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STONE… Vive la chanson !

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Stone, je l’ai évidemment rencontrée… avec Charden !
C’était sur la tournée «Inventaire 66», qui réunissait quelques jeunes chanteurs prometteurs. Il y avait Michel Delpech, Pascal Danel, Stone et Charden, Noël Deschamps et quelques autres artistes qui n’ont fait que passer comme Pussy Cat ou Karine…
On devait se retrouver avec Claude François et Topaloff puis sur une tournée de folie où tous deux partageaient la vedette avec d’autres amis, C.Jérôme, Michel Jonasz… et Charlotte Jullian !
Quelques années passent avant qu’on se retrouve sur les tournées «Âge Tendre»
Embrassades et rires avec Stone, Charden restant un peu en retrait et lorsque je propose à Stone une interview, Charden, qui n’avait pas encore dit un mot, a une réaction étonnante : «Si c’est pour parler de moi, OK si c’est pour parler de Stone et Charden, la page est tournée»
J’ai d’abord cru qu’il plaisantait car alors, que faisait-il sur cette tournée ?
Mais il était sérieux et c’est donc en tête à tête avec Stone, vite rejoint par son sympathique second mari, Mario d’Alba, que je me retrouve et qu’on se retrouve comme si on ne s’était jamais quitté.
Du coup, organisant à St Raphaël «Stars en cuisine», j’invite Annie (son prénom) et Mario à y participer. Et là encore, on s’est bien marré.

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Avec Charden – Avec mario

Il y eut beaucoup d’autres rencontres, avec Michèle Torr, à Partuis sur des fêtes du livre lorsqu’elle a sorti sa bio, en tournée théâtrale avec «Les trois Jeanne» et une autre pièce où l’on retrouvait aussi Sophie Darel «Le clan des veuves»….
Le succès du couple Stone & Charden a été tellement fort durant quelques années, qu’on oublie qu’elle a quand même fait un grand nombre de disques en solo. D’ailleurs, sur «Inventaire 66», elle était déjà avec Charden mais ne chantait pas encore avec lui.
Il était donc nécessaire que Marianne Melody regroupe toutes ses chansons pour nous les offrir sur un double CD où sont regroupées… 50 chansons !
Des chansons que pour certaines, on avait oublié et qu’en écoutant, on se dit : «Ah, mais c’est vrai qu’elle a chanté ça !».
C’est ainsi que nous reviennent en tête «Le jour, la nuit», «Fille ou garçon», «Baby Stone»,
«Vive la France» qu’elle a d’ailleurs reprise ave Charden par la suite, et bien d’autres encore qui d’ailleurs ne sont pas toutes signées Charden., mais Monty, Jean-Michel Rivat, Serge Gainsbourg (Un drôle de «Buffalo Bill !»), Billy Nencioli, Ralph Bernet,  Frédéric Botton,, l’incontournable Didier Barbelivien, Billy Bridge, Jean-Marc Rivière et bien d’autres faiseurs de tubes qui ont fait les beaux jours de nos années sixties.
Même si Stone & Charden, ce sont les années 70 qui en ont fait des machines à tubes !
Et si, après leur séparation, Stone a continué en solo  jusqu’en 86 et où son mari, Mario d’Alba, lui a écrit quelques chansons.
On est donc heureux, pour les plus de…50 ans que nous sommes devenus, de retrouver notre Stone qui ne vieillit pas, qui est toujours aussi rayonnante, même si elle nous annonce sa mort prochaine en riant ! En effet, un médium l’avait prévue en 2017 !!!
Mais elle est heureusement toujours là et c’est toujours un plaisir que de la retrouver.

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«Annie, n’est-ce pas un peu pesant d’âtre toujours considérée comme une entité, une sorte d’aigle à deux têtes ?
Tu sais, ça n’a duré que quatre ans, de 71 à 75, mais quatre années intenses sans un jour de relâche et de respiration où la vie d’artistes et la vie de couple était si liée qu’à un moment on a vraiment eu besoin de respirer chacun de son côté.
Le principal est que, grâce aux enfants, on se soit quitté sans haine et qu’on ait pu, par la suite, se retrouver sereinement et sans bagarre. Moi j’ai varié les plaisirs en chantant, en jouant au théâtre, en écrivant une pièce pour Charlotte Julian. Je voulais me diversifier et surtout prendre le temps de vivre pendant qu’Éric vivait l’œuvre de sa vie avec «Mayflower». Et puis, lorsqu’un producteur nous a parlé d’une compil’ et d’un retour sur scène, au départ on n’y a pas cru. On a donc commencé à faire des télés promo puis, ponctuellement, des spectacles et l’on s’est rendu compte que ça marchait bien. Du coup, Mario a pris les choses en main et c’est reparti… comme en 74 !
Drucker, Sevran, tout le monde nous a rappelés, les disques se sont vendus à une vitesse vertigineuse On était bien entourés par Charles Talar, Jean-Pierre Pasqualini, le patron du magazine «Platine».

Lors de notre dernière rencontre à Pertuis, avec Michèle Torr, elle me disait curieusement : «Je n’ai pas de répertoire seule et ce n’est pas aujourd’hui que je vais m’en faire un, et chanter de nouvelles chansons, de faire un disque… Je me vois mal reprendre toutes ces chansons qui datent de ma jeunesse. Ca n’intéresse plus personne car déjà, plus personne n’achète de disques et on vit dans la nostalgie. Vois le nombre de chanteurs qui font des compilations, des remix, des duos avec d’anciens succès. Nous l’avons d’ailleurs fait avec Charden.
Et ça a marché !
C’est vrai mais Stone et Charden, ça fait partie de l’inconscient collectif, ça représente une époque, des chansons qui ne meurent pas, qui sont dans la nostalgie des gens de notre génération.

Christian SERVANDIER 8 10

Aujourd’hui, avec cet album, on se rend compte de toutes les chansons que tu a enregistrées seule !
Tu sais, ça a duré cinq ans et à l’époque, on faisait quatre 45 tours de quatre chansons par an. Du coup ça en fait beaucoup…
C’est toi qui en as eu l’idée ?
Pas du tout ! C’est Marianne Melody qui l’a eu et j’ai dit OK… à condition de ne rien faire ! Ils ont fait un travail de fou, recherchant toutes les chansons dont je ne me rappelle pas du quart, ils ont traité les contrats… Je n’ai rien fait. D’ailleurs, tu sais à l’époque, quand on sortait quatre chansons par saison, c’était une chance que d’avoir un tube dessus. Et puis du coup, beaucoup ne sont pas intéressantes car il fallait les trouver, ces chansons ! A te dire vrai, j’ai dit oui parce je sais que ce côté collector plaît aux fans.
Tu avais quand même de beaux auteurs et compositeurs !
C’est vrai mais c’était souvent aux même qu’on faisait appel. A cette époque, toute une génération est née. Beaucoup de chansons  étaient des adaptations mais ça ne plaisait pas beaucoup à Éric. Il disait que les français étaient aussi capables d’écrire des chansons. Il y en a donc beaucoup signées de lui.
Du coup, tu vas les rechanter ?
Tu sais, aujourd’hui, on continue à faire des petits galas parce qu’on nous demande. Sinon, je ne suis pas moi-même demandeuse, Je vis à la campagne et je ne refuse pas d’aller chanter lorsqu’on m’appelle. J’y retrouve souvent des copains Alors je chante surtout les succès qu’on a eu avec Éric. Sa voix est enregistrée sur bande et je chante en direct ma partition. Puis je chante quelques chansons, accompagné par Mario à la guitare.
Les dernières fois que nous avons chanté ensemble avec Éric c’était sur les Tournées Âge Tendre. Puis il a voulu tout arrêter et on a juste fait ce dernier disque en duo avant qu’il ne disparaisse.
Mais j’ai continué à avoir des demandes. Après, j’ai aussi varié les plaisirs. Jusqu’à ce que tout s’arrête presque deux ans avec le Covid. Aujourd’hui ça reprend un peu.
Et le théâtre ?
Pour le moment, ce qu’on me propose n’est pas très intéressant. Et puis je dois dire que le théâtre, c’est du boulot et du stress et comme je suis un peu fainéante… je ne cherche pas vraiment !
Je suppose que, même à la campagne, tu as quelques projets ?
Oui, j’ai rencontré Christian Lebon qui organisait des concours de jeunes chanteurs francophones et qui a repris le Chorus Café qui fut à Guy Mardel puis à Pascal Danel. Il reprend donc la formuler et organise des soirées «guests» où il fait venir tous les copains… Dont moi !
Dimanche dernier, c’était blindé !
Ca va faire dix ans qu’Éric nous a quitté… y a-t-il des choses qui vont se passer ?
C’est mon fils qui va s’occuper de ça. Il a un site face book et il a eu l’idée de me faire enregistrer avec lui «L’aventura». En deux jours on a eu 7.000 vues ! Du coup, on va en faire d’autres. Tu te rends compte, il a déjà 50 ans ! Il organisera aussi dans une salle à Paris, une soirée hommage avec quelques amis qui viendront chanter. Je le laisse faire !
Alors te voilà à la campagne ?
Oui, par la force des choses. Tu sais que nous habitons tous ensemble et les enfants ont voulu rénover et agrandir la maison. Du coup, ils nous ont envoyé à la campagne ! Mais on y est très bien.»

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier et Jacques Brachet

La Seyne-sur-Mer : Art Bop au Fort Napoléon

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Oyez ! Oyez ! Amateurs de jazz de tous les pays. Art Bop reprend ses activités dans ce temple du jazz qu’est le Fort Napoléon. Et ça redémarre plein swing avec la violoniste Florence Fourcade.
Florence Fourcade est une habituée du var, nous l’avons vue et entendue à Jazz à La Cadière, créé par le regretté Jacques Jullien, avec son quartette Mademoiselle Swing, et au festival de Jazz à Toulon avec Christian Escoudé, entre autres lieux.
C’est une violoniste dans la tradition swing de Stéphane Grappelli, avec un tempérament de feu, elle chauffe, groove, et galvanise ses musiciens. Elle sait aussi être tendre et délicate. Elle a joué avec un nombre impressionnant de jazzmen et women de haute volée, depuis plusieurs décennies. C’est dire.
Elle s’est entourée d’excellents musiciens qui rôdent dans le coin, et que tous les fans connaissent. Claude Basso à la guitare, grand soliste, qui sait aussi écouter, suivre et provoquer le soliste. Hubert Rousselet à la contrebasse, que je ne connais pas, mais si Florence l’a choisi c’est qu’il est à la hauteur. Thierry Larosa, certainement l’un des meilleurs batteurs de l’Hexagone. Voilà de quoi faire un quartette explosif. Concert à ne pas manquer.
Venez fêter les retrouvailles avec le Fort et ses animateurs acharnés à durer. Ce sera une bonne façon d’oublier cette Covid, même s’il faut présenter le passe sanitaire. J’ajoute qu’on peut aussi trinquer à la pause.

Serge Baudot
Vendredi 15 octobre 2021 : ouverture des portes à 21h, concert à 21h30
Renseignements : tel : 06 87 71 59 30 michel.legat@orange.fr


ATEF, « The Voice » dix ans après

ATEF

Atef, c’est ce Toulonnais à la voix d’ange qui nous avait sidéré et mis le frisson lors de la première saison de l’émission «The Voice». Les quatre fauteuils s’étaient retournés et il avait choisi Garou comme coach. Il était arrivé en demi-finale.
Puis, durant dix ans, il n’a pas arrêté de chanter, a fait des galas, des tournées, un disque en anglais «Perfect stranger», enregistré à Londres où il est un peu chez lui et puis… comme tous les artistes, le Covid l’a confiné et la musique a disparu.
Et quelle surprise de le retrouver dans «The Voice», pour les dix ans de l’émission intitulée pour l’événement «The Voice all stars».
Devant cinq coaches, sont revenus tous ceux qui ont marqué l’émission durant ces dix années. Certains coaches n’ont pas reconnu quelques artistes mais la voix unique d’Atef  les a fait se retourner et c’est Patrick Fiori qui l’a remporté.
Un marseillais, un toulonnais, ça ne pouvait que s’entendre.
Ne l’ayant jamais perdu de vue, sauf durant ces mois interminables, je retrouvais cet air d’adolescent timide (malgré son grand âge !) et c’est donc avec plaisir que je le retrouve inchangé, toujours aussi gentil et volubile. On revient sur son parcours original, loin des rumeurs de la ville dans le petit village varois du Revest où il a choisi de se poser, entre montagnes (enfin, les nôtres !), nature et barrage… un peu à secs en ce moment.
Un havre de paix qu’il a arrangé avec goût, où il vit avec sa famille et où il s’est installé un studio.

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Dix ans séparent ces 2 photos

Alors Atef, comment as-tu vécu ces mois d’enfermement ?
Très mal ! Presque deux ans sans concerts… Un drame !
Depuis dix-sept ans que je chante, c’est la première fois que je m’arrête aussi longtemps. Mais de chez moi, j’ai sévi sur les réseaux sociaux !
On va y revenir mais parlons de l’actualité : comment t’es-tu retrouvé sur «The Voice» ?
Tout simplement parce que la production m’a appelé pour me parler de cet anniversaire qui, au départ, ne devaire l’objet que d’une seule soirée. J’ai été appelé l’un des premiers et j’ai dit oui tout de suite. Après, ça s’est un peu compliqué pour la prod’.
C’est-à-dire ?
Ils ont appelé un nombre incroyable de candidats qui avaient été sélectionnés… qui ont tous dit oui ! Du coup, ils se sont retrouvés à sélectionner 60 candidats qui, évidemment, ne pouvaient pas tous passer dans la même soirée. Du coup, ils ont fait une saison spéciale avec cinq coaches et ça s’est transformé en trois étapes d’auditions à l’aveugle ou chaque coach a choisi dix candidats.
Pour moi, les auditions à l’aveugle se sont bien passées puisque quatre coaches se sont retournés.

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Alors, la question : Et si personne ne s’était retourné, comment l’aurais-tu vécu ?
Assez mal et crois-moi, j’avais un stress pas possible, plus que pour la première audition ! C’était comme si je sautais en parachute sans savoir s’il allait s’ouvrir ! Et puis, je me suis dit qu’on prend tous les jours des risques pour des choses plus graves. Sans compter que j’avais la possibilité de ne pas faire diffuser ma prestation. Donc…
Tu as donc recommencé le même circuit ?
Non, car cette fois, nous faisons simplement partie d’une équipe et chaque chanteur d’une équipe s’est affronté avec le chanteur d’une autre équipe lors de la cross battle .j’étais dans l’équipe de Patrick Fiori. Le truc un peu stressant c’est qu’on ne savait pas avec qui on allait chanter par contre, cette fois, on pouvait choisir la chanson. Souvent les coaches te donnaient des titres que tu ne sentais pas, qui n’allaient ni avec ta voix, ni avec ton style. Là, on a pu choisir.
On l’a su deux jours avant, afin de pouvoir répéter.
Et alors ?
Alors… Tu ne sauras rien ! Je n’ai pas le droit d’en parler, j’ai signé un contrat et si je divulgue quelque chose, j’ai une amende de 30.000€ ! Donc… tu attendras !
Bon, alors parlons d’autre chose : tes projets ?
Ca… je peux en parler !
Je prépare mon second album, cette fois en français. Il devrait s’intituler «Le soleil se lève». Le single est sorti, accompagné d’un clip signé Jill Coulon. C’est l’histoire d’un couple qui tente de traverser la Méditerranée. C’est à la fois humaniste et poétique et tout l’album sera de la même veine, parlant de sujets actuels et d’humanité, sur des musiques des pays du monde  comme l’Afrique, l’Amérique du Sud, des rythmes que j’aime. J’ai écrit textes et musiques.

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Tout à l’heure tu nous parlais des réseaux sociaux… Qu’y as-tu fait ?
J’ai enregistré des chansons en anglais et en français que je mettais en ligne au fur et à mesure. Ça a beaucoup plu à mes abonnés, du coup j’ai eu envie de leur faire un cadeau. J’en ai fait un double album que je leur offre s’ils le veulent. J’ai trouvé ça sympa, ça renforce les liens. J’en ai aussi tiré un single avec la chanson de Daniel Lavoie : «Ils s’aiment», que j’adore.
Et puis, à côté de ça, j’ai écrit une musique pour une pièce de théâtre de Cyril Lecomte qu’il joue aussi, mise en scène par Simon Abkarian, qui travaillent sur l’événement régional «Marseillons».
Du coup, j’ai créé ma propre maison de production ».
Comme on le voit, «The Voice» mène à tout lorsqu’on a du talent, c’est juste un super éclairage, accélérateur de celui-ci et notre Atef n’en manque pas !
Mais comme il n’a rien voulu divulguer, rendez-vous très vite sur l’émission pour voir comment l’aventure a continué pour lui.

Jacques Brachet
Photocreations.fr




Toulon – Conservatoire TPM : Entre Bach et Preljocaj

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Enfin une nouvelle belle saison se présente à l’horizon de la rentrée 2020/2021, en espérant qu’elle ne sera pas, une fois encore, perturbée par ce sinistre virus qui nous a empêchés, l’an dernier, de vivre de magnifiques moments culturels.
Et pour le Conservatoire, tout se présente bien avec, en ouverture, le huitième festival d’automne, qui se déroulera du 25 novembre au 18 décembre.
L’année dernière, le Festival d’Automne devait célébrer le 250ème anniversaire de Ludwig van Beethoven, le plus génial des compositeurs. C’est donc cette année que sera célébré… son 251ème anniversaire !
Douze évènements gratuits (concerts, spectacles, conférences et scolaires) seront ainsi donnés sur la Métropole TPM.
Tout au long de l’année, des actions hors-les-murs, des partenariats avec les institutions culturelles, des ateliers et actions artistiques originales seront proposés, de Toulon à Hyères, en passant par La Crau, la Garde, la Seyne, la Valette, le Pradet, Ollioules.
Depuis maintenant six saisons, le Conservatoire TPM s’associe pour tout un trimestre à un invité d’honneur extérieur à l’établissement. Ce temps singulier, intitulé «Transmission», favorise notamment la mise en place de propositions atypiques d’envergure, le plus souvent en partenariat avec d’autres structures culturelles ou d’enseignement artistique.
Après Barre Phillips, André Gabriel, Rhys Chatham et Jean-François Zygel, Macha Makeïeff, Angelin Preljocaj sera l’hôte du Conservatoire en janvier et mars 2022.

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Danseur, chorégraphe de renommée mondiale, Angelin Preljocaj a créé plus de 50 pièces, du solo aux grandes formes. Ses créations sont reprises au répertoire de nombreuses compagnies (Scala de Milan, New York City Ballet), Dont il reçoit également de nombreuses commandes. Il a fondé en 1984 le célèbre ballet Preljocaj et dirige le centre national chorégraphique du Pavillon Noir à Aix-en-Provence. Mais n’oublions pas qu’Anjelin a fait ses armes et présenté ses premiers ballets à Châteauvallon.

Beethoven superstar
L’œuvre de ce compositeur étant gigantesque, elle peut se conjuguer à tous les temps et du coup, chaque commune choisira un thème en concerts, danse, conférences…
L’Espace des Arts du Pradet a choisi «Dialogue entre vent et piano» le 25 novembre 20h30, un concerto pour piano et orchestre dont Bruno Peterchmitt a réalisé l’arrangement.
Le 26 novembre 20h30, le thème sera : «Prélude et grande fugue pour quatuor et corps de ballet» ce dernier sera le Ballet Junior du Conservatoire, sur une chorégraphie de Nicole Vivier.
La Bibliothèque Chalucet recevra, le 28 novembre à 15h, Sébastien Petitjean pour une conférence sur le thème : «Beethoven et après ?».
C’est au Théâtre Marélios de la Valette que seront présentées, le 1er décembre à 20h30, trois œuvres originales pour deux cors et quatuor à cordes, datées de 1787, intitulée : «de Vienne à Munich»
Au Zénith Live, nous pourrons assister le 3 décembre à 19h, à un concert, «Enfance» donné par les élèves de musique ancienne et contemporaine.
Nous irons au Gymnase du Vallon d’Ollioules le 4 décembre à 20h30 pour un concert d’harmonie et musiques de films des orchestres d’harmonie d’Ollioules et de Toulon Var Méditerranée.
Rencontre avec Beethoven et Schubert, avec un concert donné le 6 décembre à 14h30 à l’Eglise Anglicane de Hyères.
«Sons, voix et mouvements», thème choisi par Martial Robert et Sylvie Levadoux et les élèves du Ballet Junior, le mercredi 8 décembre à 14h30, au Conservatoire du Pradet.
Beethoven et le jazz ? Oui, c’est possible. C’est ce qui nous sera prouvé à l’Espace Culturel Tisot le 10 décembre à 20h30 où Franck Pantin et ses acolytes nous offriront un concert où se mêleront jazz contemporain et musique classique intitulé «Beethoven’s Blue Third»
Nous voilà au Liberté à Toulon le 14 décembre à 20h30, qui recevra un concert «Fantaisies sur Beethoven» avec le magnifique Jean-François Zygel.
Et nous terminerons ce périple musical, salle Mauric à la Crau le 17 décembre à 20h30 et au Palais Neptune de Toulon le 18 décembre à 20h30 avec l’Orchestre Symphonique du Conservatoire TPM, sur le thème «Beethoven dans tous ses états».
Et c’est le cas, Beethoven éclatera en mille éclats de joie dans toute la région TPM.

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Anjelin Preljocaj – Jean-François Zygel

Anjelin Preljocaj
Cet incroyable danseur et chorégraphe sera donc l’invité exceptionnel de cette saison.
Retour à sa «presque» maison pour celui qui a fait le tour du monde, de l’Opéra de Paris à la Scala de Milan en passant par le New York City Ballet, avec ses plus de cinquante créations, qui a travaillé avec les plus grands chorégraphes internationaux, donc on ne compte plus le nombre de prix, récompenses, de médailles qu’il a reçu.
Il s’est installé au Pavillon Noir d’Aix-en-Provence avec 25 danseurs et, entre ses créations et ses voyages autour du monde, il a eu le temps de nous offrir un film magique : «Polina, danser sa vie» en 2016, où, outre cette petite merveille qu’était la jeune Anastasia Slevtsova, il avait fait danser Juliette Binoche, qui nous prouvait aussi ses talents de danseuse.

Durant toute cette année donc, concerts, ballets, rencontres, conférences, stages seront disséminés dans les communes varoises, dans des lieux plein de beauté et de magie, dont deux événement exceptionnels :
Des concerte au sommet du Faron, durant le Festival de Musique de Toulon et du Var.
Un concert aquatique de l’Orchestre Symphonique du Conservatoire TPM accompagnant les danseuses-nageuses du club de natation synchronisée d’Hyères. Ce concert aura lieu à la piscine du Port Marchand en juillet 2022.

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A noter que tous les spectacles sont gratuits à condition de réserver : 04 94 93 34 56
Jacques Brachet


Souvenirs, souvenirs !

Michel ORSO (Pitt Musique)
Nous sommes en 1966. J’ai 20 ans et je viens de rentrer à Var Matin.
Arrive un jour un garçon au sourire ravageur, à l’accent bien de chez nous, avec, sous le bras un 45 tours (Oui, ça existait à l’époque !). Je travaillais pour la rubrique 15/20, 4 pages insérées dans le journal, tous les jeudis, alors jour libéré de l’école et réservées aux jeunes.
Bon, il avait passé les 15/20 puisqu’il avait déjà 30 ans et c’était déjà vieux pour les «yéyés» mais avec «Angélique», il allait monter direct dans les hit parades. C’était Michel Orso.
Je fis donc l’un des premiers papiers qu’il eut dans sa carrière qui promettait.
Pourquoi, après quelques autres succès comme «Ma vérité», «Sans toi», l’ami Michel disparut-il de la circulation ? Il n’en parle guère.
Et le voilà qui renaît avec les «Tournées Age Tendre» et que durant dix ans, il fera un tabac chaque soir, retrouvant le succès avec jubilation, chantant du Bécaud, qui a toujours été son idole, se démenant comme un beau diable, sautant dans la salle retrouver le public… «Public, je t’aime», criait-il entre deux chansons. Et il était difficile de le faire sortir de scène.
75 ans alors, bon pied, bon œil, bonne voix et énergie à revendre. Il avait tellement attendu ça depuis des années ! Et ainsi l’on renoua… après quelques décennies.
Il retrouvait ses copains d’alors, de Frank Alamo à Michèle Torr et il était le plus heureux.
Il n’eut pas une vie facile, sortant de l’orphelinat pour faire de multiples métiers puis, admirateur de Bécaud, il se mit à chanter dans les fêtes, les anniversaires, les mariages.
Jusqu’à cette fameuse Angélique qui changea sa vie pour quelque temps.
Depuis ces années Age Tendre, il a repris vie, il rechante et voici qu’à 85 ans, après quelques ennuis de santé, il revient avec un single… et un prénom ! Il nous propose un beau slow comme on n’en entend plus beaucoup de nos jours et s’adresse à «Laetitia» (Pas celle que vous croyez !) et surtout à une star qu’il admire pour tout ce qu’elle a fait pour la nature et les animaux : «Madame Bardot, Madame». Hommage à l’artiste et ode à la nature qu’il voit s’abimer de jour en jour.
D’ailleurs, Brigitte Bardot très émue, lui a adressé un très joli message.
CD plein d’émotion et la voix est toujours là.
A noter qu’au verso de la pochette, la photo est signée… Jacques Brachet !
Erreur et rectification : elle est de Christian Servandier, mon ami et complice de nombre de mes reportages et de tous ceux réalisés durant toutes ces années Age Tendre.
Ami Michel, si tu passes dans le coin… N’oublie pas, on est toujours là l

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Enfants de tous pays (Marianne Mélodie)
«Enfants de tous pays» est un énorme succès d’Enrico Macias qui donne le titre à cet album dont la chanson ouvre le premier CD, qui regroupe 43 chansons de chanteurs différents, qui chantent des succès  qui ont tous rapport à la différence de couleurs, à la paix dans le monde, qui prône la fraternité, l’amour qui sont aujourd’hui bafoués dans le monde.
Un double album qui fait du bien où l’on retrouve avec plaisir et nostalgie, de magnifiques chansons, toutes époques confondues, ces sujets étant hélas de toutes générations.
Les citer toutes serait une interminable litanie mais citons par exemple : «Né quelque part» de Maxime le Forestier mais superbement chantée par Juliette Gréco, «Ma yiddish môme», duo inattendu de Régine et Fanny Ardant, autre duo : «Manhattan-Kaboul» de Renaud et Axelle Red, «Multiraciale et pluriculturelle», chanson peu connue de Michel Delpech, «Is sont tombés» d’Aznavour, «Si Marianne était black» de Philippe Lavil, «l’Aziza» de Daniel Balavoine, «Color Gitano» de Kendji Girac… chanteurs de toutes générations de Johnny à Béart, en passant par Nougaro, Pia Colombo, Duteil, Adamo, Souchon, la fameuse chanson de Demis Roussos «On écrit sur les murs»… Jolie émotion que de retrouver tous ces succès qui prônent de belles valeurs qu’on n’a pas le droit de perdre.
Une belle initiative de Marianne Mélodie qui nous propose toujours des belles surprises.
Une précision, 1 euro sera reversé à l’association Licra (Ligue Internationale contre le racisme et l’antisémitisme par CD vendu.

Jacques Brachet


Toulon… Jean-Marc BARR à l’eau !

JEAN-MARC BARR

Ce 11 septembre a été le jour des retrouvailles.
D’abord, l’après-midi, c’est à l’anse Pipady, située derrière la Tour Royale au Mourillon, que l’ami Jean-Marc Barr nous avait conviés. Il y proposait sa journée musique subaquatique dont il nous avait parlé quelques jours auparavant au Liberté (Voir article) et on le retrouvait sous une chaleur caniculaire, nous habillés, lui à poil, avec son ami le musicien et compositeur Michel Rodolfi.
Une plage noire de monde où Jean-Marc se balade, heureux comme… un poisson dans l’eau,  souriant et parlant en toute simplicité avec les gens venus lui faire une photo ou un selfie et lui s’y prêtant avec son habituelle gentillesse.
Etant donné qu’on n’avait pu faire que quelques photos sur la place de la Liberté, il nous avait proposé de faire quelques dans son élément : l’eau.

JEAN-MARC BARR JEAN-MARC BARR

Et voilà notre photographe crapahutant sur les rochers pour faire des photos avec le fameux tee-shirt de ce bel événement «Sea of sound» puis se prêtant à un déshabillage pour glisser (dans tout le sens du terme, tant il y a de pierres et d’algues) dans cette eau qui lui est devenue aussi habituelle que la terre ferme !
Michel Rodolfi est venu l’y rejoindre pour quelques photos, les baigneurs profitant de l’aubaine pour faire de même, Jean-Marc s’y pliant avec patience et son éternel sourire en toute simplicité.
Malgré cette chaleur, il fallut bien le laisser travailler et quant à nous, de notre côté, deux autres rendez-vous nous attendaient.
Promesse de se revoir bientôt avec Jean-Marc devenu un ami au fil des 20 ans de rencontres datant du «Grand Bleu».

Jacques Brachet
Photocreations.fr



ZIZE-Alain TURBAN
Quand Marseille rencontre Montmartre via l’Ardèche

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Thierry Wilson alias Zize du Panier est de Marseille
Alain Turbanovitch, alias Turban, est de Montmartre mais il a, tout comme moi le cœur en Ardèche où il avait une discothèque à Lavilledieu et où il vit en partie dans sa maison de Ruoms. Auteur du tube «Santa Monica» il a aussi collaboré avec de nombreux artistes : Michèle Torr, Annie Cordy, Michaël Jones,  Jean-Jacques Goldman, Herbert Léonard, Michou et Gilles Dreu entre autres.
Avec Zize, nous nous rencontrons souvent entre Nice et Marseille, où elle tourne avec son dernier spectacle «La famille Mamma mia»
Quant à Alain, je lui fais de temps en temps une visite à Ruoms l’été.
Tous deux sont amis de longue date et nous nous sommes tous retrouvés, il y a quelques temps au Casino de Vals les Bains où tous deux étaient jurés de «Super mamies» avec un autre complice : Gilles Dreu.
Les années passent, les amitiés restent et voici que Zize, qui a aujourd’hui conquis la France avec son bel accent bien de chez nous, se met à chanter. Et c’est carrément un CD de 15 chansons drôlissimes, énergiques et dansantes, signées… Alain Turban et Mario Santageli et arrangées par Frédéric Andrews.
On peut entendre «Faites chauffer la colle» qui évoque un nombre de chansons populaires, de «Tata Yoyo» à  «La chenille» en passant par «Le rire du sergent», «La Macarena», «Big bisou», «Le papa pingouin» et plein d’autres titres qui ont fait les beaux jours des «balettis», des mariages et des événements festifs.
Après le fameux zizi que Pierre Perret a évoqué sous toutes ses formes, voici que Zize nous parle des «Gros nénés», des bonnets A aux bonnets M en passant par les bonnets blancs ! Irrésistible.
Plus évocateur encore et très coquin «J’aime tes rouleaux de printemps». Inutile de vous préciser de quoi il est question. Emprunté chez Prévert (aurait-il apprécié, lui qui avait beaucoup d’humour ?) «Je suis comme je suis», où elle nous chante sa vie d’artiste, de «Reine des cagoles» «sexygénaire» et le CD se termine par une chanson très émouvante que Zize a composé pour parler de ce qu’elle a vécu : «Ma différence».
C’est festif, on s’éclate, on danse, on passe un bon moment de rire ensoleillé avec cet accent qu’aujourd’hui tout le monde connaît, celui de notre Zize devenue nationale.
Qu’on se le Zize !!!

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Rencontres
Il fallait bien que j’en parle avec mon marseillais et mon parigot-ardéchois Alain Turban !
Alain, dans sa campagne, ne sort que pour aller chanter en ces temps de Covid dont, me dit-il, il n’a rien à foutre et se contente de se faire tester plutôt que de se faire vacciner !
Alors, Alain, comment cette idée de faire chanter Zize t’es venue ?
Elle n’est venue ni de moi, ni de Zize. Elle est née chez Michou, qui était un ami commun et où nous nous sommes retrouvés. Et c’est Michou qui m’a lancé : «Pourquoi n’écrirais-tu pas une chanson à Zize ?». L’idée nous a plu à tous les deux et quarante-huit heures après, j’ai proposé «On peut rire de tout», que j’ai écrite avec Mario Santagelli. Zize a aimé, décidé de l’enregistrer et de fil en aiguille, l’idée d’autres chansons est arrivée. Nous en avons finalement écrit douze, orchestrées par mon ami Frédéric Andrews.
Ta version, Thierry ?
Il t’a raconté l’essentiel.
Avec Alain, on se connait depuis les années 90. On s’était rencontrés chez Michou qui était notre ami commun. C’est à l’anniversaire de Michou que celui-ci lui a dit que j’avais envie de chanter depuis longtemps…

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C’était déjà dans ta tête ?
Oui. C’est Coccinelle qui me poussait à le faire. A l’époque j’ai enregistré une chanson mais finalement ça n’a pas abouti. Du coup, Alain m’a  qu’il allait s’y coller… Et le lendemain il m’envoyait le texte de «Faites chauffer la colle» !
C’était juste pour un single ?
Au départ oui  mais on a commencé à en parler avec Alain. Je lui disais que je voulais chanter une chanson sur Marseille, j’avais quelques idées et du coup, Alain s’est lancé…
Alain, Comment s’est fait ce travail à trois ?
A deux surtout car les chansons écrites on les proposait à Zize qui avait bien sûr son mot à dire, qui modifiait quelques trucs, validait ou pas mais elle a accepté toutes les chansons que nous lui avons envoyées. Après quoi on est passé par l’enregistrement, les orchestrations, la voix.
Combien en avez-vous écrit ?
Douze… les douze qui sont sur l’album !
Thierry, en fait tout s’est fait sans vous voir ?
Exactement, moi j’étais toujours par monts et par vaux, lui était souvent en Ardèche. En fait, avec Alain, on se voit surtout à Paris où l’on se retrouve souvent dans sa belle maison avec son épouse qui est une femme adorable.
C’est toi donc, qui donnais les idées de chansons ?
Non, pas vraiment. J’attendais les textes d’Alain, je disais oui ou non, je changeais parfois des mots, des expressions que je ne voyais pas dans la bouche de Zize. Il fallait que ça aille avec le personnage.
Après quoi Mario Santagelli faisait les musiques.

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Il y avait le zizi, non pas de Zize mais de Perret et il y a aujourd’hui les gros nénés de Zize !
J’ai adoré qu’il me propose cette chanson car elle est coquine sans être vulgaire. Comme toutes les chansons car Alain est un poète et même dans des textes drôles il y a cette veine
Y aura-t-il un spectacle autour de ces chansons ?
Alain : Il faudra lui demander ! Lors de quelques dates qu’elle a faites cet été, elle terminait par une chanson. Après, elle fera ce qu’elle voudra. Mais elle a assez de matériel pour faire un mini-concert après son show.
Zize : Effectivement, d’ailleurs nous avons fait un galop d’essai cet été. Nous avons fait quelques dates avec Richard Gardet, qui est le chef d’orchestre de Michèle Torr et qui m’a proposé de faire ce tour sur quelques dates, avec son orchestre. Et ça a très bien marché.
Qui sont tes complices Alain ?
Frédéric Andrews est pianiste classique et jazz, arrangeur et il a accompagné Charles Dumont, Bonnie Tyler, Gérard Lenorman, Jane Manson…
Mario Santagelli est compositeur, arrangeur, pianiste, guitariste… Il a même été choriste.
Il a collaboré avec Bruel, Nicoletta, Charles Trenet, Sacha Distel, Herbert Léonard entre autres.
Aujourd’hui, quelle est votre actualité ?
Zize :
Je prépare un nouveau spectacle intitulé «Sexygénaire», titre d’une chanson de l’album.
Je raconterai des histoires, des choses de ma vie, du CD et j’y mêlerai des chansons de l’album car ça a l’air de plaire aux gens et ça marche. Tous les jours une chanson passe sur Radio Bleu et Laurent Ruquier adore la chanson «J’aime tes rouleaux de printemps»… Va savoir pourquoi !
Alain : Des galas, un spectacle à l’Atelier à Paris le 6 décembre qui s’intitule «Entre la terre et le ciel»
Ce sera à la fois du théâtre et de la chanson. Je viens de sortir un nouvel album intitulé «Eternelle» dont je mettrai quelques chansons dans mon spectacle. Et des concerts en Auvergne, à Lyon et bien sûr à la Ferme théâtre à Ruoms où je fais venir des tas de copains, dont Gilles Dreu. D’ailleurs, Gilles passera au Casino de Vals les Bain le 18 septembres et je viendrai chanter deux ou trois chansons avec lui dont «On chante encore» que l’on a enregistré sur son CD «Le comptoir des amis» où il chante en duo avec Lama, Barbelivien, Stone, Lenorman, Billon, Fabienne Thibault, Marcel Amont…»
Gilles Dreu, rappelons-le, est l’auteur de succès comme «Alouette, alouette», «Pourquoi Bon Dieu ?», «Descendez l’escalier», «Ma mère me disait», qu’il avait écrite pour Dalida… Montmartroise de cœur !

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Thierry, le disque se termine sur une chanson que tu as écrite et qui est très émouvante : «Ma différence»
Oui, j’y raconte ce que l’on peut vivre lorsqu’on est différent. J’avais envie de m’exprimer sur ce sujet car c’est du vécu. C’est assez fort, violent.
Tu écris donc ?
Oui, j’écris beaucoup et ce qui est bizarre c’est que lorsque j’écris mes sketches, c’est toujours drôle et lorsque j’écris des textes de chansons, c’est toujours sinon triste, du moins sérieux.
Tu vas continuer ?
Oui bien sûr, et avec Alain. Alain est un garçon talentueux qui écrit des choses magnifiques. C’est aussi un homme de cœur qui vient de faire un magnifique album.

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Nostalgie quand tu nous tiens…
Un nouvel album est toujours un moment important et voilà donc le nouvel album d’Alain intitulé «Eternelle», la chanson qui ouvre le bal, présenté par sa mère aujourd’hui disparue, qui reste son amour éternel, comme les chansons qu’il nous propose de sa voix feutrée, pleines de nostalgie, de souvenirs, d’intimité et pour la circonstance, il a repris son vrai nom : Turbanovitch.
Rendez-vous manqué (Quand on s’est rencontré), souvenir d’un amour (Pony), hymne à l’amitié (Dans la rue Copernic), reggae sur la différence (Je suis l’homme de couleur), hommage à son Montmartre (La nouvelle Eve sur un tempo jazzy, Le petit café), hommage à son ami Charles Dumont (Dumont et merveilles), souvenirs, souvenirs (Et le monde dansait le twist), le temps qui passe (Si c’était à refaire)… toutes sont belles, émouvantes, poétiques et nous retracent son parcours, non pas de star, mais de vrai artiste qui nous offre encore et toujours  de la vraie chanson française.

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Propos recueillis par Jacques Brachet


« The Artist » Sur France 2, Culturebox et France.TV

Samedi 11 septembre dès 20h40

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Découvrez les 22 artistes en compétition 
Samedi soir en direct, l’expérience «The Artist» démarre pour 22 auteurs-compositeurs et interprètes !
Aux manettes, Nagui, dans le Jury, Elodie Mermoz, Emmanuel Virot et Clara Luciani, marraine de l’émission et invitée de choix de cette grande première ; et depuis chez eux, les téléspectateurs, qui évalueront eux aussi les prestations des candidats via un système de votes totalement gratuit.

Samedi soir, 22 talents réaliseront une reprise de leur choix, enrichie d’une vraie prise de liberté de réécriture et/ou de recomposition, inspirée de leur univers artistique.
Deux choix s’offriront au Jury et aux téléspectateurs à l’issue de chaque passage : une étoile dorée (J’aime) ou un octogone (Je n’aime pas)
Pour décrocher une étoile du Jury, il faudra convaincre un minimum de 2 juges sur 3. Quant aux téléspectateurs, plus de 50% de votes favorables permettront d’obtenir leur soutien.
Pour la première fois en France, ces derniers pourront voter gratuitement, via Instagram et la page officielle de l’émission @theartistoff ainsi que par SMS au 3 2323 (appel non surtaxé).
Pour nos artistes, l’enjeu de ce premier passage sera de taille : aligner les deux étoiles dorées du Jury et des téléspectateurs pour assurer une place en semaine 2.
Aucune étoile n’entrainera une élimination sur le champ. En cas d’étoile unique, les artistes en ballotage auront une deuxième et dernière chance de faire l’unanimité grâce à une composition de leur répertoire personnel. Mais s’ils n’y parviennent pas ils seront eux aussi éliminés du concours.

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De gauche à droite (haut)
Esken, 22 ans, Valentin, 24 ans, Laura Crowe & Him (duo), 31 et 47 ans
Rouquine (duo), 28 et 44 ans, De grands enfants (duo), 37 et 38 ans Coline Capel, 17 ans, Fils Cara, 26 ans, Félixita, 26 ans, Nikola, 20 ans Alphée, 27 ans
De gauche à droite (bas)
Claire Hardy, 25 ans, Diese, 19 ans, Elisa Erka, 32 ans, Cynthia, 27 ans Bandit Bandit (duo), 26 et 30 ans, Petite Gueule, 34 ans, François Henri, 28 ans, Gabiel Joseph, 25 ans, Anissa al Tmayer, 32 ans, Igee, 23 ans, Mauvais oeil (duo), 28 et 30 ans, Joseph Kamel, 25 ans

Quels artistes réussiront à aligner les étoiles ?

 



Carqueiranne – Auditorium Clairval
Tom LEEB : «Je vais où le vent me pousse»

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Il est beau comme un dieu, regard bleu-vert sous la casquette, sourire carnassier et en plus… Il ne se la pête pas !
Il n’y a pas plus gentil, simple et souriant.
Humoriste, chanteur, comédien, à l’instar des américains, avec qui il a partagé quelques années, Tom Leeb sait tout faire. Et tout bien faire.
Pas encore très connu comme chanteur, il crève les écrans, petits et grands car on l’y voit partout. Trois films entre 2020 et 2021, idem pour la télé. Beau parcours d’artiste dont il va me parler après plus d’une heure de répet’ pour le concert qu’il donne ce soir-là dans ce bel amphi en plein air de Carqueiranne avec des oliviers pour décor. Si nous n’avions pas été attaqués par les moustiques, c’eut été idyllique. !

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Tom & Kevin – Avec Camille Lou dans « Pourris Gâtés » –
Avec Claire Keim dans Infidèle » – Avec Alice Pol dans C’est la vie »

Tom, tu es sur tous les fronts. Par quoi tout a commencé ?
En fait, tout a commencé en même temps. J’ai commencé à suivre des cours de théâtre aux Etats-Unis, puis j’ai trouvé une guitare chez moi, j’ai commencé à jouer et à composer des chansons, puis j’ai rencontré Kevin Levy avec qui on a commencé à écrire des textes humoristiques. Et on a créé un duo. Tout est arrivé en même temps, en 2013.
C’est ton père, Michel Leeb, qui t’as mis le pied à l’étrier, puisque tu as joué à ses côtés dans «Madame Doubtfire» ?
Oh, là j’avais 12 ans mais à l’époque j’étais attiré par le tennis où je me débrouillais bien et j’aurais pu en faire une carrière si je n’avais alors pas été centré sur moi : je faisais des trucs sur le terrain uniquement pour qu’on me regarde ! Ça n’a pas duré !
Alors ?
Alors j’ai laissé tomber et en 2014 j’ai été engagé dans la seconde mouture de la série «Sous le soleil.»
Il y a eu aussi «Section de recherches»…
Non, là je n’avais pas de rôle récurrent, j’y suis venu en guest pour un épisode.
Passant d’un art à l’autre, n’as-tu pas eu peur de t’éparpiller ?
Je crois que ça c’est très français, même si aujourd’hui ça s’estompe un peu. Des comédiens chantent, des chanteurs viennent au cinéma. J’avoue que je me suis même pas posé la question. Lorsqu’on me propose quelque chose que j’ai envie de faire, je ne me vois pas refuser sous prétexte que je suis chanteur ou comédien. Je vais où le vent me pousse.
Ton duo «Kevin et Tom» a bien marché ?
Oui, avec Kevin on a traversé la France et la Belgique. Ca fait six ans que ça tourne et c’est le Covid qui a tout freiné. On était en pleine tournée. Avec lui tout est arrivé par hasard. On rigolait bien ensemble, on se renvoyait la balle et on a commencé à écrire des sketches. Ça a marché. Avec l’arrêt, chacun est parti dans une autre direction mais ça ne veut pas dire que c’est terminé. On se retrouvera !

7 EUROVISION 2020 - SOIRÉE À LA Tour Eiffel

Et puis il y a eu le concours Eurovision… qui n’a pas eu lieu en 2020.Comment l’as-tu vécu ?
Pas si mal que ça. D’abord parce que j’étais surpris qu’on fasse appel à moi pour un tel concours alors qu’il y a tant de chanteurs qui ont envie de le faire et que ça ne faisait vraiment pas partie de mes objectifs. Et puis parce que ça a été annoncé en janvier et qu’en mars tout était annulé. Je n’ai donc pas eu grand-chose à faire sinon à présenter la chanson, «Mon alliée», ce qui m’a un peu exposé. Donc ça ne m’a pas vraiment contrarié. D’ailleurs, on m’a proposé de me représenter en 2021 et j’ai refusé. Je suis très fataliste, je me suis dit que si ça n’avait pas marché la première fois c’est que je ne devais pas le faire.
A propos du Covid, comment l’as-tu vécu ?
Du mieux possible. Je n’ai pas voulu broyer du noir et durant le confinement, j’ai eu une période très créative. J’ai écrit pas mal de chansons que je trouvais de moins en moins mauvaises et j’ai eu la chance que le label Roy Music me tende la main. J’ai enregistré, je suis sur des plateformes et je fais des concerts. J’aime la solitude donc tout s’est bien passé.
Tu chantes en anglais. Pourquoi ?
On me pose souvent la question. Ca me vient naturellement et ça fonctionne comme ça pour moi.
Et puis, en dehors de la musique,   j’ai eu la chance que, hors confinement, les tournages aient pu continuer.
A ce propos, depuis «Edmond», tu n’as pas arrêté, au cinéma comme à la télévision !
J’ai eu cette chance puisque, au cinéma, j’ai tourné «C’est la vie» de Julien Rombaldi et «Pourris gâtés» de Nicolas Cuche, avec Gérard Jugnot et Camille Lou qui sortira à la rentrée.
Et que j’ai eu la joie de voir !
Oh la chance ! Tu sais que je ne l’ai pas encore vu ! Alors qu’en as-tu pensé ? Excuse-moi, c’est moi qui fais l’interview !
J’ai beaucoup ri et ton rôle de Colombien avec l’accent est irrésistible. Tu crèves l’écran !
Merci, ça me fait très plaisir. Nous avons tourné un peu à Monaco, beaucoup à Marseille, on s’est beaucoup marrés, Jugnot est sympa et Camille Lou, en plus d’être belle, est d’une gentillesse  extrême.
Par ailleurs, e viens de tourner dans le film de et avec Dany Boon «8, rue de l’Humanité» pour Netflix, avec Laurence Arné, Yvan Attal, François Daemiens, Alison Wheeler.
A la télé, il y a eu deux séries.
Oui l’an dernier : «Infidèle» avec Claire Keim, Jonathan Zaccaï et Chloé Jouannet  et «Plan B» avec Julie de Bona pour TF1. Et là j’enchaîne en parallèle avec «L’amour (presque) parfait», une comédie romantique avec Maud Baeker, Antoine Dulery, Isabelle Vitalli, François Vincentelli, Evelyne Bouix pour France 2, et pour TF1-Netflix je tourne «Les combattantes», une épopée historique tournée dans les Vosges et en baie de Somme avec une belle distribution*
Comment arrives-tu à tout faire ?
(Il rit), il faut beaucoup d’organisation, j’ai un planning très serré et… Je m’en sors !»

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Le soir-même, tenue décontractée, casquette vissée sur la tête, savates aux pieds, en compagnie de son acolyte guitariste Romain, dit «Poc», tout aussi décontracté, en short, il nous offrit une concert tout en anglais de sa belle voix un peu rocailleuse, mi-jazzy, mi-bluesy, mi-country avec des riffs de guitare de folie, en totale complicité tant avec son excellent guitariste qu’avec le public, discutant avec l’un, avec les autres (C’est l’humoriste qui ressort !). On sent, et il l’avoue, l’influence de John Mayal ou de Chris Isaak qui sont ses idoles et dont il reprend une de leurs chansons entre deux de ses compositions.
C’est un concert intimiste qui s’accorde avec ce lieu magique et avant de partir, il revient seul avec un piano voix qui a fait se lever le public.
Inutile de préciser qu’après le concert, nombre de jeunes filles… et quelques mamans, ont voulu un selfie avec lui qui s’est prêté au jeu avec ce sourire qui en a fait se pâmer plus d’une !

PLAN B
« Plan B ». (Photo François Lefebvre)

Jacques Brachet
Photos Carqueiranne Patrick Carpentier
* «Les combattantes» avec Audray Fleurot, Julie de Bona, Camille Lou (les trois héroïnes du «Bazar de la charité», Sofia Essaïdi, Sandrine Bonnaire, Laurent Gerra, Tcheky Kario, Tom Leeb…..


Sanary : The Voice sous les étoiles

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Comme chaque année, l’ami David Rigot nous amène quelques belles voix de l’émission «The Voice» à Sanary. Ces voix qui nous ont fait vibrer, qui nous ont surpris, charmés, semaine après semaines, et que nous avons suivies avec impatience et curiosité chaque samedi sur TF1.
Cette année, nous avons eu droit encore à un bouquet de voix superbes en les personnes de Mentissa Aziza, Jim Bauer, Louise Mambell, Arthur Chaminade et, en invité surprise venu en voisin de Fréjus, Otta. Trois protégés de Marc Lavoine , une de Vianney et un d’Amel Bent.
Inutile de dire qu’ils firent le plein sous les étoiles de Sanary et que, comme chaque année, nous avons essayé de les connaître un peu mieux qu’à travers la télé.
C’est toujours un peu compliqué de les réunir pour discuter un moment, d’autant que cette année ils ne sont pas arrivés ensemble, ils ont dû répéter chacun leur tour mais avec l’aide de David, tout s’est passé le mieux du monde.
Et le concert a été un feu d’artifice de voix superbes, chacun chantant en solo puis en duo et enfin , dans un final choral avec «We are the champions» qui a soulevé la foule.
Foule qui s’est retrouvée nombreuse pour les dédicaces.

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Louise Mambell & Mentissa Aziza

C’est Louise Mambel la toute jolie, la toute douce, qui sait se déchaîner sur scène, qui passe la première sur le grill de l’interview !
« Louise, tu es «La régionale» du groupe puisque tu nous viens de Pertuis…
Oui, et d’ailleurs ce soir toute ma famille est là, ma mère va me voir sur scène pour la première fois et je fêterai l’anniversaire de ma sœur. Ce sera un beau moment.
Comment es-tu arrivée sur l’émission ?
Je me destinais à la coiffure que je pratiquais depuis deux ans. Je chantais chez moi sans penser qu’un jour j’aurais envie de faire ce métier. Puis j’ai un peu chanté dans un groupe et l’on m’a trouvée sur les réseaux sociaux… J’ai découvert un autre monde, même si, au départ, je n’y croyais pas trop. Et puis il y a eu trois auditions avant que je sache que j’étais prise. Je me suis retrouvée dans une autre dimension : les plateaux, les lumières, l’orchestre, c’était très surprenant. C’était du bonheur, du stress, mêlés.
Sauf que cette année il n’y avait pas de public.
C’est vrai qu’au départ ça fait drôle mais on s’y habitue très vite et on entre dans le jeu, on essaie de passer les épreuves. On se fait des amis et on passe des moments de joie et de tristesse comme lorsqu’après la battle j’ai vu Margot s’en aller. C’était triste mais on sait que c’est un jeu et qu’il y a des gagnants et des perdants. Il faut continuer.
Chanter devant quatre fauteuils…
C’est à la fois stressant et impressionnant. Tout en chantant, on espère qu’il y en aura au moins un qui se retournera. Mais ça passe très vite, on essaie de rester concentrée durant deux minutes et c’est le soulagement quand ça se termine avec des fauteuils retournés.
Avais-tu pensé au choix éventuel de ton coach, en l’occurrence Marc Lavoine ?
Non, d’abord parce que je ne voulais pas me faire des idées et puis, je m’étais dit que si certains se retournaient, je choisirais en fonction de ce qu’ils me diraient, j‘agirais au feeling. C’est ce que j’ai fait et je n’ai pas eu à le regretter car Marc reste accessible, il me suit, on s’appelle.
Où en es-tu aujourd’hui ?
Il y a d’abord cette tournée où je retrouve des copains et surtout où je rencontre le public dont on a été privé durant l’émission et ça s’est formidable. Et je prépare un single qui sera suivi d’un EP mais je préfère ne pas en parler. Mais une chose est sûre : fini la coiffure !

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Mentissa Aziza, c’est «The Voice» par excellent, un sourire lumineux et une belle sérénité.
Mentissa tu nous viens de Belgique où tu as déjà fait tes preuves. Pourquoi ne pas avoir fait «The Voice» en Belgique ?
Mais j’ai participé et même gagné «The Voice Kids» en Belgique. Malheuresement en Belgique au niveau de la chanson, ça reste très limité. Mais s’i l’on m’avait appelée, je l’aurais certainement fait. La France était donc une opportunité et l’on prend beaucoup plus la musique au sérieux qu’en Belgique.
La musique, ça a toujours fait partie de ta vie ?
Oui, déjà à 12 ans déjà j’en étais baignée grâce à ma maman qui d’ailleurs m’a toujours soutenue et qui, entendant ma voix, m’a conseillé de tenter ma chance. J’avais commencé par faire de la danse mais j’ai commencé à me présenter à des concours, j’ai de plus en plus été prise par la musique. En fait, ça fait dix ans que je chante.
Alors, se retrouver devant quatre fauteuils retournés, à quoi l’on pense ?
J’étais stressée bien évidemment mais surtout je pensais : «Tu as mis la barre très haut, tu chantes depuis des années, tu n’as pas intérêt à te louper. Il faut qu’au moins un fauteuil se retourne !». Et il y en a eu trois… l’honneur était sauf !
Et là, le choix du roi !
Oui, c’était difficile mais choisir Vianney est en fait une question de génération. Vianney, c’est mon univers musical et de plus j’ai découvert un bel artiste, à la fois humble et humain, il y a eu très vite une complicité entre nous Il m’a toujours laissé choisir les chansons que je voulais chanter, sauf aux battle ou là, on est deux. Mais même là, ça a été un choix que l’on a fait ensemble avec la production.
C’est d’ailleurs un moment difficile car on lie des amitiés et tout à coup on se retrouve dans un combat où l’on sait que l’un des deux va perdre. C’est cruel mais c’est la vie.
Aujourd’hui où en es-tu ?
D’abord il y a le plaisir de retrouver un vrai public dont on était frustré durant les enregistrements. Et se retrouver  sur scène avec les amis et devant tous ces gens qui nous ont soutenus, c’est une immense joie car ils nous ont beaucoup manqués.
Aujourd’hui j’ai gardé des contacts avec Vianney qui continue à m’encourager. Il a tenu sa promesse, il ne me laisse pas tomber et c’est le début de l’aventure. Une autre étape avec un disque qui se prépare.
Mais ça reste confidentiel.

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Arthur Chaminade & Jim Bauer

Arthur Chaminade est le petit lutin de la troupe. Lutin bondissant, souriant, charmeur au sourire ravageur, on a pu entendre les cris de ses fans à chacune de ses apparitions sur scène..
Il a 27 ans et déjà, il vit de la musique et il a failli ne pas participer à l’émission.
Explication…
Je chante depuis que j’ai 14 ans où j’avais déjà un groupe, j’ai fait beaucoup des concerts et des clips avec un groupe : After Ivory, je suis sur les réseaux sociaux et c’est là qu’un casteur de l’émission m’a vu et m’a interpellé. Au départ, je me suis posé beaucoup de questions car j’avais des projets, j’étais heureux de la vie que j’avais et je me demandais à quoi pourrait me servir de faire ce concours. Si l’on m’avait fait la proposition à 18 ans, je n’aurais pas hésité.
Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis ?
Le fait que ça pourrait m’apporter une visibilité pour la suite. Aujourd’hui je ne le regrette pas, c’est une belle reconnaissance, j’ai rencontré Marc Lavoine avec qui ça a bien fonctionné. Nous avons discuté de longues heures face à face ou au téléphone, nous avons eu de beaux échanges. Habitué à la scène avec des centaines de galas que j’ai faits, il m’a fait confiance, laissé le choix des chansons dans lesquelles je me sentais à l’aise. J’ai très vite trouvé ma place et pris beaucoup de plaisir.
Qu’est-ce qui t’a le plus stressé ?
Comme nous tous, la battle où tout à coup tu te retrouves devant un ami qui devient ton ennemi !
C’est difficile car à la fois tu sais que tu dois gagner mais que, si tu gagnes, tu vas évincer quelqu’un avec qui tu as créé des liens. Mais c’est toi ou lui et il faut que tu sois le meilleur.
Et le fait de ne pas gagner ?
On sait d’avance qu’il n’y en aura qu’un et participer est déjà gagné d’avance. D’ailleurs, dès que j’ai été éliminé, j’ai reçu des propositions pour chanter mais aussi, et ça ce n’était pas prévu, pour faire du cinéma !
Ça t’intéresse ?
Pourquoi pas ? Mais d’abord je vais faire mon album et après on verra. Aujourd’hui, le plus important et de retrouver un public dont on a été frustré durant des mois. Ça fait beaucoup de bien autant à nous qu’à lui. Le cinéma, c’est plus par curiosité que par envie car je n’y avais jamais pensé, ce n’est pas mon milieu mais ce peut être excitant à tenter.

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Enfin Jim Bauer, déjà star grâce à ses prestations aussi folles qu’originales et inattendues comme cet improbable version de «Tata Yoyo» ou «Angie» des Stones. Un déjà beau parcours d’auteur-compositeurs pour des chanteurs et non les moindres comme Slimane, Florent Pagny, Amaury Vassili, Jean-Baptiste Guégan, Bénabar, Barbara Pravi qui a représenté la France à l’Eurovision…
Mutique, visage fermé, lunettes de soleil, il est déjà dans sa bulle et le sera jusqu’au concert où là, il s’éclate, véritable bête de scène qui en fait des tonnes et le voilà délivré, sourires aux lèvres et prêt à parler.
Jim, quand on a cette carrière d’auteur compositeur, pourquoi se présenter à «The Voice» ?
D’abord, sache qu’au départ je suis chanteur. J’ai chanté avec des groupes, j’ai enregistré deux singles et ça dure depuis dix ans. J’ai même fait un CD quatre titres en anglais avec un groupe «The Misfit Boys». C’est vrai que depuis, j’avais un peu abandonné mais au bout de ces dix ans, j’ai pensé que c’était le bon moment pour revenir à la chanson. J’étais plutôt dans de la musique underground, c’était la fin d’une époque et plein de choses changeaient.
Mais je dois te dire qu’on m’a proposé plusieurs fois de faire «The Voice» et qu’à chaque fois je refusais. Je me suis dit que c’était le moment.
Et alors ?
Je n’en menais pas large de me retrouver devant ce fauteuil et je me disais que si personne se retournait ce serait un peu la honte… Mais c’est passé !
Alors qu’on savait que tu avais travaillé pour Pagny, on pensait que tu le choisirais comme coach.
Oui mais ça, ce sont des ragots ! D’abord j’ai écrit pour Pagny parce que j’avais des rapports avec Slimane et c’est lui qui m’a proposé d’écrire pour Pagny… que je n’avais jamais rencontré !
Malgré cela, je ne pouvais pas le choisir car dans le métier ça se savait et qu’il y aurait quelques personnes «bienveillantes» qui signaleraient certainement la chose. Je ne voulais pas non plus prendre Amel Bent car elle est trop proche de Slimane. Il me restait donc deux alternatives et si j’ai choisi Marc Lavoine, c’est qu’il était plus proche de ce que j’avais envie de faire. Il est aussi comédien et c’est quelque chose qui me plaît.
Tu as également travaillé avec Clara Luciani ?
Oh là, c’était en 2014, un projet de Marc Collin qui avait décidé de monter un groupe de trip Hop nommé «Bristol», auquel j’ai participé avec Clara. Il s’agissait de revisiter version sixties des morceaux qui n’étaient ni de moi, ni de Clara. C’est vieux ça !
Est-ce que tu as déjà travaillé avec tes parents ?
(Son père est Axel Bauer (Cargo – A ma place avec Zazie) et Nathalie Cardone (Hasta siempre)
Non car je n’ai jamais voulu mêler métier et vie de famille. Mais j’ai quand même écrit une chanson à ma mère l’an dernier.
Est-ce que ce sont eux qui t’ont influencé à faire de la musique ?
Non ,je prenais des cours de musique mais contrairement à ce qu’on peut penser, j’ai écrit une chanson… pour ma prof de musique ! Et à partir de là, la musique m’a rattrapé !
Aujourd’hui, quelle est la suite de l’aventure ?
Je prépare un album mais l’originalité et que je le crée de A à Z, c’est-à-dire que je chante, j’écris paroles et musiques, je fais les orchestrations, je mixe… Bref je suis à tous les postes et ça ne s’est encore jamais fait !»
Encore une originalité de Jim… Il n’a pas fini de nous surprendre !

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Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier