Archives de catégorie : Evénements

Six-Fours… TELETHON… 40ème !

Le Téléthon est un événement caritatif organisé depuis 1987 par l’Association française contre les myopathies pour financer des projets de recherche sur les maladies génétiques neuromusculaires essentiellement, mais aussi sur d’autres maladies génétiques rares.
Et cette année, on fêtera son 40ème anniversaire, sinon dans la joie, du moins dans l’espoir qu’il puisse faire avancer cette maladie qui touche près de trois millions de personnes.
La ville de Six-Fours ne déroge pas à cette manifestation annuelle qui se déroulera les 4 et 5 décembre.
Durant 20 ans, Dany Cayol a été l’organisatrice et la tête pensante de ce bel événement. Aujourd’hui, elle transmet le bâton à Béatrice Métayer.
Lors de cette première réunion de l’année, présidée par son maire, Frédéric Boccaletti, il a voulu rendre hommage à cette femme de l’ombre qui, durant toutes ces années, s’est donné corps et âme à cette juste cause.
Elle a su rassembler des dizaines d’associations, autant de bénévoles qui la suivaient les yeux fermés tant elle savait convaincre, rallier, mobiliser toutes les associations, qu’elles soient sportives, culturelles, que ce soient des corps de métiers comme les pompiers.
Sa passion était rassembleuse tant elle y mettait du cœur avec sa « force tranquille ».
Le maire et Béatrice, qui lui succède, avaient tenu à ce qu’elle soit là en ce soir de passation de pouvoir à la Villa Nuraghes, ainsi que Marc Cédric, le coordinateur départemental du Téléthon et de Marie-Christine Dupont son équipière, relais du secteur d Six-Fours.

« 40 ans – devait dire le maire – est une étape importante de ce mouvement, qui a permis de faire avancer les recherches, mais c’est un combat qui n’est pas terminé. C’est une nouvelle page qui se tourne, dans la continuité car c’est l’affaire de tous et toute initiative est bonne à prendre avec toutes les énergies et les bonnes volontés.
Je tiens à remercier Dany Cayol, cette femme généreuse, humaine pour sa passion et son travail sans faille. Béatrice Métayer va lui succéder et sera, j’en suis sûr, à la hauteur de son implication. »
Dany était à la fois très émue et confuse car, pour avoir travaillé avec elle, je la sais tout ce qu’il y a plus discrète et elle n’a jamais voulu se mettre en valeur durant tout ce temps où elle était, soit dans son bureau, soit sur le terrain, s’effaçant toujours devant les autres, tous ces autres qui marchaient comme un seul homme derrière elle. Et qui, laissant sa place, sera toujours présente.
« Je laisse ma place à Béatrice qui saura prendre la relève mais je vais continuer au sein des associations car c’est une cause qui me tient à cœur. Je serai et resterai anonyme et j’abandonnerai jamais » Béatrice qui fut tout aussi émue du travail gigantesque que Dany a porté sur ses épaules,  la remercia, ainsi que le maire, de lui faire confiance pour la suite.
« Cet événement et emblématique et je prends la relève en toute humilité, dans le partage, le cœur et l’espoir. Je tiens à garder le lien avec toutes celles et tous ceux qui se joignent à cette cause afin d’aider les chercheurs. Six-Fours est une ville chaleureuse qui avance, qui rassemble  et la solidarité, le courage, l’espoir ne sont pas de vains mots. Il faut que nous soyons encore plus nombreux à proposer des manifestations, des spectacles, des challenges ou simplement faire des dons ».

« Le Téléthon – devait préciser Marc Cédric – est une aventure collective. L’an dernier nous avons fait exploser les compteurs à Six-Fours, en récoltant plus de 30.000 Euros. Chaque année est un nouveau défi et nous espérons battre encore des records cette année »
Après quoi il précisa comment participer à la manifestation en offrant des événements ou des dons,  ce que vous pourrez retrouver sur le site benevoles@afm-telethon.fr ou en appelant Béatrice au 06 64 24 46 26.
Le maire devait préciser que toutes les salles sont gratuites mais qu’il ne faut surtout pas tarder à les réserver, le premier qui appellera sera servi !
Et d’ajouter que Si Santa était la marraine du Téléthon de l’an dernier, C’est Patrick Fiori qui lui succèdera. !
Voilà. Vous savez tout ce qu’il faut savoir sur cette manifestation qui, comme le dirait Sardou « réunit les cheveux blonds, les cheveux gris » c’est-à-dire les plus jeunes comme les plus vieux, dans un élan d’amour fraternel pour ceux qui en ont besoin.

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Béatrice Métayer, Frédéric Boccaletti, Dany Cayol… Passation de pouvoir



Six N’Etoiles : Noémie DUMAS…Au revoir !

Les équipes du Six N’Etoiles et « Lumières du Sud »

En ce 26 août, nous fêtions deux événements au Six N’Etoiles : l’un joyeux puisque c’était les 25 ans de l’association « Lumières du Sud », l’autre moins réjouissant du départ de Noémie Dumas, directrice de celui-ci, qui va rejoindre son compagnon du côté de la Charente Maritime.
Ce fut malgré tout une soirée très festive car « Lumières du Sud », présidée par Pascale Parodi a collaboré durant douze ans avec Noémie, pour nous offrir des soirées cinématographiques de qualité.
Aujourd’hui Noémie va vivre de nouvelles aventures avec Guillaume, l’homme qu’elle aime… Et qui nous l’enlève !
Départ de la soirée à 18h30 avec un buffet bien garni où tous les amis se retrouvaient autour de l’héroïne de la soirée et chacun trinqua avec elle en lui souhaitant plein de belles choses.
Et les cadeaux ont plu autour d’elle.

Bien évidemment, une soirée sans film n’aurait pas été une vraie soirée dans ce lieu.
En préambules Noémie fit un discours, suivie de Pascale, accompagnées d’une incroyable grosse souris.
Pascale avait choisi, après avoir présenté la veille – hélas sous la pluie – le film préféré de Noémie : « Les demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy de prolonger le plaisir, en présentant le film que la compagne que Jacques Demy, Agnès Varda, avait réalisé pour fêter les 25 ans du film.
Vous avez dit 25 ans ?!
Quel plaisir de retrouver les sœurs Dorléac, Michel Piccoli, Jacques Perrin, Georges Chakiris, Gene Kelly… Le film a un peu vieilli, un tantinet kitch aujourd’hui, mais c’est un film bouillonnant d’énergie, de couleur saupoudré de la magnifique musique de Michel Legrand.
Un entracte suivit où l’on termina le buffet sur fond musical avec l’orchestre de Noémie, car cette coquine avait oublié de nous dire qu’elle avait des talents musicaux. Elle, son compagnon et ses amis nous offrirent un bouquet de chansons françaises nouvelles et anciennes et l’on y prit un grand plaisir.

Noémie, Guillaume et les autres
Bizarre cette affiche !

Après cet intermède, l’on eut droit à un karaoké et, comme tout karaoké qui se doit, ce ne sont pas les meilleurs chanteurs qui s’y produisent et l’on eut droit à des couacs géants qui nous firent grincer des dents, mais tout cela dans la bonne humeur, le partage et la liesse générale.
Mais à un certain moment il faut que ça se termine (surtout pour préserver nos oreilles !) et l’on se quitta en espérant que Noémie ne nous oubliera pas comme nous, qui ne l’oublieront pas, grâce à toutes ces belles soirées cinématographiques que nous avons partagées, grâce à sa gentillesse aussi et ce bonheur de l’avoir rencontrée.
Bon vent Noémie, bonne chance pour la suite de ta vie et sache que tu seras toujours la bienvenue dans ce cinéma où nous t’avons connue et appréciée.

Jacques Brachet

Même la souris a participé au karaoké
Oh oui… On a entendu !
Pas de solitude pour l’équipe du Six N’Etoiles !

Cécile LIMIER… Retour de Martinique
avec l’association « Sport Adapté Santé

Je vous avais parlé du voyage en Martinique que Cécile Limier, enseignante d’arts martiaux et créatrice de l’association « Sport Adapté Santé » à Six-Fours, avait proposé à ses adhérents.
Eh bien, c’est fait, les voilà revenus, un peu déphasés par le décalage horaire mais heureux d’avoir découvert cette île, enchantés par les rencontres qu’ils ont faites, ravis de tout ce que Cécile leur a proposé, même si quelquefois le réveil sonnait à 5 heures du matin !
Ils ont tous résisté. Ils ont tous aimé. Ils ont tous ramené photos et souvenirs en pagaille, reçus par des gens d’une extrême gentillesse.
Avec le comité organisateur, nous avons fait un point sur leurs impressions.

Lise : Au départ de ce voyage, j’étais dans une période familiale assez difficile et lorsque Cécile a parlé de ce voyage, j’ai eu envie d’y participer car ça me permettait de lâcher prise et de connaître un pays que je ne connaissais pas.
Qu’est-ce qui t’as plu ou moins plu dans ce voyage?
(Elle rit) J’avoue que tout m’a plu !  Les paysages qui sont magnifiques, l’ambiance, les gens qui nous ont reçus et ont été très gentils, très sympathiques. J’ai tout aimé, même, à la limite, Fort de France dont on m’avait dit que ce n’était pas très joli. J’adore les bâtiments  et il y en avait de très intéressants que j’ai photographiés.
Avec la chaleur, le décalage horaire, le fait de se lever très tôt, ça n’était pas trop fatigant ?
Non, pas du tout. On dormait bien même, si c’est vrai, on se levait très tôt le matin. On se réveillait tout seul sans problème vers cinq heures du matin. Le jour où nous sommes allés tirer les filets avec  les pêcheurs, nous avons été réveillés à 4 heures sans problème, tout le monde était à l’heure. Je voyage assez souvent et le décalage horaire ne me gêne pas. Je m’adapte sans problème.


Comment as-tu trouvé l’accueil ?
Vraiment magnifique, tout le monde a été très gentil. Nous avons été accueillis de façon extraordinaire et je ne parle pas que des gens des associations qui nous recevaient,
As6tu appris à danser le bèlé ?
(Elle rit !) Oui, j’ai appris à le danser, c’était formidable ! On s’est bien amusé.
OK pour repartir ?
Ah oui ! Cette fois j’organiserai un voyage avec mon mari pour prendre le temps de visiter cette île car elle est magnifique. J’ai vécu une partie de ma jeunesse à Madagascar, à Diego Suarès, ça a fait un peu un retour à cette enfance que j’ai vécue.

Echange de cadeaux
Réception avec les maires

Gwenola : Cécile, depuis très longtemps, avait envie de nous faire connaître le pays de son mari, devenu un peu le sien.
Le but également était de nous mettre en relation avec toute l’équipe qui est l’équivalent de la nôtre, chapeautée par Luddy, de faire des activités avec elle, de sport adapté.
Qu’en as-tu retenu ?
Sur place, tout s’est déroulé comme prévu, nous avons eu un accueil extraordinaire des locaux, des associations qui nous ont superbement reçus, ils nous offraient, toujours avec gentillesse et discrétions, des acras, des fruits, des jus de fruit frais… Nous avons été très gâtés.
Ton meilleur souvenir ?
Nous avons eu un cours de bèlé où nous étions déjà très enthousiastes et au moment où l’équipe est partie, nous avons entendu de  la musique dehors et dans la nuit, nous avons vu arriver un groupe de musiciens avec plein de lumières comme si c’était Noël. C’était un orchestre de rues qui est venu jouer trente minutes sans s’arrêter. C’était l’esprit du carnaval de Rio sans les plumes et c’était extraordinaire.

Tirage des filets avec les pêcheurs… A 5 heures du matin !

Et à côté de ça ?
Nous avons partagé tous les jours,  des séances de sport adapté santé sur la plage, dans des parcs,  des massages au bord de la mer et puis il y a eu la découverte de l’île. L’important était cet échange avec les locaux. Que du plaisir !
Nous avons aussi appris leur danse et c’était très émouvant car dès les premières notes de musique, la voix de la chanteuse nous permettait de percevoir  toute l’histoire et la culture de l’île. Nous avions l’impression d’être dans les plantations. Le bèlé est très enjoué mais avec des paroles, qu’on nous a traduites, très vraies et très sincères.
C’est vrai qu’ils sont très imprégnés par leur histoire. Certaines personnes ont besoin d’en parler.
Les moments importants que tu as retenus ?
Il est vrai que, là où nous étions, ce n’était pas la partie de l’île la plus touristique mais c’était une région très vraie, très sincère, nous étions dans une zone où les plages étaient désertes C’était paradisiaque pour nous, c’était la vraie nature et je vais t’avouer quelque chose : je suis tombée amoureuse… des pélicans !
C’étaient vraiment de belles rencontres, de très beaux partages, une osmose complète
On a tous envie de revoir ces gens.

Cécile : C’est un voyage qui s’est déroulé dans une harmonie et une cohésion de groupe exceptionnelles, avec beaucoup de partage, d’expériences de pratiques, sous le sceau de la convivialité et ce voyage a permis à beaucoup de personnes de bénéficier d’un séjour clefs en main et de permettre à des gens qui ont des problématiques chroniques ou des problèmes financier de pouvoir partir.
Il y a eu beaucoup de dépassement de la part de personnes parce que nous étions auprès d’elles certaines ont pratiqué des activités qu’elles n’auraient jamais faites en temps normal et elles ont eu beaucoup de satisfactions personnelles.

Avec Luddy

Comment organise-t-on un tel voyage ?
C’est un planning qui a été élaboré avec Luddy lorsque j’étais allée sur l’île à Noël, le but étant de la visiter, de voir ses sites un peu remarquables et d’organiser des activités communes avec les gens…
Que tu connaissais déjà ?
Je ne connaissais pas tout le monde mais je les ai connus par le biais de Luddy par exemple, « Le Colibri » l’association qui organise le carnaval à pied.
Au départ je t’avais dit qu’il me semblait que le programme était très chargé !
Et on a tout fait ! Il y a eu une très belle cohésion, une belle harmonie, une belle convivialité et tout le monde a vécu un rêve éveillé. Nous avons eu de très beaux échanges, nous avons été accueillis à bras ouverts. Et maintenant… On les attend  pour leur rendre la pareille à Six-Fours.
Les infrastructures sont tout de même différentes, tout comme les avantages que vous ont apporté les sponsors !
On va réfléchir à leur venue, je n’ai pas d’inquiétude. Il ya a beaucoup de belles choses à voir chez nous, Six-Fours est une ville très dynamique, notre côte varoise est belle et riche, je n’ai pas d’inquiétude là-dessus. Et il y aura notre programme d’activités physiques.
Alors… Heureuse ?
Très heureuse ! C’est incroyable d’avoir pu apporter autant de bonheur. C’est magnifique.
Je tiens à remercier les Maires de Carbet (M Gérard-Antoine Monstin) & de Morne Vert (Mme Angèle Serbin), ainsi qu nos sponsors : La ville de Six-Fours, le Réseau Capsein – Energie Gaz & le Crédit Mutuel de Sanary.

Propos recueillis par Jacques Brachet



Andréa FERREOL…
20 ans de flâneries d’art contemporain

Andréa Ferréol est une immense comédienne qui, durant des décennies, a été  l’inspiration de nombre de réalisateurs parmi les plus grands, de Truffaut à Fassbinder, de Scola à Schöndoff, de Granier-Deferre à Agnès Varda, Rosi, Scola, de Broca, Lautner Cavani, Molinaro and so on…
Cette magnifique comédienne née à Aix-en- Provence, arrière-petite-fille de Frédéric Mistral, cousine d’un certain Charpin, l’un des comédiens de la célèbre trilogie de Pagnol, a été reconnue grâce à un scandale au festival de Cannes avec le film de Marco Ferreri « La grande bouffe »  mais de ce jour, elle n’a plus quitté les plateaux de cinéma de France, d’Italie et d’ailleurs.
Mais, comme Ulysse, revenant pleine d’usage et raison, Aix-en-Provence a toujours été son point d’attache, qu’elle ne quitte que pour continuer à tourner, aujourd’hui beaucoup pour la télévision.
Mais elle n’arrête jamais et, à 80 ans, elle a bon pied bon œil et vient de fêter, dans les jardins d’Aix-en-Provence, les 20 ans de ses « Flânerie d’art contemporain » qu’elle a créés afin de mettre en lumière plasticiens, musiciens, comédiens, chorégraphes, humoristes…

Entre le jardin Mérindol, celui des Etuves (qui portait bien son nom !) et celui des guerriers, plein d’artistes viennent, durant un week-end, se produire et offrir gratuitement leur talent au public ravi de les découvrir « pour de vrai ».
Cette année, donc, elle fêtait les 20 ans de cette manifestation, sous un soleil de plomb et notre belle comédienne au cheveux de feu et au regard d’acier, n’a pas cessé, durant deux jours, d’aller d’un jardin à l’autre pour accueillir les nombreux artistes, avec une énergie folle et même, nous offrir, en compagnie de sa complice, la belle comédienne Béatrice Agenin, un échange épistolaire entre Colette et Marguerite Moreno. Parmi les artistes invités, un pianiste inspiré, Nans Bart, qui nous a donné l’aubade entre musique classique et des œuvres de sa composition. On aurait bien voulu voir Angelin Preljocaj mais le lieu était tellement petit, en plein soleil au bord d’une piscine où nombre de spectateurs, debout en plein cagnard menacèrent de faire un plongeon. Au risque de tomber, nous ne pûmes approcher.
Alors, retour vers deux comédiens : Pierre Santini et Emmanuel Labarthe, qui échangèrent des courriers entre Monet, dont c’est le centième anniversaire de sa mort et son ami Georges Clémenceau.

J’étais donc en pays de connaissance avec Andréa Ferréol et Pierre Santini, que j’avais invités comme membres du jury, lorsque je m’occupais du festival du premier film de la Ciotat.
J’avais également rencontré à plusieurs reprises Emmanuel Labarthe au festival de la Rochelle, alors qu’il incarnait Swann Laurence dans la série « Les petits meurtres d’Agatha Christie » et à Toulon et Ramatuelle où il jouait avec mon amie Line Renaud dans la pièce « Chère Mathilde » où nous passâmes une soirée pleine de charme et de bonne humeur.
D’autres artistes vinrent s’ajouter à cette deuxième journée, comme le pianiste et musicologue Jean-François Zygel, le romancier David Foenkinos, notre humoriste Zize du panier et bien d’autres artistes moins connus mais tout aussi remarquables.
Malgré la canicule, beaucoup de monde pour fêter les 20 and de cette manifestation où notre amie Andréa Ferréol donne toute son énergie, et sa passion des arts, se dépensant sans compter, passant d’un jardin à l’autre avec une énergie folle.
Ce fut une journée chaleureuse… Et chaude !

Jacques Brachet

Cécile LIMIER… En route pour la Martinique !

Je ne vous présente plus la charismatique Cécile Limier, sourire éclatant, regard brillant, énergie à revendre, professeur de karaté-do 7ème dan, qui enseigne depuis vingt ans le tai-chi-chuan, art martial où se mêlent le sport, la spiritualité.
Elle a créé l’association « Sport Adapté Santé 83 » en 2020, à Six-Fours où elle vit  qui enseigne une thérapie préventive et thérapeutique sur la santé et les pathologies chroniques.
Chaque année elle part à la Martinique, d’où est issu son mari et c’est là qu’une belle aventure va commencer et qu’elle nous raconte :

« Il y a quatre ans aujourd’hui que j’ai rencontré Luddy Marie-Eléoncy, lors de ma venue sur l’île. Elle est la responsable de la Maison Sport Santé. Ce qui est incroyable, c’est que je l’ai rencontrée tout à fait par hasard en allant à la pharmacie et je m’arrête devant la Maison Sport Santé Nord Caraïbes dont je ne connaissais pas l’existence et bien sûr, intéressée, j’y entre, n’y connaissant absolument personne et je raconte ce que je fais à Six-Fours à une secrétaire. Elle me présente alors la responsable, Luddy arrive, je découvre une femme très dynamique, pleine d’énergie, qui va aussitôt sur notre site « Sport Adapté santé 83 ».
Elle trouve incroyable tout ce que nous faisons. Nous étions alors durant la période du confinement.
Et c’est là que l’aventure commence ?
Figure-toi qu’avant de partir de Six-Fours,  j’avais eu la vision d’aller animer des ateliers sur la plage en Martinique. Mon mari, Gaétan, était déjà sur place et je lui avais demandé d’aller voir le maire pour voir s’il y avait des possibilités. Demande irrecevable en plein covid. Et là, Luddy me dit qu’ils ont une réunion avec les éducateurs sportifs et m’invite à y participer.
J’explique alors ce que je fais à Six-Fours, les partenariats avec les associations et dans la foulée, elle me propose d’animer des ateliers sur la plage. Dans la semaine, me voilà partie à 7 heures du matin pour animer les cours de Qi Gong à la Maison Sport Santé de Fort de France et voilà comment l’histoire commence.
Et aujourd’hui, tu continues là-bas ?
Oui, puisque j’y viens chaque année voir la famille de mon mari. A chaque fois on se rencontre, j’interviens auprès des adhérents de Luddy, des séniors super dynamiques, nous faisons une marche très tôt le matin en bord de mer. Là, on rencontre les pêcheurs qui tirent la senne, c’est-à-dire les filets archi bourrés de poissons plein leur barque. C’est extraordinaire de voir tous ces poissons sauter et Luddy me dit : « Ça, c’est un merveilleux présage ». Je lui avoue que j’aimerais vraiment que mes élèves vivent et partagent ça. Et c’est là qu’elle me dit qu’il faut travailler sur un projet.

Cécile et Luddy

Et alors ?
Revenue à Six-Fours, j’en parle à mes élèves dont à Gwenola, qui travaillait à Air France et avait l’habitude d’organiser, avec son l’entreprise, ce genre de projets avec entre autres des handicapés.
Dès juillet de l’an dernier,  on crée un comité de pilotage et on commence à travailler sur le projet qui est aujourd’hui devenu une réalité puis que nous nous envolons vers la Martinique dans quelques jours ! Le rêve devient réalité !
C’est tout de même une grosse machinerie en mettre en place ?
Ce qui est exceptionnel, c’est que nous avons assez vite trouvé les partenaires et sponsors* qui permettent de réduire le coût de revient du voyage pour des personnes qui n’auraient pu envisager de partir un jour aussi loin.
Il doit quand même y avoir une sacrée organisation ?
Evidemment mais à partir de là j’ai demandé à Luddy qu’elle puisse nous trouver un centre d’hébergement. Elle m’a parlé de celui qui se trouve sur le Morne Vert, une petite montagne très verdoyante, le Cgosh, un centre sportif qui accueille notamment le personnel de santé, j’ai contacté une conseillère municipale de la commune. Nous avons très vite signé une convention de partenariat avec un coût défiant toute concurrence. J’étais là-bas à Noël et j’ai découvert le lieu
Comment s’est constitué le programme ?
Il s’est fait en décembre avec Luddy. Nous avions déjà fixé les dates du séjour en fonction de nos plannings respectifs, du 20 au 29 juin. Nous avons donc vu ce qui était réalisable pour elle et pour nous. Et de là, nous avons construit un programme jour par jour. Il s’est peu à peu affiné
Quelles en sont les grandes lignes ?
Déjà, nous avons trouvé un traiteur pour les petits déjeuners et les repas sur place le soir sur le lieu d’accueil, et qui s’adaptera en fonction des activités et des visites qu’on fera. Au niveau du programme « sport », il y aura des marches oxygène du côté du volcan de la montagne pelée, des séances de gymnastique taoïste , du Pilate, du Qi Gong, du self défense au féminin , la mer, la rivière…

L’équipe qui recevra nos Six-Fournais

Ça, c’est pour le sport…
Nous serons totalement immergés avec les habitants, nous aurons des visites de l’île du nord au sud, des échanges culturels, des traditions culinaires, nous visiterons la distillerie Neisson, nous visionnerons un documentaire sur la Martinique, nous participerons à la Fête de la Musique, nous aurons droit à un petit déjeuner traditionnel, une marche autour du bassin des écrevisses, nous serons initiés  à la danse traditionnelle Baoulé avec l’association Gym Volontaire Nord Caraïbe, Nous ferons un piquenique à la rivière, nous aurons droit à des séances de massages, nous irons nous baigner dans la mer évidemment, nous ferons des sorties en bateau, nous pourrons aussi assister au tirage de la senne… A 5 heures du matin ! Brunch sur la plage, visite du zoo du Carbet avec des animaux qu’on voit peu souvent ailleurs, visite des jardins remarquables de Balata et de la baie du Feron… On nous promet aussi une surprise aussi !
Nous irons au marché typique de Saint-Pierre, un marché aussi renommé que notre marché de Sanary. Et nous y verrons le volcan de la Montagne Pelée.
Vous aurez le temps de faire tout ça ???
Oui car tout est organisé ! Nous aurons même une soirée dansante présidée par le maire du Carbt, Gérard Monstin. Les élèves de Luddy nous offriront des spécialités. Ceci pour fêter le dernier jour ».

En route pour la Martinique !

Programme on ne peut plus chargé mais au combien enrichissant !
Je pense que nous aurons de beaux souvenirs à entendre… en retour Et à vous raconter !
Propos recueillis par Jacques Brachet
* Les partenaires : Ville de Six-Fours, Capsein, réseau du Var, Energie Gaz, Pharmacies de Six-Fours, Crédit Mutuel Sanary.
En numérique : Maison Du sport et Santé Caraïbes, Sport Equilibre, Commune de Morne Vert, Domaine de la Madinina, SARL Ballot Eyguières
Jacques Brachet

Six-Fours :
Découverte des sports sous-marins pour 90 jeunes

Près de 90 jeunes attendus pour découvrir les sports sous-marins à Six-Fours-les-Plages
Le Comité régional Sud de la Fédération Française d’Études et de Sports Sous-Marins (FFESSM) organise, comme chaque année, une grande journée de découverte de ses activités à destination des jeunes âgés de 8 à 16 ans.
Entièrement gratuite, cette manifestation permettra à près de 90 participants, répartis en petits groupes d’une dizaine de jeunes, de s’initier tout au long de la journée à de nombreuses disciplines aquatiques et subaquatiques. Au programme : plongée en scaphandre, plongée souterraine, apnée, nage en eau vive ou encore nage avec palmes.
Au-delà de la découverte sportive, les jeunes seront également sensibilisés à la protection du milieu marin grâce à un atelier consacré à la biologie marine. Ils pourront aussi apprendre les premiers gestes de secours auprès des encadrants spécialisés.

Cette journée constitue également une belle occasion de favoriser le vivre-ensemble. Les groupes étant constitués de manière aléatoire, les participants sont amenés à rencontrer et à partager cette expérience avec des jeunes venus d’horizons différents.
L’édition 2026 se déroulera le samedi 13 juin sur la plage de la Coudoulière, à Six-Fours-les-Plages. Grâce au soutien fort de la municipalité, qui met à disposition le site ainsi que divers équipements, les conditions sont réunies pour accueillir cet événement dans les meilleures conditions. Les structures locales de plongée s’associent également à l’organisation, aux côtés d’une cinquantaine de bénévoles mobilisés pour encadrer les activités.
Tous espèrent désormais que la météo sera au rendez-vous afin de faire de cette journée une véritable fête du sport, de la découverte et du partage.

ART & VIN… 23ème !

C’est au domaine de la Gayolle à la Celle que le coup d’envoi a été donné pour la 36ème édition d’Art & Vin
C’est une manifestation qu’a créé la Fédération des Vignerons Indépendants englobant la région PACA et Corse, qui, aujourd’hui a une résonnance régionale incroyable.
Le but est de lier deux arts : les arts du vin et les arts plastiques.
Chaque année, les vignerons, domaines et châteaux de Provence invitent des artistes, peintres, photographes, sculpteurs, à venir présenter leurs œuvres dans des lieux magnifiques, chacun faisant découvrir l’autre et créant des rencontres, des soirées où se mêlent la musique, la danse et autres spectacles en découvrant les artistes et les vins qui sont un art en soi.
Durant tout l’été, et jusqu’au mois d’octobre, vous pourrez vous balader  de Taradeau à Villecroze, du Muy à Tourves, de Brignoles à Hyères, de Draguignan à Roquebrune sur Argens, découvrir de vignobles en châteaux, ce qui fait l’une des exceptions du Var : ses vins tricolores et en même temps admirer des œuvres d’artistes de notre belle région.
Cette année donc, c’est l’énergique, dynamique et sympathique propriétaire du Domaine de la Gayolle, Nicolas Paul, qui nous recevait pour frapper les trois coups de cet événement estival, sous l’égide d’Alain Baccino, propriétaire du domaine des Peirecedes à Cuers, plusieurs fois médaillé, qui fut l’un des créateurs de cette belle idée, avec son épouse Véronique. Aujourd’hui, toute la famille continue la tradition de ce domaine, leurs fille Leslie et Audrey y venant en renfort.

L’an dernier, « Art & vin » avait entamé une trilogie qui avait pour thème « L’art métamorphose, être, renaître et transfigurer », cette année, le thème est « Matière et temporalité »
Le tout jeune propriétaire du domaine de la Gayolle, était heureux de recevoir artistes, sponsors de la manifestation et la presse pour lancer la manifestation et présenter son domaine : « C’est un domaine familial et je représente aujourd’hui la septième génération. C’est donc un domaine très ancien, ses fondations datent du deuxième siècle et nous avons cette chance d’être entourées de deux sources, l’une descendant du massif de la Saint-Baume et l’autre sur le domaine même. Ces sources sont chargées énergétiquement, les premiers témoins de cette énergie, ce sont nos platanes de 45 mètres de haut. Ils ont 400 ans et se portent à merveille. Ces arbres transmettent leur énergie à notre vignoble.
Ce dont les Romains qui sont venus s’installer ici, un général y a fait construire cette chapelle qui jouxte le domaine. Nous avons même découvert un sarcophage qui est en ce moment au Musée des comtes de Provence à Brignoles.
Aujourd’hui, le domaine s’est adapté à l’agrotourisme, nous avons créé de nouvelles activités, dont « Art & Vin » que nous recevons avec joie et une « Aventure dans les vignes » qu’a créé avec succès Caroline Adrian »

Caroline Adrian, qui est la coordinatrice événementielle et qui a inventé un jeu de piste original : « C’est un jeu de piste qui peut se faire en famille ou entre amis, à travers les vignes, en parcourant six kilomètres que l’on peut faire à pied ou à vélo. Durant le trajet, nous organisons des épreuves, des mystères y sont disséminés et à la fin du parcours, une dégustation est proposée avec un goûter pour les enfants. C’est une immersion ludique qui fait découvrir le domaine  et que l’on propose du lundi au vendredi de 9h à 17h »
Ce sont donc une cinquantaine de domaines qui recevront un ou plusieurs artistes, chacun adapté au lieu et Nicolas Paul nous parle de celle qui a déjà installé ses œuvres très originales dans son domaine.
« Il s’agit de Christine Stephanoff , absente aujourd’hui, qui, en miroir à nos arbres, nous propose ses sculptures avec des personnages qui ont cette originalité d’avoir des formes élancées et de très grands pieds qui représentent l’ancrage ce qui est notre identité à la Gayolle, une identité spirituelle aussi que nous avons avec nos arbres et notre chapelle ».

Parmi les artistes présents à cette journée, Jean-Marc Toureille qui exposera ses œuvres au château de Mauvanne aux Salin d’Hyères. Œuvres très originales puisque réalisées au… stylo-bille !
« L’essentiel de mon travail aujourd’hui, nous dit-il, est en noir et blanc ou en bleu mais j’essaie d’évoluer vers la couleur et d’autres matières, ce qui n’est pas facile de les accoupler d’autant que le stylo-bille n’est pas effaçable en cas d’erreur ! Au départ je me suis lancé dans la photographie tout en m’essayant à toutes les matières : huile, pastel, fusain, crayon, art digital. Puis j’ai peu à peu abandonné la photo pour m’essayer au dessin. Je me suis lancé dans le dessin humoristique en créant un petit chien pour des revues. Mais, j’ai vite fait le tour du chien et je me suis lancé dans le stylo-bille en mélangeant l’abstrait et le figuratif »
Aujourd’hui ses œuvres sont fortes, même si, faites sur papier, il avoue qu’à force de dessiner… ça prend de la place ! Mais leur place est sur les murs d’exposition que vous pourrez donc découvrir au Château de Mauvanne, du 1Er juillet au 16 août.

C’est au Château Vaudois, à Roquebrune sur Argens, que l’on peut découvrir un trio d’artistes : le photographe François Millo et les plasticiennes Marika Guevellou et Sophie Chiotti. Ils ont décidé de collaborer en symbiose. François Millo nous parle de leur rencontre :
« Il s’agissait en fait de créer une synergie qui est née entre nous depuis quelques mois. Nous nous sommes dits : pourquoi ne pas associer trois disciplines, la peinture, le plastique et la photo pour aller plus loin. Lorsqu’on expose seul, au bout d’un moment, on sent un peu de lassitude et là, ça crée une émulation, avec de nouvelles idées et c’est notre façon de nous inscrire dans notre art. En ce qui me concerne, c’est la photographie de l’instant. Une scène d’une demi-seconde est fixée à tout jamais »
A ses côtés donc, deux plasticiennes : Sophie Chiotti qui s’amuse entre huile, encre de chine, collages, photographies. Ses œuvres aux couleurs douces, sont empreintes d’un certain mystère entre ombre et lumière qu’elle aime nommer « Présence silencieuse ».
Marika Guevelou aime la mise en scène. Artiste peintre, elle dirigea un temps une galerie à Nice où elle aimait mêler  les thèmes, les domaine artistiques et les mettre en scène selon le lieu où les œuvres exposées. Elle aime à dire que les obligations permettent la création, l’adaptation du lieu.

Pour les autres artistes, il faudra aller de domaines en caves et en châteaux pour découvrir tout d’abord des lieux magiques, des vignobles qui nous offrent des nectars inventifs et savoureux et des artistes talentueux et originaux.
Une trilogie qui chante la Provence !

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Six-Fours
Des photographes chinois à la Villa Simone 

Je vous ai déjà présenté la très belle expo photo que notre ami Henri Chich, président de l’association Phot’Azur présente  à la Villa Simone de Six-Fours, regroupant les œuvres de ses adhérents.
Et, oh surprise, voilà que dimanche dernier Henri et Francine Chich recevaient une délégation chinoise de photographes, venue découvrir l’association et l’exposition, en cette journée printanière.
Inutile de vous dire que ça photographiait à tour de bras, les chinois étant spécialistes en la matière,  et même moi, simple journaliste inconnu d’eux, je n’ai jamais été autant photographié de ma vie ! Que feront-ils de moi chez eux, je n’ose penser que je vais y devenir une star !
Cette sympathique équipe était guidée par Huang Afang, interprète et traductrice vivant dans le Var car nous ne pouvions communiquer qu’en sourires et révérences, alors qu’une collaboratrice de l’association leur présentait les œuvres affichés traduites par elle.

« Afang, pouvez-vous nous dire comment s’est faite la visite de cette association venue de ce lointain pays ?
Cette association s’appelle l’Association Photographique Culturelle et Touristique et nous vient de Tianjin. Elle se compose de photographes amateurs et professionnels, de débutants aussi et elle est présidée par Tiejun Duan.
Et vous, vous venez aussi de là-bas ?
Non, j’habite dans le centre Var, à  Flassans sur Issole, je suis traductrice, interprète et formatrice en langue chinoise.
Comment le contact s’est-il fait ?
Tout simplement parce que le Centre d’Echanges Culturels entre les entreprises chinoises et Internationales de Tianjin m’en a fait la demande. Ces photographes voulaient découvrir le Sud, rencontrer des associations photographiques et si possible pouvoir y exposer. J’ai donc contacté des clubs locaux et par chance, je suis tombée sur le numéro de téléphone de Monsieur Chich. Je l’ai donc appelé et il a tout de suite été d’accord pour nous recevoir.

Tiejun Duan
Henti Chich & Florence Lunardelli, adjointe à la Culture
Henri Chich

Ont-ils vu d’autres associations ?
Oui, avant j’ai contacté un club à Marseille qui a aussi accepté de nous recevoir et d’exposer une vingtaine de photos à Plan de Cuques. Comme ils restaient quelques jours, ils en ont profité pour visiter notre région et faire connaissance avec d’autres clubs et associations. D’où notre venue à Six-Fours.
Vous êtes spécialisée dans la photographie ?
(Elle rit). Non, je peux être contactée par différentes entreprises ou associations. Quelquefois ce sont des géologues, des businessmen, des sociétés organisant des colloques avec la Chine.
A l’origine, il devait y avoir une autre association de Tianjin, le Centre d’Echanges International de Culture et d’Entreprises qui organise des sorties photos pour les amateurs et ils n’ont pas pu venir pour des délais de visas.
Comment se passe la journée en dehors de cette visite ?
D’abord, ils ont beaucoup apprécié l’accueil qu’ils y ont eu, ils ont beaucoup aimé l’exposition, le lieu et le beau temps et ont décidé de pique-niquer dans le parc ! Et aujourd’hui, ils ont envie d’y revenir pour présenter une exposition ! »

Par ailleurs, après ce pique-nique, Henri et Francine Chich leur proposait une balade au Brusc et sur l’île du Gaou, qu’ils ont beaucoup appréciée… Et photographiée !
Nul doute qu’on les reverra bientôt pour présenter leur propre exposition !

Jacques Brachet

Six-Fours – Lumière(s) du Sud
Elisa M & Nicolas Boulland-Genet : Dys sur dix !

Il était une petite fille pas comme les autres. Atteinte de Dyspraxie, il semble que rien ne pourra la sortir de ce dysfonctionnement mais voilà… Joseph Mulé et son épouse, ses parents, ne baissent pas les bras et vont l’entourer d’un amour infini jusqu’à se rendre compte qu’un pinceau à la main, elle développe un talent exceptionnel et jusqu’à pouvoir exposer ses œuvres un peu partout dans la région.
Mais là ne s’arrête pas la belle histoire puisqu’elle part exposer en Allemagne au mois de mai qu’elle revient de Tokyo, d’où elle revient médaillée ! Et elle va avoir 24 ans !
Ce ne fut pas on long fleuve tranquille, mais l’amour, la persévérance et le talent font qu’aujourd’hui Elisa (son nom de guerre Elisa M) est une jeune femme rayonnante, au regard et au sourire lumineux et que du coup, le jeune vidéaste Nicolas Boulland-Genet lui consacre un film !
Un documentaire tellement beau et émouvant que Pascale Parodi décide de nous montrer, dans le cadre de son association « Lumière(s) du Sud » dont elle est présidente, devant un théâtre Daudet affiché « complet », qui a conquis un public ravi et ému de découvrir cette belle jeune femme épanouie et son réalisateur un peu intimidé car c’était la première fois qu’ils présentaient leur film.
J’avais déjà rencontré Elisa, aujourd’hui les voici tous les deux aussi émus et… stressés pour nous raconter cette belle aventure.

« Alors, cette rencontre, comment s’est-elle passée ?
Elisa : On s’est rencontré… à la maison ! Je connaissais déjà la sœur de Nicolas à l’école du Brusc. Je ne connaissais pas Nicolas mais lui m’avait repérée sur Facebook et il m’a proposé de faire un reportage sur moi.
Nicolas, tu es vidéaste et réalisateur et comment t’e venue cette idée de consacrer ce portrait d’Elisa ?
A la base, il y a le fait que ma sœur et Elisa se connaissaient et je connaissais la situation d’Elisa depuis longtemps. Il y a un an et demi, pour mes études je devais réaliser un documentaire de 26 minutes, j’ai alors repensé à Elisa, je voulais savoir où elle en était de sa vie car elle avait un profil atypique. Mes parents ont pris contact avec ses parents, ils m’ont invité à venir chez eux et j’ai pensé que c’était un sujet intéressant car déjà, j’aime beaucoup l’art dans lequel j’ai fait des études. Et puis, je me retrouvais quelque part en elle car j’ai eu beaucoup de mal à trouver ma voie. Je pensais être bon dans tout mais excellent dans rien !
J’ai enfin trouvé ma voie dans la vidéo.
Qu’est-ce qui t’a touché chez Elisa ?
Dans sa situation, l’art, la peinture étaient au départ quelque chose de compliqué mais elle a su dépasser tous ses problèmes et je me suis dit que, même dans des voies qu’on choisit où on pense ne pas être capable, on peut y arriver. Et j’aime ce message qui fait qu’on arrive à quelque chose même lorsqu’on ne s’y attend pas. On est tous né pour quelque chose.

Aujourd’hui, ce film est fait, c’est la première fois qu’il est vu par un public. Que va-t-il devenir ?
Comment concevoir un tel film ?
Au début, il y a eu beaucoup de discussions pour savoir comment ça devait se passer au fil des prochains mois car on a mis un an et trois mois à réaliser ce film. Beaucoup de questions se sont posées : il fallait d’abord connaître le plus profondément ce sujet, connaître aussi Elisa, on a longtemps discuté avec ses parents. Après, il y a eu beaucoup d’écriture.
Et toi, Elisa, quelle a été ta réaction lorsqu’on t’a annoncé qu’on allait faire un film sur toi ?
Je n’ai pas eu peur. La seule chose qui me faisait peur était la caméra ! Nicolas m’a dit de l’oublier. Moi, je préfère rester dans ma bulle, je n’aime pas qu’on me regarde, d’avoir des gens autour de moi, qui me regardent travailler. Nicolas était venue me voir dans l’atelier d’Agnès, ma professeure qui m’a dit : « Ne pense pas à lui, fais comme s’il n’était pas là, tu gères ta peinture »
Nicolas : La première fois que je l’ai filmée dans son atelier en train de peindre, ses parents nous ont dit que, même eux, elle refusait qu’ils la regardent peindre !
Elisa, pour un peintre, c’est dur d’expliquer sa peinture ?
Oui et je n’aime pas ça. Je ne veux pas l’expliquer. Je n’avais pas envie d’être interviewée. J’ai accepté de faire ce film pour aider des parents et des enfants, faire passer un message, pour dire que, même si on est atteint de dyspraxie, on peut réussir à trouver sa voie.
Nicolas : On a beaucoup d’idées mais c’est toujours très difficile. Comment y répondre ? Dans l’idéal, on aimerait qu’il soit diffusé dans le plus de lieux possibles, de plus de festivals, des chaînes télé. Mais il faut beaucoup de contacts pour être connu, repéré et reconnu. On avance par petits pas. Aujourd’hui, d’être là est une énorme opportunité et grâce à Pascale, qui est la première à nous permettre de le montrer à un public. Après, on verra. C’est mon premier film réellement abouti, qui a pour but d’être diffusé.


Elisa, toi qui aujourd’hui expose un peu partout, ne peux-tu pas l’accompagner lors de tes expositions ?
Pourquoi pas le montrer ? A condition de ne pas en parler ! Je vais beaucoup travailler avec Isabelle Decitre, présidente de DFD 83 (Dyspraxie France Dys 83)
Ce soir est une première… Comment te sens-tu ?
Je n’ai pas peur, je suis heureuse… et surtout stressée car après le film, il va falloir répondre aux questions ! Mais avec Pascale, je suis en confiance. J’ai seulement envie de ne pas pleurer. Il y a des risques !
Et toi, Nicolas, des projets ?
Oui, grâce à des amis de Pascale,  J’ai rencontré un jeune surfeur qui pratique son sport au Costa Rica. J’espère pouvoir aller là-bas à sa rencontre et montrer son cheminement depuis l’Argentine d’où il est natif jusqu’aux vagues du Costa Rica. C’est une longue préparation, il me faut trouver des aides car ce n’est pas la porte à côté ! »

En attendant vous pouvez découvrir les œuvres d’Elisa  au Casino de Sanary durant tout ce mois.
Et quel bonheur et quelle émotion d’avoir découvert ce film à la fois poétique et émouvant. Les parents d’Elisa ont bien de la chance d’avoir une fille aussi talentueuse, aussi solaire, aussi attachante. Des parents qu’Elisa n’a pas manqué de remercier avec tout l’amour qu’elle a pour eux. Et en précisant pour conclure : « Je ne suis pas handicapée. Je suis seulement différente »
Ce fut une magnifique soirée.
Jacques Brachet

Six-Fours Téléthon 2025… Enoooorme !

On le sait, le Téléthon est le bébé de Dany Cayol, chargée de mission de la Mairie de Six-Fours.
D’une année sur l’autre, sans souffler un seul instant, elle part tout azimut chercher des sponsors, des spectacles, des animations, des bénévoles. Infatigable, elle se livre corps et âme avec passion, avec empathie car c’est sa fonction principale et naturelle : Aider les autres.
Cette année encore, elle a fait des prouesses, elle a battu tous les records et aujourd’hui, on ne peut plus fière du résultat, elle s’adresse à toutes ces personnes de bonne volonté qui l’ont aidée à franchir le seuil des 30.000 Euros.

Chère Madame, Cher Monsieur,
VOUS avez fait exploser le record !!!!!!!!!!!!!
Si en 2024 nous avions déjà eu un montant jamais atteint, en 2025 la ville de Six Fours vient de remettre au Téléthon la somme de 30 036,81 €, soit 1 576,49 € de plus que l’année dernière !!!! Les diverses manifestations se déroulent dans notre ville sur 3 mois ½, et j’ai reçu le dernier chèque lundi 2 février !!
Un ENORME merci à tous. C’est à la fois un engagement auquel vous répondez tous, depuis une crèche, les deux Collèges et le Lycée, les associations patriotiques, culturelles, sportives, les maisons de retraite, entre autres, et encore je sais que quelques-uns n’ont pu faire comme ils le souhaitaient, pour raisons personnelles. Il y eut aussi des actions menées conjointement par plusieurs associations, et vous savez que je suis très sensible à ce rapprochement.
La recherche médicale progresse, avec des résultats fiables, et vous en êtes les contributeurs.
Grâce à vous aussi la ville de Six Fours se situe dans le peloton de tête de notre Région.

Encore bravo, merci………….. Et à bientôt
Amicalement
Dany Cayol
Chargée de Mission Mairie de Six Fours
Coordonnatrice du Téléthon

Et aussi bravo Dany !
Jacques Brachet