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Six-Fours – Bus du Cœur des Femmes
Une magnifique marraine : Nathalie SIMON


3ème épisode du Bus du Cœur des Femmes à Six-Fours et 39ème étape de l’année 24, le bus s’est installé devant l’Espace Malraux et recevra, durant trois jours, quelque 320 femmes venant « se faire voir », pour certaines, n’ayant vu aucun spécialiste depuis des années, sinon des décennies.
Nous retrouvons avec plaisir Thierry Drilhon, cofondateur de l’association « Agir pour le cœur des femmes » avec le professeur Claire Mounier-Véhier, cardiologue et médecin vasculaire au CHU de Lille. Et bien évidemment les chevilles ouvrières de cette belle manifestation, le docteur Stéphanie Guillaume, adjointe à la santé  et Béatrice Métayer, chargée de mission de politique de santé publique et évidemment Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours qui œuvre à l’unisson avec elles et eux, sans compter les 150 bénévoles qui ont arrêté leurs activités toutes affaires cessantes durant trois jours, parmi lesquels nombre de médecins intégrés à l’équipe.
Et puis, cerise sur le gâteau, une magnifique marraine en la personne de Nathalie Simon, célèbre véliplanchiste qui est de plus journaliste, animatrice, chroniqueuse à la télé et à la radio, venue en voisine puisque vivant à Carqueiranne.
Une seule journée sur le bus mais elle a eu la gentillesse de m’accorder un instant d’entretien.

Thierry Drilhon, Jean-Sébastien Vialatte, Nathalie Simon,
Claire Mounier-Vehier, Nathalie Guillaume

Nathalie, vous venez donc à Six-Fours en voisine !
Effectivement, j’habite à Carqueiranne, à 20 kilomètres d’ici mais il faut quand même 45 minutes pour les faire !
Vous y habitez à l’année ?
Oui. C’est le lieu idéal pour faire de la planche et c’est pour ça que j’y suis installée. J’ai préféré habiter près de mes loisirs, à Paris c’était difficile !!!
Comment vous est arrivée cette passion ?
Très simplement. Lorsque j’étais en terminale, j’ai rencontré mon mari – qui est toujours le même ! – et qui était passionné de planche à voile. Il est parti travailler à Toulon, chez Décathlon. Du coup je l’ai suivi, j’ai fait mes études à Toulon et j’ai découvert la planche. En fait, on peut dire que je suis arrivée à la planche par amour ! Çà m’a déclenché une vraie passion pour ce sport mais surtout tous les sports subaquatiques fun.

Vous aviez déjà envie de faire des compétitions ?
Pas au départ car je ne suis pas une compétitrice, je suis avant tout une sportive, ce qui est différent. J’aime le sport pour ce qu’il m’apporte. Les sports nautiques m’apportent une plénitude, comme l’union avec la nature, quant à mon mari, lui, c’est un compétiteur-né ! Tout est compétition pour lui et c’est donc lui qui m’a mis à la compet’. J’avoue que j’y ai pris goût. Mais aujourd’hui je continue à faire des sports nautiques comme le wind foil mais je fais aussi du triathlon, d’autres activités, entretemps je suis partie à Paris, à Marseille, j’ai beaucoup voyagé pour les compétitions, c’était sympa, ça m’a permis de vivre et d’apprendre plein de choses, de m’endurcir et je suis revenue vivre à Carqueiranne, là où tout a commencé.
Vous dites avoir dû vous endurcir ?
Oui, j’étais une fille assez timide, comme beaucoup de jeunes de 20 ans. J’étais déjà sportive mais un peu timorée. Le sport m’a aidée à me construire, à être plus forte. Il m’a donné beaucoup de clefs, de rigueur.
Comment êtes-vous venue à cet événement  qu’est le Bus des Femmes ?
C’est Claire Mounier, avec qui nous échangions sur les réseaux sociaux. Elle m’a identifiée comme quelqu’un d’actif en tant que message, que prévention, d’essayer de véhiculer cette idée que le sport est le meilleur des médicaments et lorsqu’elle a su que je vivais près d’ici, elle m’a proposé d’être la marraine de la manifestation. Ce qui nous a donné l’occasion de nous rencontrer « en vrai » car on se parle depuis des mois sans s’être croisées. Et du coup je me dis qu’un jour le bus s’arrêtera à Hyères !


Est-ce vrai que vous vous êtes croisées… Et que vous ne vous êtes pas parlé ?
Exactement. ! En fait, nous nous sommes croisées à la gare d’Aix, j’étais avec ma fille et mon mari, elle, avec sa famille et je me suis posé la question : « Est-elle ? Pas elle ? », J’avais un doute et je n’ai pas osé l’aborder. Elle non plus ! Elle m’a ensuite envoyé un message et j’ai dit à mon mari : « C’était bien elle ! »
Je ne suis pas quelqu’un de « rentre dedans », je laisse faire la vie et la vie fait qu’on se rencontre aujourd’hui.
Vous restez les trois jours ?
Non car en fait j’organise chez moi des séjours qui s’appellent « Les séjours vitalité » où les femmes viennent, je leur fais faire des activités physiques le matin, c’est mon mari qui cuisine, il nous restaure dans tous les sens du terme et le séjour démarre demain.
Hier j’étais à Nice pour parler à des femmes de la prévention sportive et du sport santé. Ça fait vraiment partie de l’engagement très fort qui prend de plus en plus de place dans ma vie, de prouver aux femmes que le sport est vraiment un allié de choc qui aide à grandir et – comme je dis en riant – à vieillir jeune !

L’équipe de « P’tite Parenthèse »
Inauguration du bus

Journaliste, animatrice, chroniqueuse… Comment arrivez-vous à tout concilier ?
(Elle rit) Je m’organise, c’est vrai, il y a des moments où c’est très tendu, des moments où c’est plus cool. Je me lève chaque matin en me disant qu’on peut arriver à tout faire en prenant le temps de bien faire, s’organiser bien sûr et après, s’il y a des choses que je fais moins bien, je me dis que le monde ne va pas s’écrouler. Le plus important dans notre vie c’est notre santé mentale et physique, l’une n’allant pas sans l’autre.
Je voudrais parler – puisque c’est vous qui l’avez révélé – de votre maladie : le vitiligo… Qu’est-ce qui vous a décidé à en parler ?
C’est ma fille qui un jour m’a dit : « Maman, je te vois toujours te camoufler, passer des heures à te passer des produits. Tu sais, notre génération se fiche de tout ça et à la limite, c’est une force de montrer sa différence, ce n’est pas une honte ». J’ai infusé sa remarque, j’ai réfléchi et je me suis dit qu’elle n’avait pas tort et pourquoi est-ce que je me cachais ? Aujourd’hui je fais un métier d’image mais j’ai décidé de ne plus me cacher et donc, avant tout, d’en parler.


Et le fait d’en parler a libéré en moi beaucoup de choses. Je reçois des témoignages hyper-touchants et du coup je me dis que j’aurais dû le faire beaucoup plus tôt.
Ce qui compte est de s’accepter telle qu’on est et Le vitiligo est une maladie auto-immune et, pour la première fois depuis trois mois, un traitement a été développé et il y a un formidable boulot de communication à faire auprès des dermatos et des patients, autour de ce traitement qui est une crème et bientôt un traitement oral.
Les choses arrivent !

Propos recueillis  par Jacques Brachet


Six-Fours – Le Bus du cœur des femmes…
3ème année !


Six-Fours – Le Bus du cœur des femmes… 3ème !
Le Docteur Stéphanie Guillaume, ajointe à la santé de la ville de Six-Fours, était mercredi à Cannes pour le démarrage de la tournée « Le bus du cœur des femmes » avec Thierry Drilhon, cofondateur de l’association « Agir pour le cœur des femmes ainsi que le professeur Claire Mounier-Véhier, cardiologue et médecin vasculaire au CHU de Lille.
Et jeudi l’on retrouvait le Dr Guillaume aux côtés de Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours avec, en direct de Cannes nos deux organisateurs.
« Les maladies cardio-vasculaires – devait nous préciser Jean-Sébastien Vialatte – sont, chez les femmes, la première cause de décès en France. Plus de 200 décès par jour liés à cette maladie ».
Le Docteur Guillaume, par écran interposé, remerciait Thierry Drilhon de venir installer son bus pour la troisième année à Six-Fours. les 27, 28, 29 mars sur l’Esplanade Malraux, permettant un dépistage cardio-vasculaire, gynécologique. Plus de 300 femmes ont déjà pris rendez-vous leur permettant, pour nombre d’entre elles, d’être remises dans le circuit de surveillance de santé et de prise en charge optimale.
« Ce que je trouve intéressait – poursuivait le maire – c’est qu’on fait de la médecine préventive, qu’on en parle sans arrêt et c’est une initiative judicieuse.
A la lecture des événements actuels, de ce qu’on entend dans les médias, compte tenu des déficits des finances publiques et de vouloir faire des économies partout et même sur la santé, je pense que le meilleurs moyen d’en faire, c’est la médecine préventive. Si l’on peut éviter à beaucoup de gens d’aller à l’hôpital lorsqu’il est trop tard, on aura gagné en terme de santé publique et en terme de financement ».


Thierry Drilhon, Claire Mounier-Véhier, Dr Stéphanie Guillaume

Le Dr Guillaume devait préciser : « Sachant que dans huit cas sur dix, lors des problèmes graves de santé, la médecine préventive peut sauver des vies. Il faut donc commencer par ça ».
En direct de Cannes, Thierry Drilhon ajoutait : « Je devrais d’abord dire que nous sommes très heureux de revenir pour la troisième année consécutive dans cette ville où Stéphanie et Jean-Sébastien nous ont magnifiquement accueillis ; l’intelligence et la bienveillance collectives y sont absolument remarquables. Le bus du cœur des femmes s’est donné pour objectif la prévention. Il faut avoir en tête, que les données du nombre de décès  sont terribles : 2, 33, 200. Deux femmes par jour décèdent en France d’un accident de la route, 33 par jours décèdent d’un cancer du sein et 300 est le nombre de femmes qui décèdent de maladies cardio-vasculaires. Et c, chaque année alors que 80%, en faisant de la prévention sur le terrain, peuvent être soignées et sauvées. La prévention doit donc prendre une part de plus en plus importante. Encore faut-il avoir la bonne prévention. 
Ce qui formidable c’est qu’avec vous, toutes les collectivités, tous les acteurs du territoire, que ce soient les laboratoires biologique, les pharmaciens, les acteurs locaux, nous épaulent et c’est comme cela qu’on inverse la tendance, avance et qu’on fait changer les choses. Je souhaite en particulier remercier l’Assurance Maladie qui fait un travail formidable en suivant le parcours des malades ».

L’Assurance Maladie qui suit  depuis trois ans cette manifestation et qui tout au long des trois jours seront à l’écoute de toutes les femmes qui se présenteront
« Ce bus du cœur – précise le Dr Guillaume – c’est 150 bénévoles  et il fonctionne grâce à l’ensemble de cette solidarité. On donne tous de notre temps au service des femmes, notre engagement est important, en toute bienveillance, en toute humanité, le village santé est accessible à tous, entièrement gratuit. Par contre, il faut prendre un rendez-vous avec nos partenaires. Nos partenaires seront présents et nombreux comme le Réseau CapSein, La P’tite parenthèse, l’UPOLEP du Var, l’association Sport Adapté Santé 83, le Comité départemental Olympique et sportif du Var, le centre de bien être Alter Ego, l’association « La sclérose et moi », le Cejid, l’association France Adot, association de don de moelle osseuse, l’Amicale des Donneurs de Sang, la ligue contre le cancer, des diététicienne, des coach sportifs… Beaucoup de bénévoles avec lesquels on travaille main dans la main.
 Et nous avons cette année une marraine d’exception en la personne de Nathalie Simon, sportive de haut niveau le mercredi 27 mars ».
Ce bus du cœur c’est aussi réorienter, alerter et bien sûr agir.
C’est en cela qu’il est utile et nécessaire et, alors qu’il ne vient dans une ville que trois années de suite, le Maire émet le souhait que cela devienne un rendez-vous annuel, même si aujourd’hui il est de plus en plus demandé par les villes.
Il faut dire que l’an dernier, des vandales ont détruit ce bus à Paris et qu’aujourd’hui il renaît de ses cendres encore plus fort et plus grand, grâce à des communes comme Six-Fours qui ont largement participé à sa renaissance.
Renaissance-reconnaissance… peut-être que grâce à cela le bus reviendra chez nous !
A suivre…

Jacques Brachet

Six-Fours : Une mairie pleine de femmes !


En ce vendredi pluvieux, les femmes étaient réunies à la Mairie de Six-Fours, entourant son maire, Jean-Sébastien Vialatte, on ne peut plus heureux de les célébrer comme il se doit en ce jour de fête puisque c’était « leur » jour et qu’il avait réuni certaines autour d’une femme on ne peut plus symbolique : Simone Veil.
L’an dernier, le Maire avait déjà organisé une exposition d’hommes et de femmes représentatifs de la vie de la commune, dans tous les domaines.
Cette année, place aux femmes donc chacune était choisie par une adjointe ou par une conseillère municipale. Étant donné le temps, c’est dans l’Hôtel de Ville qu’elles ont pris place jusqu’au 31 mars prochain.

Des femmes, qui ont été photographiées par Kylian Markowiak, sous le portrait de celle qui a tant fait pour le droit des femmes et qui est encore aujourd’hui à l’honneur grâce à l’interruption volontaire de grossesse loi votée ce 8 mars dont la France peut s’enorgueillir d’être le premier pays au monde à l’entériner.
C’est vrai qu’un jour par an c’est peu, par rapport à tout le chemin que toutes les femmes doivent encore parcourir mais, pierre après pierre, et avec un courage et un optimisme énormes, toutes se battent pour avancer et il est tout à l’honneur du Maire d’avoir pris ce parti de les mettre à leur tour à l’honneur. « Ces femmes qui participent au rayonnement de notre commune où il fait bon vivre ! » comme l’a si bien exprimé Jean-Sébastien Vialatte.
Un apéritif réunissait ces femmes, leurs marraines, leur famille et amis, chacune partant avec une rose qu’il leur offrit.
Malgré la pluie, le soleil était dans tous les cœurs.
Jacques Brachet

Les femmes « accrochées au mur » : Noémie Dumas, directrice du Six N’Etoiles, Paule Zucconi, ancienne gardienne du littoral, Camille Lopez qui a créé le premier bureau d’étude spécialisé dans la transition énergétique des ports, le Dr Sophia Bensedrine, médecin vasculaire, Cécile Limier, professeure de karaté septième dan, Isabelle Lochet, inspectrice de l’Education Nationale, la famille Nan (grand’mère, mère, fille) pour l’économie, Martine Henriot, architecte, Brigitte Filippi responsable du Secours Catholique, Marie-Dominique Marfaing, chef d’état-major de police, Lauriane Pommez, ancienne présidente de l’association des commerçants des Lônes, Brigitte Abraham, directrice du CLSH des Roches Brunes.

Cécile LIMIER… Karateka Woman !


C’est une femme lumineuse qui porte en elle une grande sérénité.
Cécile Limier enseigne les arts martiaux à Six-Fours, ville dans laquelle elle vit et voici cinquante ans qu’elle les pratique, son professeur ayant été dès le début Louis Wan Der Heyoten. Elle a démarré à l’âge de six ans et n’a jamais arrêté, devenant professeur et montant les marches d’année en année tout en gardant les pieds sur terre dans une vie équilibrée entre son mari et ses deux enfants.
Elle vient – c’est exceptionnel ! – d’obtenir son septième dan, le presque plus haut grade puisqu’il y en a huit et elle est la seule femme en région PACA à l’avoir obtenu.
Elle est donc professeur de karaté mais aussi de Taï Chi, milite pour aider les femmes en difficulté, celles aussi qui ont le cancer, a créé des ateliers d’auto-défense, on la retrouve dans nombre de commissions sportives, des maisons d’enfants, bref elle fait un travail exceptionnel avec une passion magnifique, une grande humanité.
Elle respire la joie de vivre et l’on ne peut que tomber sous son charme, son énergie, son besoin de tendre la main vers les autres.
Elle est aussi partie au Burkina Fasso créer une école pour les femmes africaines « Un dojo pour réo ». Elle est même allée faire un tour dans les prisons de femmes de Grasse, Draguignan, Aix-Luynes et se dépense sans compter pour semer le bonheur autour d’elle.
Un septième dan, donc, bien mérité, qu’elle a fêté avec ses élèves et quelques amis dont Gérard Delcroix qui vient aussi d’obtenir son septième Dan, Louis bien sûr, son mentor et ami depuis tant d’années et André Mercheyer, adjoint aux sports de Six-Fours, qui la suit depuis des années.

Cécile, y aura-t-il un huitième ou un neuvième dan ?
D’abord, ça s’arrête à huit, les autres étant honorifiques, et puis je ne pratique pas dans ce but car pour moi, c’est le chemin que l’on fait qui compte, pas le résultat, même si celui-ci est important mais je trouve que c’est déjà beau d’en arriver là, surtout pour une femme.
Y a-t-il beaucoup de femmes qui en arrivent là, justement ?
Qui arrivent au haut niveau il n’y en a qu’une dizaine en France et je suis la seule en région PACA. Une commission a été créée pour promouvoir le karaté-femme pour aller vers le haut niveau ».
Louis, toujours bon pied bon œil a le sourire de celui qui est fièr de son élève :
« Je suis très heureux de sa réussite, elle est ma fierté. Elle a commencé vers 6 ans, elle en a 56 et malgré sa vie familiale, elle n’a jamais rien lâché, elle tout mené de front et arriver à ce niveau est rare et magnifique. Car il y a très peu de femmes qui atteignent ce niveau-là.
Sais-tu pourquoi ?
Oui, je crois, beaucoup démarrent jeunes mais il y a les études qui les éloignent des salles mais aussi des villes où elles ont commencé. Et puis… elles tombent amoureuses et quand elles rencontrent l’amour, elles choisissent !

Gérard Delcroix, Louis Wan Der Heyoten, André Mercheyer, Cécile Limier

Tu as toujours mêlé le karaté au Taï Chi… La raison ?
Le Taï Chi est au cœur de tout ça. Le karaté est plus fort, plus sec, donne la force physique le Taï Chi est  plus doux mais nous donne la force intérieure, adoucit les mouvements. Ils sont complémentaires et c’est ce qu’a compris Cécile.
André Mercheyer est arrivé à la mairie de Six-Fours en 2008 et dès ce moment, il s’est intéressé au travail de Cécile.
« Lorsque je suis arrivé à la mairie, en 2008, Cécile préparait son projet en Afrique, pour construire une maison pour que les femmes puissent pratiquer le karaté. Et bien entendu, nous avons décidé de l’aider.
Mais je la connais depuis plus longtemps et même avant mon mandat, je la suivais car j’aime les arts martiaux. Jeune, j’ai pratiqué le judo même si je n’y excellais pas !
Pour toi, quelles sont les qualités de Cécile ?
Elle est opiniâtre et d’une grande humanité. Sa qualité première est le partage, ce qui n’est pas étonnant car je crois que c’est le propre de ces sports.
Si elle en est à ce stade aujourd’hui, ce n’est pas dû au hasard mais parce qu’elle est volontaire, passionnée. Ce sport est basé sur la maîtrise, le contrôle de soi et sur l’intériorité. C’est une ambiance qui vient de l’Orient.
Aujourd’hui, ce septième dan nous rend très fiers d’autant qu’il n’y a pas beaucoup de femmes qui atteignent ce niveau ».


Félicitée par le Docteur Stéphanie Guillaume, adjointe à la santé à Six-Fours

Je laisserai le dernier mot à la reine du jour :
« Mon parcours en karaté est un chemin de vie tourné vers les autres. On ne peut donner du bonheur que lorsqu’on est heureux soi-même ».
Dont acte.

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta




Jean-Baptiste SHELMERDINE
Cinéma, théâtre, télé, chanson… et bientôt un roman !


Lorsqu’à la télé j’ai vu débouler ce blondinet dégingandé, habillé à l’emporte-pièce, décoiffé et rieur, au regard d’ado prêt à faire une bêtise, j’ai pensé qu’il sortait de l’ordinaire. Ce qu’il faisait déjà dans la série télévisée «Nos chers voisins» qui nous a permis de le découvrir. Et depuis, il n’a pas cessé d’évoluer de la télé au théâtre, de la chanson au cinéma, de l’écriture à la mise en scène.
Il tourne en ce moment dans toute la France avec une pièce désopilante de Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière «Un dîner d’adieu» auprès de Laetitia Milot et de Catman où chaque soir il joue devant des salles combles et où il est totalement déjanté.
Je l’avais rencontré au Festival de la fiction TV à la Rochelle et il n’a pas changé : toujours volubile et sympathique, dont on a envie de faire un ami.Un plaisir de le rencontrer à nouveau.

« Tout d’abord une mise au point : ton nom un peu compliqué. Alors, on dit Shelmerdine ou Shelmerdaïne ?
(Il rit) « Dine ». C’est déjà assez difficile. Il vient de mon arrière arrière grand-père qui était Gallois. Mais le Gallois n’est pas l’Anglais et je garde la version française !
Ceci expliqué, au départ tu te tournes vers la photographie et les arts plastiques. Comment as-tu bifurqué vers la comédie ?
C’est vrai que j’ai démarré par des études d’arts plastiques mais je me suis dit assez tôt que j’aimerais être comédien. C’est peut-être un peu too much de dire ça mais je me suis très vite aperçu que j’avais «une plasticité» pour faire ce métier. Ça a commencé très tôt à 15 ans au collège et tout en continuant mes études, vers 18 ans j’ai commencé à passer des castings. Entre autre pour la pub où je considérais que c’était plus facile. Puis j’ai pris des cours de théâtre et j’ai commencé à tourner. Le théâtre a commencé plus tard.
Pourquoi ?
Au cinéma, à la télé, on est un peu entre nous, dans une bulle, on peut recommence si on se trompe. Sur scène il faut y aller et j’avoue que ça me faisait un peu peur. Après le Covid, j’ai fait des essais et très vite j’y ai  pris goût. Aujourd’hui, lorsqu’on me propose un sujet qui m’intéresse, j’y vais !
Alors, débuts, s’il vous plaît, avec Alain Delon !
Oui, c’était pour un téléfilm «Un train de trop» avec aussi Lorie Pester.
J’avais peu de scènes dont une avec Lorie et trois avec Alain Delon. C’était très court mais c’était marrant et surtout formidable de voir travailler un monument.
Comment était-il ?
Ce n’était pas Alain Delon « hors » plateau mais « sur » un plateau de tournage. C’est incroyable ce qu’il  dégageait. C’est vrai qu’on a dit – et ça continue ! – beaucoup de choses sur lui mais avec moi il a été très sympa. Tout de suite je lui ai dit que j’avais peur de tourner avec lui et je crois qu’il a senti que j’étais sincère car j’avais joué cartes sur table. Après chaque pause il venait me voir et même, à un moment, il s’est trompé. J’ai pensé qu’il l’avait peut-être fait exprès pour me mettre à l’aise ! Il m’a beaucoup rassuré.

Tu exploses avec « Nos chers voisins ». Comment ça s’est fait ?
Au départ, la production avait fait un pilote avec des comédiens dont Gil Alma. Ils ont filmé quelques épisodes après quoi ils ont décidé de changer certains comédiens. Il s’est passé six, huit mois et j’ai été du dernier casting. Au départ ils pensaient que j’étais trop vieux pour le rôle. Ils cherchaient un garçon de 18 ans. Mais j’ai fait des essais avec Issa Doumbia et ça a matché. Après quoi est venue Joy Esther et ça a aussi collé. On a vu que ça passait bien entre nous.
Pourquoi cela s’est-il arrêté ?
Ça marchait très fort, on n’a pas compris, on n’a pas eu d’explication. Peut-être est-ce la personne au pouvoir à ce moment-là, qui l’a décidé. Nous avons été très surpris et déçus et puis chacun est parti vers autre chose. Mais on nous en parle toujours et ça a été un beau tremplin.
Et là on te retrouve aux «Grosses têtes» !
Laurent Ruquier m’a remarqué, je suppose dans la série. Il a parlé de moi à Christophe Beaugrand qui était venu faire un «guest» sur la série et qui lui a dit : «Il est très drôle, tu devrais l’essayer». J’ai reçu un texto, il m’a pris et j’ai fait sept émissions.
C’était inattendu !
Oui, d’autant que je n’y étais pas à l’aise. D’abord c’est de l’impro et l’important est de dire des conneries, des vacheries sur les gens qui sont là. Et je suis trop bien élevé pour balancer des trucs à des gens plus âgés que moi, qui ont tous de belles carrières et que je ne connaissais pas. Je suis comédien avant tout et fait pour créer des personnages et dire des textes, pour jouer des rôles. Je n’avais pas envie de me créer un faux personnage. Et puis je suis timide et j’étais très mal pour balancer.
Théâtre, cinéma, télé, écriture, chanson, mise en scène, auteur… Et puis quoi encore ???
(Il rit) Eh bien… Je viens d’écrire un roman !
J’ai été metteur en scène d’une jeune humoriste, Mélodie Fontaine et je suis co-auteur de son spectacle qui a eu de très bonnes critiques à Avignon.
J’ai beaucoup tourné cette année pour la télé : «Enquête parallèle» avec Florence Pernel, «Tropiques criminels» avec Sonia Rolland et Béatrice de la Boulaye et «Mère indigne» de et avec Anne-Elizabeth Blateau et Eva Darlan entre autres.
Aujourd’hui, je suis plus tourné vers l’écriture. J’ai aussi écrit un scénario, une comédie qui sera réalisée par Stéphanie Pilonca, qui est de la région. J’écris aussi une pièce de théâtre.

Avec Florence Pernel « Enquête parallèle« 
Avec Gil Alma, Joy Esther,Isabelle Vitari
à la Rochelle

Et pas de seul en scène ?
Alors là… Jamais ! Surtout pas !
Pourquoi ?
Pour avoir mis en scène Mélodie, je me suis rendu compte de la difficulté d’être seul en scène. Ça demande trop d’égo que de réussir à faire face seul au public… Je pense qu’il faut avoir besoin de revanche pour affronter le public face à face. Ce n’est pas pour moi, c’est trop vertigineux. Je préfère jouer avec des comédiens… Ou alors me cacher pour écrire.
Pour toi ?
Non, pour les autres, je n’écris en principe pas pour moi, ça ne m’intéresse pas. Il faut que je sois obligé. Je préfère découvrir un rôle et l’interpréter à ma sauce !
Parlons donc de ces tournages… «Tropiques criminels»
Ça sortira au printemps et j’ai un rôle particulier de chef d’un camp de naturistes un peu sectaire. Et je joue à poil, avec un pagne !
Difficile de jouer à poil ?
Je l’avais déjà fait dans « Nos chers voisins » Il suffit de lâcher prise et on y va.
«Enquête parallèle» ?
Là je me retrouve un peu en photographe un peu timbré. Avec Florence Pernel ça s’est très bien passé, ça a de plus très bien marché et du coup on va faire deux autres épisodes réalisés par Stéphanie Pilonca.
Quant à «Mère indigne», c’est Anne-Elizabeth Blateau qui m’a appelé sans me faire faire de casting. Elle me voulait et j’ai trouvé drôle qu’on travaille ensemble, moi issu de la série «Nos chers voisins», elle issue de «Scènes de ménages».

Comme on le voit, le jeune ado débraillé et échevelé a bien évolué. C’est un touche à tout qui varie les plaisirs. Et notre plaisir a été de le rencontrer. Et de nous retrouver bientôt avec Stéphanie Pilonca qu’on a déjà rencontrée au Six N’Etoiles.
A bientôt donc !

Jacques brachet
Photos Alain Lafon & Christian Servandier
La pièce se jouera le vendredi 1er mars au Forum du Casino d’Hyères

Six-Fours : Noël en orange et vert

Les Gardes Nature sont en vert.
Le Comité Communal des Feux de Forêts (CCFF) sont en orange
C’est donc dans cette ambiance bicolore que Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, les avaient réunis pour les remercier de leur travail bénévole qu’ils font à longueur d’années pour protéger nos forêts des imprudents (pour ne pas dire des inconscients) qui, malgré les panneaux, les avertissements, les interdictions, se croient chez eux, allument des feux ou des cigarettes dans des lieux de plus en plus fragilisés l’été par le manque de pluie, le vent et, comme le chantait Johnny, « il suffirait d’une étincelle » pour que notre beau patrimoine disparaisse en fumée.
Ces hommes et ces femmes, tout au long des jours, observent de leur mirador la moindre fumée, sont aux aguets et donnent de leur temps pour que nous puissions profiter de ces paysages méditerranéens.

« Aujourd’hui – nous confie Guy Berjot, actuel président du CCFF – en plus des promeneurs à pied, de plus en plus de gens viennent à vélo et même en trottinette pour pique-niquer, sans se rendre compte du danger que peut entraîner un feu de camp, ou un mégot ».
Du coup, tous se réunissent tout au long de l’année, bénévolement, par brigade, pour protéger cette forêt de plus en plus en danger pour cause de la pénurie d’eau qui augmente à chaque été.
En dehors du fait que tous ces bénévoles, hommes et femmes font un travail de protection admirable, ils proposent des stages à ceux qui voudraient se joindre à eux, dans une ambiance fraternelle, heureux de pouvoir apporter leur savoir et leur amour de la nature de plus en plus fragilisée.
Le maire et nombre de ses élus sont dont venus fêter Noël , les remercier de ce qu’ils font pour leur commune et trinquer avec eux en espérant que l’été prochain soit plus clément en eau que cette année particulièrement difficile et sèche.
C’est dans une belle fraternité que tous ont partagé ce moment de communion, emportant avec eux un joli cadeau pour fêter l’événement en famille.

Guy Berjot, actuel président du CCFF, présente à Jean-Sébastien Vialate, celui qui, au printemps, lui succèdera, Jean-Michel Bertrand

Jacques Brachet

Pasino d’Hyères
Marc JOLIVET : un spectacle pour l’Ukraine


Le mois dernier au bord de l’eau à l’Almanarre, le comédien et humoriste Marc Jolivet nous promettait une belle soirée au Pasino d’Hyères, soirée en faveur de l’association « Doc for Ukraine ».
« Attends – toi à de belles surprises »  m’avait-il dit.

L’Harmonie Hyèroise

Et les surprises furent de taille en ce dimanche 29 octobre car son spectacle fut un feu d’artifice de bonne humeur, de rires et d’immense émotion.
Ca démarra très fort avec «  la chevauchée de la Walkyrie » de Wagner, interprétée par l’Harmonie Hyéroise dirigée par Alain Chiva.
Bien entendu, notre Marc, Monsieur Loyal de la soirée, monté sur ressorts, nous raconta ses histoires, avec sa faconde, son énergie, son humour quelquefois décapant, nous dit qu’il aimait Hyères tout autant qu’Aix-en-Provence où il partage sa vie avec son épouse, l’écrivaine Julie Guinard, ce qui en fait, nous dit-il des « Hyèraixois ».
Les bénéfices de cette soirée étaient totalement reversés à l’association « Doc for Ukraine », tous les artistes présents étant venus prêter leurs concours bénévolement.
Parmi eux, deux Ukrainiennes, deux Natalia, prêtèrent leur talent, l’une violoniste, Natalia Voronova, l’autre chanteuse d’opéra, Natalia Chasovska, chacune interprétant entre autres des musiques et des chants ukrainiens.

Natalia Chasovska
Natalia Voronova

Participèrent également deux trompettistes déjantés issus du quintet « Les trompettes de Lyon », Peter Ballester et Ludovic Roux, qui interprétèrent à leur manière très décalée mais avec virtuosité quelques musiques jazzy, et auxquels Marc vint s’immiscer en jouant horriblement faux ! Décidément, il vaut mieux qu’il reste dans l’humour !
Puis vint aussi Alban Michon, explorateur polaire, ami de Marc, qui nous raconta une drôle de rencontre avec un ours blanc (photos à l’appui) et voilà que l’ours en question arriva sur scène ! En dessous s’était faufilé  Fabrice Drouelle, journaliste radio connu pour son émission « Affaires sensibles » que nous avions rencontré à l’Almanarre et qui, plus tard, dit avec Marc un très beau poème de Victor Hugo.
Un grand moment également avec la venue d’un xylophoniste fou, François Lefebvre qui s’éclata sur son instrument avec une incroyable dextérité, accompagné par l’orchestre d’Alain Chiva. Du grand art !

Alain Chiva
Peter Ballester & Ludovic Roux
Fabrice Drouelle & Marc Jolivet
François Lefebvre

Et puis, la Chorale « Les Magnanarelles » se levèrent pour chanter « L’hymne à la joie » de Beethoven, qui est aussi l’hymne de l’Europe. Et là, un grand moment d’émotion se  propagea dans la salle. Mais ce n’en était pas fini avec l’émotion qui alors submergea la salle qui se leva d’un seul homme pour écouter avec ferveur l’hymne de l’Ukraine chanté par Natalia Chassovka et dit en français par Alain Chiva.
Soirée mémorable où l’on passa du rire aux larmes et qui se termina à nouveau par l’Hymne à la joie que toute la salle reprit.
« Le combat continue », lança Marc entouré de ses amis sous les applaudissements nourris des spectateurs qui eurent du mal à quitter la salle mais qui retrouvèrent Marc et Alban dans le hall pour la dédicace de leur livre et Isabelle Beurdeley, magnifique plasticienne qui, à partir d’instruments de musique, crée des luminaires. Et ce soir-là, la vente de ses œuvres revenait à l’association.
Ce fut une soirée de rires et de pleurs mêlés, pleine de générosité et d’amour comme on aimerait en voir plus souvent… Si tous les gars du monde…

Alban Michon…
… Et son ours !
Un ours nommé Fabrice !
Les Magnanarelles face au public

Jacques Brachet
Photos Alain Lafon

Octobre rose au bord de l’eau


Après la journée des Pointus Roses organisée avec l’aide de l’association Lou Capian et les Rameurs du Brusc, après le « Défi d’elles » où, au Embiez, le raid mixte et solidaire a pu réunir des dons reversés aux associations caritatives, samedi une journée au Gaou réunissait des sportives parisiennes et six-fournaises, pour une marche rose autour de l’ile et une épreuve cycliste. Le tout parrainé par la journaliste Myriam Seurat auprès de laquelle se greffaient deux invités d’honneur : la journaliste Valérie Trierweiler et le champion de natation Camille Lacourt dont l’épouse a eu un cancer du sein.

Fidèles au poste, les associations CapSein, La P’tite parenthèse et Sport Adapté Santé 83 étaient présentes pour soutenir tous ces marcheurs et ces cyclistes dans une ambiance de kermesse rose, tout le monde étant venu avec tee shirt, pullover, chemise, foulard roses, même le Maire, qui soutient ce mois national, Jean-Sébastien Vialatte qui, lui aussi, est fidèle à cette manifestation organisée par le Dr Stéphanie Guillaume, adjointe à la santé, Béatrice Métayer, chargée de mission politique de santé publique et une poignée de bénévoles. 
On avait frôlé la catastrophe avec une averse tôt le matin mais le mistral souffla sur les nuages et le soleil fut de la fête.

Un arbre fut planté sur l’île qui, l’on s’en souvient, a été victime d’un incendie cet été et pour démarrer la fête de l’après-midi, c’est une troupe de toutes jeunes « hip hopeuses », de la SNJ Hip Hop School dirigée par Magali Ben Salma, qui nous offrirent une belle démonstration qui emballa le public et l’on put apercevoir quelques danseurs maladroit se joindre à la troupe avec le maire in person et quelques élus !
Ce fut une joyeuse journée où chacun put oublier ses soucis et voir la vie en rose.

Jacques Brachet

Six-Fours : Après le bleu… le rose !


« Ici, c’est comme aux Galeries Lafayette : Il y a tous les jours un événement ! »
C’est ce que me dit en riant Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, avec qui nous inaugurions lundi « La semaine bleue » en direction des séniors, et « Octobre rose » mercredi, événement national lui aussi, pour la lutte contre le cancer.
Dommage que ces deux événements s’entrechoquent mais il vaut mieux beaucoup que pas assez et cela montre que la ville s’investit pour créer de grands et beaux événements.
Cet « Octobre rose » se déroulera donc tout le mois avec des manifestations aussi ludiques qu’instructives et permettra aux femmes d’être informées de ce crabe qui investit leurs seins mais en sachant que l’on en guérit aujourd’hui s’il est pris à temps.
Le Docteur Stéphanie Guillaume, adjointe à la santé devait avoir une jolie phrase : « Qu’ils soient énormes, minuscules, galbés, en pomme, en poire, vos seins sont parfaits tant qu’ils sont en bonne santé ».

C’est pour cela que le dépistage est essentiel car – précise-t-elle – une femme sur huit en est atteinte de ce mal le plus fréquent, à savoir encore qu’en 2023, l’on a recensé 61.214 nouveaux cas, 20% étant des jeunes femmes, 80% des femmes de plus de 60 ans. D’où l’extrême vigilance, le cancer ne se dépistant que trop tard quelquefois, où trop de femmes encore sont dans le déni ou encore la peur de l’apprendre. Il faut donc que les femmes soient attentives  et consultent bien en amont, afin d’avoir un maximum de chance d’être soignées et guéries.
C’est ainsi, qu’aidée de Béatrice Métayer, chargée de mission politique de santé publique, et nombre de bénévoles, ont concocté un mois d’infos, de rencontres, de manifestations sportives, de cinéma , le tout se terminant par une soirée caritative le 26 octobre (Voir le programme à la Une de notre site)
Pour cette inauguration qui a levé le drapeau sur le fameux ruban rose qui trônera tout le mois sur le mur de la mairie, le Dr Guillaume était entourée de nombre de partenaires comme les associations CapSein, la P’tit’ parenthèse, Christine Castello, Jacques Boyaval, Nicolas Durand devenus des fidèles et cette année elle a trouvé une belle marraine en la personne de Myriam Seurat, animatrice, reporter et présentatrice à la télévision qui, de MCM à France 3 en passant par Arte et France 2 où elle fut de l’équipe de William Leymergie a une expérience de 15 ans durant lesquels elle a bourlingué dans le monde.

« J’ai eu un vrai coup de cœur de votre région – nous dit-elle – que j’ai découvert l’an dernier au « Défi d’elles » et auquel d’ailleurs je participerai encore cette année, les 20, 21, 22 octobre. Je suis d’autant plus concernée par le cancer du sein que j’ai perdu des proches et des membres de ma famille ».
Beau « marrainage » donc cette année.
A noter la venue de la réalisatrice Stéphanie Pillonca le 12 octobre au Six N’Etoiles, qui présentera son film « Le souffle du dragon »
Un bel événement dont nous suivrons les différentes phases.

Jacques Brachet

Semaine bleue à Six-Fours


Avant de changer de couleur et d’attaquer « Octobre Rose », Six-Fours a inauguré « La semaine bleue » consacrée aux séniors, concoctée par Patrick Perez, adjoint aux Affaires sociales et orchestrée par Mireille Imbert et Dominique Baviéra  du Centre Communal d’Actions Sociales de Six-Fours.
Cette manifestation nationale permet de mettre en valeur l’importance que représente nos aînés qui ne sont pas considérés comme des « vieillards » mais comme des personnes qui, même si elles ont « un certain âge », font partie de nos familles, de notre vie et dont certaines sont toujours très actives, la retraite arrivée.
Les trois coups ont été frappés au Six N’Etoiles ou Noémie Dumas sa directrice, a toujours ouvert ses portes à nombre de manifestations qui se déroulent sur la ville.
Elle trouve toujours un film adapté à la circonstance et une fois encore elle nous avait trouvé un film à la fois original et magnifique : « Last dance » de Delphine Leherici, dont la vedette est le flamboyant François Berléand, dans un rôle à la fois drôle et émouvant.
Venant de perdre sa femme, Germain est surprotégé par ses enfants et sa voisine, qui veulent régenter sa vie.

Il se trouve que sa femme avait trouvé sa place dans une compagnie de danse professionnelle mais accueillant des amateurs.
Tous deux s’étaient promis, si l’un des deux disparaissait, de continuer ce que l’autre avait commencé. Et le voilà devenant malgré lui un danseur dans la compagnie. Danseur évidemment empoté et mal à l’aise mais qui, peu à peu se prend au jeu et s’insère totalement à la création du spectacle. Le film est à la fois très drôle et très émouvant. Berléand est éblouissant dans ce rôle de retraité qui renaît à la vie grâce à cette promesse.
Dès la sortie du Six N’Etoiles, nous nous retrouvions sur le parvis de la mairie pour l’inauguration de cette semaine et d’une exposition originales réunissant en photos, des personnalités locales, âgées de plus de 65 ans mais néanmoins actives, prouvant que l’on ne peut être vieux que dans sa tête.
Ces photos ont été prises à la Villa Simone, par Kylian Markowiak, le photographe du service communication, qui a réalisé là de magnifiques portraits de personnes pleines de vie et d’énergie dont il a su capter le regard et l’attitude… Et je suis honoré de faire partie de cette galerie.
Kylian a cette qualité de ne pas être omniprésent, de rester discret derrière son objectif et de surprendre le moment, le regard, l’attitude, et ses portraits sont pleins d’humanité.
Merci à lui.
Déjà, Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, ayant apprécié l’exposition, a promis de la réaliser à nouveau l’an prochain, avec d’autres acteurs de sa ville, car beaucoup d’autres méritent cet honneur.
Déjà ce mardi, d’autres événements sont proposés à tous ces hommes et ces femmes « Bleu »,

Mardi 3 octobre
14h à 17h : rencontre avec les associations locales proposant des jeux de société, de mémoire et d’éveil, en l’Espace Malraux.
Mercredi 4 octobre
14h30 à 16h30 : découverte des différentes pratiques musicales et concert, au sein de l’antenne locale du Conservatoire à Rayonnement Régional de MTPM, à l’Espace Malraux.
Jeudi 5 octobre
14h à 16h30 : rencontre avec les organismes de prévoyance des risques, de conseils et de sécurité, en l’Espace Malraux.
Vendredi 6 octobre
14h30 à 17h : thé dansant, à l’Espace Malraux, pour clôturer cette Semaine Bleue dans la joie et la bonne humeur.
Toutes les activités et manifestations sont gratuites, dans la limite des places disponibles.
Obligation de réservation et renseignements complémentaires au 04 94 34 94 34 de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30

Jacques Brachet

Kylian Markowiak
Patrick Perez, Noémie Dumas,
Jean-Sébastien Vialatte