

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Que vous lisiez des revues spécialisées en plongée sous-marine ou que vous arpentiez les festivals d’images en Corse, vous découvrirez sûrement des photographies de Stephan Le Gallais. Des épaves des avions de la seconde guerre mondiale aux galions du XVIème siècle en passant par des rencontres toujours magnifiques et surprenantes avec la faune et la flore, les fonds marins corses n’ont pas de secrets pour ce passionné originaire de Bretagne. Son plus grand plaisir ? Nous faire partager ses découvertes, souvent inaccessibles pour les non-initiés, en les photographiant et filmant de manière authentique et esthétique. Un amoureux de la mer corse.

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Voici donc sa dernière réalisation dans sa série « Tôle à l’eau » une bande dessinée sur « La Corse : Trésor d’épaves ».
Prix : 15 € hors frais de port sur
www.isulasb.fr ou stephanneb@gmail.com

 

OPERA DE TOULON :
CIGALE, FOURMI, GRENOUILLE & COMPAGNIE…

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Sera-ce le dernier ballet que l’Opéra de Toulon présentera ?
Il est en effet fortement question que celui-ci disparaisse faute de moyens, comme, hélas, dans nombres d’opéras de France.
Alors que le ballet est, depuis des décennies, une belle tradition de ce  temple de la musique et de la danse, les temps changent et les moyens financiers s’amoindrissent. Peu à peu les corps de ballet sont les premiers touchés. Toulon est jusqu’ici l’un des seuls à avoir résisté mais il semblerait qu’à la saison prochaine il baisse aussi les bras.
C’est fort dommageable pour la danse mais aussi pour Erick Margouet, le maître de ballet qui a tant donné à cet opéra et nous a prouvé avec talent que la danse et la chorégraphie avaient leur place dans ce temple de la musique et de la danse.
Sans le ballet, l’Opéra sera amputé d’un des plus beaux arts que l’Homme ait créé.
Alors, peut-être pour la dernière fois, irons-nous applaudir cette originale création issue des fameuses fables de la Fontaine : « Cigale, fourmi, grenouille et compagnie », création chorégraphique d’Erick Margouet.

 

« Au départ – nous confie Erick – dans l’enfance, une enseignante de français a su me faire adorer l’étude des fables. Plus tard, à Cordes-sur-Ciel dans le Tarn, un éditeur a réveillé ma passion pour la poésie et les fables en particulier. Il y a quelques années, un fait divers tragique lu dans les journaux, puis le film « Le Cercle Rouge » de Jean-Pierre Melville, avec cette fameuse scène où Yves Montand se débat avec des monstres imaginaires, m’ont donné l’idée d’un spectacle basé sur la richesse morale et poétique des fables de Jean de La Fontaine qui a su mettre en lumière toutes les faces cachées du genre humain ».
Voilà la genèse de ce ballet qui sera proposé :
le samedi 7 juin, 20h00 et le dimanche 8 juin, 14h30
Chorégraphie & costumes Erick Margouet – Scénographie Luc Londiveau
Lumières Marc-Antoine Vellutini
Musique Moondog
Ballet de l’Opéra de Toulon
Avec :
La jeune fille : Alexandra Barakian  – Le clochard Godefroy : Lafargue

« La cigale et la fourmi »
 La cigale :  Mélanie HrenLa fourmi boulangère : Mylène Souteirat
L’apprentie boulangère Coralie Ortéga

« Les femmes et le secret »
Le mari : Gabriel Angel  Sa femme : Virginie Yrle
Les femmes Laure Carré & Cécile Duvauchelle

« L’homme entre deux âges et ses deux maîtresses »
 L’homme : Laurent Pichon  Les maîtresses : Mylène Souteirat & Amélie Torrès
« Les grenouilles qui demandent un roi »
Les grenouilles : Jonathan Bailleux – Mélanie Hren – Coralie Ortéga & Cécile Duvauchelle  La grue : Pietro Lattanzio  Le soliveau : Gaël Alamargot
« Le lion amoureux »
Le lion : Konstantin Neroslov  La jeune fille : Laure Carré  Le père : Sébastien Mata  Les chasseurs : Gabriel Angel – Gaël Alarmagot & Laurent Pichon
La mort et le bûcheron –
 La mort : Amélie Torrès  Le bûcheron : Godefroy Lafargue  – La jeune fille :  Alexandra Barakian
www.operadetoulon.fr

JB

 

CARQUEIRANNE : « IN SITU » 2O14

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Faux mensonges, presque vérités » :
C’est le thème qui sera abordé cette année à Carqueiranne dans le désormais traditionnel festival de théâtre « In Situ », un festival, comme son nom l’indique, dédié au théâtre et qui mêle à la fois d’artistes prestigieux et des compagnie théâtrales de haut niveau.
Du 25 juillet au 14 août, se dérouleront des pièces, du drame à la comédie, du moderne au classique sur ce thème qui est l’essence même du théâtre : les mensonges et la vérité, le réel et l’imaginaire, des situations de tous les jours transcendées par le talents d’auteurs, de comédiens entre autres, dans ce lieu magnifique au décors bien réel puisque naturel du fort de la Bayarde.
Ce sera la quinzième édition et le parrain de cette manifestation, le génial Francis Huster, sera bien sûr, une fois encore, de la partie en présentant « Lorenzaccio » d’Alfred de Musset. Lui qui a été ce personnage, il y a quelques années, le met aujourd’hui en scène avec sa troupe fidèle de merveilleux comédiens. Il sera quand même sur scène puisqu’il s’est choisi le rôle du narrateur et, auprès de lui, l’une de ses filles, Elisa ou Toscane, puisque toutes deux ont décidé de suivre le chemin de leurs célèbres parents, Francis et Christiana Réali.
Parmi les grands moments, la venue de la pétillante Alexandra Lamy qui sera une « one woman » à trois têtes puisque dans « La vénus au phacochère » elle incarne à elle seule trois personnages.
Trois personnages plus une : c’est le retour des 4 mousquetaires, j’ai nommé Philippe Lellouche, comédien et auteur de « L’appel de Londres » avec à ses côtés ses inséparables complices : sa femme, Vanessa Demouy, David Brécourt et Christian Vadim. Et puis, du classique Molière au moderne Eric-Emmanuel Schmitt, de belles compagnies nous offriront de grands moments de comédies, de drames, sur ce thème éternel du mensonge et de la vérité.
Bref, le théâtre, le beau, le grand, le divertissant pour tous les amateurs de cet art, dans un festival unique dans la région.
C’est à Carqueiranne que ça se passe.

Jacques Brachet

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Seront donc à l’affiche : « l’Appel de Londres » de Philippe Lellouche, « J’aime beaucoup ce que vous faites » de Carole Greep, « La Vénus au Phacochère » de Christian Simeon, « Train fantôme » de Gérald Sibleyras et Éric Métayer, « Variations énigmatiques » d’Éric-Emmanuel Schmitt, « Les précieuses ridicules » , « Les femmes savantes » de Molière, « Lorenzaccio » d’Alfred de Musset, « La jeune fille et la mort » d’Ariel Dorfman, « La vérité » de Florian Zeller, « Affreux, bêtes et pédants : une satyre de la vie culturelle française » de la Compagnie Les Dramaticules, et enfin, reprise de l’un des succès de l’année 2013 « Madame est morte ! » de Michel Heim.

Réservations obligatoires :
Du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h au 04 94 01 40 26 ou 04 94 01 40 46
Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 15h à 18h le samedi de 9h à 12h au 04 94 01 37 66.
Site Internet : www.theatreinsitu.com

Photos :
Les 4 mousquetaires venus déjà l’an derniers, récidivent. Francis avec ses deux filles « in situ ».