Cette année, le « Festival en liberté, festival international du court métrage, fêtera ses 15 ans. Et se déroulera, comme chaque année, à la Tour Royale à Toulon. Initiée par Lisa-Dora Fardelli, une plasticienne dont la passion est le cinéma, nous nous sommes croisés sur le festival, au cinéma Daudet dans le cadre de l’association « Lumière() du Sud » et voilà que nous nous retrouvons au domaine de la Gayolle à la Celle. Elle prépare son festival qui se déroulera cette année du 9 au 12 juillet et nous promet encore de beaux moments d’émotion cinématographique. Elle se souvient des débuts de ce festival qui est aujourd’hui reconnu du monde du cinéma, et qui permet chaque année de découvrir de magnifiques films et des jeunes réalisateurs prometteurs.
« Nous avons débuté il y a 15 ans dans une carrière abandonnée de Cuers, où il n’y avait évidemment pas d’électricité qu’il a fallu amener. Nous avons continué avec beaucoup de passion et d’implication pour arriver dans ce lieu magnifique et historique de la Tour Royale à Toulon. Cette année, nous présenterons trente-sept films dont treize œuvres émergentes proposés par ce qui sera peut-être parmi eux, des réalisateurs et réalisatrice de demain. A noter qu’une dizaine de films sera signée par des femmes ». Ce sont des films venant de France mais également du Maroc, d’Egypte, de Palestine, d’Allemagne, d’Australie, du Liban, du Brésil, du Brésil, de Pologne, du Sénégal, d’Afrique du Sud, d’Irak et même du Bengladesh, un grand panorama du cinéma international de demain. « Cette année, précise-t-elle, deux nouvelles catégories sont ajoutées : l’animation et l’émergence avec un jury composé d’Alexandra Cismondi , actrice et metteuse en scène , compositrice et réalisatrice. Varoise ; Antoine Guillot, auteur, metteur en scène, auteur, compositeur et directeur artistique ; Patrick Sirot, écrivain, poète, dessinateur ; Aurélie Aloy, comédienne de théâtre et audiovisuel ; Pascal Rozand, comédien qui a tourné avec Jean-Jacques Rappeneau, Mehdi Charif, Paul Vecchiali, Jacques Audiard, Coline Serreau ; Franck Dribault, comédien issu du cours Florent et de l’école de comédie musicale de Broadway.
Alexandra Cismondi
Antoine Guillot
Patrick Girod
Aurélie Aloy
Pascal Rozand
Franck Dribault
Cette catégorie émergence propose une nouvelle vision du cinéma, un cinéma plus expérimental afin de découvrir des écritures différentes, inventives. C’est en fait l’expression même d’un cinéma en liberté qui offre des émotions différentes. Le parrain du festival est, depuis quatre ans, Sam Bobino et défend le court métrage qui reste souvent un art dans l’ombre. Il est le créateur du festival du Cinéma & Musique de film de la Baule et participe à quelques autres festivals. D’autres invités se joindront au festival : les réalisateurs qui pourront venir présenter leur film, mais aussi Karim Adouane, vice-président délégué au numérique à l’Université de Toulon, Samir Bouallègue, réalisateur varois et certainement d’autres invités qui défendent le court métrage. Lisa-Dora ajoute que c’est beaucoup de travail pour trouver des sponsors et rechercher des films mais ça reste une belle aventure, avec une notion de partage et de savoir-faire.
Après une première édition réussie, la Ville de Six-Fours-les-Plages confirme son engagement culturel avec la deuxième édition de son Festival de Théâtre, installé dans le cadre naturel du Jardin de la Villa Simone. Un théâtre de verdure en cœur de ville Installé dans le Jardin de la Villa Simone (8 000 m²), le festival propose une jauge intimiste de 250 spectateurs, en placement libre, dans une ambiance estivale unique. Une nouvelle scène pour l’émotion La culture est une aventure collective, un espace d’échange et de découverte. Avec cette deuxième édition des Nuits Théâtrales de Simone, la Ville de Six-Fours-les-Plages confirme son ambition : inscrire durablement le théâtre dans son paysage culturel estival. Pensé comme un rendez-vous populaire et exigeant, le festival propose cinq grandes œuvres issues du Festival Off d’Avignon, reconnues pour leur qualité artistique et leur capacité à toucher tous les publics. Comédie classique, fresque romanesque, théâtre contemporain, seul-en-scène biographique ou grande comédie provençale : chaque spectacle a été sélectionné pour son audace, son énergie et sa résonance universelle.
5soirées– 5 univers Mardi 23 juin / 21h : Saint-Exupery, « le commandeur des oiseaux ». Seul en scène biographique Mercredi 24 juin / 21h : « Bel Ami ». Fresque romanesque. Adaptation du roman de Guy de Maupassant, sur l’ambition et le pouvoir Jeudi 25 juin / 21h : « Le barbier de Séville » Comédie classique. La comédie de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais revisitée avec énergie. Vendredi 26 juin / 21h T.I.N : « A There is no alternative ». Théâtre contemporain Une création audacieuse et politique . Samedi 27 juin / 21h : « Le Schpoutz », Grande comédie provençale. Œuvre culte de Marcel Pagnol
Accessibilité · Tarifs attractifs · Gratuité pour les plus jeunes · Billetterie en ligne et points de vente physiques Les Nuits Théâtrales de Simone s’inscrivent dans la volonté municipale de développer une offre culturelle qualitative et populaire. .Renseignements et billetterie en ligne sur : www.ville-six-fours.fr Points de vente : Espace Malraux / Six-Fours ou FNAC
Déjà une chaleur estivale dans le parc du château Forbin de Solliès-Pont, où nous accueillait son maire, le docteur André Garron, Stéphanie Bovero, sa nouvelle adjointe à la Culture et l’incontournable Rabah Houia, directeur de Sud Concert qui, depuis plus de vingt ans, nous offre dans ce lieu magnifique un festival réunissant le nec plus ultra de la chanson française. Deux revenants, deux nouveaux et, comme à l’accoutumée des premières partie révélant des artistes en devenir, c’est la recette réussie de ce festival qui, chaque été réunit un public divers et varié. Les trois coups seront frappés le mercredi 15 juillet par le retour pour la troisième fois de Christophe Mahé qui vient de terminer une tournée triomphale et va donc la continuer au château dans ce nouveau spectacle. Nul doute qu’il va encore nous emporter dans ce monde original qu’est le sien et qui, d’un spectacle à l’autre est toujours différent et original Le jeudi 16 juillet, et pour la première fois, le festival recevra Calogero, l’un des plus grand auteur-compositeur-interprète dont les succès, pour lui et pour ceux à qui ont eu la chance de le chanter, ne se comptent plus. Ses chansons, il a décidé de les offrir au public dans une version inédite et plus intimiste.
Elle est l’une des plus prometteuses chanteuse de sa génération. Belle Belge aux yeux bleus et à la voix de cristal, finaliste de la « Star Académie, elle réussit à rafler en un an une moisson de prix, chose rare à notre époque. Sa tournée fut un énorme succès et l’on est heureux de découvrir Héléna le 17 juillet au château Fobin. Enfin, pour clore en beauté, voici le retour, pour la seconde fois, de Kenji Girac, le 18 juillet qui, avec ses airs et sa voix venus de sa culture « gitano » fait se lever le public pour danser sur ses musiques issues de ses lointains ancêtres.
Chacun des quatre artistes parrainera un jeune chanteur, ce qui est la moindre des choses, lorsqu’on est devenu un grand de la chanson, se rappelant qu’ils eux aussi débuté un jour et qu’ils est bon de donner sa chance aux artistes de demain. Nous découvrirons donc avec Christophe Mahé Jules Loewert, qui a déjà tourné avec Jenifer et Barbara Pravi, nous offrant des textes engagés sur des musiques qu’il accompagne au piano. Calogero donnera sa chance à Cobalt, arrivé en finale de l’émission « La France a un incroyable talent » et qui cartonne avec son premier titre « Trop tôt ». Au tour de Lenaig, une lyonnaise ouvrant le spectacle d’Héléna, découverte sur les réseaux sociaux avec des titres comme « Je ne pense qu’à ça » ou encore « Vas-y ! ». Et elle y va ! C’est la rappeur Chiloo qui débutera le concert de Kenji Girac et il a déjà deux jolis succès à son actif : « Au bord de la mer » et « Tout finit par s’arranger » Que voilà quatre belles affiches pour ce festival qui se déroulera dans ce cadre bucolique qu’est le château Forbin. A ne pas manquer !
C’est au « Canevas », un très joli et sympathique lieu au bord de l’eau, que toute l’équipe du festival de Jazz de la Londe se retrouvait pour découvrir la programmation que Christophe Dal Sasso, le directeur artistique et fondateur de cet événement – qui fêtera sa 17ème année – nous proposera du 30 juillet au 2 août. Christophe, qui est aussi un talentueux flûtiste et trompettiste, compositeur et arrangeur, était entouré de nombreux amis musiciens avec qui il collabore, de nombreux bénévoles toujours fidèles au poste, autre fidèle, le maire, François de Cançon, la chanteuse Andréa Caparros, issue du Brésil par sa mère, le trompettiste Nicolas Folmer, la percussionniste Nadia Tighidet, … C’est en 2009 que le festival a vu le jour et chaque année il marque un pas de plus en recevant de superbes artistes sous le soleil… et dans la nuit, la musique et les vagues faisant bon ménage.
Christophe Dal Dasso & François de Canson
« Cette 17ème édition, – nous confie Christophe Dal Sasso – s’annonce plutôt pas mal. Nous avons dû repousser la programmation plus tard, à cause des élections municipales. Pour être franc, au niveau des budgets ça a été un peu compliqué mais nous avons réussi à équilibrer. Nous attendions que passent les élections, nous n’avons pas changé de maire, il y a deux ans, nous avions dû faire sans quelques subventionnaires qui nous avaient lâchés au dernier moment, cette année nous repartons avec un budget un peu moins élevé que l’an dernier, nous avons dû compresser beaucoup de choses mais dans le prévisionnel nous arrivons à un équilibre très correct. Bien sûr, je ne désespère pas de trouver quelques sponsors avant le festival, vers mai-juin. Le festival reste gratuit ? Oui, c’est comme ça depuis 17 ans et il se déroulera sur quatre jours, avec les apéros à 19h avec l’association des vignerons londais, vers 21h30, le concert principal et à partir de 23h15 le jazz club recevra des artistes pour des concerts où se réussissent des musiciens en sessions…
Nicolas Folmer
Les cachets des artistes montent-ils ? Non… Je les descends plutôt ! Je plaisante. Les cachets restent à peu près les mêmes depuis une dizaine d’années. Nous sommes, de toutes manières, tenus par le syndicat des musiciens la SNAM. Ce qui a augmenté, ce sont les frais de transport, les frais de logement. Le logement des artistes est à votre charge ? Oui, nous avons des partenariats avec l’hôtel « La Calanque » au Lavandou, des chambres d’hôtes au Château Maravenne de la Londe. Ce qui augmente aussi, c’est la restauration, la décoration pour enjoliver le site… Vous avez combien de places sur celui-ci ? En général la mairie installe entre 800 et 1.200 chaises et on accueille à peu près 2.000 personnes par soir, les autres s’installant avec leurs chaises, sur la plage de l’Argentière, c’est une ambiance conviviale qui se crée Venons-en au nerf de la guerre : la programmation ! Pour les « Apéros-jazzzzz », on donne, comme d’habitude, la place aux musiciens locaux. Cette année ce sera de la musique du monde, de l’afro-jazz, avec Radio Mezcal le 30 juillet, un « Tribute to Nina Simone » le 31 juillet avec Clémence Tournemire Quartet, de l’afrio-bresilo-flamenco avec Georges Caparros Quartet le 1er août, le Suricats septet qui nous offrira du jazz des années 20, le2 août.
Et pour les grands concerts ? Le premier soir, jeudi 30 juillet à 21h30, je vais jouer avec mon groupe… Ca fait cinq ans que je n’ai pas joué au festival et du coup, j’y viendrai deux fois cette année !Avec la chanteuse portoricaine Shekinah Rodz, nous venons de sortir un CD « Spirit of 3 » que nous jouerons. Le second soir , le vendredi 31 juillet, nous jouerons avec une formation que nous avons monté avec Nicolas Folmer, avec Andréa Caparros intitulée « Big Sud », et l’orchestre de l’Opéra de Toulon. Nous serons à peu près trente-cinq sur scène. Ce sera une soirée événement intitulée « De Broadway à la French Riviera » un mélange de standards de jazz, avec des chansons en Provençal arrangées dans l’idée de Broadway ! Nous l’avons joué à Bandol et c’est génial ! Le troisième soir, samedi 1er août, nous recevons une formation constituée par « Abraham Réunin », deux soeurs et un frère, Cynthia, Célia et Zachary, qui viennent du Bénin, et nous offrirons une musique afro-caribéenne, accompagnés par le batteur Arnaud Dolmen, Victoire du jazz 2025 Enfin, le dernier soir, dimanche 2 août, nous recevrons un groupe qui vient de Lyon, les Buttshakers, mené par une chanteuse américaine, Ciara Thompson pour une soirée très soul ».
Mais ce n’est pas tout, puisque, tous les soirs à partir de 23h/23h15, la formation Olivier Lalauze Trio ouvrira le jazz club réunissant musiciens amateurs et professionnels dans un esprit de partage Le maire, tout nouvellement réélu dans ses fonctions, est on ne peut plus heureux du succès de ce festival et, avec humour, il avoue le reconnaitre au nombre de plaintes qu’il reçoit des habitants alentour : « De dix au départ, aujourd’hui c’est 150 plaintes par festival »… On progresse !!! Mais surtout, venez donc vous faire plaisir car ce festival a le mérite d’exister. » C’est ce qu’on fera !
Et après un apéro, nous avons eu droit à un beau spectacle où chacun des artistes présents est venu à son tour nous offrir un grand moment de plaisir, en solo, trio et avec l’orchestre de Christophe Dal Sasso. Bel avant-goût de ce qui nous attend durant le festival.
Atmosphère lourde, en ce 25 mars au Six N’Etoiles, pour la présentation du programme de « La Vague classique » de cet été. Visite en coup de vent de Jean-Sébastien Vialatte qui, après avoir salué les quelques anciens de son ex conseil municipal, s’est très vite retiré, laissant la place au directeur artistique du festival Gérald Lerda, en charge de présenter le programme : « C’est avec une très forte émotion que je m’adresse à vous à occasion de cette nouvelle saison de « La Vague Classique ». Ce festival est né pendant la pandémie, lors de l’annulation aux Etats-Unis de la tournée du violoncelliste Gautier Capuçon. Six-Fours a été la solution de repli. Personne alors ne misait un kopek sur nous, pensant qu’une fois la pandémie stoppée, les artistes ne reviendraient plus à Six-Fours. Mais au fil des ans, nous avons patiemment travaillé pour donner à ce festival une programmation de qualité ». On se ouvient de quelques noms prestigieux venus depuis à Six-Fours, des frères Capuçon à Cécilia Bartoli en passant par Jean-Christophe Spinosi, Hélène Grimaud, José Villamor, Philippe Jaroussky, Brigitte Fossey et bien d’autres, occupant ces magnifiques lieux que sont la Maison du Cygne, la Collégiale Saint-Pierre, la Maison du Patrimoine, le parc de la Méditerranée et maintenant la Villa Simone qui reçoit les grands du jazz. Ainsi, au fil des six ans, des liens se sont créée avec cette commune « où il fait bon vivre », les artistes, leurs agents, tous les responsables et les équipes du festival, les saisonniers venus en renfort… Tous ceux qui en ont fait son succès.
Gautier Capuçon
Renaud Capuçon
« Le festival – ajoutait-il – est devenu une référence en matière de musique classique. Ce succès, nous le devons surtout à Jean-Sébastien Vialatte dont chacun ici connait son engagement en faveur de la culture. La musique classique nous élève, nous rassemble, elle n’est pas réservée à une élite, elle doit être accessible à tous et c’est cela l’ADN du festival, excellence, jeunesse, accessibilité. » Et pour commencer en beauté, voici le retour du contre-ténor Philippe Jaroussky, accompagné par l’ensemble Artaserse, à la Maison du Cygne, samedi 23 mai. Nous avions passé ensemble un joli moment de convivialité. Il a créé une académie et nous aurons le plaisir de découvrir l’un de ses lauréats, le pianiste Antonin Bonnet le 5 septembre à la Maison du Patrimoine. Côté piano, nous serons gâtés, déjà par la venue de trois pianistes asiatiques à la Maison du Cygne : Le 20 mai Bruce Liu, 1er prix du 18ème Concours international Frédéric Chopin en 2021 ; Le 11 juin, Sophia Liu, sans parenté, l’une des plus jeunes artistes de la saison puisqu’elle a 17 ans ; le 5 juin, Ryan Wang, également grand prix du concours National Chopin, l’an dernier. Et pléthore de pianistes à la maison du Cygne : Tanguy de Williencourt le 29 mai, Joseph Moog le 4 juin, Nicolaï Lugansky le 14 juin, Vanessa Wagner le 19 juin, Jean-Paul Gasparian le 20 juin, Arielle Beck le 21 juin, Mirabelle Kajenjeri, le 29 août à la Maison du Patrimoine.
Jean-Christophe Spinosi
Philippe Jaroussky
Les incontournables frères Capuçon, seront bien sûr de la fête : Gautier Capuçon et son fidèle pianiste Jérôme Ducros et deux lauréates de sa fondation : la pianiste Duru Erdogan et la violoniste Sofie Leifer, le 15 juin et le lendemain 16 juin avec trois autres lauréats : Gatien Leray, alto, Elise Bertrand, violon, Mirabelle Kajenjiri, piano. Et puis, le désormais annuel concert au Parc de la Méditerranée le 27 août avec six violoncellistes, les Capucelli. Renaud Capuçon, lui, sera à la Maison du Cygne le 30 mai avec neuf jeunes artistes et… son épouse Laurence Ferrari qui se joindra au groupe comme récitante. Autre récitant magnifique : Lambert Wilson, accompagné du harpiste Xavier de Maistre à la Maison du Cygne le 17 juin. Cette année, notre ami le chef d’orchestre Jean-Christophe Spinosi, nous offrira, avec l’ensemble Matheus trois concerts à la Collégiale Saint-Pierre, y invitant la soprano Patricia Petibon le 19 juillet, la soprano Nina Spinosi et le ténor Gaël Lefèver le 20 juillet et les musiciens de l’Académie Stauffer le 22 juillet. Des pianistes encore à la Maison du Patrimoine : Le 29 août, Mirabelle Kajenjeri, lauréate de la fondation Gautier Capuçon, Antonin Bonnet le 5 septembre, Stella Almondo le 12 septembre, Justus Friedrich Eichhorn qui a également 17 ans, le 19 septembre. A la Villa Simone, du jazz, du jazz, du jazz avec, le 4 juillet Louise Jallu au bandonéon, Mathias Lévy au violon et à la guitare électrique, Marc Benham au piano, Alexandre Perrot à la contrebasse. Le 11 juillet le Paul Lay trio nous offrira la « Rhapsodie in Blue » de Gershwin. On reviendra à la Collégiale Saint-Pierre avec un concert de clavecin avec Paolo Zanzu le 16 juillet, le fameux quatuor à cordes Modigliani le 18 juillet et l’ensemble Matheus avec le chœur de l’Académie Haendel-Hendrix le 19 juillet.
Karine Deshayes
Lambert Wilson
A noter l’exposition du grand photographe Douglas Kirkland, en partenariat avec le Festival de Ramatuelle, qui se tiendra du 4 juillet au 20 septembre dans les jardins de la Villa Simone. D’autres manifestations comme les après-midi musicales-conférences de Monique Dautemer au Théâtre Daudet, du cinéma sous les étoiles à la Villa Simone en partenariat avec le Six N’Etoiles et d’autres concerts en plein air proposés par la fondation Gautier Capuçon. Tout cela à retrouver sur le site sixfoursvagueclassique.fr. De beaux moments musicaux à vivre… En espérant les retrouver l’an prochain !
Olga Jegunova est une pianiste internationale qui a choisi de poser ses valises dans le Sud de la France, où elle vit avec sa famille entre Hyères et Paris. Ggrâce au maire de Solliès-Pont, André Garon, et son adjointe à la Culture Marie-Aurore Smadja elle a créé un festival « Les Nocturnes à Solliès-Pont » dont la troisième édition aura lieu cette année Belle musicienne à l’accent russe et musical, on ne pouvait que la rencontrer ! « Olga, parlez-nous de vos origines… Je suis lettone, née en Lituanie et donc russophone. Au milieu de tout cela, il a fallu que je me trouver une vraie identité, ce qui n’a pas été facile ! Le piano, c’est venu comment ? Dès cinq, six ans j’ai commencé à faire des concours, des concerts. J’ai travaillé beaucoup mais c’était une passion. Le piano est devenu ma vie quotidienne et je pensais alors que c’était une vie « normale » ! Je n’ai pas eu le temps de me rendre compte que c’était un vrai travail, d’autant que ma mère était aussi pianiste.
Elle vous a donc poussée dans cet art ? Pas vraiment mais elle me faisait travailler. Je me souviens avoir travaillé sur une œuvre de Schumann dont je n’arrivais pas à trouver la bonne expression. Avec beaucoup d’attention de sa part, elle m’a expliqué que si l’on n’était pas touchée par la musique, ce n’était pas la peine de continuer. Et elle a vu que j’étais touchée par la musique. Combien d’heures passez-vous au piano ? Au moins deux à trois heures par jour mais si j’ai un concert ce peut être cinq à six heures ! Et le reste du temps… Je joue au lego avec mes deux enfants ! Je passe du noir et blanc à la couleur ! Comment-êtes-vous venue à créer ce festival à Solliès-Pont ? A la suite d’un concert, le maire me l’a proposé. Je trouvais intéressant de me trouver de l’autre côté d’un festival, non plus pour seulement jouer mais pour l’organiser, d’abord pour le public mais aussi pour les musiciens. Nous sommes toujours stressés avant un concert et j’avais envie de les guider, de les accompagner. Ça m’a également beaucoup aidée, beaucoup apporté et je voulais que la musique classique ne soit plus élitiste, qu’elle soit accessible au plus grand public possible. Déjà, lorsque je donne un concert, entre deux morceaux, j’aime parler au public, raconter, expliquer, être proche de lui.
Vous vivez donc entre Hyères et Paris aujourd’hui. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de vous installe en France ? Je vivais à Londres puis il y a eu le Covid, qui a été un drame pour tout le monde entre autres pour nous les artistes puisqu’on ne pouvait plus travailler. Je suis venue dans la région pour y trouver un refuge, de nouvelles racines que je n’avais pas. J’ai découvert la nature, le climat, des gens gentils et j’ai décidé que ce serait parfait pour nous et mes deux petits anges, après avoir travaillé dans le monde entier. La France est donc devenue votre nouvelle patrie ? Exactement et le Sud en particulier. J’ai retrouvé, sinon mes racines, du moins mon chemin, ma maison, une famille. Depuis deux ans, vous avez donc créé ce festival qui, sera, cet été, la troisième mouture… Oui, les deux premiers ont bien marché dans un cadre de rêve et de plus, j’ai rencontré des gens magnifiques, comme cette chorale « Sur tous les tons » formée de bénévoles, que j’aime, que j’accompagne, avec qui je travaille aujourd’hui et qui fait partie du festival. Il y a eu également la rencontre avec notre ami Charles Berling… Ah Charles ! Ça a été une belle rencontre. Je l’ai connu grâce à l’opéra de Toulon et il est venu participer au festival l’an dernier. Vous avez aussi ajouté du jazz dans votre festival ! Pas de jazz cette année, malheureusement…Néanmoins, en 2026 y aura un pianiste légendaire Christian Zacharias,le mime Benoît Turjman, un concert pour présenter de jeunes talents, les spectacles musicaux pour les enfants “Le petit prince” et le “Ti-train” et un concert en partenariat avec l’Opéra de Toulon des chanteurs lyriques Kaarin Cecilia Phelps et Emmanuelle Demuyter. En dehors du festival, nous aurons le plaisir de découvrir votre nouvel album ? Oui, ce sera mon sixième et il sera consacré à un compositeur géorgien : Giya Kancheli. C’est une musique pleine d’espoir et dans cette période très difficile c’était quelque chose de très important pour moi. »
Programme des Nocturnes de Solliès-Pont Mardi 30 juin 21h, cour du château Forbin : Récital de piano par Christian Zacharias Mercredi 1er juillet 17h, Médiathèque René Char : « Le petit prince », narration, avec Pierrick Grillet et Olga Jegunova Mercredi 1er juillet 21h, cour du château Forbin : Musique de chambre avec Christian Zacharias, Benoît Salmon (Violon), François Mereaux (Alto), Delphine Perrone (Violoncelle) Jphanna Sans (Contrebasse) Jeudi 2 juillet 19h, Médiathèque René Char : Les voix de demain – Concert jeunes talents du conservatoire à rayonnement régional TPM Vendredi 3 juillet 21h30, cour du château Forbin : « Piano et pantomime » avec Olga Jegunova et Benoît Turjman Samedi 4 juillet 10h30, Médiathèque René Char : « Abracadabra Musiques » Spectacle musical pour enfants Samedi 4 juillet 21h30, Cour du château Forbin : En partenariat avec l’Opéra de Toulon, Kaarin Cecilia Phelps (Soprano), Hugeau Philippeau (Piano) et la participation d’Emmanuelle Demuyter (Soprano). Concert de chant lyrique et première mondiale d’une nouvelle composition de Nolan Monnet
Nicolas Paban, Justine Foulani, Luc Patentreger, Michèle Jean, Carla Lauzier, Choukri Ben Meriem
La troisième étape du festival « Femmes ! » vient de clore son troisième épisode. Après le théâtre Liberté de Toulon et le théâtre du Rocher à la Garde, le Six N’Etoiles de Six-Fours accueillait la compétition et s’est donc terminé avec la distribution des prix donné par un jury de cinq professionnels locaux (Voir article précédent) approuvé par le président du festival Luc Patentreger. Luc qui devait remercier le Six N’Etoiles, en la personne de sa directrice, Noémie Dumas, la ville de Six-Fours, totalement partie prenante de ce bel événement cinématographique, qui lui ouvre ses portes depuis 24 ans et tous les bénévoles qui gravitent autour du festival, une équipe soudée, passionnée, qui fait le succès de celui-ci . Cette année, le thème choisi était le duo et, grâce à la sélection de ces films, nous avons pu des films de haut niveau, de grand intérêt qui, sans ce festival, pourraient pour la plupart rester dans l’ombre. Sept avant-premières étaient proposées au public et au jury qui a délibéré pour décerner ces deux prix qui, en fait, se sont transformés en trois, le jury décernant aussi un prix spécial. Autre duo, celui du président et de Mireille Vercellino, encyclopédie du cinéma, qui aide Luc dans cette belle entreprise, en choisissant avec lui et Martine son épouse, les films que nous avons vus tout au long du festival.
Camille Cottin…
Nathan Ambrosini & Luc Patentreger
Un festival qui bascule et se poursuit dès aujourd’hui au cinéma Royal à Toulon, puis à la salle Tisot et au Casino Joa de la Seyne avec plein d’animations autour d’autres films. Revenons-en à la distribution des prix annoncée par nos cinq jurés. La présidente du jury, Michèle Jean, devait préciser, de l’avis unanime, la qualité des films présentés et du coup le jury a décidé de mettre trois films à l’honneur. And the winner are : Mention spéciale qui, dixit Choukri Ben Meriem, les a envoûtés, ensorcelé, à « L’engloutie » de Louise Hémon, qui raconte l’arrivée en plein hiver d’une jeune institutrice dans un village perdu où une avalanche va perturber ces villageois paisibles qui ne parlent que le savoyard. Le prix d’interprétation féminine, nous dit Justine Foulani, a été très difficile à attribuer à travers sept belles propositions. Après beaucoup d’hésitations, le prix est donc attribué à une déjà grande actrice française : Camille Cottin pour le film « Les enfants vont bien » de Nathan Ambrosini, qui était d’ailleurs venu présenter le film à l’ouverture du festival. L’histoire de deux sœurs, Jeanne (Camille Cottin) et Suzanne (Juliette Armani) qui, à peine retrouvées, sont séparée par la disparition de cette dernière.
Enfin, pour le grand prix du jury, Michèle Jean devait préciser qu’après maintes discussions et beaucoup de négociations, ils sont arrivés à un compromis et, pour la brillance de son scénario, pour l’esthétisme, pour le charisme de ses acteurs et la cohérence du récit, le film choisi est « Louise » de Nicolas Keitel, l’histoire de Marion qui quitte le domicile familial pour vivre une autre vie sous l’identité de Louise. Nos cinq jurés ont été ravis de la réception que leur a faite le festival, de se rencontrer pour une première fois et de s’entendre à merveille et ont chaleureusement remercié tous ces gens qui se sont occupés d’eux avec patience et gentillesse. Des rencontres qui se sont soldées par l’espoir de tous se retrouver autour de leur passion commune : le cinéma. L’an prochain, le festival fêtera son vingt-cinquième anniversaire et Luc nous promet un grand festival plein de surprises… On a déjà hâte d’y être !
Depuis l’an dernier, le festival « Femmes ! » a innové en créant, hormis le prix du public, le prix du jury et le prix de la meilleure actrice. Ce qui donnait un peu plus de poids à ce festival dédié à la femme. Le sujet choisi, cette année est le duo, quel qu’il soit et le jury doit voter autour de sept films. Et le jury choisi est composé de deux femmes, deux hommes, pour la parité et une présidente, ce qui était la moindre des choses dans un tel festival. Ce sont tous des professionnels et ils ont l’avantage d’être régionaux. J’ai déjà rencontré certains dans le cadre d’une rencontre et tous ont un point commun : la passion du cinéma. Comme le chantait Christophe, je vais, je vais vous les présenter ! Et bien sûr, nous commençons par la présidente : Michèle JEAN. « Qui suis-je ? Grand problème philosophique ! Je suis d’abord une femme, je travaille pour un festival de femmes, je défends la cause des femmes et je suis cinéphile. Ça te va, Jacques ? Oui mais pas que… Le festival dont tu parles est bien sûr celui-ci ? Oui, j’en suis la vice-présidente, responsable de tout ce qui est artistique, dont la programmation. Avec Mireille Vercellino et Martine Patentreger, nous visionnons beaucoup de films, nous allons dansquelques festivals, les réalisateurs nous envoient aussi des liens et nous voyons ainsi les films en avant-première. Combien de films avez-vous vus toutes les trois ? Pour un choix de 46 on en voit plus d’une centaine. Nous les choisissons en fonction de la thématique qui est cette année les duos. Ce pouvait donc être une sœur, une amie, une fille, un mari… Toujours des couples ou des duos. Des films d’une certaine profondeur car nous voulons faire passer un message. C’est ce que veut dire le cinéma. Le cinéma est là pour quelque chose, comme faire réfléchir les gens. Je voudrais préciser que nous travaillons avec Noémie Dumas, la directrice du Six N’Etoiles, et qu’elle fait un magnifique travail dans ce cinéma. Choukri BEN MERIEM Je suis acteur, réalisateur, producteur. Je viens, avec mon équipe, de présenter un pilote d’une série qui porte sur la légende des deux frères que nous avons tourné sur la plage des Sablettes en septembre dernier. Nous l’avons présenté à Toulon fin novembre, dans un festival à Londres et nous continuons afin de trouver un financement pour les prochains épisodes. Tu connais donc la région ? Oui, puisque j’ai grandi à la Seyne-sur-mer, j’ai travaillé une dizaine d’années sur Paris, deux ans à Londres et je suis revenu à cause du covid. Je ne pensais pas rester mais j’ai trouvé un projet sur cette légende locale. Et je suis resté ! Comment es-tu venu au cinéma ? Je suis tombé dedans lorsque j’étais petit, j’ai toujours aimé le cinéma, les westerns en noir et blanc et cette passion s’est développée au fur et à mesure. Je me suis intéressé au cinéma indépendant, la technique, la musique qui va avec, les bruitages… Toujours dans la réalisation ? J’en suis à ma troisième réalisation. Je suis aussi acteur mais j’ai voulu diversifier mes activités. En tant qu’acteur où a-t-on pu te voir ? Dans des courts métrages français et anglais. Comment te retrouves-tu dans le jury ? Parce qu’on me l’a proposé ! Dans les années précédentes j’étais festivalier et du coup, cette année, on m’a demandé d’y venir en tant que juré.
Michèle Jean
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Justine Foulani
Justine FOULANI Justine, on se connaît car c’est toi qui nous accueilles au Six N’Etoiles, avec Noémie Dumas. Comment viens-tu au cinéma ? Je suis originaire d’Occitanie, d’Ales, Nîmes, exactement et il y a un an que je travaille au Six N’Etoiles. Depuis que je suis enfant j’aime voir des films. Ça m’a suivi jusqu’à mon adolescence, puis, dans mes études, je me suis orientée dans le secteur du cinéma, j’ai entre autre découvert la diffusion. Essayer de montrer au public des films qui ne sont pas des blockbusters , souvent des films qui ne sont pas particulièrement grand public, comment les amener justement au public et c’est un vrai travail et c’est ce qui m’a passionnée. Puis j’ai travaillé aussi dans la distribution de documentaires qui ont du mal à trouver leur public, en les programmant justement dans des cinémas. C’est comme ça que je suis entrée en contact avec le Six N’Etoiles en tant qu’animatrice, pour mettre en place des animations pour le jeune public, organiser des débats, trouver des partenariats avec des associations locales pour faire connaître ces films. Es-tu intéressée de devenir toi-même distributrice ? Pas vraiment car je me suis rendu compte que j’étais surtout en contact avec les exploitants et pas assez avec le public, ce que je n’ai pas retrouvé dans la distribution. J’aime le contact avec le public. Nous organisons avec Noémie des petites projections que nous recevons, que nous voyons en amont afin de voir ce que nous pouvons faire comme animation à travers ces films. J’essaie d’aller dans quelques festivals, comme Cannes et le festival « Itinérances » d’Alès qui est un chouette festival et je fais aussi en sorte de découvrir les locaux. Nicolas PABAN Difficile de te faire « re » parler puisqu’on a eu l’occasion de se rencontrer ! Tu es venu comment au cinéma ? En voiture ! Pas de loin puisque je suis toulonnais ! Plus sérieusement, c’est un rêve d’enfant mais j’ai mis du temps à passe à l’action. Je n’ai pas fait d’école de cinéma mais un jour j’ai eu la maturité de me dire que si j’avais cette envie, il fallait la réaliser, sans se poser de questions. A partir de là, j’ai fait beaucoup de courts métrages, j’ai appris sur le tas, en faisant des erreurs, j’ai appris de film en film et je n’ai jamais arrêté en restant à Toulon. Fier d’être toulonnais ? Non. On n’a pas à être fièr d’être né quelque part, d’être né tout court ! Mais j’aime ma région. Tu as fait combien de courts métrages ? Difficile de les compter, car en fait, j’en faisais déjà tout gamin mais je ne peux pas les compter dans ma filmographie. Disons une quinzaine qui ont été vus dans des festivalss, des salles de cinéma. N’es-tu pas tenté par un long métrage ? Peut-être mais je considère que ce n’est pas une fin en soi. Il faut beaucoup d’aides, de financements conséquents. Mais je suis très heureux de faire des courts métrages parce que c’est du cinéma et qu’en priorité j’ai envie de faire du cinéma. Et peut-on en vivre ? Oui, j’en vis, sinon je serais malheureux… C’est ce qui fait que je me sens vivant.
Nicolas Paban
Carla Lauzier
Choukri Ben Meriem
Carla LAUZIER Je suis six-fournaise. J’habite à Six-Fours mais je travaille à Aubagne, je suis monteuse de courts métrages, j’ai fait des études de cinéma et je travaille à l’école de La Satis à Aubagne, qui est une école de cinéma. J’y enseigne le montage et la post production. Comment es-tu venue à ce métier ? Tardivement car j’ai d’abord fait des études de langue étrangère (Anglais, Italien, Arabe…) Je voulais devenir interprète.Finalement j’ai changé de voie car pour bien gagner sa vie il faut faire du droit travailler au sein de l’ONU par exemple et ce n’était pas une voie qui me correspondait. J’ai décidé d’arrêter et de me poser la question : Qu’est-ce que tu veux faire ? Ce que j’aime par-dessus tout, c’est regarder des films, les analyser. Je me suis alors lancée dans une licence de cinéma sans vraiment savoir dans quelle discipline je voulais aller. J’en ai découvert tous les aspects et en découvrant le montage, c’est une passion qui s’est débloquée. J’ai commencé à faire des montages de films… Quels films ? J’ai été en stage sur plusieurs séries comme « Plus belle la vie », sur Amazon avec Jean Dujardin, Charlotte Gainsbourg, ensuite, j’ai commencé à avoir des contacts, des rencontres et monter des courts métrages. N’as-tu pas essayé d’aller sur Paris ? Non, c’est un choix, Paris ça n’était pas une vie qui me correspondait pas et je suis très heureuse de pouvoir travailler dans la région et entre autres dans l’école où j’ai été formée. A côté je travaille en free-lance et ça me convient très bien. L’école m’ouvre beaucoup de contacte car on travaille avec beaucoup de partenaires. Les réseaux marchent bien. Comment es-tu devenue juré sur ce festival ? En fait, je connais Mireille Vercellino qui a été présidente de l’association « Lumières du Sud », avant que ma mère, Michèle Attard ne lui succède et je faisais partie de l’association. Du coup, elle m’a proposé d’être juré ».
Le club des cinq réuni, comment vont-ils travailler ? D’abord, me disent-ile, en se découvrant puisqu’ils ne se connaissaient pas. Et je suis heureux que cette rencontre les fasse se découvrir l’un l’autre. Ensuite bien sûr, il y a les projections, l’analyse du film, les différentes techniques du tournage et surtout et avant tout le ressenti, l’émotion que le film a suscité chez chacun. Puis, il faudra choisir la meilleure actrice et là, ils ont l’embarras du choix !
Jamais on n’aura vu autant d’invités pour l’ouverture du festival « Femmes ! » à Six-Fours. Luc Patentreger, président du festival, avait bien fait les choses en démarrant sur une rencontre exceptionnelle : Une master class avec une partie de l’équipe de la série télévisée de France 3 « Plus belle la vie ». Il devait y avoir quatre actrices et plusieurs sont venus en renfort ! Inutile de vous dire que les fans ont rempli une partie de la salle, heureux de voir leurs comédiens préférés quitter le Mistral à Marseille, pour être là « en vrai » ! Cette série de plusieurs milliers d’épisodes, créé en 2004. S’est arrêtée en 2022 mais le public a été tellement nombreux à s’en plaindre, que revoici revenu en 2024, une sorte de suite ou de continuité « Plus belle la vie, encore plus belle », même si elle n’est pas toujours belle car il s’en passe des événements, aussi drôles que dramatiques ! Mais ce n’était pas tout puisque démarrait aussi le prix du jury et le prix du public, avec un film signé Nathan Ambrosioni, en sa présence, qui présentait un film « Les enfants vont bien ». L’histoire de deux sœurs, Suzanne et Jeanne, qui, à peine retrouvées, sont aussitôt séparées car dans la nuit de leurs retrouvailles, Suzanne disparaît. Nathan Ambrosioni est un « voisin » puisque né à Grasse en 1999. Fou de cinéma, il réalise à 15 ans son premier film « Hostile », un film d’horreur ! Aujourd’hui « Les enfants vont bien » est son cinquième film et déjà, chacun de ses films a obtenu des prix divers et nombreux. C’est le nouveau petit génie du cinéma et pour ce cinquième film, il a réuni deux magnifiques comédiennes : Camille Cottin, l’une nos comédiennes française les plus douées, que l’Amérique nous envie et ne se gêne pas pour nous l’emprunter et à ses côtés, une chanteuse qui est en train de se faire un nom dans le cinéma : Juliette Armanet.
Le lendemain, mardi donc, c’est au tour de Béatrice Métayer, ambassadrice du festival, d’animer un débat autour du film norvégien de Lija Ingolfsdottir « Loveable ». Maria (Helga Guren), divorcée, deux enfants. Remariée, deux autres enfants. Si, au départ, c’est l’amour fou avec Sigmund (Oddgeir Thune), très vite, le couple vacille. Lui, musicien, doit souvent partir en tournée. Elle, se retrouve avec quatre enfants à gérer. A chacun de ses retours, Sigmund se retrouve avec une femme épuisée, seule la moitié du temps, en colère tout le temps et subit ses reproches. A tel point qu’il demande le divorce à son tour. A partir de là, Maria, va aller voir sa mère, une mère qui, à son tour, lui reproche bien des choses et la met devant le fait qu’elle a toujours été centrée sur elle-même et devrait penser aux autres Entre les mots de sa mère et les mots d’une psy qui va, elle aussi, la mettre devant ses attitudes, Maria, qui est à bout de force, va revoir toute sa vie et se rendre compte de ce qui ne va pas chez elle.
Suite à ce film terriblement émouvant et oppressant, mené par une comédienne magnifique, Béatrice avait réuni quatre femmes pour un débat autour de la santé mentale : Le Docteur Stéphanie Guillaume, le Docteur Eugénie Beaucourt, médecins généralistes, Laurence Flez-Renaudin, psy et auteure et Cécile Limier professeure d’arts martiaux et créatrice de l’association « Sport adapté, santé ». Toutes étaient d’accord que la santé mentale doit aller de pair avec la santé physique, que le meilleur moyen de ne pas y succomber et l’échange et la communication, et aussi de ne pas être dans le déni lorsqu’on voit que tout va mal. Magnifique début de festival à Six-Fours, qui va se dérouler jusqu’au 15 novembre et se terminera par la remise du prix du jury et de la meilleure actrice. Le festival continuera à se dérouler au casino Joa et au Centre Tisot, avec également des séances scolaires, des soirées événements, des soirées musicales à la Seyne ainsi que la nuit du court métrage qui réunira 24 films à partir de 19 heures le 21 novembre au Centre Tisot avec une remise de prix .La soirée de clôture se déroulera le 23 novembre. Plein de beaux films, plein de magnifiques actrices, plein de beaux réalisateurs et réalisatrices, un festival mené de main de maître par Luc et son équipe, qui augure bien pour le 25ème anniversaire l’an prochain !
Pour la 24ème année, Les Chantiers du Festival s’installent à Toulon (Cinéma le Royal & Théâtre Liberté), à Six-Fours (Six N’Etoiles), à la Seyne (Casino Joa & Centre Culturel Tisot), à la Garde (Cinéma le Rocher) pour nous présenter la femme dans tous ses états. Un festival, comme son nom l’indique, qui est dédié à la femme avec, cette année, un thème qui double la mise puisque ce sont les duos, quels qu’ils soient. Il se déroulera du 5 au 22 novembre dans ces six salles varoises et nous offrira quarante-quatre films de seize pays, huit avant-premières, une compétition qui aboutira à un prix du jury (Dont on reparlera) et un prix d’interprétation féminine, six séances scolaires, une master class animé par les comédiens de la série « Plus belle la vie », un atelier cinéma, deux expositions et quatre soirées à thème : Soirée Cabaret, soirée Maroc, Nuit du court métrage, et soirée de clôture avec de la chanson française, dix débats, deux conférences-débats… On est encore un peu loin de la date d’ouverture et on reviendra sur tous les programmes annoncés évidemment. Mais d’ores et déjà vous pouvez les consulter sur le site www.femmesfestival.fr et déjà réserver vos places. Pour nous donner l’eau à la bouche, le président Luc Patentreger est venu nous rendre visite au Domaine du Plan de la Mer à Six-Fours, invités par son propriétaire Robert Priolio. Et il était entouré de Gabrielle Priolio, fille du boss, qui est aussi agricultrice auprès de son père, mais aussi Miss France Agricole 2025 et qui sera également l’une des marraines de ce festival et de Valmigot, magnifique artiste qui a réalisé l’affiche de cette année.
« C’est donc – nous dit-il – la vingt-quatrième édition du festival qui met en avant des portraits de femmes qui se trouvent en situation de duo femme-femme, femme-homme, femme-enfant, femme-ascendant traités sur un plan cinématographique, en se posant la question : Comment une femme se construit-elle par rapport à l’autre. Ces films seront répartis et diffusés sur les six salles des quatre villes de la métropole, comme l’an dernier. Comme chaque année, nous avons apporté des innovations. Nous avons décidé que, comme on est un festival de proximité qui met en avant les valeurs humaines, on a voulu démultiplier les marraines, la première marraine étant Gabrielle Priolio, que nous considérons comme une femme d’exception par rapport à son parcours mais également parce que la famille Piolio organise chaque été dans son domaine des séances de cinéma en plein air. La seconde innovation, que nous avons inaugurée l’an dernier, est que l’affiche du festival était réalisée par une plasticienne varoise. C’est donc Valmigot qui nous présente sa toile. J’ai beaucoup aimé son travail. L’originalité est que la toile sera mise en vente et que la moitié de la recette, sera versée à l’association des Chantiers du Cinéma. Sera-t-elle mise aux enchères ? Valmigot : Nous n’en avons pas encore parlé car, si je suis peintre, je ne suis pas commissaire-priseur … Je manie le pinceau mais pas le marteau ! Luc : L’idée, en priorité, est de permettre à un acquéreur d’avoir cette œuvre exceptionnelle mais aussi d’aider l’artiste et le festival.
Valmigot : L’artiste a besoin de manger et trop souvent on demande à un artiste d’offrir une œuvre. Il y a une démarche, un savoir-faire, on met nos tripes dans une toile mais après ça, il faut en vivre. Il est important, à un moment, d’être partenaire. D’être… Duo ! Et que chacun y trouve son compte. Parlez-nous de votre rencontre… Luc : C’est Robert Priolio qui en est l’auteur ! J’assiste quelquefois à des vernissages, avec Robert, nous nous connaissons depuis longtemps car nous habitons à côté l’un de l’autre, nous nous rencontrons donc souvent et un jour je vois à ses côtés, cette femme… Valmigot : je précise que cette première fois, j’ai pris un vent et comme excuse tu m’as dit que tu n’avais pas osé me parler. Tu parlais à Robert… Mais pas à moi ! Tu es parti et j’ai demandé à Robert qui tu étais… Luc (qui rit). Bref Peut-être que je suis malpoli mais je crois surtout que je suis timide et respectueux. Je n’ose pas déranger et être le lourdaud. Valmigot : En fait, c’est un sketch… Duo ! Robert : Moi, j’aime bien faire rencontrer les gens et je pensais qu’il serait intéressant qu’ils se connaissent. La toile était-elle déjà faite ? Luc. Non. Nous avons eu l’occasion de nous retrouver l’an dernier lors de la venue d’ Emmanuelle Béart. Je trouve que Valmigot met du sens dans son travail, il y a chez elle une grande intelligence et pour l’affiche de cette année j’ai immédiatement pensé à elle après avoir vu son travail. Valmigot : Je pense que nous sommes dans une chronologie linéaire dans laquelle on ne peut revenir en arrière. Il faut faire avec ce qu’on a fait, recueillir de la sagesse. Je suis dans l’idée du bonheur. J’aime sentir l’humain. On a tous été fracassé un jour mais il faut garder l’espoir chevillé au corps et voir la beauté en chaque chose. « L’art pour apaiser les blessures invisibles », tel pourrait être le point de départ de cette œuvre conçue comme un geste réparateur, un espace de reconnaissance pour celles et ceux dont les voix cherchent le voies d’accès de l’autre.
Et toi, Gabrielle… Pas encore fracassée j’espère ! Tu es arrivée comment sur ce festival ? Ça s’est fait sous forme d’une discussion, Luc m’a proposé de venir et j’ai dit oui instantanément, naturellement Il m’a expliqué qu’il voulait mettre en valeur des femmes d’exception. J’étais à la fois surprise et ravie mais j’ai dit oui parce que je connaissais le festival, que l’on suit avec mon mari et je n’ai pas vraiment réfléchi. En tant que Miss Agricole, c’est évidemment pour la promouvoir mais en tant qu’agricultrice je représente aussi la femme en elle-même et c’est quelque chose que j’avais envie de soutenir. Et si je peux être sur des événements féminins, je trouve important d’y être. Pour aussi un peu casser les clichés de l’agricultrice qui a toujours la tête dans les champs. Je veux montrer que je m’intéresse à beaucoup d’autres choses ». Voilà ce qu’on pouvait dévoiler de cette première rencontre… Qui sera suivie d’autres rencontres pour dévoiler peu à peu ce festival qui mérite d’être suivi et le faire développer, tant aussi qu’aujourd’hui maintenir un festival n’est pas de tout repos…N’est-ce pas Luc ? Luc qui est passionné et se donne pour qu’un tel festival puisse continuer son chemin avec de beaux films et de belles rencontres dont la femme est le centre de la manifestation. A suivre, donc !