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France 3 – Samedi 7 mai 21h10
Meurtres à Porquerolles

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Porquerolles pendant les vacances de la Toussaint.
Il fait un temps radieux et l’on se croirait en plein été : Soleil à gogo, mer d’huile… et une longue file d’estivants pour prendre le bateau. Entre les embouteillages pour entrer dans les parkings et la file discontinue sur des dizaines de mètres pour embarquer malgré le nombre de navette qui a triplé il faut une patience extrême et une réelle envie de mettre les pieds sur l’île. Arrivés sur l’île c’est la fiesta : les rues encombrées de gens, les vélos qui vous frôlent de tous les côtés, les effluves de frites, de gaufres, de churros, les bars pris d’assaut, les files d’attente au marchand de glace… Ce n’est pas ce que l’on pourrait imaginer comme vacances idylliques.
Alors, pourquoi me direz-vous, deux toulonnais y viennent précisément à cette époque de vacances ?
Tout simplement parce qu’il y a eu des meurtres !
Rassurez-vous «c’est pour de faux», c’est tout simplement parce que dans sa série «Meurtres à…», une équipe de France 3  s’est installé depuis le 4 octobre pour le tournage d’un tout nouvel épisode judicieusement intitulé «Meurtres à Porqueroles»
Une fois de plus, c’est la réalisatrice Delphine Lemoine, qui a déjà réalisé «Meurtres à Albi, à Mulhouse et à Sarlat». C’est dire si elle s’y connait en tournages de polars.
Une superbe distribution devant son objectif : le beau et charismatique François Vincentelli qu’on ne présente plus tant il passe du théâtre à la télévision avec arrêts au cinéma avec un réel bonheur, la toute jolie Charlie Bruneau, vue dans le Palmashow, dans les séries «En famille», «R.I.S», «Philharmonia».  Tous deux forment le nouveau duo de choc de cet épisode. Ils sont entourés de la belle Nicole Calfan, de l’énigmatique Didier Flamand et de Chrystelle Labaude, héroïne de «Sections de recherches» et en ce moment de «Un si grand soleil».
Une belle équipe donc, qu’on retrouve dans une villa, loin de la foule déchaînée et où entre deux scènes tournées dans une pièce exigüe, ils viennent nous retrouver sur la terrasse au soleil.
Reçus par le grand sourire de la directrice de production Erika Wicke que j’avais rencontrée sur le tournage à Marseille de «Meurtres sur les îles du Frioul» avec l’ami Francis Huster, nous avons très vite été adoptés par l’équipe, dans une ambiance souriante, tous heureux d’être loin des brumes parisiennes, chacun étant tout disposé à passer devant l’objectif d’Alain, mon photographe.
Pour les interviewes, ce sera plus difficile, chacun ayant des obligations de tournage ou familiales comme Charlie Bruneau qui doit s’occuper de son fils malade. Quant à François Vincentelli, malgré des problèmes d’hébergement, car il est si bien à Porquerolles avec son épouse qui attend un heureux événement (Déjà 7 mois !), il prendra le temps de déjeuner avec nous au soleil, devant la mer, rejoint par la réalisatrice Delphine Lemoine, avec qui nous aurons le temps de discuter devant un délicieux repas.
Si le tournage de la matinée s’est passé au calme de la villa, l’après-midi toute l’équipe se retrouvait sur la place de l’île, devant le commissariat, la place ayant été envahie en quelques minutes et l’assistant ayant un mal fou à leur faire garder le silence durant les prises.
Mais en fait, tout se passe dans la sérénité, le sourire, la gentillesse, la patience… Bref, un tournage idyllique !

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Vous êtes curieux de connaître l’histoire ?
Le corps sans vie d’une femme de 60 ans est découvert sur la plage de l’Alycastre à Porquerolles. Elisabeth Carlson était une artiste peintre et une figure admirée de l’île. Son corps gisant au pied de la falaise évoque la Lycastre, le fameux dragon de la légende qui a donné son nom à la baie.
Arnaud Taillard (François Vincentelli), le très sérieux substitut du procureur, lui-même enfant du pays, va devoir mener l’enquête avec Charlie Landowski (Charlie Bruneau), une fantasque commandante de police fraîchement mutée de Seine Saint-Denis.
Voilà, vous n’en saurez pas plus, sinon qu’on assistera à un événement : Diane (Nicole Calfan) est emmenée prisonnière sur le continent… Pourquoi ? à suivre !
Un regret, ne pas avoir rencontré Chrystelle Labaude, déjà repartie, avec qui j’ai de jolis souvenirs de tournages sue la série «Section de recherches» et une tournée théâtrale avec un autre ami : Francis Perrin.

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Retournons donc au déjeuner où nous nous retrouvons à table avec Delphine Lemoine et François Vincentelli à qui je rappelle notre rencontre au festival télé de la Rochelle.
«Delphine, vous voici donc l’auteur d’un quatrième meurtre !
(Elle rit)  C’est vrai et j’en suis heureuse car à chaque fois je découvre un lieu, une région et je tourne à chaque fois avec un binôme qui apporte sa personnalité car le but de cette série est à chaque fois de former un duo,( et non un couple), différent. Et je trouve ça très chouette.
Vous avez commencé comme assistante de réalisateurs et non les moindres : Léos Carax, Cédric Klapish, Nicole Garcia…
Oui, c’est loin tout ça ! Après avoir fait la FEMIS, j’ai fait dix ans d’assistanat, j’ai réalisé entretemps des documentaires, des courts métrages…
Et pourtant vous êtes devenue réalisatrice à la télévision !
Oui parce que c’est là que j’ai reçu des propositions intéressantes, j’ai réalisé des épisodes de «Plus belle la vie», de la série «Tandem», «Crimes parfaits» et cette série de «Meurtres à…» et ça me convient bien.
Il y a encore une cloison entre le cinéma et la télévision ?
Ca à l’air d’un peu changer mais c’est vrai que nous mettre dans des tiroirs, c’est typiquement français. Moi, ça ne me gêne pas car je cherche surtout des sujets de qualité et ce qu’on me propose à là télé est ce que je cherche. Bon, c’est vrai qu’avec la série des meurtres, on m’a encore un peu mise dans le tiroir de «la réalisatrice qui est douée pour tourner des polars», ou encore des unitaires de 90’. Mais ça ne me gêne pas, ça me permets de faire des choses que j’aime.

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Et vous François, qu’en pensez-vous ?
Je pense quand même que ce fossé ciné-télé est en train de s’estomper. On voit de plus en plus d’acteurs dits «de cinéma» passer à la télé parce qu’on leur propose de belles choses.
Mais le contraire n’est pas évident, non ?  Que vous prose-t-on au cinéma ?
(Il rit) Oui, c’est vrai qu’à la télé j’ai tourné des rôles de premier plan, dans des séries et qu’au cinéma, ce sont des rôles de «guest» où je ne tourne que deux ou trois jours. Mais j’ai cette chance d’être avant tout un acteur de théâtre. Donc je joue sur plusieurs tableaux et je ne vais au cinéma que lorsque le rôle, si petit soit-il, m’intéresse. Je n’ai aucune frustration à ce sujet et je vais là où on me propose et où ça me convient. C’est une chance.
J’aime particulièrement les séries qui permettent de prolonger un rôle récurrent, de l’installer dans une histoire, chose qu’on ne peut pas faire en 90’ et même une heure et demi.
Est-ce que le Covid vous a impactés ?
Delphine : Comme tout le monde mais on a eu cette chance de pouvoir continuer à tourner en prenant toutes les précautions d’usage. Tout le monde, même aujourd’hui, porte le masque et seuls les comédiens l’enlèvent pour tourner. J’ai eu quand même une angoisse lors du premier confinement car il fallait se tester tout le temps et on avait pas mal de difficultés pour tourner des scènes de rapprochement. Mais on a pris les mesures nécessaires et on a modifié la façon de travailler.
François: J’ai eu bien sûr les mêmes difficultés que tout le monde mais ce qui a été le plus dérangeant c’est que l’homme de théâtre que je suis n’a plus pu jouer. Et ça, c’était vraiment difficile. Heureusement que le vaccin est arrivé !
Cette année a quand même été fructueuse : deux films, deux téléfilms…
Le premier « Villa Caprice» de Bernard Stora, c’est un second rôle, les stars étant Michel Bouquet, Niels Arestrup, Patrick Bruel. Quant à «Vagabondes» c’est mon pote qui me l’a proposé au dernier moment, ça a été un plaisir de tourner avec Sergi Lopez et il y a une scène d’ouverture qui est très drôle.

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Côté télé…
Il y a eu «Faites des gosses» une série de six fois 52’  avec un rôle récurrent comme je les aime  Avec entre autres Fred Testot, Jonathan Lambert… que des tristes ! On a bien rigolé.
Puis i y a eu «Liés pour la vie» avec Laeticia Milo, Christiana Réali, Antoine Dulery. Une histoire plus grave où une championne d’équitation a un grave accident qui l’empêchera de remonter à cheval. Elle se lie avec un homme dont elle ne sait pas que c’est par lui qu’est arrivé l’accident. C’est une très jolie comédie romantique.
Delphine, avec ces «Meutres à…», vous changez chaque fois de région…
Et c’est ce qui m’intéresse et je travaille beaucoup en amont.
C’est-à-dire ?
Je viens bien longtemps à l’avance découvrir le lieu, la région pour m’en imprégner mais aussi m’imprégner des gens, ce qui pour moi est essentiel. Il faut que je ressente l’ambiance. Par exemple, je suis venue cet été passer ce que j’appelle des vacances-travail à Porquerolles. Nous sommes venus avec la productrice Lola Gans, j’ai repéré tous les lieux qui pouvaient s’adapter à l’histoire mais j’ai aussi rencontré les gens qui vivent sur cette île, qui la font vivre et que j’insère dans l’histoire. Il y a par exemple Carmella, cette marchande de légumes que tout le monde connaît sur l’île, il y a Georges Paul, le seul taxi de l’île, ce sont des gens incontournables qui sont heureux de tourner et c’est pour moi un clin d’œil . Comme il y avait une peintre dans l’histoire, j’ai choisi une peintre qui vit là et j’ai fait avec elle un travail sur la peinture. Ce sont des rôles rajoutés qui donne une complicité entre eux et moi, même si le spectateur ne s’en rendra pas compte».

Jacques Brachet
Photos Alain Lafon

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Meurtres à Porquerolles
Réalisation : Delphine Lemoine – Scénario : Anne-Charlotte Kassab & Pierre Lacan
Avec Charlie Bruneau (Charlie Landowski), François Vincentelli (Arnaud Taillard), Nicole Calfan (Diane), Didier Flamand (Hubert), Chrystelle Labaude (Mireille Canovas), Damien Jouillerot (Romain), Maël Cordier (Nevil), Erza Muqoli (Alice), Nancy Tate (Lilibeth), Flora Chereau (Mélanie)


FRANCE 2 – CANDICE RENOIR Saison 10
À partir du vendredi 20 mai à 21h10

CANDICE RENOIR

Après le succès de la précédente saison qui avait réuni en moyenne 5,6 millions de téléspectateurs (25,6 % de parts de marché), Candice Renoir revient pour une saison 10 inédite où se mêleront émotion et humour et ou les téléspectateurs découvriront une Candice plus intime.
Nous retrouverons par la suite « Candice Renoir » dans un format réinventé avec des épisodes spéciaux.
Si l’épisode de la dernière saison se terminait sur un coup de feu, les scénaristes s’étaient bien gardés de relever l’identité de la victime qui n’était autre que… Candice !
Nous retrouverons donc la policière plongée dans le coma. Se réveillant comme par magie, elle prendra peu à peu conscience que la vie ne tient qu’à un fil et décidera de savourer chaque instant de son existence. Pas question de perdre du temps, ni au travail ni en amour.
A noter : le tournage d’un épisode spécial débutera le 11 mai en Corse.
Un cadavre dans le coffre, une famille vengeresse, un harpon dans les fesses, les vacances qu’Antoine et de Candice se sont enfin décidées à prendre ensemble, deviennent une dangereuse catastrophe où tous les déguisements sont permis.
Avec : Cécile Bois (Candice Renoir), Raphaël Lenglet (Antoine Dumas), Ali Marhyer (Mehdi Badou), Yeelem Jappain (Valentine Atger, Olivier Cabassut (Armand Marquez), Marie Vincent (Nathalie Delpech), Clara Antoons (Emma Renoir), Christophe Ntakabanyura (Ismaël Ndongo), Quentin Michaël (Sacha)
Réalisation : Pascal Lahmani (Ep 1 & 2) – Raphaël Lenglet (Ep 3 & 4)

CANDICE RENOIR CANDICE RENOIR

Épisode 1 : Un seul être vous manque et tout est dépeuplé 
Auteurs : Pascal Lahmani, Ludovic Ory et Fabienne Facco
C’était en fait Candice la destinataire mystérieuse d’un des coups de feu de la fin de saison précédente. En blouse médicale rose, elle s’observe avec perplexité, dans un bloc opératoire, mal coiffée, mal fichue  et opérée en urgence. Elle encourage les intervenants, mais… ils ne l’entendent pas. Une « sortie de corps » curieusement propice à une résolution d’enquête et une urgence de vivre propice à tout !
Episode 2 : Le mal porte le repentir en croupe 
Auteurs : Marie-Alice Gadéa et Fabienne Facco
Candice, sortie de l’hôpital, est en convalescence. Elle surjoue les malades pour se faire servir comme une princesse par ses enfants qui sont aux petits soins. Son prince charmant et son métier lui manquent mais Candice et Antoine ont plus d’un tour dans leurs besaces respectives pour contourner la loi qu’ils incarnent.
Tandis qu’Antoine assiste à la reconstitution du meurtre d’un assistant familial, découvert huit mois plus tôt dans son potager, le crâne fracassé et le visage en bouillie, Candice suit l’affaire en douce et par Ipad interposé avec une certaine maladresse, mais elle comprend vite que le coupable n’est pas forcément celui qui a avoué. L’occasion pour elle de s’infiltrer de façon cocasse dans l’hôtel de police dont elle est interdite de séjour, tant qu’elle est en arrêt maladie.

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Episode 3 :
 On n’est jamais mieux trahi que par les siens 
Auteur : Marie-Alice Gadéa, Fabienne Facco et Lionel Moreau
Le corps de Mélanie Meyrieux, la quarantaine, est découvert gisant en contrebas d’une carrière, et ce n’est clairement pas un accident. Un rapport avec l’entreprise de déménagement et de stockage qu’elle gérait avec son mari et son beau-frère, et qui cache peut-être des activités illicites ? Ou une dérive dans le milieu scolaire ? L’enquête va révéler une Mélanie, prototypique du parent intrusif, omniprésent et insupportable.
La sagacité de notre héroïne est mise à rude épreuve, mais un cours de conduite peut s’avérer dans le regard de Candice plus efficace qu’un ADN.
Episode 4 : Tout ce qui brille n’est pas d’or 
Auteurs : Fabienne Facco et Pascal Perbet
Zoé Sénéchal, 15 ans, vient encore de fuguer et cette fois cela fait plus d’une semaine qu’elle est partie… Prostitution adolescente, vrais et faux proxénètes, sirènes de la téléréalité, que de dangers pour ceux que tout ce qui brille impressionne, et donc que d’urgence pour Candice ! Elle qui doit aussi négocier un énorme malentendu avec Antoine, et une cérémonie de remise de médaille alors qu’elle fuit les honneurs plus que tout. Un réjouissant moment « catastrophe » en perspective.

CANDICE RENOIR



« Hôtel du Temps » : Lundi 2 mai 21h10 sur France 3

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Première invitée : Dalida

Dans la lignée de ses émissions cultes qui ont marqué notre télévision et notre mémoire collective, Thierry Ardisson fait son retour à la télévision avec un nouveau concept d’émission pour France 3 totalement inédit : « Hôtel du Temps », coproduit par Ardimages et 3ème Oeil Productions.
« Hôtel du Temps » est un biopic, d’un genre nouveau, qui utilise l’intelligence artificielle pour recréer des légendes disparues et leur faire raconter leur vie.
Le temps d’une soirée, Thierry Ardisson va ainsi faire revivre des stars de la culture et du spectacle. Il invite les téléspectateurs à redécouvrir ces personnalités cultes sous leur apparence la plus iconique à l’occasion d’interviews, de duplex avec d’autres légendes, ainsi que d’archives professionnelles, familiales ou historiques.
Grâce aux procédés Face Retriever et Voice Cloning, deux réelles avancées technologiques made in France, et à un travail documentaire exigeant qui a permis de collecter exclusivement des propos avérés, Thierry Ardisson offre un véritable voyage dans le temps, au gré des étages et des époques, à la rencontre de nos grandes stars disparues.

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 Thierry Ardisson : No Culture, no Future.
La télévision publique peut être un puissant vecteur de savoir : l’École du Peuple. Encore faut-il que ses programmes culturels soient suffisamment divertissants pour être accessibles au plus grand nombre. Avec « Hôtel du Temps », j’utilise l’intelligence artificielle pour « spectaculariser » la Culture et rendre le Savoir captivant.
Interviewer des légendes disparues, voilà l’idée. Il faut dire que j’avais interviewé tout le monde. Il me restait l’autre monde. » 
Premier « Hôtel du Temps » : Dalida
A l’occasion des 35 ans de sa disparition, nous partons à la rencontre de Dalida, toujours présente dans le cœur et la mémoire des Français.

« Pourquoi avoir choisi Dalida pour ma première visite à l’Hôtel du Temps ?
Tout simplement parce qu’elle est une étoile qui brille encore, 35 ans après son arrivée ici… Je veux qu’on écoute ensemble ses chansons et qu’elle nous raconte son incroyable destin : la gamine du quartier populaire du Caire, la guerre, et la prison qui tue son père, la reine de beauté des bords du Nil, l’atterrissage au Bourget, un soir de Noël, les ritournelles italiennes, le twist, les grands textes, le raï, la disco, le triomphe et la gloire sur les cinq continents, avant la descente aux enfers des amours mortes… Dalida, icône tragique. »
« Hôtel du Temps » : un hommage aux légendes et une approche éthique
La loi n’oblige pas à avoir l’accord des héritiers pour réaliser un Hôtel du Temps sur une légende disparue. Il n’y a pas de droit à l’image pour les personnes qui nous ont quittées. Mais, par respect, les héritiers sont informés et valident la modélisation numérique du visage. Ils ont accès au scénario et visionnent l’émission finalisée avant sa diffusion.
Ainsi que cela est clairement indiqué au début d’Hôtel du Temps, tous les propos tenus par la légende interviewée sont absolument authentiques. Elle ne se prononce évidemment jamais sur ce qui s’est passé après sa mort. Ce n’est pas une fiction, c’est un documentaire.
L’ambition d’«Hôtel du Temps n’est autre que de créer un véritable « mausolée numérique » pour rendre hommage aux légendes disparues.

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Prochain invité : Jean Gabin

Photos Francis Roelants



France 2 – Charles BERLING dans « L’île aux 30 cercueils »

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« L’île aux 30 cercueils »  est un roman que Maurice Leblanc (auteur du fameux « Arsène Lupin ») a écrit en 1919. Puis ce fut une série en 1979 avec Claude Jade et Jean-Paul Zehnaker. Et revoici qu’une nouvelle série voit le jour, réalisée par Frédéric Mermoud avec Virginie Ledoyen et Charles Berling.
La série a débuté lundi dernier et la chaîne est très heureuse de l’écoute qu’elle a eue. Elle continuera encore deux lundi.
La série a été réécrite par Elsa Marpeau et Florent Meyer et remise au goût du jour en la situant toujours en Bretagne mais à notre époque.

Christine (Virginie Ledoyen) reçoit sur son portable une mystérieuse vidéo montrant des images de son accouchement il y a 18 ans sur l’île bretonne de Sarek : elle découvre que son enfant, annoncé mort-né, a été en fait assassiné par les sages-femmes, les sœurs Archignat.
Contre l’avis de son mari, Raphaël (Charles Berling), elle décide de retourner sur l’île mais elle est victime d’une tentative d’empoisonnement sur le bateau.
Ayant survécu, elle retrouve son père, Henri Dormont, qu’elle n’a plus vu depuis des années et qui vit à l’écart du village. Son père l’amène au cimetière où il tente d’ouvrir la tombe de l’enfant, avant d’être assassiné par un inconnu qui essaye également d’étrangler Christine. Cette dernière retrouve l’original de la vidéo dans la maison de son père et découvre que l’enfant est vivant et lui a en fait été volé par les sœurs Archignat. Christine ouvre la tombe de l’enfant et découvre qu’elle est vide.
Une série de morts frappe alors les habitants de Sarek, rappelant la prophétie des Trente Cercueils : Marie Toussaint, à qui les sœurs Archignat avaient confié l’enfant, puis la dernière des sœurs Archignat, qui finit sur une croix. Raphaël a peur pour la vie de sa femme qui n’a pas que des amis sur l’île où les habitants, croyant aux prophéties, pensent qu’elle est maudite. Mais Christine va tout faire pour retrouver son fils, aidée d’un ancien amour d’enfance devenu chef de la gendarmerie, Stéphane (Stanley Weber). Marie (Maryline Canto), qui vit chez le père de Christine, dont elle s’occupe, avoue qu’en fait son fils est celui de Virginie et Charles.
Bref, l’histoire est un mélange de drame, de thriller, de croyances bretonnes, dans un climat délétère, une atmosphère étrange, dans des paysages somptueux mais  lourds de menaces.
Réalisation : Frédéric Mermoud
Scénario : Elsa Marpeau et Florent Meyer, librement adapté du roman L’île aux trente cercueils de Maurice Leblanc
Avec : Virginie Ledoyen : Christine Vorski – Charles Berling : Raphaël Vorski – Jean-François Stévenin : Henri Dormont, le père de Christine – Marilyne Canto : Marie Toussaint – Stanley Weber : Stéphane Maroux, le chef du poste de gendarmerie – Martine Chevallier : Soizick Maroux, maire de Sarek et mère de Stéphane Maroux – Dominique Pinon : Horacio, l’aubergiste

L'ILE AUX TRENTE CERCUEILS L'ILE AUX TRENTE CERCUEILS

C’est dans une atmosphère très différente, au soleil de Chateauvallon, que nous en discutons avec le héros de l’histoire : Charles Berling.
Charles, comment es-tu venu à cette série ?
Tout d’abord parce qu’on me l’a proposée !
C’est vrai que j’ai rarement l’occasion de pouvoir tournées une série car je suis toujours pris par Chateauvallon, le Liberté, le théâtre mais il se trouve qu’en cette période de Covid où les théâtres étaient fermés, j’ai pu bloquer trois mois en Bretagne puisque nous avons tourné du 29 mars au 29 juin de l’année dernière.
J’ai trouvé le scénario très intéressant, la distribution me plaisait, je connaissais Virginie Ledoyen mais nous n’avions jamais eu l’occasion de jouer ensemble.  La nature du rôle m’intéressait car on ne m’avait jusqu’ici jamais proposé un rôle humainement aussi fort et à la fois toxique comme celui-ci.
C’est un rôle particulièrement mystérieux et ambigu…
Tu vas voir la suite, je ne te dis rien ! MaisRaphaël n’est peut-être pas celui que l’on croyait, ce personnage un peu effacé, très amoureux de sa femme et inquiet de la voir partir dans cette histoire dangereuse.
As-tu lu le roman de Maurice Leblanc ou vu la première série tirée du roman ?
Je n’ai pas lu le livre, j’ai quelque souvenir de la série, sans plus. Mais je n’ai pas eu envie ni de lire le livre ni de revoir la série d’autant que le scénario a beaucoup évolué.

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Toi le Méditerranéen tu t’es retrouvé en Bretagne !
Je suis né en Bretagne où nous ne sommes restés que deux ans, donc je n’ai pas de souvenirs de cette époque, j’y suis retourné quelquefois mais jamais je n’ai eu l’occasion d’y rester aussi longtemps et de la redécouvrir. J’aime la puissance de cette terre, qui fabrique le caractère des habitants, j’aime ses paysages somptueux. Les Bretons sont des gens qui ont le cœur sur la main qui t’ouvrent les portes de chez eux comme l’a fait Roland Jourdain, double vainqueur de la route du rhum et que j’ai découvert et beaucoup apprécié. Il sera d’ailleurs notre invité du 7 au 9 avril  pour la deuxième édition de l’édition « Passion Bleue », aux côtés de Marc Thiercelin, Jean-Louis Etienne et quelques autres grandes personnalités de la mer.
Aujourd’hui tu reprends la route… Les routes devrais-je dire car, comme toujours, tu as de multiples occupations ! Qu’est-ce qui fait courir Berling ?
(Il rit) C’est vrai que je m’éparpille un peu trop peut-être ! Mais c’est l’envie, la passion, le désir, un désir poreux de ce qui se passe autour de moi, dans le monde.  Je déplore que le totalitarisme avance dans le monde et quand on voit ce qui se passe en Ukraine, on ne peut pas rester indifférent et passif. Il faut défendre des valeurs humanistes

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Juste pour le fun, tu peux nous énumérer ton emploi du temps, hormis la direction du Liberté et de Chateauvallon ?
(Il rit de nouveau) Je viens de tourner une autre série « Les siffleurs », pour France 2 (2×90’), qui traite du viol. J’ai un film qui devrait sortir mais je ne sais pas quand : « Mascarade » de Nicolas Bedos avec Isabelle Adjani. Je suis en tournée avec « les parents terribles » de Cocteau, puis avec « Deux amis », que j’ai créé l’été dernier à Chateauvallon et que je jouerai en mai au Piccolo Théâtre de Milan…
Ah… Je serai aussi dans trois spectacles cet été à Chateauvallon : le samedi 25 juin à 22h, un spectacle musical qui s’intitule « Le roi qui n’aimait pas la musique » et « La gloire de mon père » avec le Quatuor Saxo Voce. Je suis le récitant. Le samedi 9 juillet 18h, ce sera une soirée spéciale lecture où, en compagnie de Jean-Pierre Darroussin et Audrey Fleuriot, nous dirons des textes de Leila Slimani, Kamel Daoud, Jakuta Alikavazovic, Christophe Ono-dit-Biot et Adel Abdessemed. Le mardi 19 juillet à 18H, je lirai des fragments d’Albert Camus. Je sillonnerai la région avec ce spectacle.
Et à part ça ???
Ça va, merci !

Propos recueillis par Jacques Brachet.



France 3
Francis HUSTER & Jeremy BANSTER enquêtent au Frioul

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Auguste Armand est mort… Vive Pierre Mariani !
Juste avant le confinement, j’avais rencontré mon ami Francis Huster, barbe et cheveux blancs, qui s’apprêtait à inaugurer la série de TF1 «Ici tout commence» où il jouait le rôle d’un grand chef cuisinier qui avait créé une école de cuisine de réputation internationale. Hélas, il mourait assez vite laissant deux filles éplorées mais qui se détestaient et un fils dont on découvrait la paternité.
Mais comme Francis a le don de très vite ressusciter et d’enchaîner sur un autre projet, voilà que je le retrouve à Marseille sous les traits d’un flic, pour la collection «Meurtres à… » et ce sera «Meurtres sur les iles du Frioul». La barbe a disparu et le tablier de chef est devenu un costume et manteau très élégants.  Il va y mener une enquête auprès de son fils Victor qu’il retrouve après des années où ils ont rompu leurs relations. Le fils est interprété par Jérémy Banster, vu dans nombre de séries dont «Un si grand soleil», que vous pouvez voir chaque soir sur France 2.

MEURTRES SUR LES ILES DU FRIOUL MEURTRES SUR LES ILES DU FRIOUL

Nous voici à la Villa Gaby, sur la corniche Kennedy, lieu huppé de Marseille, face à la mer qui, aujourd’hui est plutôt grise, due au fort mistral et au crachin qui nous y accueille.
Heureusement, tout se tourne dans la villa, au chaud dans cet hôtel particulier cossu. Nous somme accueillis par l’un des producteurs, Stephan Kalb qui nous explique la journée et nous dit où nous mettre pour ne pas gêner le tournage. Le père et le fils de fiction sont là, décontractés, discutant et riant et Francis m’accueille comme toujours, chaleureusement, me présentant à tout le monde comme l’un des plus grands journalistes de tous les temps… S’il le dit, ça ne coûte rien de le croire… même si personne n’est dupe de la plaisanterie.
Il me présente donc à Sylvie Aime, réalisatrice de ce «Meurtres à… ». Petit bout de femme rieuse, sympathique, patiente mais qui assure  avec à la fois poigne et gentillesse.
On l’a très souvent vue au générique de nombre de séries comme «Sous le soleil», «Cassandre», «Candice Renoir», «Mongeville», «Alex Hugo» et j’en passe…
Tout le monde s’affaire à la préparation de la séquence à tourner, un petit coup de peigne par ci, un raccord maquillage par là, répétition des dialogues. On tourne, silence, moteur, action…
Avec une patience infinie, la scène sera tournée plusieurs fois avant que la réalisatrice soit contente du résultat. On y retrouve Francis, Jerémy et Marie Daguerre, issue de la série «Sous le soleil».
Entre deux scènes, on bavarde, on rigole, on prend des photos souvenirs car aujourd’hui chacun fait son selfie, sa photo avec son téléphone.
L’ambiance est plus ensoleillée que le temps et tout se passe dans la bonne humeur, chacun se laisse photographier par mon acolyte, Christian Servandier. Ils prennent la pose sans problème et Francis en rajoute en lui proposant des idées.
Et puis c’est la pose repas et Huster en profite pour nous présenter Jean-Marc Coppola… Non pas le réalisateur mais l’adjoint à la Culture de Marseille qui est invité… Y aurait-il des projets dans l’air ? Mystère. On n’en saura pas plus.
Mais avant le repas, le père et le fils, accompagnés de la toute jeune comédienne Myra Bitout, qu’on a pu voir dans la série «Hyppocrate», s’installent autour d’un bureau de ministre que je vais devenir pour en savoir plus sur ce tournage.

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«Tu te rends compte – me confie Francis – qu’on va bientôt fêter la cinquantième de la série «Meurtres à…». Je suis heureux de faire partie de cet épisode car j’ai trouvé en Jérémy, un comparse magnifique et j’espère qu’on va pouvoir se retrouver ensemble très vite.
Mais pas sur «Meurtres à…», car les duos ne sont jamais les mêmes !
Non bien sûr, mais je rêve de tourner une série avec lui qui s’intitulerait «Deux flics à Marseille» ou «Tel père, tel flic», avec aussi les autres acteurs qui sont tous épatants… Dont Myra Bitout, bien sûr car elle est douée et c’est une grande actrice en devenir. Nous formons vraiment une vraie troupe avec les comédiens.*
En fait, quel est ton rôle ?
Je suis un flic à l’ancienne qui vient éluder le meurtre d’un éditeur qui monte «Le comte de Monte Cristo». Il se trouve que c‘est un ami mais surtout, je vais retrouver sur l’enquête, mon fils qui est également flic et que je n’ai pas vu depuis des années.
Pourquoi ?
Jérémy : Il a tué ma mère dans un accident de voiture. Depuis cet accident, je n’ai plus voulu le revoir. Je me suis fait une vie, je suis devenu flice t ma compagne attend un enfant. Du coup, tu peux imaginer que les retrouvailles ne sont pas chaleureuses.
– En effet – reprend Francis – les rapports sont à couteaux tirés et tout ne va pas bien se passer. Et entre eux il y a Myra qui a des rapports passionnés avec lui.

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Qu’est-ce qui t’as plu dans ce scénario, Francis ?
Plein de choses et la première est qu’il est très bien écrit. Et puis, il y a ce mélange de polar et de moments intimes. Il y a des scènes qui sont bouleversantes. Et puis, nous tournons dans des lieux exceptionnels : Le Frioul, le château d’If, cette villa, le fort… Nous sommes allés jusque dans les souterrains… C’est incroyable !
Ce qui m’a plu également, c’est que c’est traité comme les polars américains. Il y a ce duo, moi le flic à l’ancienne, lui le flic nouvelle génération, leurs rapports sont explosifs et l’histoire emmène le public d’un bout à l’autre en le perdant à plaisir et sans savoir jusqu’à la fin, qui a tué.
– A tel point que nous ne le savons pas nous-mêmes, coupe Jérémy en riant.
Ce qui est intéressant c’est que nous avons des méthodes tout à fait différentes pour mener l’enquête, ce qui, de temps en temps, pose problème. L’intrigue se joue sur deux tempéraments, deux façons de faire, deux générations.
– Deux façons de faire que tout oppose, précise Francis, entre le père, flic traditionnel et le fils qui est fougueux, quelquefois violent, actif… un vrai flic d’aujourd’hui.
Justement Jérémy, ça te change du rôle de Julien Bastide dans «Un si grand soleil»…
Oui, c’est l’intérêt de ce métier, surtout lorsqu’on joue un rôle récurrent. Je vais d’ailleurs bientôt reprendre le tournage. Nous avons déjà tourné 700 épisodes !»
A noter que l’on retrouvera deux autres comédiens que l’on a l’habitude de voir dans d’autres séries : Nathalie Roussel , la fameuse Augustine Pagnol dans «La gloire de mon père» et «Le château de ma mère» et qu’on retrouve en ce moment dans la série «Je te promets» sur TF1 et Avy Marciano, marseillais bon teint, comédien de théâtre et vu à la télé entre autres dans «Sous le soleil» et «Plus belle la vie»
C’est avec regret que nous quittons cette belle ambiance de plateau car il faut arriver à Toulon avant le couvre-feu !
Mais nous ramenons de belles photos et de jolis souvenirs d’un tournage fort sympathique que nous vous offrons.

Jacques Brachet

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Avec Francis Huster (Pierre Mariani), Jeremy Banster (Victor Mariani), Myra Bitout (Yasmine Cherfaoui), Avy Marciano (Sylvain Verdier), Nathalie Roussel (Françoise Verdier)
Réalisé par Sylvie Ayme – Auteurs David Crozier & Camille Guichard
Un célèbre éditeur marseillais est retrouvé mort sur les îles du Frioul, en pleine représentation théâtrale du Comte de Monte-Cristo. Chargé de l’enquête, Victor Mariani, le commandant de la SRPJ de Marseille, se demande quel message le meurtrier souhaitait-il faire passer en étranglant la victime avant de lui faire revêtir une soutane de l’abbé Faria ? Mais Victor doit faire face à une autre énigme : la présence de son père, Pierre Mariani, parmi les spectateurs. La victime était un ancien camarade de service militaire qu’il n’avait pas revu depuis 50 ans.
Pierre : le légendaire commissaire lyonnais, se fait donc nommer consultant sur l’enquête. Ce qui n’est pas du goût de Victor qui avait tout fait pour s’éloigner de ce père, trop intrusif. Mais surtout Victor est loin d’imaginer le secret tragique qui lie son père à la victime, ainsi qu’à ses propres origines…
A voir sur France 3 le samedi 12 mars à 21h10

 



Inédit – France 2 : Deux femmes avec Odile Vuillemin et Agathe Bonitzer
Lundi 28 février à 21.10

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En 1965, Colette, qui revendique sa liberté de mœurs, est accusée à tort de meurtre par des policiers misogynes.
L’affaire est confiée à Anne-Marie, une jeune juge d’instruction timide et réservée. Pourra-t-elle résister au machisme de la hiérarchie judiciaire de l’époque ?
Librement inspiré d’un fait divers réel, ce film raconte le combat convergent et inattendu de deux femmes aux tempéraments opposés.

DEUX FEMMES DEUX FEMMES

Réalisation : Isabelle Doval (90′)
Scénario et dialogues : Stéphane Brisset
Adaptation : Chantal De Rudder – Stéphane Brisset
Avec notamment Odile Vuillemin (Colette Chevreau), Agathe Bonitzer (Anne-Marie Leroux), Aurélien Recoing (Commissaire André Faureins), Nicolas Beaucaire (Pierre Chevreau), Pierre Rochefort (Inspecteur Berthelot), Wallerrand Denormandie (Robert Ferrand), Nicolas Wanczycki (Dr Marcellin), Stephan Wojtowicz (Pierre Selignac)…

DEUX FEMMES DEUX FEMMES

Note d’intention de la production
Librement adapté d’une affaire qui a défrayé la chronique en 1965, Deux femmes est un film historique qui parle de la condition féminine dans les années 1960, période de notre histoire à la fois proche et si lointaine. On a peine à croire que c’est seulement cette année-là que les femmes ont été enfin autorisées à avoir un chéquier à leur nom !
L’histoire de ces deux femmes que tout oppose – Colette est une jolie femme aux mœurs libérées, Anne-Marie est une juge d’instruction timide et réservée qui habite encore chez ses parents – est émouvante, touchante et surprenante.
Deux personnages qui, l’une comme l’autre, sont victimes du sort réservé aux femmes dans ces années-là.
Une histoire qui fait encore écho aujourd’hui.

 




France 2 – Samedi 5 mars à 21.10
En marche pour l’Eurovision

Animé par Laurence Boccolini et Stéphane Bern

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Après le succès de l’édition 2021, « Eurovision France, c’est vous qui décidez ! » est de retour !
Lors de cette soirée exceptionnelle, vous pourrez choisir qui succèdera à Barbara Pravi et portera les couleurs de la France au concours Eurovision de la chanson 2022 à Turin le 14 mai prochain.

Stephane Bern, Laurence Buccolini, Eurovision 05_0

Ce programme événement, animé en direct par Laurence Boccolini et Stéphane Bern sur
France 2, vous présentera les artistes et les 12 titres en compétition dans une sélection musicale très éclectique. Les téléspectateurs et le jury composé de 10 personnalités, présidé par Jenifer auront un rôle essentiel dans la sélection.

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Qui représentera la France à l’Eurovision 2022 ? C’est vous qui décidez !

 



Jean-Marc BARR revient sur Arte
avec un thriller original : « La corde »

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Avec Jean-Marc, on s’est connu à Toulon voici… quelques années alors qu’il venait présenter « Le grand bleu » avec Luc Besson et Jean Reno.
Un film qui a marqué sa jeune carrière, qu’il a même un peu traîné derrière lui, même si, très vite il s’est démarqué de ce métier en étant photographe, comédien, réalisateur, producteur et grâce à son statut franco-américain, il a très vite été happé pour des productions internationales.
Mais il revient toujours en France, entre autre dans le Midi, ce qui nous a permis de nous retrouver quelquefois à Six-Fours, les Sablettes et Toulon où l’été dernier il nous a proposé un spectacle original, disant des poèmes sous l’eau, dont je vous avais parlé.
Jean-Marc n’a jamais pensé « carrière » mais il est toujours allé où le vent le poussait, où des propositions lui venaient, qui le passionnaient.
Ce qui est encore le cas avec cette série qui démarrera sur Arte le jeudi 27 janvier : « La corde » réalisée par Dominique Rocher, avec entre autres Jeanne Balibar, Suzanne Clément et Richard Sammel.
Une série pas comme les autres, qui va certainement surprendre et dont j’ai eu envie de parler avec lui.
L’histoire se passe dans une forêt en Norvège où travaille une équipe de scientifiques dans un observatoire astronomique éloigné de tout. Jusqu’à ce qu’un jour une mystérieuse corde apparaisse à l’orée du bois, qui va provoquer le trouble au sein du groupe dont fait partie Jean-Marc, homme solitaire et mystérieux dont la vie a été perturbée.

JEAN-MARC BARR

Comment es-tu venu à ce projet, Jean-Marc ?
Tout simplement en recevant le scénario qui m’a aussitôt interrogé et passionné. J’ai trouvé le sujet intéressant, mélange de mystère, d’horreur, de psychologie, peut-être un peu de science-fiction.
Le scénario m’a fait penser aux films de Jordan Peele « Get out », ou « Solaris » d’Andreï Tarkovski, un film dramatique, d’horreur, pas d’horreur primaire mais plutôt métaphysique. Cela sortait des sentiers battus, loin des polars français, loin du système de consommation et de production où il n’y a pas vraiment de vrais fous !
Cette série se rapproche du cinéma américain le meilleur.
Ce qui me plaît chez Arte c’est la prise de risque sur des séries ambitieuses que l’on ne pourrait pas voir en salles et qui pourtant sont de plus en plus cinématographiques.
Sans compter que c’est un film qui s’adresse aux adultes et pas seulement aux moins de 25 ans ou aux plus de 50 ans !
C’est en fait une série qui entre tout à fait dans le droit fil de ce que tu aimes faire : varier les plaisirs !
C’est vrai que l’on dit que je suis un comédien inclassable car je suis toujours allé là où mon plaisir, ma passion me poussaient et, parlant deux langues couramment, ce qui était rare à une époque pour un comédien, j’ai pu aller travailler un peu partout dans le monde. Sur cette série très européenne, les nationalités se mélangent et c’est ce qui me plaît. C’est pour cela qu’on ne me voit pas toujours sur des écrans français car je travaille partout où je trouve un sujet qui me passionne, même si c’est un film indépendant, à petit budget.

La corde (1) La corde (1)

Tu retrouves dans cette Série Jeanne Balibar…
Oui, nous avons tourné ensemble… il y a presque vingt ans ! C’était dans « Saltimbank » de Jean-Claude Biette, en 2003 !
J’ai d’ailleurs une scène très forte dans cette série dont je ne peux pas te parler mais tu verras, elle est extraordinaire.
Quand et où avez-vous tourné ?
Nous avons tourné dans les Ardennes en novembre 2020, au début du confinement. Ce qui a quelque peu compliqué les choses. Ça nous a un peu isolés les uns des autres mais peut-être que cette ambiance a servi à l’histoire.
Comment définirais-tu cette série ?
Difficile à dire : peut-être une science-fiction où se mêlent  l’horreur, la mélancolie, la contemplation, la métaphysique.
Dominique Rocher est un grand metteur en scène  qui a la « cinéma touch »
Est-ce que tu continues tes spectacles sous l’eau et dans les grottes comme ceux que tu avais présenté à Toulon ?
Depuis l’été dernier je ne l’ai plus fait mais j’ai plusieurs propositions et je suis resté en contact avec Charles Berling. Peut-être pourrais-je revenir en mars, dans une grotte… si l’omicron le permet !

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos, Portrait : photocréations.fr
Photo du film : Les films de l’instant/G Chekaiban

France 2 – Série-événement
« Le tour du monde en 80 jours » (8×52′)
Dès le 20 décembre à 21.05

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Le tour du monde en 80 jours, la nouvelle série internationale issue de l’Alliance coproduite avec les partenaires européens : RAÏ et ZDF.
Londres, 1872. Le jour où il reçoit une carte postale d’un amour perdu lui reprochant d’être un lâche, Phileas Fogg (David Tennant) perd pied. Cette accusation le bouleverse à tel point qu’il accepte de relever un pari fou : faire le tour du monde en quatre-vingts jours.
Tout porte à douter que
Tout porte à douter que ce gentleman anglais, qui n’a connu jusqu’ici que le confort de son club privé, puisse réussir un voyage aussi risqué et ambitieux.
Fogg sera rapidement rejoint par Passepartout (Ibrahim Koma), un Français vif et malin qui se met opportunément à son service, et Abigail Fix (Leonie Benesch), une jeune journaliste bien décidée à couvrir l’aventure du siècle.

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«Le Tour du monde en 80 jours» est une série d’aventure portée par des personnages hauts en couleur. Au cours de ce voyage initiatique, Fogg, Fix et Passepartout feront des rencontres qui changeront à tout jamais leur manière de voir le monde. Ils devront relever de grands défis qui les amèneront à révéler le meilleur d’eux-mêmes. En se confrontant à de nouvelles cultures et manières de vivre, nos héros poussés dans leurs retranchements comprendront l’importance de la tolérance, de l’ouverture d’esprit et de la confiance, mais aussi celle de l’amour…
Avec David Tennant (Phileas Fogg), Ibrahim Koma (Passepartout), Leonie Benesch (Abigail « Fix » Fortescue), Jason Watkins (Bernard Fortescue), Peter Sullivan (Nyle Bellamy)…
Réalisateur (Ép. 1, 2, 3, 4, 8) : Steve Barron
Réalisateur (Ép. 5, 6) : Brian Kelly
Réalisateur (Ép. 7) : Charles Beeson
Compositeur : Hans Zimmer

LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS S01 LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS S01

À travers ses coproductions internationales avec l’Alliance (ZDF et RAI), France Télévisions souhaite rassembler les familles autour d’histoires de nos pays qui ont aussi façonné l’imaginaire mondial, et rester au plus proche du public.
Nous sommes fiers aujourd’hui de pouvoir partager avec vous l’une des séries les plus attendues de cette année : Le Tour du monde en 80 jours, l’audacieuse adaptation de l’incontournable roman de Jules Verne. L’enthousiasme de toutes les équipes et de nos partenaires européens a été une vraie force lors des tournages entre l’Afrique du Sud et la Roumanie au pic de la pandémie, et a permis que cette production se déroule dans le respect de toutes les sécurités sanitaires.
Ce projet a été initié avec Simon Crawford Collins (Slim Film + Television), rejoint par Federation. Celui-ci avait l’idée de réaliser une nouvelle adaptation de ce récit d’époque, un scénario qui résonne dans notre monde contemporain avec de multiples rebondissements et un trio de comédiens formidables : David Tennant en Phileas Fogg qui doit se prouver à lui-même qu’il peut réussir, Ibrahim Koma en débrouillard Passepartout, et Leonie Benesch, qui joue la jeune Abigail Fix qui veut démontrer son talent de journaliste à son père conservateur.
Au fil des épisodes, leurs différentes aventures savent encore nous toucher aujourd’hui, par la modernité et la proximité des personnages que les auteurs ont su créer et les comédiens incarner.
Cette superproduction à grand spectacle est une odyssée unique, et nous sommes convaincus qu’elle saura ravir petits et grands.
Manuel Alduy – Directeur du Cinéma et du Développement international de France Télévisions

LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS S01 LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS S01

Tout a commencé chez un bouquiniste il y a cinq ans.
Nous étions à la recherche de grandes histoires avec du souffle, susceptibles d’embarquer un large public familial. «Le Tour du monde en 80 jours» s’est imposé naturellement.
Et l’aventure a démarré.
Il a fallu réunir les meilleurs talents et partenaires, et rassembler toutes les pièces du puzzle pour monter un projet d’une telle ambition.
Travailler avec l’auteur Ashley Pharoah a été un élément fondateur. Suivi d’autres étapes clés : la collaboration avec France Télévisions puis l’Alliance Européenne, l’engagement de Federation, notre partenaire de coproduction et distributeur, et bien sûr l’accord enthousiaste de David Tennant, entre autres moments charnières.
C’est une satisfaction immense d’avoir pu mener à bien cette série tournée sur deux continents en pleine crise sanitaire. Le résultat dépasse nos espérances.
Rien n’aurait été possible sans l’énergie et la compétence de nos formidables équipes de production, sans le soutien actif de nos diffuseurs et partenaires, sans les talents incroyables que nous avons eu le privilège de réunir à tous les niveaux de la création, de l’écriture à la réalisation et, bien sûr, au casting, avec les merveilleux David, Leonie et Ibrahim.
Simon Crawford Collins – Producteur – Slim Film + Television

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Événement – France 2 : Emma Bovary
d’après l’œuvre de Gustave Flaubert
Lundi 13 décembre à 21.05

EMMA BOVARY
Camille Metayer

France Télévisions poursuit la relecture des grands noms de la littérature française, ancienne ou contemporaine comme avec « Germinal », « Le tour du monde en 80 jours », » Les particules élémentaires » mais aussi « Madame Bovary ».
France 2 apporte un regard nouveau au classique de Gustave Flaubert. La fiction éponyme, réalisée par Didier Bivel, prend comme point de départ le procès intenté en 1857 à l’écrivain pour outrage à la morale publique et religieuse.
À l’époque, le roman qui mettait en lumière le désespoir et l’ennui d’une jeune femme romantique malheureuse dans son mariage, prisonnière des conventions sociales de l’époque et coupable d’adultère avait choqué une partie de la société corsetée et conservatrice du Second Empire.

EMMA BOVARY EMMA BOVARY EMMA BOVARY
Thierry Godard – Alexandre Brasseur – Alexandre Blazy

Note d’intention de la direction de la fiction française de France Télévisions
S’emparer de notre patrimoine littéraire est une de nos missions. Se rassembler autour de nos grandes œuvres, nos grands auteurs de la littérature française, et ainsi permettre de ressentir et de partager l’universalité de certains personnages, de certaines histoires, de certaines époques, c’est cela aussi l’enjeu du service public.
Gustave Flaubert, dont nous commémorons la naissance, fait partie de notre patrimoine, de notre histoire commune. Adapter un tel chef-d’œuvre éveille l’envie, la curiosité, le plaisir… Comment rester au plus près de cette jeune femme au destin tragique qui rêve d’un ailleurs ? Comment ancrer résolument Madame Bovary dans la modernité ?
Telles sont les réflexions qui ont accompagné la naissance de notre Emma Bovary, que nous sommes très heureux et fiers de partager avec le public.
Anne Holmes et France Camus

EMMA BOVARY
Julien de Saint-Jean – Camille Metayer – Thierry Godard

Résumé 
1857. Tribunal. L’accusation et la défense sont prêts à s’affronter. Au milieu, Flaubert. C’est son procès. Madame Bovary est jugée coupable pour outrage à la morale publique et religieuse. La plaidoirie débute, puis le roman prend vie. L’histoire d’Emma se déploie sous nos yeux. Le procès nous ramène à la réalité par interstice et anime le débat sur la condition des femmes à cette époque. Quelle sentence pour Flaubert ? Quelle sentence pour elles, pour toutes les Emma ?
Auteurs : Natalie Carter & Eve de Castro
Réalisateur : Didier Bivel
Avec  : Camille Metayer (Emma Bovary), Thierry Godard (Charles Bovary), Grégory Fitoussi (Rodolphe), Laurent Stocker (Pinard), Dominique Pinon (Homais), Alexandre Brasseur (Senard), Laurent Bateau (Lheureux), Alexandre Blazy (Flaubert), Julien De Saint-Jean (Léon), Marie Narbonne (Félicité), Laurent Spielvogel (Juge), Idriss Hamida (Le Curé)…
À noter que vendredi 17 décembre sur France 3, Emma Bovary sera aussi à l’honneur dans « Le cinéma de minuit » avec la diffusion du film » Madame Bovary », signé Claude Chabrol