Archives pour la catégorie Evénements

Six-Fours – Espace Malraux
Une vie associative culturelle florissante

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De
gauche à droite : Josephe Mulé, Christiane Giordano, Viviane Thiry, Delphine Quin,
André Mercheyer, Fabiola Casagrande, Agnès Restegno, Linda Schelle, Florence Andrieux,
Afida Legheddar, Thierry Mas Saint-Guirol.

Des livres, du théâtre, des traditions, des voyages, de la musique, de la photo, du caritatif…
De la culture à tous les étages, du moins dans l’Espace Maraux en ce week-end ou Fabiola Casagrande, adjointe aux affaires culturelles, entourée de nombre d’adjoints et de conseillers municipaux, avait invité les associations culturelles à venir se présenter, se faire mieux connaître et se rencontrer tant on sait que l’union fait la force.

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Christiane Giordano (Amicale Pieds Noirs) – Delphine Quin, Gérald Lerda (Cabinet du maire) Fabiola Casagrande – L’association « Bibliothèque pour tous »

C’est ainsi que dans une ambiance on ne peut plus sympathique, chacune avait décoré leurs stands de photos, documents, affiches, livres, instruments de musique et que les six-fournais ont répondu présent et sont venus nombreux à cette réunion de «cultureux» et de membres d’associations, tous bénévoles, qui leur offrent tant d’événements au cours de l’année dans des lieux divers et variés.

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André Mercheyer, Dany Cayol (Le Téléthon) Joseph Mulé – Le Comité des Fêtes de Six-Fours –
Le Rotary de La Seyne-Six-Fours et son président Christophe Andrieux (A droite)

Ainsi a-t-on pu se rendre compte que cette commune est vivante, riche en associations, en culture qui font les joies de autochtones qui ont envie d’apprendre, de découvrir et surtout de se faire plaisir dans ces temps de bouleversements et d’événements pénibles à tous les niveaux  dont le pire fut cette année et demie de pandémie et d’enfermement.
Un bol d’air, un bol de culture, un bol rempli de sourires et de plaisir ne pouvait pas faire de mal et chacun a pu se balader à travers les allées, trouvant sa raison d’entrer dans la vie associative.
Adjoints et conseillers municipaux étaient très présents, rencontrant le public venu nombreux.
C’était samedi matin, le maire Jean-Sébastien Vialatte avait promis de se joindre à la fête l’après-midi et durant tout ce week-end chacun pourra découvrir la riche vie associative et culturelle de notre bonne ville de Six-Fours.

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Marie-Paule Martinetti (à droite) metteuse en scène et directrice  du Théâtre de Fortune et ses élèves – L’association provençale Lou Raioulet.

Jacques Brachet







TPM… Silence, on tourne !

20211014 Inauguration Bureau des Congrés et Tournages TPM (c) O Pastor TPM 2

Outil de développement de l’attractivité touristique, économique et culturelle du territoire, le Bureau des Congrès et des Tournages TPM, créé le1er janvier 2021, permet l’élaboration d’une stratégie cohérente et efficace de promotion et de communication destinée aux professionnels de l’industrie cinématographique et audiovisuelle au niveau national et international, ainsi qu’aux organisateurs d’événements et de congrès. Il inscrit la destination TPM dans le nouveau tourisme d’affaires.

Le bureau des Congrès
Le bureau métropolitain des congrès et des tournages constitue une nouvelle porte d’entrée de la Métropole TPM, en complément des 12 communes, pour répondre de façon opérationnelle et accompagner la réalisation des projets sur le territoire afin de faciliter leur réussite : accompagnement adapté des professionnels en termes administratif, hôtelier, restauration, logistique…
Ce bureau est constitué d’un accueil physique place Besagne à Toulon et d’un accueil dématérialisé via un site présentant la destination TPM. Un plan de communication est élaboré et la participation régulière à des salons professionnels dédiés au tourisme d’affaires et aux tournages est mise en place.
Pour être au plus près des projets, le Bureau des Congrès offre un éventail de services sur mesure.
Promouvoir la destination auprès des organisateurs en France et à l’étranger
Être la porte d’entrée unique sur la destination en matière de congrès et d’événements et livrer du « clé en mains » aux organisateurs de tous ces horizons
Être un interlocuteur privilégié, disponible, pour faciliter l’organisation des événements en qualifiant le cahier des charges et en étudiant sa faisabilité.
Simplifier les démarches administratives
Mutualiser les compétences de tous les lieux et acteurs du tourisme d’affaires et de l’événementiel
Organiser des visites de repérage
Gestion des hébergements, restauration, transports, … un dispositif hôtelier de qualité pour les congressistes.

20211014 Inauguration Bureau des Congrés et Tournages TPM (c) O Pastor TPM

Le Bureau des Tournages
Répondant à l’objectif de développer la filière cinéma et audiovisuelle sur le territoire, le Bureau des Tournages est constitué d’un accueil physique Place Besagne à Toulon et d’un accueil dématérialisé via le déploiement d’un site présentant la destination TPM :
www.congres-tournages-tpm.fr
Ses missions sont de :
Développer et organiser l’offre de décors par la mise en place de partenariat (communes, armées, département…) – TPM est un territoire très apprécié pour ses décors balnéaires mais aussi militaires, ses maisons et demeures XIXe siècle, bénéficiant d’une grande variété de paysages à valoriser.
Faire l’interface entre les sociétés de production et les institutions et apporter une réponse rapide et coordonnée.
Développer des partenariats avec les institutions, les entreprises, les professionnels
Promouvoir le territoire au plan national voire international, via une présence dans des festivals tels que : Salon Paris Images ; Festival de Cannes ; Salon Focus London. Et organiser des «Reper-Tour» auprès de producteurs.
Début 2022, le Bureau des Tournages proposera
Un tiers lieu d’accueil des équipes de production – bureaux, stockage et ateliers ;
Un fonds d’aide à la production cinématographique et audiovisuelle doté de 100 000€ pour soutenir les tournages sur le territoire en lien avec la Commission Régionale du Film.

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TPM Terre de tournages, en chiffres
43 demandes reçues par le Bureau des tournages depuis le 1er janvier 2021 et 16 concrétisations.
Quelques réalisations :
Unitaire TV – 3 jours de tournage – 24 500 € de retombées économiques
La série suédoise Agent Hamilton – 2 jours de tournage – 4 150 € de retombées économiques
Accueil d’un long-métrage en mai au PAM à Saint-Mandrier- 13 jours – 92 640 € de retombées économiques
Film britannique d’époque – 1 mois sur le territoire cet été – Tournages au Pradet, La Seyne et Hyères – Base logistique à Toulon : mise à disposition de bureaux et du Zénith pour le stockage – Plus de 100 000€ de retombées économiques

Quelques films tournés dans la métropole
«Une autre vie» tourné  à Hyères en 2014
«Un homme idéal» tourné à Toulon en 2015
«C’est beau la vie quand on y pense» tourné à la Seyne en 2017
«Proxima» tourné à Carqueiranne en 2019
«C’est quoi cette mamie ?» tourné aux Sablettes en 2019
«Ma famille et le loup» tourné à la Seyne en 2019
«Divorce Club» tourné au Pradet en 2020



Six-Fours – CapSein – Elles sont épatantes !

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Elles se prénomment Solène, Karin, Magali, Isabelle, Hélène, Michèle.
Et elles ont osé !
Osé quoi ? Poser pour le photographe Daniel Pelcat, seins nus.
Vous me direz que de nos jours, rien de plus banal. Mais il faut savoir que ces femmes émergent toutes d’un cancer du sein.
On sait ce que cette pathologie peut accumuler de sentiments contraires, du déni au doute en passant par la peur de ne pas s’en sortir, de rester mutilée, et ce que ça entraîne de douleurs pour s’en sortir, de la chimiothérapie  à la radiothérapie, sans compter nombre de troubles et d’effets secondaires comme la perte des cheveux par exemple, pour ne parler que de l’effet le plus visible.

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Même entourée de famille et d’amis, la femme est confrontée à la solitude et c’est pour cela que Béatrice Métayer, coordinatrice du réseau CapSein, appuyée par Christine Castello qui en est la présidente et aussi par le maire de Six-Fours, Jean-Sébastien Vialatte et Stéphanie Guillaume, médecin, adjointe à la santé, se sont tous réunis autour de ce réseau.
On en a déjà parlé, celui-ci accompagne les femmes atteintes du cancer du sein dans toutes les étapes, du dépistage à la guérison. Ce qui leur donne beaucoup d’énergie pour appréhender la maladie et beaucoup de courage… et de culot quelquefois comme cette exposition au grand jour de leurs corps malmenés.
Oui, elles ont osé poser pour montrer qu’elles restent d’abord des femmes «normales» , vivantes, debout, gardant toute leur féminité dans cette épreuve traumatisante.
Vendredi soir, dans les jardins de la Maison du Cygne, l’on pouvait rencontrer ces femmes en chair, en os et ainsi qu’en photos et il était à la fois joyeux et émouvant de voir leur sourire et leur pêche.

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Un sourire de combattantes, mélange de joie, de force, de courage, d’humour aussi et de fierté pour cette lutte de chaque instant, bel exemple de résilience.
Elles peuvent être fières de cette démarche qui, pour paraphraser Neil Amstrong, est un petit pas pour la femme mais un grand pas pour l’Humanité.

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Stéphanie Guillaume : communiquer, échanger, travailler ensemble.
Le lendemain, même lieu, Stéphanie Guillaume organisait une rencontre qui fera date dans la commune de Six-Fours.
En effet, elle a eu l’idée de réunir tous les médecins, praticiens, spécialistes, pharmaciens, infirmiers, tous les acteurs du médical qui viennent s’installer à Six-Fours.
«On sait – me confie-t-elle – que le secteur médical, entre autre touchant à la médecine générale, est un secteur vieillissant et que dans nombre de secteurs, les médecins se raréfient. Avec Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours nous avons voulu réunir tous ces corps de métiers dont le public a besoin et qu’il doit souvent aller chercher loin de chez lui. Nous avons décidé de les inciter à venir s’installer chez nous en leur offrant des aides comme des mises à disposition de locaux à vendre ou à louer. Déjà nous avons reçu des propositions de gens voulant revenir auprès de leur famille et d’autres ayant envie de s’installer chez nous.
Cette réunion était surtout de mettre en rapport  tous ces nouveau venus, ces acteurs du soin, les présenter afin qu’ils se connaissent et qu’ils puissent travailler ensemble en bonne intelligence.

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Afin aussi de créer un réseau de compétence qui permettra aux six-fournais de pouvoir se faire soigner chez eux plutôt que d’avoir à se déplacer. Aujourd’hui, par exemple, de moins en moins de médecins se déplacent ce qui est un grave handicap pour les malades, que ce soient des enfants, des adultes et surtout les personnes âgées. Il nous faut aujourd’hui une dizaine de médecins libéraux dans un proche avenir. Déjà 29 médecins généralistes et 16 spécialistes  ont répondu présent et cet événement permet de les aider à s’insérer, à faire savoir qu’ils sont là et à les faire collaborer ensemble
Nous travaillons déjà avec des associations comme Sport Adapté Santé 83 animée par Cécile Limier, ou le réseau CapSein créé par Béatrice Metayer  car nous sommes tous concernés par le cancer.

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Un tel événement est difficile à mettre en place et je remercie le maire mais aussi Pierre Rayer, directeur de cabinet du maire pour leur aide ».
Passionnée par ce qu’elle fait, Stéphanie Guillaume ne peut qu’être heureuse de cette journée conviviale qui s’est déroulée dans le cadre enchanteur de la maison du Cygne et a permis à tous de communiquer, d’échanger et elle ne compte pas en rester là en envisageant de renouveler très vite cette expérience  en organisant des colloques, des rencontres sur différents thèmes.
Cette grande première est la preuve que la communication n’est pas un vain mot, permettant aux gens de se rapprocher, de se connaître, de pouvoir travailler ensemble… Qui plus est dans une ville on ne peut plus belle et conviviale.
A suivre donc, avec intérêt !

Jacques Brachet





Six-Fours devient pour un mois la ville rose

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Étrange et sympathique réunion que celle de jeudi, devant le parvis de la Mairie de Six Fours, surmontée d’un immense ganse rose lumineuse  et autour de laquelle s’agglutinaient des dizaines de  gens habillés et masqués de rose, ersatz  d’une soirée vénitienne !
Derrière ces masques, se protégeaient six-fournais, élus venus nombreux, malades en rémission du cancer.
Car cancer il y a toujours et si aujourd’hui l’on peut en guérir le principal est que les femmes se fassent dépister sans tarder. Et cet Octobre Rose a été conçu par le réseau CapSein, né à la Clinique du Cap d’Or grâce à Béatrice Métayer, secrétaire médicale, qui en est la coordinatrice, Christine Castello qui en est la présidente, association  composée de médecins gravitant autour de cette maladie, appuyée par le directeur du Cap d’Or Jean Vérillon ainsi que de Stéphanie Guillaume, médecin et adjointe à la santé de la Mairie de Six-Fours et son maire, Jean-Sébastien Vialatte.

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Jean Vérillon, Béatrice Métayer, Jean-Sébastien Vialatte,
Stéphanie Guillaume, Christine Castello
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Hormis les masques, nombre de gens, donc, s’étaient vêtus de cette couleur de l’espoir.
Ce mois est l’occasion de sensibiliser les femmes au dépistage du cancer qui, pris trop tard, peut encore faire des ravages. Il faut savoir  que ce sont 60.000 nouveaux cas détectés par an, 12.000 en décèdent encore  et qu’une femme sur huit risque de développer un cancer du sein
Stéphanie Guillaume devait préciser la raison de cet énorme ruban rose trônant au faîte de la Mairie, afin que chaque personne y passant devant, pense à se faire dépister car hélas, ça n’arrive pas qu’aux autres.
Christine Castello, Béatrice Métayer et leur équipe de bénévoles, ont également concocté un programme qui se déroulera tout au long de ce mois dans divers endroits de Six-Fours.
A partir du 15 octobre, la Maison du Cygne recevra une exposition à la fois belle et émouvante. En effet, toutes les femmes atteintes du cancer et soignées au Cap d’Or, ont voulu participer à cet événement en se laissant photographier, avec leurs blessures et les traces qui, souvent, ne seront heureusement que provisoire. Il fallait du courage, de la volonté mais aussi beaucoup d’énergie pour oser ce geste magnifique ?

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Une marche rose sera organisée le vendredi 22 octobre à 15 heures, qui partira du parvis du lycée de la Coudoulière pour retourner à la Maison du Cygne, où l’on pourra découvrir cette exposition, avec passage au parc de la Méditerranée.
C’est au Six N’Etoiles, qui joue toujours le jeu des grandes causes, que le réalisateur Alexandre Messina viendra présenter son film «Elles dansent», le jeudi 28 octobre à 20h30. C’est un documentaire qui montre le superbe travail d’une danseuse, Aude, avec les patients du centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy de Villejuif. Un film ou rires et larmes se mêlent autour d’un art qui peut faire des miracles et donner un bel espoir.
Beaucoup d’événements se dérouleront durant ce mois rose, belle initiative d’une poignée de gens qui donnent beaucoup de leur temps pour une cause qui concerne tout le monde.

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Jacques Brachet
Programme sur www.ville-six-fours.fr

Sport Adapté Santé 83
Une sympathique assemblée générale

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C’était la première !
En effet, Cécile Limier, professeure de karaté do et de taï chichuan a créé l’an dernier une association «Sport Adapté Santé 83» dans le but de promouvoir la pratique d’activité physique préventive et thérapeutique, en proposant un programme personnalisé qui aide à améliorer l’autonomie des personnes et restaurer leur capacité énergétique.
C’est donc la première assemblée générale où de nombreuses personnes, adhérents et personnalités* se sont retrouvées à l’Hacienda, en forêt de Janas à la Seyne, reçus par le dynamique Patrick Philibert.
C’est Mme Marchetti, membre de l’association qui a ouvert la session, précisant en riant que le bébé était né après de gros efforts mais qu’il se porte aujourd’hui très bien… comme sa maman !

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Elle a précisé que l’absence d’activités physiques est le quatrième facteur de mortalité, provocant du diabète ou encore des cancers, des affections cardio-vasculaires, des problèmes des fonctions respiratoires et que le sport permettait de gérer le stress, le renforcement du squelette  et bien d’autres développements physiques et psychologiques.
Est alors intervenu Louis Wan der Heyoten, professeur d’arts martiaux, expert en Tai Chi Chuan et en Qi Gong et professeur de Karaté-Do qui travaille depuis plusieurs années avec Cécile, précisant que le Taï Chichuan, la gymnastique taoïste, permet de faire circuler l’énergie, une méditation intérieure et est un acte thérapeutique.

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Louis Wan der Heyoten ,Lise Limon qui a présenté le budget

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Christine Charton, qui a présenté le dispositif Asaléé et le travail effectué conjointement auprès des patients du Pôle Santé de Six-Fours – Lucienne Roques, présidente du Comité Départemental Olympique et Sportif du Var.

«L’association, a été créée en 2020, pour promouvoir l’activité physique, pour prévenir, restaurer, maintenir l’autonomie des personnes » devait-il préciser.
– Elle comprend aujourd’hui – a repris Cécile – 93 adhérents dont 77% de femmes, 16% d’hommes, retraités, salariés sans emploi ou en situation d’invalidité, des personnes atteintes de maladies chroniques mais aussi des personnes en bonne santé.
Nous travaillons avec le réseau CapSein, un collectif de professionnels de la pathologie du cancer du sein, dont la coordinatrice est Béatrice Metayer, avec Lucienne Roques présidente du Comité départemental Olympique et sportif, avec le Pôle Santé représenté par Christine Charton, avec nombre d’associations, avec aussi la mairie de Six-Fours… Grâce à Patricia Mancini, nous avons été sur le salon de la Femme en mars 2021, le salon des thérapeutes en mai 2021, nous avons créé un réseau de partenariats, avec entre autre Eléonore Chwaiki coordinatrice de la Maison Sports Santé et Solidarité de la Seyne sur Mer, avec Henri Roig, président de la Fédération du Sport Adapté, Marie-Ange Aubert, responsable du centre Alter Ego de la Seyne-sur-Mer, Thierry Boudet, gérant du Parc Coudou de Six-Fours, grâce à Marie-Diane Tassy, une communication efficace a été mise en place, nous avons tourné un clip promotionnel, «Sport sur ordonnance», réalisé par Patrick et Carole Deroux, nous travaillons avec l’association Asaléé (Association de Médecins Généralistes et d’Infirmières Déléguées à la Santé Publique) qui instaure une coopération pluri-professionnelle entre médecins généralistes et infirmiers intégrée au cabinet des praticiens.
Nous proposons des balades car nous voulons développer la marche qui offre une meilleure capacité respiratoire, avec Louis Wan der Heyoten, nous donnons des cours de karaté do, de Qi gong et de taï chichuan…»

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Le nouveau bureau

Suite à toutes ces informations, comme toute assemblée générale, les bilans et le budget ont été approuvés par la majorité ainsi que le nouveau bureau :
Monique Brachet, Christine Charton, Dr Jean Gouezo, Michel Lendi, Marie Limier, Lise Limon, Henriette Marchetti, Josiane Oestreich, Christine Richon, Marie-Diane Tassy, Louis Wan der Heyoten.
Cécile, jamais à court d’idées, avec son énergie légendaire, son sourire et sa sérénité, nous a annoncé plein de projets à venir :
«Chaque premier jeudi du mois, nous organiserons une sortie avec une activité découverte et un intervenant. Nous proposerons des stages mensuels de  self défense et de gymnastique taoïste. Nous proposerons également des programmes personnalisés pour des personnes à minima sociaux ou sans emploi…»
Comme on le voit, l’association, malgré son jeune âge, démarre sur les chapeaux de roues grâce à une équipe de choc menée tambour battant par Cécile Limier.
Après toutes ces bonnes nouvelles, un fort sympathique buffet a été proposé aux adhérents et aux nombreuses personnalités qui soutiennent cette belle association  qui se bat pour la santé et le bien-être et se dépense sans compter.

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Mme Marchetti & Joseph Mulé – Jean-Luc Benevento – André Mercheyer – Parick Perez  Stéphanie Guillaume – Cécile Limier – Lucienne Roques

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Béatrice Métayer – Patricia Mancini – Stéphanie Guillaume
Béatrice Métayer & Cécile Limier

Jacques Brachet
sportadaptesante83.fr – sportadaptésante83@gmail.com
* Parmi les personnalités :  Joseph Mulé, conseiller départemental du Var, les élus de Six-Fours : Stéphanie Guillaume, médecin généraliste, adjointe à la santé, André Mercheyer, délégué au service des sports, Patrick Perez, délégué aux actions sociales et familiales, Jean-Luc Benvenutto, conseiller municipal. Les élus de la Seyne Valérie Guittienne, conseillère municipale/handicap,  Daniel Martinez, conseiller municipal, délégué aux sports, Henri Roig, président de la Fédération du Sport Adapté

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«Merci à ma famille ici présente, qui représente le terreau même de la bienveillance dans lequel chaque petite graine plantée au service de notre humanité a poussé dans la joie et avec beaucoup d’enthousiasme». Cécile limier.

Jacques Brachet







Toulon… Jean-Marc BARR à l’eau !

JEAN-MARC BARR

Ce 11 septembre a été le jour des retrouvailles.
D’abord, l’après-midi, c’est à l’anse Pipady, située derrière la Tour Royale au Mourillon, que l’ami Jean-Marc Barr nous avait conviés. Il y proposait sa journée musique subaquatique dont il nous avait parlé quelques jours auparavant au Liberté (Voir article) et on le retrouvait sous une chaleur caniculaire, nous habillés, lui à poil, avec son ami le musicien et compositeur Michel Rodolfi.
Une plage noire de monde où Jean-Marc se balade, heureux comme… un poisson dans l’eau,  souriant et parlant en toute simplicité avec les gens venus lui faire une photo ou un selfie et lui s’y prêtant avec son habituelle gentillesse.
Etant donné qu’on n’avait pu faire que quelques photos sur la place de la Liberté, il nous avait proposé de faire quelques dans son élément : l’eau.

JEAN-MARC BARR JEAN-MARC BARR

Et voilà notre photographe crapahutant sur les rochers pour faire des photos avec le fameux tee-shirt de ce bel événement «Sea of sound» puis se prêtant à un déshabillage pour glisser (dans tout le sens du terme, tant il y a de pierres et d’algues) dans cette eau qui lui est devenue aussi habituelle que la terre ferme !
Michel Rodolfi est venu l’y rejoindre pour quelques photos, les baigneurs profitant de l’aubaine pour faire de même, Jean-Marc s’y pliant avec patience et son éternel sourire en toute simplicité.
Malgré cette chaleur, il fallut bien le laisser travailler et quant à nous, de notre côté, deux autres rendez-vous nous attendaient.
Promesse de se revoir bientôt avec Jean-Marc devenu un ami au fil des 20 ans de rencontres datant du «Grand Bleu».

Jacques Brachet
Photocreations.fr



TOULON retrouve ses Halles Municipales !

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J’étais un petit toulonnais de dix ans lorsque le jeudi, jour alors sans écoles, je partais faire le marché avec ma grand-mère, nous descendions le marché du cours Lafayette,  vrai marché de Provence chanté en partie par Bécaud (Je dis en partie car il m’avait avoué que c’était  un mélange du marché de Toulon où il était né et de Nice où il était parti vivre avec sa famille !). Et l’on se retrouvait invariablement aux halles municipales où mille odeurs nous assaillaient et où chaque commerçant nous accueillait avec cet accent  «que l’on garde en naissant du côté de Toulon !».
Et puis j’ai grandi, les halles ont vieilli, les commerçant ont quitté le pont pour aller se ruer sur les grandes surfaces qui étaient alors le nec plus ultra.
Ainsi les halles ont fermé, les revendeurs du marché se sont raréfiés, les habitants du centre de Toulon, appelé «la basse ville» comme le rappelait Hubert Falco, maire de la ville, ont émigré, les magasins se sont raréfiés… jusqu’à l’avènement du maire qui a décidé, avec tout son amour pour sa ville, toute sa volonté, toute son énergie et son acharnement de faire revivre sa ville, d’y faire revenir des familles, des jeunes et pour cela, il s’est dépensé sans compter, créant une université, un théâtre national, un cinéma, une médiathèque, un hôtel des Arts, rénovant le Musée, faisant tomber des immeubles vétustes, recréant le jardin public et en en créant un autre,  faisant revivre des rues, des places, des lieux de rencontres, une place de la Liberté rénovée… Bref, refaisant de Toulon une ville de laquelle aujourd’hui tout le monde parle, étrangers, médias comme une ville avec son port, qui a retrouvé un art de vivre.

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Quelques chiffres : 80.000 mètres de dallages remis à neuf, 100 immeubles détruits afin que Toulon retrouve son soleil, 3.000 logements rénovés, 80 rues et places entièrement réhabilités.
Lors de de son élection à la mairie, il y a déjà vingt ans, il avait défendu ces halles de Toulon fermées et menaçant d’être détruites, alors que le bâtiment style Arts Déco datant de 1929, est une pure merveille.
Il a dû se battre et il aura mis vingt ans pour que revive ce lieu que vont retrouver les vieux toulonnais, que vont découvrir les plus jeunes et les vacanciers toujours plus nombreux.
Et en ce vendredi 10 septembre, il était le plus heureux des maires en inaugurant ce magnifique bâtiment qui a retrouvé sa superbe, ses commerçants et son public.
Il a rappelé que  ce lieu se nomme depuis 1956, les Halles Esther Poggio, en hommage à cette héroïne de la Résistance, qui fut une jeune vendeuse des Halles fusillée par les Allemands en 1944 à l’âge de 32 ans.

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Des travaux de rénovation commencés en 2019, et ralentis par la crise du Covid, sont nés 1000 mètres carrés de surface, réunissant 25 commerçants de bouche de très haut niveau (Epicerie fine, boulangers, charcutiers, cavistes, poissonniers, pâtissiers, confiseurs, fabricants de pâtes, restaurateurs,  traiteurs, rôtisseurs, fromagers régionaux, l’Espagne, l’Italie, le Mexique,  sans oublier la Corse, le café Biltoki, Biltoki étant une entreprise du Pays Basque qui a déjà créé ou rouvert six halles en France, Toulon étant la 7ème, inaugurée auprès de son maire par Romain Alaman, cofondateur et directeur général de l’entreprise.
Biltoki signifie en basque «L’endroit qui rassemble» et les halles en sont un bel exemple.
Il aura fallu six millions d’investissement pour adapter le bâtiment aux contraintes actuelles, défi technique assumé brillamment par l’architecte Etienne Peneau et en dehors des commerces installés au rez-de-chaussée, une immense terrasse de 180 mètres carrés installée sur le toit, permet d’avoir une belle vue ensoleillée sur les toits de Toulon et l’on peut à la fois y boire et se sustenter. Lieu idyllique de convivialité.

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Un monde fou, fou, fou pour cette inauguration ouverte à tous et l’on se pressait dans les allées pour voir, découvrir, déguster, acheter et boire un coup sur la terrasse. Inauguration dont le ruban a été coupé par Hubert Falco assisté de Liliane Bloch, petite-fille d’Ernest Bloch qui fut adjoint à la mairie de Toulon et à l’initiative des Halles en 1927, et Sabrina Rossi-Amouroux, son arrière-petite-fille.
Inutile de dire que le bâtiment a été pris d’assaut, on avait des difficultés à y naviguer mais ce fut une bousculade joyeuse, bon enfant avec le plaisir de tous de s’y retrouver et de promettre d’en devenir des habitués.
Nous avons enfin retrouvé – pour les moins jeunes dont je fais partie ! –les odeurs, les parfums de notre enfance qui faisaient dire au maire, à l’instar de Proust, que c’était sa petite madeleine. Une madeleine qui va faire revenir les toulonnais sur les lieux de leur enfance, de leur jeunesse et venir les plus jeunes qui n’ont pas connu cette époque.
Souvenirs, souvenirs… Quand tu nous tiens !

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Jacques Brachet

Châteauvallon – Liberté… C’est… enfin la rentrée !

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En ce dimanche 5 septembre, quel plaisir de se retrouver à Châteauvallon, après une année pesante à tous les amoureux de musique, de théâtre, de danse qui nous ont tant manqués !
Malgré les pass, les masques sous un soleil torride, l’on retrouvait avec joie ce lieu magique où nous recevaient le maître de Châteauvallon-Liberté Charles Berling , la présidente de l’association de Châteauvallon Françoise Baudisson, le directeur des relations publiques du lieu, Stéphane de Belleval et Robert Bénéventi, maire d’Ollioules, autour de quelques artistes qui feront les beaux soirs de la saison du Liberté ou de Châteauvallon.

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D’habitude, chacun s’assoit à une table, devant un public qui écoute la longue litanie des spectacles à découvrir toute la saison Mais cette année, notre ami Charles a trouvé une idée originale : faire des groupes de 25 spectateurs autour d’un artiste dans des lieux divers du site : la régie, l’atelier, le local des décors, la terrasse du bar, le théâtre couvert, la cour du château, l’amphithéâtre….
Ainsi ont-ils pu découvrir certains lieux qui ne sont pas obligatoirement ouverts au public et ont-ils eu une vraie communication avec les artistes jouant le jeu.
Un jeu original et sympathique car tous les quarts d’heures, une corne de brume annonçait la fin de la rencontre et chacun, à l’instar des chaises musicales, partait d’un lieu à l’autre, d’un artiste à l’autre.
Etaient présents les chorégraphes Nassim Battou et Romain Bertet, l’équipe des Voix animées, les comédiens Christine Citti, Jean-Louis Martinelli, Frédéric Fisbac, Bérangère Warluzel, Jean-Baptiste Sastre, Alain Béhar, Jeanne Mathis, Claire Nebout, Carole Errante, Gustavo Giacosa, le musicien Fausto Ferraiuolo…
Après l’ouverture qui se fit dans l’amphi, chacun s’éparpilla donc, immense fourmilière où l’on se croisait, montait et descendait les escaliers (nombreux !) du site et se reposant de temps en temps sur les chaises longues aux couleurs de l’affiche.

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Robert Bénéventi  nous faisait part de sa joie de revenir à Châteauvallon :
«Je tenais absolument à être ici aujourd’hui car le lieu nous a manqué et je voulais féliciter le travail remarquable de toute l’équipe qui perpétue l’esprit de Châteauvallon. Je remercie particulièrement Charles Berling qui nous offre des programmes de grande qualité».
Charles Berling et Françoise Baudisson devaient également remercier les équipes qui ont continué à œuvrer malgré le Covid qui a d’ailleurs touché certains collaborateurs.
Ainsi toute la journée, le public a pu déambuler dans ce beau lieu, approchant les artistes qui parlaient de leurs spectacles et leur posant beaucoup de questions.
Arrêt à 13h car un pique-nique offert réunissait tout le monde sur la terrasse du bar, chacun arrivant avec son petit sac et s’asseyant autour des tables, se rencontrait au soleil ou à l’ombre, dans un même bonheur de retrouver une vie culturelle «normale», arrosée d’un petit rosé venant des domaines Lolicé et Figuière, offerts par l’association des Vins de Provence.
Et l’on pouvait voir un Charles heureux du résultat :
«C’est vrai, j suis très heureux – me confiait-il – car c’est une expérience originale et j’étais un peu inquiet de savoir ce qu’allaient penser les gens. C’était la première fois que l’on tentait autre chose et à voir les mines joyeuses et les gens venant me dire leur plaisir, je pense qu’à partir d’aujourd’hui, on va garder cette formule qui est un beau moment de communication. Je remercie les artistes qui ont joué le jeu avec nous, l’équipe qui s’est dépensée sans compter… et le beau temps qui a été avec nous !»
D’ailleurs, il devait récidiver le soir même au Liberté qui fêtait ses dix ans.

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Comme à chaque fois, il a accepté avec gentillesse et humour la traditionnelle séance photo, avec une chaise longue puis avec Claire Nebout venue nous rejoindre.
Nous avons prolongé la séance avec Claire qui présentera, les 22 et 23 février, en avant-première à Châteauvallon, un spectacle intitulé «Viva Frida» :
«C’est un spectacle tiré d’un livre et de lettres de frida Kahlo, qui était une artiste peintre mexicaine et qui, quoique frappée de poliomyélite jeune et après un grave accident de bus, s’est retrouvée handicapée, n’en a pas moins continué à vivre, à combattre, à peindre. Elle était communiste, anticonformiste et une grande combattante pour la condition féminine. Malgré les problèmes, la douleur, elle n’a jamais cessé le combat. Elle était une artiste originale et son talent a été reconnu.
Le texte est de Didier Goupil et la mise en scène de Karine Prugnant»
Claire sera en résidence à Châteauvallon et nous avons déjà rendez-vous avec elle.
Autre rencontre à la fois joyeuse et émouvante : celle avec Jeanne Mathis, que j’ai connue «minote», dans les jambes de ses parents Henri Komatis, cet architecte génial à qui l’on doit ce lieu superbe et Simone Komatis, qui fut l’âme de ce même lieu.
C’étaient des amis et leur départ fut une grande peine.

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Aujourd’hui disparus, Jeanne revient à Châteauvallon. Elle est comédienne et a écrit une pièce qu’elle présentera en avant-première… au Liberté les 30 et 31 mars.
«La pièce s’intitule «De l’autre côté des vagues»
«C’est – me dit-elle – la vision de trois jeunes Africains, Katio, ancien activiste sans espoir, son ami Kouami, qui n’attend plus rien de son pays et Akouba, la seule à croire encore en l’avenir. C’est à la fois la vision d’une Afrique réelle et une Afrique fantasmée sur fond de musique à la fois moderne et traditionnelle, composée par Djéké Koffi».
Entre Châteauvallon et Liberté, de beaux artistes viendront s’ajouter à ceux présents ce jour : Jane Birkin, Nicole Garcia, Jean-Pierre Darroussin, Macha Makeïeff, Alain Fromager, Robin Renucci, et des auteurs aussi divers que Théophile Gautier, Nelson Mandela, Sénèque, Carlo Goldoni, Federico Garcia-Lorca, Rainer Werner Fassbinder, Charles Péguy, Molière, William Shakespeare, Marguerite Duras.
Beaucoup de musique, de danse, de cirque aussi avec le cirque Aïtal, les chorégraphes Hofesh Shechter, Alonzo King, Michel Kelemenis, Régine Chopinot, Debussy, Beethoven, Bach, Coltrane,  Brad Mehldau, Jean-François Zygel…
N’oublions pas les «Themas» au Liberté proposant trois thèmes par saison où se mêlent spectacles, expositions, films, conférences, rencontres.
Le premier, d’octobre à décembre, s’intitule «Quoi ? L’éternité» et pose la question : Quel temps nous reste-t-il pour agir, si l’on veut que l’univers ne continue pas sans la Terre, sans nous ?
Le second, de janvier à Mars, nous proposera de parler du rire dont on a tant besoin en ces temps difficiles. Il s’intitule «La farce cachée du rire» et abordera tous les rires possibles et existants et reposera la question éternelle : Peut-on rire de tout ?
Enfin, le troisième, d’avril à mai, s’intitulera «Miroir, mon beau miroir» et abordera le thème  du rapport avec son physique, avec son corps, des différences, de la soumission à une norme et bien sûr de la diversité.

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Beau programme que voilà, éclectique et audacieux que nous espérons pouvoir découvrir sans qu’aucun problème ne vienne encore perturber la saison !

Jacques Brachet
Photocreations.fr
Renseignements : 09 80 08 40 40


AUSTRALIA NOW

Jarracharra : Les vents de la saison sèche
Abbaye du Vœu – Cherboug en Cotentin : Juin à août 2021

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L’Australie présente de juin 2021 à juin 2022 la plus grande série de manifestations australiennes jamais présentée en France, avec une programmation dense et variée allant des arts vivants à la gastronomie, en passant par les arts visuels, le cinéma, la musique, le sport, la scène, l’innovation, et le monde des affaires : dixit l’Ambassadeur d’Australie en France.
Des événements qui se dérouleront dans différents lieux à travers la France : Paris, Lyon, Le Havre, Cherbourg en Cotentin, Cannes, Grenoble, Dijon, Arras, Saint Tropez, Boulogne-Billancourt, Bordeaux, Aix en Provence. Ce sont des dizaines d’œuvres et de manifestations offertes au public pendant une année. Une excellente façon de découvrir la création, les productions, les engagements, de ce continent peu connu de nous autres Français.
A Cherbourg c’est dans le cadre de l’Abbaye du Vœu, lieu empreint d’histoire, qu’on a pu admirer une collection d’œuvres textiles réalisées par des femmes artistes aborigènes du Bàbbarra Women’s Center, l’un des centres artistiques les plus isolés du monde, au cœur de la Terre d’Arnhem (Territoire du nord de l’Australie). Ce fut d’abord un refuge pour femmes seules au début des années 1980.
Pendant les années 90 les artistes de Bàbarra Center commencèrent à travailler la gravure, la lithographie, la sérigraphie pour en arriver à 25 artistes qui ont déjà réaliser 70 « screendesigns », avec des techniques utilisant jusqu’à quatre couleurs, reflétant un éventail de l’imagerie de l’Arnhem ainsi que de ses diverses cultures.
Bàbbarra est l’une des plus vieilles entreprises textiles indigènes d’Australie. Elle est dirigée par des femmes pour des femmes.

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Le « Bàbarra Women’s Governance Group » lutte pour de meilleurs services de santé à Maningrida, pour la protection de l’environnement, contre la fracturation hydraulique du gaz de schiste ; aide également au retour des gens dans leur patrie.
« Jarracharra » qui est le titre de l’exposition de Cherbourg est le nom d’un vent froid  qui annonce la saison sèche. Saison pendant laquelle les Aborigènes parcourent l’Arnhem (nord-est du Territoire du Nord) dans toutes les directions, à pied ou en canot.  Les vents Jarracharra ont réuni les gens pour toutes sortes de cérémonies, danses, rituels, pendant des milliers d’années. C’est donc une région chargée d’histoire et de coutumes.
« Jarracharra » porte un message fort en faveur de la préservation et de la transmission des langues et des savoirs ancestraux autochtones australiens.
Cet ensemble de femmes appartient à neuf groupes linguistiques différents. Elles célèbres par leurs créations textiles la diversité culturelle et linguistique exceptionnelle de la région de Maningrida, ainsi que la contribution des femmes aborigènes à l’art contemporain et au graphisme.
Cette exposition est dirigée par des artistes séniors de Kununjku du clan Kurulk, ainsi que par les sœurs Deborah et Jennnifer Wurrkidj, et leur tante Susan Marawarr.
Les sérigraphies présentées sont l’œuvre de plusieurs artistes sur plusieurs générations, concoctées dans les ateliers de Maningrida.
Les œuvres sont suspendues au plafond dans la grande salle gothique de l’abbaye du Vœu, par rangées de trois ou quatre, ce qui donne tout de suite l’aspect d’une forêt. Chacune mesure environ 3 mètres sur un mètre cinquante. Ce sont des œuvres majestueuses irradiant la salle de toutes leurs couleurs. Elles sont composées de motifs répétés, soit géométriques, ou de fleurs, feuilles ou autres plantes stylisées, ou encore d’animaux, par exemple tortues, poissons… S’y ajoutent quelques petits tableaux, d’essence plus naïve, sur les murs de la salle. Et, placés judicieusement dans des angles vides, deux fauteuils anciens recouverts de ces magnifiques tissus.

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Ce sont des façons de dessiner très proches de celles de nos artistes contemporains, avec une jouissive fraicheur et une grande sincérité. On y sent le plaisir et la joie du travail heureux.
Dans certaines toiles le hasard intemporel fait se retrouver des motifs d’artistes   contemporains connus, tels Claude Viallat, ou Raoul Hébréard (voir photos) ; ce qui prouve que l’art n’a ni temps, ni frontières. C’est un festival de formes et de couleurs. Un enchantement à se promener à travers cette forêt de toiles tendues. Cette disposition permet de s’y balader, d’aller et venir, de s’arrêter dans la contemplation; ce qui ajoute au plaisir de la visite.

Serge Baudot (correspondant en Normandie)
Photos : Véronique Adam
Renseignements : <france.celebrateaustralianow.com>
Offices de tourisme des villes concernées.