Article mis en avant

Femmes, femmes, femmes

Natacha REGNIER, présidente de rêve
Marie-Paule MARTINETTI… Une espèce menacée !
Jacqueline FRANJOU… La folle histoire de Ramatuelle

NUMEROS UTILES
AIX-en-PROVENCE
LE JEU DE PAUME : 04.42.99.12.00 – jeudepaume@lestheatres.netwww.lestheatres.net
AUBAGNE
THEÂTRE COMEDIA : 04.42.18.19.88 – comedia.aubagne.fr
BANDOL
Théâtre Jules Verne : 04 94 29 22 70
BRIANCON
THEÂTRE LA CADRAN : 04.92.25.52.52 – theatre-le-cadran@wanadoo.fr
CANNES
PALAIS DES FESTIVALS : 04.92.99.33.83 – sortiracannes@palaisdesfestivals.com
DRAGUIGNAN
THEÂTRE en DRACENIE : 04.94.50.59.59 – www.theatresendracenie.com
GAP
LA PASSERELLE : 04.92.52.52.52 – info@theatre-la-passerelle.com
GRASSE
THEÂTRE DE GRASSE : 04.93.40.53.00 – www.theatredegrasse.cominfo@theatredegrasse.com
HYERES
CASINO DES PALMIERS : 04.94.00.78.80 – www.ville-hyeres.fr
LA CIOTAT
LA CHAUDRONNERIE : 09 70 25 20 00 – lachaudronnerie-laciotat.com
LA GARDE
LE ROCHER – 04.94.03.58.62 – le-rocher@ville-lagarde.frwww.ville-lagarde.fr
LA SEYNE-sur-MER
7ème VAGUE – 04.94.06.02.52 – cafetheatre7vague@gmail.com
LA VALETTE
THEÂTRE MARELIOS – ESPACE PIERRE BEL – LA TOMATE – CINEMA HENRI VERNEUIL –
ESPACE ALBERT CAMUS : 04.94.23.62.06 – culture@lavalatte83.frwww.lavalette83.fr
LE CANNET
La Palestre : 04 93 46 48 88
LE PRADET
ESPACE DES ARTS : 04.94.01.77.34 – culture@le-pradet.fr
MARSEILLE
CITE DE LA MUSIQUE : 04.91.39.28.28 – www.citemusique-marseille.com
LA CRIEE : 04.91.54.70.54 – www.theatre-lacriee.com
LE GYMNASE : 04.91.24.35.24 – gymnase@lestheatres.netwww.lestheatres.net
LE GYPTIS : 04.91.11.41.50 – www.theatregyptis.com
ODEON : 04 96 12 52 74   – www.contact-odeon@marseille.fr
OPERA : 04 91 55.11.10 – www.opera.marseille.fr
THEÂTRE DE LENCHE   – MINI-THEÂTRE DU PANIER : 04.91.91.52.22 – lenche@wanadoo.frwww.theatredelenche.info
LE SILO : 04 91 90 00 00 – www.lesilo-marseille.fr
THEÂTRE TOURSKY : 04.91.02.58.35 – www.toursky.org
NICE
NIKAÏA : 04 92 29 31 29 – www.nikaia.fr
PALAIS DE LA MEDITERRANEE : 04 92 14 77 00
THEÂTRE LINO VENTURA : 04 97 00 10 70
THEÂTRE FRANCIS GAG – 04 94 00 78 50 – theatre-francis-gag.org – theatre.fgag@ville-nice.fr
OLLIOULES
CHÂTEAUVALLON : 04.94.22.02.02 – www.chateauvallon.com
SANARY
CASINO DU COLOMBET : 04 94 88 52 10 – service-culturel@casino-sanary-sur-mer.fr
THEÂTRE GALLI : 04.94.88.53.90 – www.sanarysurmer.com
SIX-FOURS
ESPACE MALRAUX : 04 94 74 77 79 – www.espace-malraux.fr
TOULON
LE COLBERT : 04 94 64 01 58 – www.lecolbert.fr
OPERA : 04.94.93.03.76 – operadetoulon@tpmed.org
PALAIS NEPTUNE : 04.98.00.83.83 – info@congresneptune.com
THEÂTRE LIBERTE : 04 98 00 56 76 – www.theatre-liberte.fr
ZENITH-OMEGA : 04.72.32.09.29 – appel@appelspectacles.com

Cécile LIMIER… Retour de Martinique
avec l’association « Sport Adapté Santé

Je vous avais parlé du voyage en Martinique que Cécile Limier, enseignante d’arts martiaux et créatrice de l’association « Sport Adapté Santé » à Six-Fours, avait proposé à ses adhérents.
Eh bien, c’est fait, les voilà revenus, un peu déphasés par le décalage horaire mais heureux d’avoir découvert cette île, enchantés par les rencontres qu’ils ont faites, ravis de tout ce que Cécile leur a proposé, même si quelquefois le réveil sonnait à 5 heures du matin !
Ils ont tous résisté. Ils ont tous aimé. Ils ont tous ramené photos et souvenirs en pagaille, reçus par des gens d’une extrême gentillesse.
Avec le comité organisateur, nous avons fait un point sur leurs impressions.

Lise : Au départ de ce voyage, j’étais dans une période familiale assez difficile et lorsque Cécile a parlé de ce voyage, j’ai eu envie d’y participer car ça me permettait de lâcher prise et de connaître un pays que je ne connaissais pas.
Qu’est-ce qui t’as plu ou moins plu dans ce voyage?
(Elle rit) J’avoue que tout m’a plu !  Les paysages qui sont magnifiques, l’ambiance, les gens qui nous ont reçus et ont été très gentils, très sympathiques. J’ai tout aimé, même, à la limite, Fort de France dont on m’avait dit que ce n’était pas très joli. J’adore les bâtiments  et il y en avait de très intéressants que j’ai photographiés.
Avec la chaleur, le décalage horaire, le fait de se lever très tôt, ça n’était pas trop fatigant ?
Non, pas du tout. On dormait bien même, si c’est vrai, on se levait très tôt le matin. On se réveillait tout seul sans problème vers cinq heures du matin. Le jour où nous sommes allés tirer les filets avec  les pêcheurs, nous avons été réveillés à 4 heures sans problème, tout le monde était à l’heure. Je voyage assez souvent et le décalage horaire ne me gêne pas. Je m’adapte sans problème.


Comment as-tu trouvé l’accueil ?
Vraiment magnifique, tout le monde a été très gentil. Nous avons été accueillis de façon extraordinaire et je ne parle pas que des gens des associations qui nous recevaient,
As6tu appris à danser le bèlé ?
(Elle rit !) Oui, j’ai appris à le danser, c’était formidable ! On s’est bien amusé.
OK pour repartir ?
Ah oui ! Cette fois j’organiserai un voyage avec mon mari pour prendre le temps de visiter cette île car elle est magnifique. J’ai vécu une partie de ma jeunesse à Madagascar, à Diego Suarès, ça a fait un peu un retour à cette enfance que j’ai vécue.

Echange de cadeaux
Réception avec les maires

Gwenola : Cécile, depuis très longtemps, avait envie de nous faire connaître le pays de son mari, devenu un peu le sien.
Le but également était de nous mettre en relation avec toute l’équipe qui est l’équivalent de la nôtre, chapeautée par Luddy, de faire des activités avec elle, de sport adapté.
Qu’en as-tu retenu ?
Sur place, tout s’est déroulé comme prévu, nous avons eu un accueil extraordinaire des locaux, des associations qui nous ont superbement reçus, ils nous offraient, toujours avec gentillesse et discrétions, des acras, des fruits, des jus de fruit frais… Nous avons été très gâtés.
Ton meilleur souvenir ?
Nous avons eu un cours de bèlé où nous étions déjà très enthousiastes et au moment où l’équipe est partie, nous avons entendu de  la musique dehors et dans la nuit, nous avons vu arriver un groupe de musiciens avec plein de lumières comme si c’était Noël. C’était un orchestre de rues qui est venu jouer trente minutes sans s’arrêter. C’était l’esprit du carnaval de Rio sans les plumes et c’était extraordinaire.

Tirage des filets avec les pêcheurs… A 5 heures du matin !

Et à côté de ça ?
Nous avons partagé tous les jours,  des séances de sport adapté santé sur la plage, dans des parcs,  des massages au bord de la mer et puis il y a eu la découverte de l’île. L’important était cet échange avec les locaux. Que du plaisir !
Nous avons aussi appris leur danse et c’était très émouvant car dès les premières notes de musique, la voix de la chanteuse nous permettait de percevoir  toute l’histoire et la culture de l’île. Nous avions l’impression d’être dans les plantations. Le bèlé est très enjoué mais avec des paroles, qu’on nous a traduites, très vraies et très sincères.
C’est vrai qu’ils sont très imprégnés par leur histoire. Certaines personnes ont besoin d’en parler.
Les moments importants que tu as retenus ?
Il est vrai que, là où nous étions, ce n’était pas la partie de l’île la plus touristique mais c’était une région très vraie, très sincère, nous étions dans une zone où les plages étaient désertes C’était paradisiaque pour nous, c’était la vraie nature et je vais t’avouer quelque chose : je suis tombée amoureuse… des pélicans !
C’étaient vraiment de belles rencontres, de très beaux partages, une osmose complète
On a tous envie de revoir ces gens.

Cécile : C’est un voyage qui s’est déroulé dans une harmonie et une cohésion de groupe exceptionnelles, avec beaucoup de partage, d’expériences de pratiques, sous le sceau de la convivialité et ce voyage a permis à beaucoup de personnes de bénéficier d’un séjour clefs en main et de permettre à des gens qui ont des problématiques chroniques ou des problèmes financier de pouvoir partir.
Il y a eu beaucoup de dépassement de la part de personnes parce que nous étions auprès d’elles certaines ont pratiqué des activités qu’elles n’auraient jamais faites en temps normal et elles ont eu beaucoup de satisfactions personnelles.

Avec Luddy

Comment organise-t-on un tel voyage ?
C’est un planning qui a été élaboré avec Luddy lorsque j’étais allée sur l’île à Noël, le but étant de la visiter, de voir ses sites un peu remarquables et d’organiser des activités communes avec les gens…
Que tu connaissais déjà ?
Je ne connaissais pas tout le monde mais je les ai connus par le biais de Luddy par exemple, « Le Colibri » l’association qui organise le carnaval à pied.
Au départ je t’avais dit qu’il me semblait que le programme était très chargé !
Et on a tout fait ! Il y a eu une très belle cohésion, une belle harmonie, une belle convivialité et tout le monde a vécu un rêve éveillé. Nous avons eu de très beaux échanges, nous avons été accueillis à bras ouverts. Et maintenant… On les attend  pour leur rendre la pareille à Six-Fours.
Les infrastructures sont tout de même différentes, tout comme les avantages que vous ont apporté les sponsors !
On va réfléchir à leur venue, je n’ai pas d’inquiétude. Il ya a beaucoup de belles choses à voir chez nous, Six-Fours est une ville très dynamique, notre côte varoise est belle et riche, je n’ai pas d’inquiétude là-dessus. Et il y aura notre programme d’activités physiques.
Alors… Heureuse ?
Très heureuse ! C’est incroyable d’avoir pu apporter autant de bonheur. C’est magnifique.
Je tiens à remercier les Maires de Carbet (M Gérard-Antoine Monstin) & de Morne Vert (Mme Angèle Serbin), ainsi qu nos sponsors : La ville de Six-Fours, le Réseau Capsein – Energie Gaz & le Crédit Mutuel de Sanary.

Propos recueillis par Jacques Brachet



Cinéma en liberté
Natacha REGNIER, une présidente de rêve

Le Festival en Liberté fêtait cette année ses 15 ans d’existence dans ce lieu magique qu’est la Tour Royale à Toulon.
Toujours une chaleur implacable l’après-midi et le froid la nuit tombante. Mais bon, c’est le lieu qui veut ça et qui fait aussi que l’on doit attendre que tombe la nuit pour que les projections se fassent. Mais ça fait partie du jeu et le public le sait.
Cette année 37 courts-métrages puisque c’est le but du jeu, même si parfois les courts-métrages se transforment en moyens métrages !
Quatorze pays en concurrence, avec des sujets très divers même si l’on y retrouve les grands classiques d’aujourd’hui : la guerre, le handicap, l’homophobie, la liberté de la femme et d’autres sujets d’actualités, quelquefois très sombres, émouvants, glauques, dérangeants, rarement drôles… Bref un panorama de ce que nous vivons aujourd’hui et qui n’est pas très réjouissant.
Nous avons découvert de beaux films, de beaux réalisateurs qui, peut-être, deviendront les réalisateurs de demain, ce qui et un peu le but du jeu de la programmation de ce festival.
Belle ambiance festive mais un seul point à revoir : la communication avec la presse inexistante. Personne pour s’en occuper, pour rencontrer le jury et les réalisateurs venus présenter le film. Même pas un point presse pour faire quelques photos avec eux.
Et si l’on veut faire des interviewes, aucun lieu loin du bruit, même pas une chaise.
Cette année, la présidente était la comédienne Natacha Régnier mais pour la rencontrer, ce fut le parcours du combattant et l’interview près des toilettes, seul lieu un peu au calme !
Heureusement que Natacha est un amour, qui vient vers nous avec une belle simplicité, une gentillesse extrême et qui, avec son beau sourire et son visage de madone, se prête au jeu malgré le lieu et le brouhaha.

2 présidente : Natacha Régnier présidente du jury, Lisa-Dora Fardelli, présidente du festival
Lisa-Dora avec l’équipe de l’association
« Lumières du Sud »

« Natacha, connaissez-vous ce festival ?
Non, j’avoue que je ne le connaissais pas. J’ai découvert, et Toulon et ce festival qui se tient dans un lieu magique. Voir des courts-métrages dans un fort et à ciel ouvert,, c’était une expérience formidable.
Et le festival par lui-même ?
La qualité était de très haut niveau, on y trouvait des films très cinéphiles comme des films plus fédérateurs et du coup, tout le monde pouvait s’y retrouver.
Et le jury ?
En fait, il y avait plusieurs jurys, les films d’animation, les films émergeants, le collectif d’acteurs qui donnait les prix d’interprétation et le grand jury. J’ai essayé de proposer que les jurys se mettent ensemble pour n’en faire qu’un afin de pouvoir tous échanger sur tous les films.
Les échanges ont été très intéressants, chacun pouvait apporter sa lumière sur les films qu’ils aimaient.
En tant que présidente, vous aviez votre mot à dire. Y a-t-il eu des sujets difficiles à aborder ?
Le problème a surtout été qu’il y avait beaucoup de films quo avait envie de primer mais le fait qu’on ait réuni tous les jurys, chacun a pu s’exprimer, ce à quoi je tenais énormément, a privilégié chaque jury dans sa catégorie mais comme on a pu débattre de tous les films, on a pu donner des prix sur des coups de cœur que pouvait avoir l’un des jurys. On a beaucoup échangé joyeusement et avec beaucoup de bienveillance !
Vous avez fait vous-même des courts-métrages ?
J’ai réalisé un court-métrage récemment, qui s’intitule « Les gens qui s’aiment » et c’est le premier. Au début de ma carrière j’ai joué dans quelques courts-métrages mais très peu car j’ai très vite était happée dans le milieu.
Pourquoi ne l’avez-vous pas présenté au festival ?
Je l’ai fait dans le cadre des talents Adami et il n’était pas encore prêt. Ça me permettra de revenir le présenter ! On ne l’a montré qu’à Cannes cette année mais il y a tout un processus, un protocole pour pouvoir le présenter ailleurs.
De réaliser ce film est-ce que ça vous a donné envie de passer au long métrage ?
Enormément. Mais je viens faire un court et maintenant il faut écrire, trouver la boîte de prod’ qui pourra soutenir le projet.
J’ai appris qu’au départ de votre carrière, on vous avait dissuadé de devenir comédienne. C’est vrai ?
(Elle rit) Effectivement, j’étais dans une école nationale en Belgique… Et j’y ai été renvoyée !
Ce que j’ai appris après  c’est qu’il y a comme ça de professeurs un peu gourous. J’étais en train de creuser mon sillon et je n’étais pas au courant de ça. J’ai rencontré une actrice qui a fait la même école et qui a eu la même histoire que moi ! Evidemment, lorsqu’on est jeune, ça marque un peu mais comme j’ai été accueillie dans le métier de manière magnifique, à un moment cette histoire devient anecdotique.

Dans ce cas, ça ne donne pas envie de laisser tomber, car c’est quand même violent ?
Pas du tout même si ça m’a rendue fragile durant un certain temps  car au début, on ne sait pas très bien si c’est votre place et ça perturbe, ça déstabilise. Et puis, lorsque tout a démarré, j’avais peur que ce soit un feu de paille car c’est arrivé très vite en 98 avec « La vie rêvée des anges » d’Erick Zonca. D’un coup sont arrivés beaucoup de projets différents.
D’un coup, le négatif est devenu positif !
Oui, je suis très reconnaissante de l’accueil du métier, des propositions que j’ai eues, Ça m’ rendue autonome en tant que femme,  ça m’a donné une colonne vertébrale psychiquement, ça m’a donné un endroit pour m’exprimer, j’ai eu toutes les couleurs en l’arc en ciel et c’est ça que je veux retenir, cet accueil extraordinaire que j’ai eu et la chance extraordinaire.
Alors vous arrivez à Cannes, et vous avez le prix de la meilleure comédienne !
C’est pour ça que je vous dis que le reste est devenu anecdotique ! Cannes est arrivé très vite derrière et ç a été flamboyant et ça m’a donné une légitimité. Du coup  je me suis dit : « Tu as été accueillie, tu es une jeune femme, tu ne sais pas encore qui tu es, tu ne connais pas le métier… Apprends, apprends, apprends… J’ai travaillé sur mon métier psychiquement, pour être solide, à la hauteur de ce qui m’a été offert.
Vous avez eu une carrière cinématographique riche et puis, la télé arrive… avec entre autres Anne Fontaine, François Ozon, Alexandre Arcady, Lucs Belvaux, Costa Gavras et bien d’autres…
J’avais déjà fait un peu de télé, avec Benoît Jacquot, Laurent Heyneman,  et puis le cinéma, et puis des propositions venues de la télé comme la série « Marseille » « Carmen », « Cassandre », « Mongeville », « Léo Mattei » Meurtres à Laguiole » récemment qui vient de se terminer… J’aime bien être curieuse, élargir ma façon de faire, je suis toujours aussi passionnée par le cinéma d’auteur mais j’aime la joie, je suis heureuse qu’on m’ait proposé des choses intéressantes à la télé, au théâtre, entre autres récitante sur des œuvres classiques…
Et vous chantez aussi !
Oui, j’ai participé à la bande du film de Yann Tiersen « L’absente », « Les oiseaux de passage » aussi, « Tu m’apprends » sur l’album d’Andrei « La femme épanouie »… Lorsque je peux le faire, je fais avec joie car c’est un autre endroit d’expression et j’aime profondément la musique lorsque j’y suis accueillie élégamment, j’y vais avec plaisir.
Alors, en dehors de ce « Meurtre à Laguiole » qu’est-ce qui va être votre choix ?
Il y a « Rockeur », un film de Fabrice Sebille. Il s’agit d’un garagiste, Laurent Almédo, fan de Johnny Hallyday,  qui chante dans des baloches. Son ex-femme a ras le bol de Johnny ! A la rentrée, je commence les répétitions d’une pièce intitulée « Nos pères, nos frères, nos amis » tiré du roman de Mathieu Palain, sur la justice restauratrice des hommes violents. Nous serons huit sur scène, c’est Philippe Chameaux qui signe la mise en scène sur une compagnie qui s’appelle « Les aventuriers.e.s » Il y aura des hommes violents, des victimes et des soignants. Ce sera en tournée qui commence en novembre puis on la jouera en avril au théâtre de la Concorde
Dernière question : Heureuse du palmarès de ce festival ?
Très heureuse, et, très important pour moi, que tout le jury soit heureux. On est très fier de le présenter ».

Jacques Brachet
Un grand merci à Sandrine et à Pascale Parodi de l’association « Lumières du Sud » pour leur aide et leur gentillesse

Reem Ali
Tawfeek Barhom

Le palmarès
Prix du film émergeant : « L’homme de merde » de Sorel França (France-Brésil)
Prix d’interprétation féminine :  Reem Ali « Nul homme n’est une île » de Khalil Cherti (France)
Prix d’interprétation masculine : Tawfeek Barhom « I‘m glade you’re dead now » de Tawfeek Barhoom (Palestine-Grèce-France)
Mention spéciale : « Diego » de Mélissa Silveira (France)
Prix de la musique de film : Lucas Vernon « 2h14 » de Luciano Lepinay (France)
Prix décerné par le parrain du film Sam Bobino : Benjamin Chevalieet Tristan Lhommer « Pentest » (France)
Plume d’or du public : « Diego » de Mélissa Silveira (France)
Mention spéciale du jury : « Fort comme un lion » de Nathan Vilanneau (France)
Grand prix du jury : « La barrière » de Christophe Dera (France)

Jacqueline FRANJOU… La folle histoire de Ramatuelle

Etant ami avec Jean-Claude Brialy, nous nous rencontrions souvent lors de ses tournées théâtrales.
En 1983, je crois, il passe à l’Opéra de Toulon où nous nous retrouvons.
Là, il me dit qu’il a une nouvelle à m’annoncer : Il va créer à Ramatuelle un festival en hommage à Gérard Phillipe qui y a vécu et y est enterré.
Pourquoi Ramatuelle ?
Tout simplement parce qu’une conseillère municipale, vice-présidente de l’Office du Tourisme, nommée Jacqueline Franjou, vient lui demander d’être le directeur artistique d’un festival qu’elle veut y monter dans un théâtre… qui n’existe pas !
Il pense avoir affaire à une folle et pourtant, quelques mois plus tard elle fait surgir de terre un théâtre, deviendra présidente du festival et Biraly la suivra, y devenant le directeur artistique, avec pour marraine Anne Philipe, l’épouse de Gérard.
Il est vrai qu’ayant un nombre incalculable d’amis artistes, le programme est vite conçu, le festival démarre alors qu’il n’y a pas encore de loges et Jean-Claude m’entraîne dans l’aventure.

Le succès est aussitôt au rendez-vous, il est et reste l’un des seuls festivals à avoir tenu la route puisqu’il existe depuis plus de 40 ans !
Entretemps l’ami Jean Claude nous a quittés, remplacé par Michel Boujenah qui a repris les rênes dans la lignée de son créateur.
Jacqueline est toujours là, fidèle au poste et elle a ajouté, juste avant le festival, trois belles nuits classiques, avec des artistes prestigieux.
« Je voulais ajouter ces trois soirées parce que je pense que la musique classique est un prologue et un atout supplémentaire au festival, la musique faisant partie des arts et de la culture et je pense qu’il n’y a pas de séparation avec les autres arts. Ca ajoute même un plus au festival et je crois que Gérard Philipe et Jean-Claude auraient apprécié, tous deux aimant cette musique ».
Avec Jacqueline, on se rencontre donc au festival mais aussi en tant que présidente de l’association « L’œil en scène », où elle nous propose, avec Cyril Bruneau, de magnifique expos photos, à la Villa Tamaris à la Seyne et à la Villa Simone à Six-Fours (Voir article rubrique expos)
Encore une beau programme que nous a concocté Michel qui a dit adieu l’an dernier à Maxo, Julot, Guigui, ses « Magnifiques » adorés, au festival et revient cette année avec une pièce de théâtre qui n’engendre pas la mélancolie.
Jacques Brachet

PROGRAMME 2026

Les nuits classiques
29 juillet : 9ème symphonie de Beethoven. Opéra de Toulon
30 juillet : « Misatango/Boléro) – Ballet Julien Lestel
31 juillet : Lambert Wilson, Pierre Génisson, Bruno Fontaine : « Songbook », les incontournables de la chanson française et les grands standards américains.
Le festival
1er août : « Emmanuel 2 » Manu Payet
2 août : « Le bourgeois gentilhomme » de Molière avec Jean-Paul Rouve
3 août : « Toute la famille que j’aime »de Sacha Judszko & Fabrice Donnio, avec Michel Judaszko avec Michel Boujenah
4 août : »Dolores » de Stéphane Laporte, avec Olivier Sitruk
5 août : «  La Joconde parle enfin » de Laurent Ruquier avec Marina Karimon
6 août : « Une heure à t’attendre » de Sylvain Meynac avec Thierry Frémont & Nicolas Vaude
7 août : « Je m’appelle Georges, et vous ? » de Gilles Dyrek avec Mélanie Page et Mathieu Coniglio
8 août : Jeanne Cherhal en concert
9 août : « Ça va, ça va » de et avec Camille Chamoux
10 août : « Dans le couloir » de et avec Jean-Pierre Daroussin, avec Christine Murillo
11 août : « Douze hommes en colère » de Reginald Rose
12 août : Bénabar

Avec Cyril Bruneau



La Napoule Art Foundation reçoit
Erin Leann Mitchell & Kaitlyn Tucek

Nichée entre les roches rouges de l’Estérel et la Méditerranée, La Napoule Art Foundation offre un cadre unique où patrimoine, création contemporaine et paysage se rencontrent. Le vernissage sera également l’occasion de découvrir ce lieu de résidence et de création exceptionnel dans une atmosphère conviviale, sur les terrasses du Château face à la mer.
La Napoule Art Foundation accueille cet été une nouvelle exposition
Dans ce lieu magnifique, les expositions ne sont pas simplement installées : elles se construisent au fil des rencontres, des résidences et du dialogue avec le Château. C’est dans cet esprit qu’est née « Mise en abyme »,une exposition réunissant pour la première fois Erin Leann Mitchell et Kaitlyn Tucek, deux artistes ayant séjourné en résidence à La Napoule Art Foundation.

Présentée du 12 juillet au 20 septembre 2026 à la Galerie Blanche du Château de La Napoule, l’exposition explore les notions de mémoire, de répétition et de récits fragmentés à travers un dialogue entre peinture, textile, installation et pratiques expérimentales. Un finissage de l’exposition est également prévu le dimanche 20 septembre. 

La Napoule Art Foundation – Château de La Napoule – 06 22 38 01 36 – www.LNAF.org

La Roque d’Anthéron – Abbaye de Silvacane
« Murmures » – Alain de PONTAVICE

L’exposition « Murmures se déploie dans l’abbaye où la lumière joue avec subtilité sur les volumes et les œuvres selon la course du soleil.
Le décor épuré, marqué par l’absence d’ornement et de figures, instaure une atmosphère de sérénité qui enveloppe le visiteur dans un silence propice à l’apaisement, et à la contemplation des œuvres d’Alain du Pontavice.
Érigée à partir de 1175 à La Roque d’Anthéron, l’abbaye de Silvacane est un joyau de l’art roman cistercien.
Elle constitue l’un des joyaux architecturaux de Provence, parfois méconnu face à ses sœurs plus connues, Sénanque à Gordes et Le Thoronet dans le Var.
Elle a célébré l’an dernier son huit cent cinquantième anniversaire.

Un dialogue entre art et méditation

L’abbaye devient un espace immersif où patrimoine millénaire et création contemporaine se rencontrent, offrant un voyage intérieur, recueilli et serein, à la mesure de l’histoire et de la beauté du lieu.

Érigée entre le Luberon et la chaîne des Côtes, sur la rive gauche de la Durance, l’abbaye cistercienne offre un cadre unique pour l’exposition « Murmures », installée pour quatre mois dans ce lieu propice à la méditation. Les créations d’Alain du Pontavice entament un dialogue sensible avec le dessin épuré de la pierre et les variations de lumière. Elles apparaissent comme autant d’empreintes sensibles, évoquant les murmures de l’être et de la nature. Ces traces vibrantes éveillent des impressions intimes et vivantes chez le visiteur, invitant à une expérience contemplative où art et spiritualité se répondent.
Une quarantaine d’œuvres occupe plus de 700 m² répartis dans trois espaces majeurs : le dortoir, le réfectoire et la salle capitulaire, tandis que l’armarium est consacré à une vidéo immersive visuelle et sonore. Aux trois salles répondent trois séries de peintures à l’huile sur toile et métal auxquelles font écho des installations composées de minéraux, sable, textiles, argile et métaux.

« C’est le processus, l’immersion dans l’inconnu dans l’acte de peindre, qui est ici le plus précieux, car il a force de révélation pour moi, il ne s’enferme pas dans le seul travail des formes. La peinture ouvre en moi des territoires longtemps pressentis — propres à l’être intérieur — qui demandaient à être mis au jour.
J’ai voulu mettre en miroir l’organique à l’état brut au travers de la présence de deux monolithes extraits de carrières d’ardoise avec des stèles issues de mon imagination et d’autres cultures, créées par l’homme sur toile ou métal. »

L’artiste a investi l’armarium, cette petite salle voûtée où étaient rangés les livres de prière et d’étude, pour y proposer une expérience immersive. Quatre vidéos d’une minute projetées sur écran géant invitent à un voyage sensoriel, visuel et sonore à travers une animation de toiles Murmures et une bande son inspirée des bruits de la mer, du vent dans les feuillages, du feu et de sons d’animaux.
Artiste peintre abstrait, Alain du Pontavice conçoit la peinture comme une plongée dans un monde intérieur, une exploration des possibles infinie. Son approche intuitive et expérimentale se fonde sur une relation singulière entre matière et sensible, où le travail de la texture occupe une place centrale. Ses peintures se construisent par strates successives, parfois travaillées durant de longues périodes avant que le motif n’apparaisse. Les surfaces, enrichies de pigments et matériaux — sable, gel ou métal — ou incisées, révèlent des paysages intérieurs, des formes organiques ou cosmiques. La création dépasse l’atelier : elle s’alimente de promenades, de souvenirs et même du sommeil, se déployant consciemment ou inconsciemment au fil du temps.

Marie-Paule MARTINETTI… Une espèce menacée !

Elle est la folie et la passion.
Elle est l’énergie et la joie de vivre.
Elle fut prof de Français.
Ce qui ne l’a pas empêchée de créer dans l’enceinte du collège Reynier de Six-Fours, un cours de théâtre qui, d’année en année, a vu arriver de plus en plus d’amateurs. Ce qui lui a permis de monter des saynètes, jusqu’à des pièces de théâtre.
Mais on le sait, les écoliers deviennent un jour des étudiants qui partent chercher fortune ailleurs.
Justement, Marie-Paule a eu l’idée de créer une association, « Théâtre De Fortune » et, bon an mal an, les artistes changeant après quelques années de cours, elle a su les renouveler et se renouveler. Jusqu’au moment où, les demandeurs non scolaires sont venus à elle et alors, elle a créé une troupe d’adultes.
Depuis, elle se donne corps et âme, continuant avec les élèves de Reynier et en proposant Des avec ses adultes, toujours dans l’auditorium Reynier.

« Marie-Paule, parle-moi de la genèse de cette pièce…
Cette pièce me trotte dans la tête depuis longtemps, puisque je voulais la monter avec des jeunes. Le Covid en a décidé autrement.
Alors, tu la montes avec des vieux !
(Elle rit)… Non, je la monte avec cette nouvelle troupe d’adultes où il y a tous les âges !
Cette troupe, je l’ai constituée depuis deux ans et je suis à la fois surprise et heureuse de voir comment ils s’accrochent. Il y en a un (dont je tairai le nom !) qui s’entraîne 15 heures par semaine. Et lorsqu’on ne se voit pas… Il téléphone ! »
Alors qu’on parle, un comédien vient demander où elle a mis les pétards ! Rassurez-vous, ce sont les pétards qui vont servir au révolver. Car il y a un révolver dans la pièce.
« Je reviens à cette pièce qui était donc en sommeil car il me manquait les comédiens pour la monter. Au départ c’était avec les jeunes mais, partant en fac, je n’avais plus la troupe scolaire idéale. La troupe d’adultes se constituant, j’ai décidé de la monter avec eux. J’en avais la possibilité et le temps, puisque je ne travaille plus en classe.
La plupart sont novices, c’est la première fois qu’ils jouent  ce week-end !

Alors, heureuse ?
Evidemment ! Ils sont bons, ils s’entendent bien, et entre eux ça marche du feu de Dieu !
Ils n’ont jamais fait de scène auparavant, ils ont dû tout apprendre. Au début, ils n’était pas très sûrs d’eeux, aujourd’hui ils sont à l’aise et aiment ce qu’ils font.
Parle-moi donc de cette pièce…
Elle s’intitule « Espèces menacées », elle est de Ray Cooney. Elle a été traduite par Gérard Jugnot et jouée par lui et Michel Blanc dans les années 70. Il n’y a pas très longtemps, elle a été reprise par Arthur, son fils. A chaque fois elle a beaucoup de succès car elle est très drôle, pleine de rebondissements… »

Et nos artistes s’en donnent à cœur joie tant il est vrai que cette pièce à cent à l’heure n’arrête pas de nous surprendre. Il s’agit d’Yvan qui rentre à la maison avec une mallette dans laquelle il y a  7 millions 350.000 Euros. Il s’est trompé de mallette et il décide de partir à Buenos Aires. Mais sa femme, apeurée, ne veut pas partir et lui demande de ramener la mallette à la police. Mais il n’en démord pas : il partira. Les choses se compliquent c’est l’anniversaire d’Yvan, elle a préparé le gigot et invité leurs amis. Entretemps, un policier surgit annonçant à l’épouse que l’on a retrouvé son mari assassiné alors qu’il est là. Un second policier fait irruption, on ne sait trop pourquoi sinon qu’il n’est pas des plus honnêtes, Le couple doit alors inventer une histoire abracadabrante dans laquelle ils mêlent leurs amis. Plus personne n’y comprend rien,  la mallette va voyager de main en main, les flics ne savent plus qui est qui… Bref c’est une histoire totalement folle faite de gags,  de coups de théâtre et, grâce à ces comédiens prometteurs, on passe une heure et demie à rire et à les suivre dans cet imbroglio.

Inutile de vous dire que le public a passé un bon moment, grâce aussi à une espèce menacée : Marie-Paule Martinetti, qui se dévoue sans compter et qui me confie : « Je meurs si j’arrête ! »
Alors n’arrête pas, ma belle et continue à nous amuser par ton talent, ta passion, ton énergie.
Jacques Brachet

Sébastien Coste, Fabrice Steinmetz, Ludovic Teissere, Chrystel Steinmetz, Gérard Bégnis,
Olivia Coste, Franck Morel, Léo Gauthier,

Photos de stars de la Seyne à Six-Fours

Jacqueline Franjou entourée des photographes et des adjoints de la mairie de la Seyne

A la Villa Tamaris
Cette année fête les 200 ans de la photographie.
Du coup, à un jour d’intervalle, nous avons vu naître deux expositions uniques et magnifiques, l’une à la Villa Tamaris à la Seyne-sur-mer, intitulée « 200 ans de portraits ! », programmée par l’association « L’œil en Seyne » présidée par Jacqueline Franjou, la présidente d’honneur Micheline Pelletier et Cyril Bruneau, le directeur artistique. Un autre invité de marque : Gilles Désiré dit Gosset, Conservateur général du Patrimoine, directeur de la Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie. Nombre de photographes avaient été invités à cette inauguration, encadrés également de nombreux adjoints de la Mairie de la Seyne.

De Victor Hugo…
… A Michèle Morgan

200 ans de photos, allant de Nadar ou Victor Hugo à des stars comme Joséphine Baker, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Fanny Ardant, Claudia Cardinale, Alain Delon et même quelques « idoles de l’époque yéyé » ,Claude François, Sheila, Sylvie Vartan…
La chaleur était intenable mais une foule incroyable se pressait pour admirer ces photos, pour certaines très connues, pour d’autres inédites, de photographes qui, de décennies en décennies, œuvrent dans l’ombre pour mettre en lumière tous ces artistes. 340 œuvres signées de 40 photographes réunies dans ce lieu idyllique de la terrasse duquel on peut aussi découvrir la Méditerranée dans toute sa splendeur.

Charlotte Rampling
Les années « yéyé »

Jacqueline Franjou devait dire qu’elle était heureuse de s’associer à cet événement à l’occasion du bicentenaire qui méritait une célébration à la hauteur de l’histoire.
Une exposition exceptionnelle en couleur et en noir et blanc, une rétrospective à la fois splendide et émouvante, qui nous fait retrouver des artistes, morts ou vivants mais qui font eux aussi parti de notre patrimoine.

Catherine Deneuve
Joséphine Baker
Brigitte Bardot

A la Villa Simone

Jacqueline, le maire de Six Fours et ses adjoints, Cyril Bruneau, Françoise Kirkland, Gérald Lerda

Le lendemain, c’est à la Villa Simone, dans une ambiance moins suffocantes, dans ce beau parc ombragé, loin de la foule déchaînée, qu’on retrouvait Jacqueline Franjou, fidèle du lieu, pour une autre exposition tout aussi exceptionnelle, cette fois consacrée au photographe de plateau Douglas Kirkland, décédé en 2022, et qui a photographié les plus grandes stars du monde, d’Orson Welles à Mickaël Jackson, en passant par Maylin Monroe, Judy Garland, Andy Warhol, Mick Jagger, Sophia Lore, Elizabeth Taylor, et même nos stars comme Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau ou Romy Schneider… Difficile de toutes les nommer !

Catherine Deneuve
Dian,a Ross
Ringo Starr

Pour l’occasion, l’épouse du photographe, Françoise Kirkland, qui est française mais vit à Los Angeles, s’était déplacée pour l’occasion et me confiait en riant : « Nous avons toujours fait ménage à trois, lui, moi et la photo ! C’était un passionné dès l’âge de 10 ans, il avait installé son atelier dans une cabane et, lorsqu’il n’était pas en train de photographier, il s’y enfermait pour développer ses photos. Il a photographié nombre d’artistes dont il ne se souvenait souvent plus de leur nom mais c’était la passion de les mettre en scène qui était son plaisir. C’était un homme simple, très près des gens. Douglas aurait été absolument ravi de voir son œuvre exposée dans un tel lieu, d’autant qu’il n’avait jamais exposé en plein air, dans ce jardin magique. En regardant ces photos, essayez, d’oublier que ce sont des stars et de les voir avec toute leur humanité ».

Cyril Buneau, Françoise Kirkland, Jacqueline Franjou devant le portrait de Monica Bellucci
Mick Jagger

A noter que chaque villa a choisi pour affiche l’une de nos plus belles stars Michèle Morgan pour la Villa Tamaris,  dont l’exposition durera jusqu’au 4 octobre, Marylin Monroe pour la Villa Simone, que vous pourrez admirer jusqu’au 20 septembre.
Je retrouverai dans quelques jours mon amie Jacqueline Franjou pour nous parler entre autres du festival de Ramatuelle qui démarrera le 29 juillet, qui fut à l’origine, avec Jean-Claude Brialy, de ce festival pas comme les autres et auquel Jean-Claude me conviait dès le premier festival. J’ai continué à le suivre avec un autre ami, Michel Boujenah qui a pris la suite du créateur.
Que de souvenirs !

Sean Connery
Paul Newman

Jacques Brachet

Frédéric LARREY dans le sanctuaire de Pelagos

Pelagos est un sanctuaire méditerranéen créé par la France, l’Italie et Monaco afin de sauvegarder la biodiversité marine et de protéger les mammifères marins.
Frédéric Larrey, réalisateur, photographe animalier est un sanaryen qui, avec ses complices Thomas Roger, réalisateur et Jean-Michel Bompard, auteur, ont parcouru la Méditerranée du Var à la Grèce, de la Corse à l’Italie pour filmer tous ces animaux qui souffrent du changement de climat mais aussi des chalutiers, des porte containers et autres paquebots qui sillonnent la Méditerranée, causant des dégâts sur la faune et la flore marines
Invités de l’association Phot’Azur, ils nous ont offert un splendide film, fait d’images somptueuses et incroyables en s’approchant de toute cette faune de cétacés, baleines, orques, dauphins, cachalot, requins, calocéphales, mais aussi tortues, méduses et autres poissons qui peuplent notre mer, comme les poissons lune, les poissons volants, qu’il faut protéger.
Ils en ont donc tiré un livre, énorme et magnifique et ce film qui a obtenu un nombre incalculable de prix et récompenses dans le monde entier.

« Nous avons eu un grand bonheur – nous dit Frédéric – de passer tout ce temps à rechercher tous ces animaux, même si, quelquefois, le temps était un peu long car on part en mer, souvent au large de Sanary et on ne sait pas ce qu’on va rencontrer. Avec Jean-Michel et Thomas, nous avons commencé à faire un reportage photo, ce qui nous a donné l’occasion de publier ce livre intitulé, comme le film « Pelagos ». Ça a été le démarrage de ce projet. C’est Jean-Michel qui a travaillé sur les textes de cet ouvrage paru en 2013. Nous avons passé ensemble de chouettes moments sur le bateau.
Jean-Michel : Lorsqu’il dit que j’ai participé, les photographes et cameramen, c’est eux ! Le mérite, à 99% leur revient.
Ce film est né comment ?
Frédéric : C’est après ce livre qu’on a décidé de se lancer dans ce projet de film qui nous a pris quelques années car là, vous ne voyez qu’une heure de tournage, ce n’est qu’un condensé mais il y a eu des heures d’observation. On a essayé de raconter une fresque de cet écosystème à 2500 mètres de profondeur, car lorsqu’on plonge au large, au niveau du Var, on arrive rapidement dans ces canyons pour découvrir un écosystème très, très riche.
En dehors de toutes ces espèces, nous avons vu aussi des calamars volants ! Il faut nous croire sur parole car nous n’avons pas réussi à les filmer ! Il y a un réservoir incroyable de diversités des faunes. Ca mériterait de faire d’autres films.

Jean-Michel : Ce qui était important, justement, c’était de montrer la richesse de la Méditerranée car on a trop longtemps entendu qu’il n’y avait plus rien à cause de tous les saccages, tous les abus, tous les excès. Le film montre qu’on peut encore faire quelque chose, pour protéger tout ce qu’on trouve encore.
Frédéric : C’est un peu le but de ce sanctuaire, au départ pour protéger les mammifères marins de ce périmètre qui, durant un temps, n’étaient pas bien vus car ils semblaient être les concurrents des pêcheurs alors qu’ils font partie de l’écosystème  et peuvent être menacés de disparaître. Le but était donc de mieux les connaître, de les prendre en compte et de s’intéresser à leur préservation.
Combien de temps avez-vous mis pour faire ce film ?
Frédéric : Pour le film, on a travaillé comme pour les photos, en apnée car on se déplaçait dans les premiers mètres de la surface. Nous étions souvent avec un petit navire et nous plongions avec palmes et combinaison, nous cherchions des journées où la mer était très calme. Nous avons travaillé sur plusieurs saisons.  Au départ, nous étions assez mauvais car pour faire des images on tâtonnait. Nous nous sommes améliorés sur la fin du projet par rapport aussi à un autre matériel plus perfectionnés, qui nous a permis de faire de belles images dans les premiers mètres, en lumière naturelle, avec ces faisceaux de lumière qui donnaient des images un peu irréelles. Nous avons ainsi pu nous perfectionner dans l’approche mais ça a  quelquefois été très long et nous avons repoussé la sortie du projet en expliquant entre autres à nos partenaires financiers que c’était dans l‘intérêt du projet d’avoir l’occasion de faire ces rencontres qui ne sont pas toujours évidentes. Plus nous passions de temps en mer, plus nous avions des chances de pouvoir apporter des témoignages »

Mission accomplie grâce à ce superbe film, aussi bien d’une grande beauté esthétique que pédagogique car, en plus d’être éblouis par ces images, nous apprenons beaucoup de choses sur notre faune, les cétacés en particulier, sans oublier la très belle musique de Gwen Masseglia qui ajoute à la féérie des images et sa voix qui dit les textes  de Jean-Michel.
Nous avons passé une heure de rêve dans ce Grand Bleu qui est le nôtre !

Jacques Brachet

Andréa FERREOL…
20 ans de flâneries d’art contemporain

Andréa Ferréol est une immense comédienne qui, durant des décennies, a été  l’inspiration de nombre de réalisateurs parmi les plus grands, de Truffaut à Fassbinder, de Scola à Schöndoff, de Granier-Deferre à Agnès Varda, Rosi, Scola, de Broca, Lautner Cavani, Molinaro and so on…
Cette magnifique comédienne née à Aix-en- Provence, arrière-petite-fille de Frédéric Mistral, cousine d’un certain Charpin, l’un des comédiens de la célèbre trilogie de Pagnol, a été reconnue grâce à un scandale au festival de Cannes avec le film de Marco Ferreri « La grande bouffe »  mais de ce jour, elle n’a plus quitté les plateaux de cinéma de France, d’Italie et d’ailleurs.
Mais, comme Ulysse, revenant pleine d’usage et raison, Aix-en-Provence a toujours été son point d’attache, qu’elle ne quitte que pour continuer à tourner, aujourd’hui beaucoup pour la télévision.
Mais elle n’arrête jamais et, à 80 ans, elle a bon pied bon œil et vient de fêter, dans les jardins d’Aix-en-Provence, les 20 ans de ses « Flânerie d’art contemporain » qu’elle a créés afin de mettre en lumière plasticiens, musiciens, comédiens, chorégraphes, humoristes…

Entre le jardin Mérindol, celui des Etuves (qui portait bien son nom !) et celui des guerriers, plein d’artistes viennent, durant un week-end, se produire et offrir gratuitement leur talent au public ravi de les découvrir « pour de vrai ».
Cette année, donc, elle fêtait les 20 ans de cette manifestation, sous un soleil de plomb et notre belle comédienne au cheveux de feu et au regard d’acier, n’a pas cessé, durant deux jours, d’aller d’un jardin à l’autre pour accueillir les nombreux artistes, avec une énergie folle et même, nous offrir, en compagnie de sa complice, la belle comédienne Béatrice Agenin, un échange épistolaire entre Colette et Marguerite Moreno. Parmi les artistes invités, un pianiste inspiré, Nans Bart, qui nous a donné l’aubade entre musique classique et des œuvres de sa composition. On aurait bien voulu voir Angelin Preljocaj mais le lieu était tellement petit, en plein soleil au bord d’une piscine où nombre de spectateurs, debout en plein cagnard menacèrent de faire un plongeon. Au risque de tomber, nous ne pûmes approcher.
Alors, retour vers deux comédiens : Pierre Santini et Emmanuel Labarthe, qui échangèrent des courriers entre Monet, dont c’est le centième anniversaire de sa mort et son ami Georges Clémenceau.

J’étais donc en pays de connaissance avec Andréa Ferréol et Pierre Santini, que j’avais invités comme membres du jury, lorsque je m’occupais du festival du premier film de la Ciotat.
J’avais également rencontré à plusieurs reprises Emmanuel Labarthe au festival de la Rochelle, alors qu’il incarnait Swann Laurence dans la série « Les petits meurtres d’Agatha Christie » et à Toulon et Ramatuelle où il jouait avec mon amie Line Renaud dans la pièce « Chère Mathilde » où nous passâmes une soirée pleine de charme et de bonne humeur.
D’autres artistes vinrent s’ajouter à cette deuxième journée, comme le pianiste et musicologue Jean-François Zygel, le romancier David Foenkinos, notre humoriste Zize du panier et bien d’autres artistes moins connus mais tout aussi remarquables.
Malgré la canicule, beaucoup de monde pour fêter les 20 and de cette manifestation où notre amie Andréa Ferréol donne toute son énergie, et sa passion des arts, se dépensant sans compter, passant d’un jardin à l’autre avec une énergie folle.
Ce fut une journée chaleureuse… Et chaude !

Jacques Brachet

Cécile LIMIER… En route pour la Martinique !

Je ne vous présente plus la charismatique Cécile Limier, sourire éclatant, regard brillant, énergie à revendre, professeur de karaté-do 7ème dan, qui enseigne depuis vingt ans le tai-chi-chuan, art martial où se mêlent le sport, la spiritualité.
Elle a créé l’association « Sport Adapté Santé 83 » en 2020, à Six-Fours où elle vit  qui enseigne une thérapie préventive et thérapeutique sur la santé et les pathologies chroniques.
Chaque année elle part à la Martinique, d’où est issu son mari et c’est là qu’une belle aventure va commencer et qu’elle nous raconte :

« Il y a quatre ans aujourd’hui que j’ai rencontré Luddy Marie-Eléoncy, lors de ma venue sur l’île. Elle est la responsable de la Maison Sport Santé. Ce qui est incroyable, c’est que je l’ai rencontrée tout à fait par hasard en allant à la pharmacie et je m’arrête devant la Maison Sport Santé Nord Caraïbes dont je ne connaissais pas l’existence et bien sûr, intéressée, j’y entre, n’y connaissant absolument personne et je raconte ce que je fais à Six-Fours à une secrétaire. Elle me présente alors la responsable, Luddy arrive, je découvre une femme très dynamique, pleine d’énergie, qui va aussitôt sur notre site « Sport Adapté santé 83 ».
Elle trouve incroyable tout ce que nous faisons. Nous étions alors durant la période du confinement.
Et c’est là que l’aventure commence ?
Figure-toi qu’avant de partir de Six-Fours,  j’avais eu la vision d’aller animer des ateliers sur la plage en Martinique. Mon mari, Gaétan, était déjà sur place et je lui avais demandé d’aller voir le maire pour voir s’il y avait des possibilités. Demande irrecevable en plein covid. Et là, Luddy me dit qu’ils ont une réunion avec les éducateurs sportifs et m’invite à y participer.
J’explique alors ce que je fais à Six-Fours, les partenariats avec les associations et dans la foulée, elle me propose d’animer des ateliers sur la plage. Dans la semaine, me voilà partie à 7 heures du matin pour animer les cours de Qi Gong à la Maison Sport Santé de Fort de France et voilà comment l’histoire commence.
Et aujourd’hui, tu continues là-bas ?
Oui, puisque j’y viens chaque année voir la famille de mon mari. A chaque fois on se rencontre, j’interviens auprès des adhérents de Luddy, des séniors super dynamiques, nous faisons une marche très tôt le matin en bord de mer. Là, on rencontre les pêcheurs qui tirent la senne, c’est-à-dire les filets archi bourrés de poissons plein leur barque. C’est extraordinaire de voir tous ces poissons sauter et Luddy me dit : « Ça, c’est un merveilleux présage ». Je lui avoue que j’aimerais vraiment que mes élèves vivent et partagent ça. Et c’est là qu’elle me dit qu’il faut travailler sur un projet.

Cécile et Luddy

Et alors ?
Revenue à Six-Fours, j’en parle à mes élèves dont à Gwenola, qui travaillait à Air France et avait l’habitude d’organiser, avec son l’entreprise, ce genre de projets avec entre autres des handicapés.
Dès juillet de l’an dernier,  on crée un comité de pilotage et on commence à travailler sur le projet qui est aujourd’hui devenu une réalité puis que nous nous envolons vers la Martinique dans quelques jours ! Le rêve devient réalité !
C’est tout de même une grosse machinerie en mettre en place ?
Ce qui est exceptionnel, c’est que nous avons assez vite trouvé les partenaires et sponsors* qui permettent de réduire le coût de revient du voyage pour des personnes qui n’auraient pu envisager de partir un jour aussi loin.
Il doit quand même y avoir une sacrée organisation ?
Evidemment mais à partir de là j’ai demandé à Luddy qu’elle puisse nous trouver un centre d’hébergement. Elle m’a parlé de celui qui se trouve sur le Morne Vert, une petite montagne très verdoyante, le Cgosh, un centre sportif qui accueille notamment le personnel de santé, j’ai contacté une conseillère municipale de la commune. Nous avons très vite signé une convention de partenariat avec un coût défiant toute concurrence. J’étais là-bas à Noël et j’ai découvert le lieu
Comment s’est constitué le programme ?
Il s’est fait en décembre avec Luddy. Nous avions déjà fixé les dates du séjour en fonction de nos plannings respectifs, du 20 au 29 juin. Nous avons donc vu ce qui était réalisable pour elle et pour nous. Et de là, nous avons construit un programme jour par jour. Il s’est peu à peu affiné
Quelles en sont les grandes lignes ?
Déjà, nous avons trouvé un traiteur pour les petits déjeuners et les repas sur place le soir sur le lieu d’accueil, et qui s’adaptera en fonction des activités et des visites qu’on fera. Au niveau du programme « sport », il y aura des marches oxygène du côté du volcan de la montagne pelée, des séances de gymnastique taoïste , du Pilate, du Qi Gong, du self défense au féminin , la mer, la rivière…

L’équipe qui recevra nos Six-Fournais

Ça, c’est pour le sport…
Nous serons totalement immergés avec les habitants, nous aurons des visites de l’île du nord au sud, des échanges culturels, des traditions culinaires, nous visiterons la distillerie Neisson, nous visionnerons un documentaire sur la Martinique, nous participerons à la Fête de la Musique, nous aurons droit à un petit déjeuner traditionnel, une marche autour du bassin des écrevisses, nous serons initiés  à la danse traditionnelle Baoulé avec l’association Gym Volontaire Nord Caraïbe, Nous ferons un piquenique à la rivière, nous aurons droit à des séances de massages, nous irons nous baigner dans la mer évidemment, nous ferons des sorties en bateau, nous pourrons aussi assister au tirage de la senne… A 5 heures du matin ! Brunch sur la plage, visite du zoo du Carbet avec des animaux qu’on voit peu souvent ailleurs, visite des jardins remarquables de Balata et de la baie du Feron… On nous promet aussi une surprise aussi !
Nous irons au marché typique de Saint-Pierre, un marché aussi renommé que notre marché de Sanary. Et nous y verrons le volcan de la Montagne Pelée.
Vous aurez le temps de faire tout ça ???
Oui car tout est organisé ! Nous aurons même une soirée dansante présidée par le maire du Carbt, Gérard Monstin. Les élèves de Luddy nous offriront des spécialités. Ceci pour fêter le dernier jour ».

En route pour la Martinique !

Programme on ne peut plus chargé mais au combien enrichissant !
Je pense que nous aurons de beaux souvenirs à entendre… en retour Et à vous raconter !
Propos recueillis par Jacques Brachet
* Les partenaires : Ville de Six-Fours, Capsein, réseau du Var, Energie Gaz, Pharmacies de Six-Fours, Crédit Mutuel Sanary.
En numérique : Maison Du sport et Santé Caraïbes, Sport Equilibre, Commune de Morne Vert, Domaine de la Madinina, SARL Ballot Eyguières
Jacques Brachet