Dès la fin de la guerre, le réalisateur et dessinateur Paul Grimaud et le poète-chanteur Jacques Prévert, décident de créer un dessin animé tiré d’un cote de Hans-Christian Andersen : « La bergère et le ramoneur ». Mais la guerre est encore trop proche et il faudra qu’ils attendent 1980 pour que le projet se réalise enfin. Entretemps, il a évolué, devient « Le roi et l’oiseau » qui sera un énorme succès, le dessin animé étant aussi magnifique que les Disney d’alors. On le voit encore ressurgir de temps en temps dans des cinémathèques mais jusqu’alors, rien d’autre ne s’était fait autour du film, les ayants-droit refusant tous les projets proposés. Et voici qu’une toute jeune et mignonne danseuse et chorégraphe fait lâcher prise aux derniers descendants et qu’elle crée, avec son compagnon Jean-Charle Jousni, un spectacle où la danse, le théâtre, la musique se mêlent avec une beauté et une grâce infinies. Note ami Julien Bengel, que Pascale Parodi, présidente de l’association « Lumière(s) du Sud avait déjà invité pour présenter le film qu’il avait réalisé autour du chorégraphe Angelin Preljocaj : « Danser pour grandir », est de la fête. Le revoici donc avec Emilie, issue de la compagnie Preljocaj pour présenter ce nouveau documentaire qui tourne autour de la création de ce spectacle.
« Alors Julien, te revoilà chez nous et encore avec Preljocaj ! Non, disons que c’est un peu biaisé car Emilie est une ancienne danseuse du ballet Preljocaj mais elle a monté sa compagnie qui s’appelle (1)Promptu. Je la connaissais donc et lorsqu’elle a créé sa compagnie et sa première pièce, elle m(a demandé si je pouvais venir filmer son spectacle. Depuis, nous sommes restés en relation et chaque fois qu’elle crée une nouvelle pièce, elle m’appelle. Cette année, elle a eu la chance de pouvoir adapter « Le roi et l’oiseau » ce que jusqu’ici aucun héritier n’avait voulu faire. Elle m’a dit qu’il serait peut-être intéressant de venir filmer le processus de création, la création des décors et des costumes… Alors Emilie, pourquoi « Le roi et l’oiseau » ? D’abord parce que l’avais vu toute petite et que c’est un film qui m’a toujours questionnée, surtout lorsque je l’ai revu avec mes propres enfants, il me questionne toujours autant, il est très parlant car les sujets qu’il aborde sont des sujets actuels, l’amour, la liberté, l’oppression, même le robot ! Et il est également tellement poétique et très dansé, sans beaucoup de paroles, que j’ai eu très envie d’en faire un spectacle.
Votre rencontre avec les ayants-droit a-t-elle été facile ? Ça a été assez difficile de les convaincre car rien n’avait à ce jour été fait avant nous mais j’ai envoyé des mails, des extraits vidéo et j’ai été à la fois surprise et excitée lorsque j’ai eu la réponse et je me suis dit qu’il fallait qu’on soit à la hauteur ! Peut-être que mon étiquette « preljocajienne » a aussi servi à les convaincre. Eugénie Prévert, la petite-fille, était partante et Henri Grimaud, le petit fils a aussi fini par dire oui. Il nous a même invités chez lui, nous a montré plein de documents. Il nous a soutenus de A à Z. Et Emile Bourget, l’assistant de Paul Grimaud, m’a contactée cet été et m’a raconté plein de souvenirs. C’était très émouvant. C’est la compagnie qui a tout créé ? Julien : C’est un peintre « à l’ancienne » qui a tout dessiné, la compagnie qui a aidé aux décors et Emilie qui a créé la chorégraphie avec Jean-Charles qui est aussi issu de chez Preljocaj. Emilie aime être dans la création et a créé les costumes. J’ai donc pu m’immiscer dans leur travail de création, avoir accès à plein de choses et toute l’équipe était heureuse que je sois là. J’ai très vite fait partie de l’équipe. Au début, on ne savait même pas si ça allait être un film, long ou pas, sans se poser trop de questions sur ce que ce qu’il allait devenir. Cela s’est passé sur combien de temps ? Sur six mois mais je ne venais pas tous les jours. Je faisais des répétitions, j’ai suivi la création des décors et des costumes, j’ai réalisé des interviewes, vu évoluer le couple et leurs enfants qui font l’école à la maison et étaient souvent sur le plateau. C’était vraiment un travail fait en famille. Tu as beaucoup filmé ? Oui et au montage je me suis rendu compte que le film faisait 45 minutes. Après, comment le faire vivre et c’est Pascale, la première, qui nous a proposé de le présenter. C’est donc une avant-première. Même les danseurs n’ont pas vu le film ! On aimerait faire des projections dans les théâtres où la compagnie va jouer. Le spectacle est une belle adaptation de ce film.
Justement, Emilie, quand la famille a découvert le spectacle, comment ça s’est passé ? Ils n’ont jamais rien exigé, ils nous ont fait totalement confiance, et du coup, je me demandais comment ils allaient réagir. Lorsque je suis sortie de scène, Henri était aussi ému que moi. Lui et sa femme étaient très heureux de ce qu’on avait réalisé. Henri n’a pas beaucoup parlé car il avait trop d’émotion. C’était très touchant. Il m’a même offert un fusain qui est le dernier croquis du château. Ce fut vraiment une très belle rencontre. Est-ce que Preljocaj a vu le film ? Je ne sais pas en fait. Julien le lui a envoyé mais je ne sais pas s’il l’a vu. » En tout cas, il devrait voir le spectacle car il pourrait se rendre compte que sa danseuse est devenue une belle chorégraphe qui a bien grandi. A noter que le spectacle sera présenté au Liberté à Toulon le 5 novembre. A ne pas manquer.
Il a ce regard bleu clair qu’ont souvent, on ne sait pourquoi, tous les marins. Et pourtant… Ce n’est pas un marin d’origine, il vit dans les vignobles entre Bourgogne et le Var où il possède le domaine de Terrebrune. Et il l’est devenu par l’exploit qu’il a accompli. Un véritable exploit. Lequel ? Celui, à 50 ans, de parcourir les océans du globe sur un « petit » bateau et conquérir une course hors du commun : l’Océan Globe Race-Whibread qui va l’amener, avec son équipage de Southampton à Cape Town, de Cape Town à Aukland, d’Aukland à Punta del Este, de Punta del Este, retour à Southampton. Pour un marin aguerri, c’est déjà un exploit, pour un néophyte c’est plus qu’un exploit que son ami Olivier de Kersauson lui a déconseillé de faire puis il a incité ce « con » à y aller car il se boufferait les cou…lles toute sa vie de ne pas l’avoir fait ! Et le Voici parti en 2023, avec une équipe qu’il ne connaît pas, sur un bateau qu’il connaît peu et sur des mers qui lui sont inconnues. Au fou !!! Et pourtant il l’a fait en vivant une épreuve humaine, autant physique que morale mais il a tenu bon. Il est revenu parmi les siens plein d’usage et raison, a vécu une expérience incroyable et il a écrit un livre qui raconte ce vécu inouï, plein de hauts et de bas – pas seulement dus aux vagues ! – plusieurs fois prêt à renoncer mais avec courage et obstination, il a réalisé son rêve. Son livre : « Un défi de fou » (Ed du Rocher) et après une lecture autant prenante qu’émouvante, j’avais envie de rencontrer cet homme qui vit à deux pas de chez moi.
« Jean, des vignes à l’océan, drôle de cheminement ! En effet ! C’est un rêve de jeunesse que j’ai accompli car lorsque j’étais jeune, je naviguais mais déjà je voulais faire cette course autour du monde en équipage qu’avaient lancé les Anglais en 1973. J’avais voulu la faire avec Kersauson alors que j’avais 25 ans. Nous n’avions pas trouvé le budget et c’était tombé à l’eau, c’est le cas de le dire ! J’ai fait une autre tentative avec le trophée Jules Verne, toujours avec Kersauson, à la fin de mes études, puis la vie professionnelle m’a embarqué vers les terres. Lorsqu’en, 2022 j’ai appris que la Whitbread repartait pour son 50ème anniversaire, en deux minutes je me suis dit que je ne la raterais ! C’était vraiment votre rêve ? C’était mon rêve de jeunesse et à ce moment-là j’ai eu une espèce d’appel. Qui a fait que je voulais absolument le faire. On a tous nos rêves, nos appels, chacun a son Himalaya dans la vie. Moi, c’était ça, c’était resté en moi. Les héros de ma jeunesse, c’étaient Tabarly, de Kersauson, c’était mon Panthéon personnel. D’ailleurs, la seule course que Tabarly n’ait jamais gagnée, c’est cette course. Il a cassé deux fois et c’est resté l’une des courses les plus difficiles Moi qui fais des courses en solitaire et en équipage, je pense que c’est plus difficile en équipages car ce sont des espaces réduits que c’est explosif. On est sur un volcan permanent… On s’en rend compte dans le premier chapitre de votre livre ! Mais c’est aussi par manque de préparation. Je suis parti un peu à l’arrache et on part avec des gens que l’on ne connaît pas, on ne partage rien d’autre que le bateau. Tous les skippers ont eu les mêmes problèmes. Vous êtes en huis clos par la force des choses ! Exactement la moindre gamelle pas lavée, la moindre remarque ou pointe d’humour pas comprise, ça peut prendre des proportions délirantes. Lorsque vous êtes seul vous ne vous en prenez qu’à vous-même, d’autant que cette course est faite sans assistance, sans électronique. Ici, c’était imposé « A l’ancienne », sans GPS, sans téléphone, Sans liaison avec la terre; nous avions juste le sextant pour avoir un cercle de probabilité et quelquefois on est à cent milles près. On travaille à l’estime. Ça rend la course d’autant plus difficile, ça ajoute à l’inquiétude, à l’angoisse, à l’inconnu.
Vous devez être en vigilance permanente… Oui, on est à la barre 24h sur 24, ce qui cause un énorme effort car, même si mon bateau était le plus petit, c’est un bateau lourd de 25 tonnes. Alors, dans les mers du Sud, avec des vagues de vingt mètres, c’est le ring. C’est un effort physique et mental permanent. Et puis on dort par tranches de trois heures. Il y en a deux qui dorment, deux sur le pont, deux enfin qui sont sous la casquette en ciré, prêts à intervenir. On est tout le temps dans un état d’alerte durant deux cents jours. On cumule toutes ces difficultés. Mais c’est ça qui en fait le charme… Le charme ??? Oui, on peut voir ça de cette manière ! Par contre, vous avez eu des difficultés avec votre première équipe. Comment l’aviez-vous choisie ? L’erreur de départ que j’ai faite c’est que j’ai lancé mon projet très tardivement alors que pour d’autres comme le Pen duick il y a eu trois ans de préparation. Moi, j’ai acheté mon bateau neuf mois avant le départ et j’ai pris les gars que je trouvais sur le ponton de Brest. On n’a pas eu le temps de se connaître, de naviguer ensemble Il n’y avait qu’un second qui avait été le barreur de Kersauson, Audigame et qui était vraiment professionnel. L’âge aidant, les vieux marins sur le retour, ce n’est pas, toujours très souple, avec des ego importants, sur un espace réduit avec des chocs de générations, ce qui est un peu explosif. Vous y prenant tard, en fait vous avez pris ceux qui restaient ! Je n’avais plus le choix mais c’était ça ou ne pas le faire. Et dans ce cas vous avez tous les jours mille raisons d’abandonner En fait on n’est jamais vraiment prêt. A posteriori, j’étais un peu irresponsable. Mais finalement ça a passé, on a failli gagner la course malgré un départ catastrophique. Mais il y a eu des moments extraordinaires de beauté, la nature nous a offert des levers et couchers de soleil incroyables, c’est une chance inouïe. Il y a, c’est vrai, des moments très durs où vous vous demandez ce que vous faites là puis il y a des moments de grâce. C’est aussi un rendez-vous avec vous-même, dans la mesure où on est coupé du monde ; vous réfléchissez à beaucoup de choses. La beauté de la nature, ça favorise aussi des réflexions essentielles de sa vie. C’est un moment où c’est la nature qui décide du temps, qui vous aide à réfléchir sur le monde actuel et ça, c’est extraordinaire. Nous ne sommes plus dans la vie de tous les jours.
Vous avez quand même failli tout arrêter ! Une nuit où l’on était au paroxysme de l’absurde, où les gars se battaient à coups de manivelles sur le pont, tout était cassé. Je me suis dit que ça devenait n’importe quoi et qu’il fallait arrêter. Un gars a été blessé et évacué par hélicoptère. Ca tournait au désastre et puis on est comme ça, on remonte sur le cheval ! A Cape Town quatre sur huit ont été débarqués, j’ai eu la chance de trouver d’autres équipiers, plus jeunes, on a pu réparer la casse… C’est là que votre fils a débarqué ? Non, ça a été à la quatrième étape. Au départ j’avais idéalisé mon rêve en réalisant cette course avec mes enfants et mes copains, en fait, sur la ligne de départ il n’y avait ni enfants ni copains, personne n’a voulu me suivre avec cinquante mille raisons de ne pas être libre un an ! Et sans téléphone ! Mais à la deuxième étape, nous sommes repartis et arrivés deuxième dans notre catégorie. Le Graal pour les marins, ce sont les deux étapes des mers du Sud, l’Océan Indien, le Pacifique, des endroits très hostiles et les plus mythiques. Dans votre récit, ce qui m’a fait rire c’est qu’à chaque escale, malgré tous les problèmes, vous essayez d’aller voir un vignoble… Chassez le naturel ! (Il rit) En fait, ces escales sont des endroits extraordinaires comme Cape Town, Oakland, ces pays du nouveau monde et ça m’intéressait d’aller comprendre comment ils font du vin. Mais j’ai trouvé des vins qui n’étaient pas aussi fin et élégants que chez nous. Par contre j’ai trouvé des vins extraordinaires en Afrique du Sud, des terroirs mieux compris, plus analysés sur des domaines très anciens. Et alors ? Ecoutez, j’ai déjà pas mal à faire en France avec un marché du vin qui n’est pas en ce moment des plus euphoriques et les Africains m’ont dit que pour s’installer chez eux aujourd’hui, lorsqu’on est français et européen, il fallait être inconscient et ce n’était pas recommandé dans un climat politique, économique très difficile, dans un environnement, sinon hostile mais difficile pour nous. D’autant qu’entre blancs et noirs ce n’est pas le grand amour. Ce n’est pas un pays paisible. J’aurais adoré mais c’était très risqué, très loin de chez moi. Ici c’est béni des dieux. Revenons à la famille. Déjà, votre fils : c’était une envie de monter sur le bateau ou simplement une expérience ? Non, il voulait vivre cette expérience ; les premiers jours il a été très malade, très secoué puis ça a été moins difficile. Aujourd’hui je vais surtout essayer d’intéresser les enfants au domaine, de leur transmettre cette culture, leur donner l’envie et le goût du vin sans la moindre pression. Chacun suivra la route qu’il choisira. Par contre, avec mon fils, on a vécu des moments de partage rares qu’on ne retrouvera jamais. Il m’a parlé de lui, de sa vie, de la famille, des choses qu’il n’aurait jamais faites à terre. Et ça, ça a été une grande chance.
Pour revenir à votre voyage, ça a été très physique mais ça a aussi été un voyage intérieur. Vous avez raison. Lorsqu’on est à la barre la nuit, que vous entendez l’eau qui glisse sur la coque, ça favorise la réflexion et votre voyage intérieur, vous pensez beaucoup aux gens que vous aimez, que vous avez laissés. J’ai aussi pris conscience de la valeur de l’amitié et de l’amour. Je les avais tous autour de moi départ. Chacun m’a écrit un petit mot dans une grande enveloppe pour en ouvrir un tous les jours. Et dans des moments de désespoir, de doute, ça vous relie à la vie et à la fin, il ne reste que ça : l’amour, l’amitié. Y aura-t-il un film après le livre ? Oui, vous vous souvenez de Margot ? Elle avait 25 ans et descendait de sa montagne et j’ai beaucoup de respect pour elle. Elle filmait tous les jours. On a donc beaucoup d’images. A partir de ce livre on a de quoi faire avec toutes ces images Je tenais des carnets de bord, je faisais tous les jours l’effort de reporter les événements du jour, ce qui m’a servi pour le livre. Des impressions maritimes, humaines, émotionnelles. C’est vraiment la réalité de ce que j’ai vécu. Le retour sur terre ? Très difficile. Mentalement et physiquement. Pendant un an vous êtes sous pression à tous les niveaux, en tant que capitaine du bateau. J’étais responsable de tout et de tous, l’angoisse absolue est l’homme à la mer. J’ai eu un an de retour sur terre, de réajustement mental et physique assez difficile. Mais c’est le prix à payer tout en m’enrichissant beaucoup. Ça permet de faire le tri sur beaucoup de choses, de vivre la vie autrement, d’aller vers l’essentiel. Est-ce que vous revoyez votre équipage ? Non. D’abord, personne n’habite au même endroit. Et puis, les liens qui se créent ne sont pas du ressort de l’amitié. C’est quelque chose qui se construit dans la durée. Il n’y a pas des conditions de proximité culturelles, de goûts communs, à rire des mêmes choses. On était là pour faire quelque chose d’extraordinaire ensemble, nous nous sommes retrouvés de manière hasardeuse sans se connaître et on s’est quitté de la même façon. Il y a entre nous une dimension de respect mais c’est tout. On l’a fait ensemble, on est tous très fiers. Peut-être que dans quelques années on aura plus de facilités à se revoir et en reparler. Ce ne sont pas des amis, c’est un équipage. Vous comptez recommencer ? Jamais !!!
Propos recueillis par Jacques Brachet Photos Monique Scaletta
L’un est sculpteur : le toulonnais Olivier Campistron. L’autre est peintre : Le parisien Olivier Lavorel. Deux mondes diamétralement opposés mais réunis par Michel Estades qui a le flair pour découvrir des pépites, des artistes originaux et inventifs. Ceux-là, donc, il les a réunis dans sa galerie toulonnaise jusqu’au 21 novembre. Deux artistes talentueux, deux hommes passionnés qui parlent de ce qui est devenu leur métier en passant par des chemins de traverse. Boris CAMPISTRON « Boris, je crois que vous êtes arrivé à la sculpture par hasard ? Effectivement, j’ai fait des études d’art et de design et quelques années plus tard, avec des copains on s’est amusé à sculpter des citrouilles pour Halloween Qui sont ces copains et pourquoi des citrouilles ??? Les copains sont ceux qui sont restés dans le coin et on s’est dit qu’on allait faire ça pour rigoler et pour marquer le coup d’autant qu’à l’école d’art, où nous étions, à la Grande Tourrache, on nous avait fait tout essayer sauf la sculpture. C’était le design, Internet. Et alors ? Depuis l’école d’art, je n’ai jamais arrêté de dessiner, de faire de la peinture mais jamais de sculpture ni de modelage Je ne sais pas si c’était parce que j’avais beaucoup dessiné avant, j’ai trouvé que j’avais des facilités à sculpter et j’ai décidé d’essayer autrement que sur des citrouilles ! Avec de l’argile par exemple. Ça m’a bien plu et je suis parti là-dessus pendant trois, quatre ans. Votre rencontre avec Michel Estades ? C’est un copain qui était le neveu de Michel, qui me l’a présenté et lui a montré ce que je faisais. Michel m’a dit qu’il y avait du potentiel, de le rappeler plus tard Et là, selon lui, c’était assez abouti pour qu’il m’expose chez lui. C’est vraiment lui qui m’a lancé. Ça fait six ans que nous travaillons ensemble.
Comment travaillez-vous ? A la base, je travaille à l’argile et Michel m’a aidé pour en arriver au bronze, connaître toutes les étapes de la fonderie, c’est lui qui m’a introduit dans l’une des meilleures fonderies d’art de France, à côté de Valence, la fonderie Barthelemy. Grâce à lui j’ai eu cette chance. D’où vient cette passion et surtout celle des animaux ? Il y a toujours eu des animaux à la maison, surtout des chats, j’en ai d’ailleurs beaucoup sculptés. Et aussi, avec mon père, on allait à la fauverie du Mont Faron, ce qui m’a beaucoup marqué de pouvoir les approcher « en vrai » ! J’ai aussi fait quelques portraits « humains », j’ai beaucoup dessiné de portraits à une époque mais au final, je reviens toujours aux animaux. Je pense que j’ai beaucoup plus de facilités et j’aime travailler à partir du vivant. Vous êtes allés dans d’autres zoos ou avez-vous voyagé pour les approcher ? Je n‘ai jamais eu l’occasion d’aller en Afrique mais lors des vacances d’été avec ma mère, on allait voir des zoos dès qu’on en avait l’occasion. Je suis aussi allé voir des chevaux. Mais j’ai toujours été attiré par tous les animaux. Vous êtes plus attiré par l’animal que par l’humain ? Parfois oui ! J’ai parfois plus de réactions vers un animal ! Je dois vous dire une anecdote : Lors de ma première pièce mise en galerie, le lendemain, le Covid était déclaré !… Mauvais timing ! Mais à partir du moment où j’étais parti, je n’ai pas arrêté. Et vous exposez vos dessins ? Non, car je me considère comme nul en dessin ! Ce sont juste des trucs techniques pour me figurer ce que sera la pièce que je ferai. Puis je fais d’abord une armature en aluminium… pour qu’elle soit à la bonne proportion, ce qui n’a rien de vraiment artistique. Tout se passe dans la tête et je commence à modeler à l’instinct. Mais ce sont beaucoup de répétions. Et souvent je recommence tout. Faire, défaire, c’est ce que je fais souvent ».
Olivier LAVOREL Alors vous, vous n’êtes pas Toulonnais ? Je suis de la région parisienne… D’où tous ces tableaux sur Paris ! Paris, on ne peut pas y échapper, la ville est magnifique. Pour le type de travail sur les villes, il y a de nombreux points de vue d’en haut qui permettent d’avoir des visions extraordinaires et harmonieuses, sur certains monuments comme la tour Saint-Jacques, la tour de Notre-Dame, la tour Montparnasse… Vous peignez donc en hauteur Non, je travaille dans mon atelier d’après photos. Je mets un mois pour faire mes toiles, du coup je ne produis pas beaucoup. Il est vrai qu’il y a un fourmillement de détails qui doit vous prendre du temps… Oui mais en même temps, si vous regardez de près, ce n’est pas si détaillé que ça, l’impression de loin doit être juste mais en réalité, de près, on peut avoir l’impression que c’est de la grosse « patouze » !!! Alors, ce qui est incroyable chez vous, c’est qu’au départ vous êtes parti dans le désert… Loin des grandes villes ! En fait, j’ai une formation d’ingénieur. J’ai travaillé dans l’agro-alimentaire durant une trentaine d’années.
On est loin de la peinture ! (Il rit). Effectivement, ça n’a rien à voir mais depuis longtemps ça me démangeait de devenir peintre et il y a maintenant dix-neuf ans que j’ai décidé d’arrêter l’entreprise et de me lancer dans la peinture. Et mon projet à l’origine était daller peindre le désert. Ça m’est venu de la lecture d’un livre de Paul Hauster. C’était donc en 2007, j’étais sur un gros projet aux Etats-Unis mais j’ai démissionné, j’ai acheté un 4X4, j’ai traversé l’Espagne, le Maroc, j’arrive à Ouarzazate où je commence à peindre et je me rends compte alors qu’il n’y a pas grand-chose à peindre. Alors ? Par contre les casbahs, les accumulations de maisons, je commence à trouver ça intéressant. Je suis donc revenu bredouille à la maison, j’ai revendu mon 4X4, je suis reparti six mois plus tard avec un sac à dos et des toiles sous le bras et je suis allé à Fez. C’est la plus belle des médinas par rapport aux couleurs et je me dis que c’est ça que je veux peindre. De peinte du désert, je suis devenu peintre de ces accumulations urbaines. Et vous arrivez « chez nous » ! Je découvre les calanques de Cassis, de Cap Canaille en pratiquant de l’aviron de mer et je retrouve là les roches que j’avais envie de peindre, les gaves qui m’interpellent. Comment êtes-vous arrivé ici ? J’étais alors à Dinard, en Bretagne où j’avais ouvert une galerie où je vendais mes toiles. Puis j’ai perdu ma femme il y a quinze ans et j’ai alors décidé de changer et de descendre vers le Midi et je suis tombé sous le charme de la baie des Sablettes. Arrivé ici j’ai commencé d’aborder d’autres thèmes comme les agaves et surtout les roches que j’avais envie de peindre. Finalement je me retrouve dans ces paysages. Je n’avais plus de galeriste, je travaillais alors avec un galeriste d’Albi. Venant ici j’ai cherché une belle galerie et rencontré Michel Estades qui m’a juste dit « C’est pas mal » ! Et on a commencé à travailler ensemble. Notre relation est simple, nous travaillons en confiance et il a un œil. Donc, plus pour vous d’avoir une galerie ? Non, j’ai trouvé celle qu’il me fallait et surtout, en en ayant eu une, je sais quel travail, quels problèmes ça comporte. Je me repose aujourd’hui sur Michel et c’est très bien comme ça !
Jeudi à 18h30, le ruban rose s’est illuminé sur la façade de la mairie de Six-Fours, frappant les trois coups de cet Octobre Rose qui est devenu une tradition dans toute la France. « Un événement qui a pour but – comme l’a précisé Frédéric Boccaletti, maire, de Six-Fours – de parler de prévention, d’accompagnement et de solidarité car derrière le ruban rose, il y a des femmes qui travaillent, qui vivent, qui élèvent leurs enfants, prennent soin des autres et, soudainement, doivent prendre soin d’elles-mêmes. C’est précisément ce message que nous devons apporter à ces femmes : prendre soin d’elles. Le dépistage est un geste simple mais essentiel, qui permet de détecter cette maladie le plus tôt possible et d’améliorer la prise en charge pour les femmes essentiellement de 50 à 74 ans avec une mammographie à faire tous les deux ans. Prévenir, c’est informer, sensibiliser mais « Octobre Rose » ne doit pas seulement être « le mois de dépistage » mais aussi prévenir des facteurs de risques. La santé reste une priorité. Prévenir c’est aussi aller vers les personnes de notre commune. N’hésitez donc pas à vous inscrire.
Le maire avec Evelyne Quinzelaire
Avec Béatrice Metayer
L’accompagnement c’est aussi trouver de l’écoute et bénéficier des soins et du service social. Ce lancement officiel aujourd’hui vous proposera, durant tout le mois, des moments festifs et caritatifs, des moments d’évasion. Malheureusement, l’association « Les ailes de la renaissance » ne sera pas avec nous cette année, son vice-président Patrick Feron, ayant eu un accident aérien et étant décédé avec sa passagère Anne marie Kessedjian. Nous pensons à eux. A Six-Fours nous avons voulu faire d’Octobre Rose, un mois vivant, accessible et profondément humain. Mais cette manifestions, aussi belle qu’elle soit, ne serait pas possible sans celles et ceux qui la font vivre c’est-à-dire les partenaires, les associations, les professionnels de santé, les commerçants, les artisans, qui donnent de leur temps de leur argent, leur énergie, leurs compétences, sans oublier les bénévoles qui font un travail exceptionnel. Un grand merci à tous de faire vivre cette solidarité, cette mobilisation qui crée du lien, de l’espoir, de la confiance. Je remercie les services de la ville et en particulier Béatrice Metayer, qui donne beaucoup de sa personne entre Octobre Rose et le Téléthon… »
Evelyne Quinzelaire, adjointe aux Affaires Sociales, devait préciser : « Prévenir, c’est informer, permettre à chacune de mieux connaître sa santé, d’adopter les bons réflexes et ne jamais hésiter à en parler. Dépister, c’est donner toutes les chances d’agir le plus tôt possible. « Octobre Rose », c’est aussi accompagner parce que derrière chaque dépistage, il y a une femme, une famille, une histoire et face à la maladie, personne ne devrait avoir le sentiment d’être seul. C’est pourquoi à Six-Fours nous avons voulu construire un mois qui ne se limite pas à un symbole ou à une couleur. Tout au long de ce mois d’octobre nous allons faire vivre la prévention, le dépistage, le sport santé mais également le partage et la solidarité. Autant de rendez-vous différents mais un même objectif : rassembler et prendre soin. Tout cela est possible grâce à une formidable énergie collective. Je veux adresser à toutes les femmes un message simple à toutes les femmes : prenez soin de vous, écoutez-vous et surtout ne restez pas seules » Les responsables de CapSein, de la Petite Parenthèse et de la Ligue contre le cancer était présents, chacun a fait un court discours puis on a eu droit à un mini-spectacle de jeunes danseurs d’une énergie folle du studio Intemporis, suivi d’un cocktail où l’on a pu remarquer que le maire restait là à discuter avec tout le monde. Ce fut une chaleureuse soirée.
Luc Patentreger et Michèle Jean, vice-présidente des Chantiers du Cinéma
Il y a 25 an , naissait à la Seyne-sur-Mer, l’association « Les chantiers du Cinéma » qui avait pour but, au travers du cinéma, de mettre les femmes en valeur avec des projections, des rencontres des débats, des soirées à thèmes, des expositions. Une manifestation accessible à toutes et tous organisée par un homme passionné : Le Docteur Luc Patentreger. Si au départ, ce festival naissait et se produisait à la Seyne, d’année en année, il s’est étalé, étoffé, a pris de l’importance et, 25 ans après, ce sont huit salles, cinq villes et 35 films que, chaque année, le festival « Femmes ! » présente : A Toulon (Théâtre Liberté, le Comédia, le cinéma Royal) le Pagnol à Bandol, Le Six N’Etoiles à Six-Fours, le casino Joa et le centre Tisot à la Seyne, le Rocher à la Garde..
Des projections de films tournant autour de la femme, qu’elles soient artistiques, politiques, scientifique, suivies de débats, des longs et courts-métrages, des séances pour les écoles, la venue de personnalités et des soirées diverses, vous seront proposés du 4 au 20 novembre, disséminés dans ces huit lieux. Cette année, le thème est « La passion », passion partagée par Luc, son équipe et le public. Hormis toutes ces projections, quatre soirées spéciales seront proposées : danses & musiques persanes, soirée country, soirée classique autour de Vivaldi et une séance ciné-rétro.
Une exposition réunira au Casino Joa huit créatrices autour du thème « Indociles ! », exposition de talents et de liberté. Des ateliers seront proposés à de jeunes élèves et étudiants afin de les ouvrir à tous les arts cinématographiques, du tournage au montage, en passant par le scénario. A noter que deux prix récompenseront les films présentés (dont huit avant-premières) : le prix du public et le prix du jury, celui-ci représenté par des personnalités du cinéma. Vous pourrez retrouver toutes informations, toutes réservations sur : www.femmesfestival.fr
Chaque année, Octobre Rose mobilise le monde entier pour sensibiliser à la lutte contre le cancer du sein, une maladie qui touche une femme sur huit au cours de sa vie. Si les campagnes nationales jouent un rôle majeur, les initiatives individuelles peuvent aussi faire une différence. Et la ville de Six-Fours s’est toujours mobilisée prioritairement durant ce mois. Une rencontre à la Maison du Cygne réunissait ce samedi nombre de médecins, d’infirmiers et infirmières, de spécialistes autour du Maire, Frédéric Boccaletti, Pierre Jouan, adjoint à la Santé et Evelyne Quinzelaire, adjointe aux Affaires Sociales et le directeur de cabinet Mathieu Werth. Comme chaque année nombre de manifestations vont être proposées au public, coordonnées par Béatrice Métayer, chargée de mission politique de santé publique, également organisatrice du Téléthon.
Evelyne Quinzelaire & Béatrice Métayer
MathieuWerth, directeur du cabinet, Frédéric Boccaletti & Béatrice Métayer
C’est ainsi que nombre d’associations offriront leurs services et proposeront des animations diverses et variées dont nous vous communiquons le programme : Jeudi 1er octobre 18h30, lancement officiel sur le parvis Colonel Arnaud Beltrame Vendredi 2 octobre : Journée croisière rose, sortie en mer… Si le temps le permet ! Mercredi 7 octobre : Journée des Pointus Roses au port du Brusc, organisée par l’association « Lou Capian »… suivie de grillades. Vendredi 9 octobre Espace Malraux 20hDéfilé de l’élégance proposé par l’association Prestige Events Dimanche 11 octobre 14h, Espace Malraux, Grand loto caritatif Mardi 13 octobre balade à cheval vers le Cap Sicié, proposé par le centre Equi-Club du Brusc Jeudi 15 octobre 19h30 : Gala du Cœur au restaurant La Spaggia
Frédéric Boccaletti et Jacques Boyaval, fondateur et cogérant de la Maison de santé de Six-Fours
Dr Marie-Claire Tuffery , créatrice de « Med’Aide, Pierre Jouan & Evelyne Quinzelaire
Samedi 17 octobre de 14h à 19h, Thé dansant à l’Espace Malraux Mardi 20 octobre de 9h à 18h, journée de dépistage et de prévention du cancer du sein à l’Espace Malraux Jeudi 22 octobre 20h30, Ciné-débat au Six N’Etoiles autour du film « Haut les cœurs ! » de Solveig Anspash, avec Karin Viard &Laurent Lucas 23 au 25 octobre ; de Six-Fours aux Embiez, raid « Défi d’Elles » Same di 24 octobre 14h : Marche rose du square Georges Martin à l’île du Gaou Mercredi 18 octobre de 11H à 17h, journée bien être & santé à la Villa Simone Vendredi 30 octobre 20h30 Espace Malraux : Cabaret caritatif par l’association « Amicalement Show » Pour nombre de ces événements, il faut s’inscrire auprès de Béatrice Metayer (beatrice.metyer@sixfours.fr – 04 94 34 94 64)
Lara, je l’ai connue grâce à Denise Glaser qui était une admirable animatrice d’une émission très courue : « Discorama ». Par ses regards et ses silences, elle arrivait à faire dire des choses aux artistes qu’ils n’auraient jamais pensé dire. Nous avions des rapports amicaux et nous retrouvions toujours avec plaisir lors d’événements musicaux comme le MIDEM ou la Rose d’Or d’Antibes. Et c’est à Antibes qu’elle m’a confié le premier album de Catherine en me disant : «Ça vous plaira, j’en suis sûre» Du jour où elle m’a offert son premier album, je suis devenu fan. Lorsque je l’ai écouté, avec cette voix mélodieuse, qui ressemblait alors au violon qu’elle jouait depuis plus de vingt ans, j’ai adoré ce qu’elle faisait. De ce jour, j’ai suivi cette artiste qui faisait des disques sans faire de tournées et très peu de galas. Les disques se succédaient, toujours beaux, toujours originaux mais il y manquait quelque chose qui faisait que ça ne prenait pas avec le public. Les mélodies étaient aussi belles que la voix mais on ne mettait pas un physique sur ce nom qui pourtant était signe de qualité. Il faut dire que son style n’était pas encore très affirmé. Elle apparaissait brune, une raie sur un brushing très sage, puis toute frisée, très baba cool, avec robe longue, puis les cheveux gominés et la poitrine à l’air, puis dans un flou artistique signé David Hamilton, avant de devenir enfin ce qu’elle était : une fille décontractée et sans tabous, avec sa démarche en canard, avec une coiffure en pétard. Avant ces » reconversions physiques » qu’elle a gardées depuis, elle eut enfin son premier tube : « Johan ».
première rencontre
Première tournée
J’ai fait sa connaissance sur ce succès-là et dans les pires conditions. Elle était la vedette d’un concert du Parti Socialiste, dans une pinède varoise soufflée par le vent, envahie de voix de mentors criant leurs convictions politiques, dans le vent, un nuage de sable et de poussière, devant chanter après quelques homériques discours, dans les odeurs de transpirations, de beignets, de frites et de merguez. Tout était réuni pour faire de ce concert un moment d’intimité, un après-midi… magique !!! Elle qui avait été bercée par le violon classique, avait créé un quatuor, était loin de cette nuit magique qu’elle allait nous offrir plus tard. A noter qu’elle a obtenu son premier prix de violon à l’âge de 5 ans, suivi d’un autre à 13 ans, d’un troisième en 65 puis d’un premier prix de musique de chambre en 66, enfin faisant les premières parties de Jean Ferrat et Claude Nougaro avec le Quatuor Lara dans les années 70… Je la retrouve donc sur une table branlante, pour un repas avec quelques olibrius » qui, à l’heure qu’il est, ont les idées encore plus teintées du vin qu’ils viennent d’ingurgiter et, comme je fais « un son », c’est à dire une interview enregistrée, j’aurai sa voix mélodieuse mêlée aux voix de ces machos qui digèrent, d’un chien attaché qui ne cesse d’aboyer et d’un coq venu de l’on ne sait où, qui va « cocoriser durant toute l’interview ! En prime, la voix de la serveuse couvrant toutes les autres pour lui dem
Il nous prend un fou-rire pas possible qui scelle cette amitié naissante. La glace fut définitivement rompue lorsqu’on nous l’apporta, molle et fondante sous le chaud soleil de juin du Midi ! C’aurait pu être désolant mais c’était sans compter l’humour de Catherine qui aussitôt, prend le contre-pied de cette foire d’empoigne et commence par balancer des vannes irrésistibles. Je ne la connaissais pas mais je découvre un humour corrosif et un plaisir à faire des jeux de mots et des contrepèteries que je n’aurais alors jamais imaginés chez une personne aussi romantique. Elle n’allait pas tarder à me prouver qu’elle était plus rock que « mantique » et de cette journée s’est scellée une amitié sous le signe de la rigolade. Je découvrais une artiste magnifique doublée d’une femme drôle, à l’humour à fleur de peau, comme je les aime. Et le courant est aussitôt passé. A tel point que je décidai qu’elle serait ma prochaine tournée d’été alors que son nom commençait à devenir synonyme de succès « Johan » y contribua mais ce fut « La rockeuse de diamants » qui allait définitivement la faire connaître, , même si, pour la circonstance, elle quittait son côté romantique qu’elle ne retrouverait qu’avec « Nuit magique » qui lui permit d’obtenir une Victoire de la Musique.. Mon amitié avec Catherine est donc un vrai coup de foudre, une histoire d’humour qui a très vite tourné à l’amitié.
Age Tendre avec Frank Alamo, Herbert Léonard, Alice Dona
Lara EST musique même si elle en a bavé avec son violon, ce qu’elle ne regrette pas aujourd’hui une seule seconde « Le violon, c’est le prolongement de ma main, de mon âme et aujourd’hui je ne pourrais plus m’en passer même si je suis passée à une autre musique entre-temps ». Des tournées, des galas, des crises de fous-rires… avec » Lala » on a des souvenirs à la pelle du temps que notre rockeuse de diamants nous offrait des nuits magiques… Et puis les tournées se sont espacées, nous nous sommes moins vus. Jusqu’au jour où la voilà partie avec la tournée « Age Tendre » et où l’on se retrouve comme au bon vieux temps, toujours amicale, toujours simple, toujours drôle. Autre trait de caractère de Catherine : elle est toujours positive… Il faut dire – encore un point commun que nous avons : elle est Gémeaux. “Je me dis qu’il y a toujours un joker à jouer. Rien n’est jamais vraiment désespéré. Il faut simplement balancer des ondes positives et toujours relativiser par rapport à tout ce qui nous entoure. Il faut aussi savoir rêver…Et comme disait Brel, l’impossible rêve, j’y crois. Je me dis que tout est possible. Le rire est aussi pour moi quelque chose d’important. Ça m’est indispensable.
Je me souviens d’une soirée à Saint-Tropez où TF1 tournait avec Stéphane Collarot une émission dans un ancien lupanar ! Déjà, c’était rigolo mais retrouver mes deux amies, Catherine et Maurane qui, elle aussi, n’avait pas sa langue dans la poche, qu’est-ce qu’on a pu rire devant le bar où le champagne coulait à flots !« J’adore rire, me moquer des gens et de moi-même. J’adore les gens qui aiment rire et qui me font rire. Ça, c’est typiquement Gémeaux et c’est certainement pour ça que nous nous aimons, toi et moi ! Nous sommes excessifs et on dit qu’on meurt toujours de ses excès… C’est sûr, j’en mourrai un jour mais que veux-tu, je n’aime pas la tiédeur, même si je pense être quelqu’un d’équilibré. Je puise là mon énergie… « Une autre qualité chez Catherine : la franchise ! « Je ne sais pas trop si c’est une qualité ou un défaut mais j’ai une belle ( ?) réputation de franchise et tant pis si ça me joue des tours. De toute façon, je n’ai pas envie de plaire à tout le monde. Par contre, avec l’âge, je fais peut-être plus attention aux autres, j’essaie de ne pas les blesser pour rien. J’ai envie de devenir tolérante !»
Tout comme Lara Fabian (Je vous en parlerai), je fus le premier journaliste que Fabienne Thibeault rencontra lors de sa première tournée en France. Tournée qui s’arrêtait à Chateauvallon. Elle sortait à peine de « Starmania », première mouture et la meilleure à mon avis, dont j’avais découvert le spectacle à Paris et qui réunissait Daniel Balavoine, France Gall, Diane Dufresne, Claude Dubois, Gregory Ken, Nanette Workman, Etienne Chicot et Fabienne Thibault peu connue jusqu’alors mais déjà une vedette au Québec. Après des mois de succès, il fallait bien s’arrêter et reprendre la route… en solitaire. Ce que fit Fabienne, qui décidait de se faire mieux connaître en France car on commençait à bien repérer cette voix de cristal découverte grâce à cette serveuse automate qui marquera sa carrière à jamais. Premier concert en solo, donc : Châteauvallon. Je décidai d’aller à sa rencontre et de voir ce qu’il y avait derrière cette chanteuse alors bien enrobée dont le visage se cachait derrière de très longs cheveux style « Papas and Mamas » et de petites lunettes rondes qui lui donnaient un petit air intello. Je la rencontre donc après les répétitions, dans sa loge, on ne peut plus sympathique et accueillante.
L’interview se fait dans la joie et je me régale de l’écouter parler avec cette voix si mélodieuse et si chargée de l’accent de son pays. Ce fut réciproque je crois car elle me dit adorer mon accent et surtout, elle m’avoua que j’étais « son » premier journaliste de province puisque c’était son premier spectacle hors Paris. « Ainsi, je me souviendrai toujours de vous », me dit-elle de sa voix chantante. Mais quelque chose en plus allait faire qu’elle s’en souviendrait encore mieux : en discutant, elle me dit être Gémeaux. Je lui répondis que moi aussi. Elle précisa : du 17 juin. Moi aussi ! L’on se mit à rire et elle me dit : « J’ai trouvé mon jumeau ! »… Avec six ans d’écart, précisons-le !!!! Depuis, nous nous sommes retrouvés de nombreuses fois et chaque fois je dis à son attachée de presse : « Dites-lui que son jumeau est là ! ». C’est mon sésame. Depuis, j’ai son portable ! Et nous nous retrouvons en riant. Nous nous sommes donc souvent rencontrés depuis, en tournées et galas bien sûr mais aussi au MIDEM où nous avons passé une charmante soirée avec Dee Dee Bridgewater, à la Rose d’Or d’Antibes avec Nicole Croisille, à l’Olympia de Michelle Torr qu’elle était venue applaudir et saluer puis à Saint-Cyr-sur-mer où la chanteuse s’était transformée en comédienne auprès de Claudine Coster et Pascale Petit pour une pièce hilarante de Bruno Druart “Tout feu – Tout femme”. Là encore la soirée fut joyeuse car Claudine était une vraie maman-poule qui prenait soin de tout le monde… Ce sont de jolis souvenirs. Lorsque je la retrouvai en 97 au MIDEM, elle vivait encore entre France et Québec et avait rencontré son compagnon, le musicien de jazz Jean-Pierre Debarbat avec qui elle mêlait vie privée et vie musicale. Et si elle était à Cannes, c’était pour promouvoir leur œuvre commune qui avait fait l’objet d’un disque qu’elle m’offrit : “Martin de Touraine” qu’ils avaient écrit, interprété et produit. Mais aussi un second disque consacré à “Starmania” dont elle avait été la merveilleuse première serveuse automate et que Jean-Pierre avait revu et corrigé version jazz, avec la bénédiction de Luc Plamondon, une version très réussie montrant que toute belle musique est adaptable et peut traverser les époques.
Avec Jean-Pierre Debardat
Age Tendre avec Stone…
… Et avec les Charlots
Fabienne, après cette comédie musicale, est redevenue chanteuse à part entière, mais est tout de même toujours reliée, envers et contre tout, à “Starmania”. “Tu sais, “Starmania” est dans ma vie une chose d’irrémédiablement liée à moi puisque, avec France Gall, Balavoine, Dufresne, sans parler de Berger et Plamondon, j’en suis l’une des créatrices… C’est inscrit à jamais dans ma vie, dans ma carrière. Nous avons tous des souvenirs formidables de cette belle aventure. Des souvenirs indélébiles et merveilleux…” Fabienne, “en amour” avec “Starmania” mais aussi avec la France qui l’a adoptée… C’est toujours un plaisir que de la retrouver car elle a cette chaleur qu’on ne trouve que chez les gens venus du froid ! Sa carrière devient en fait plus française que québécoise. Francis Lai la choisit pour chanter le générique du film de Claude Lelouch «A nous deux», elle fait un énorme tube avec Richard Cocciante qui, pour le duo «Questione di feeling» qu’il a chanté en Italie avec Mina, la choisit pour la version française tout simplement intitulée «Question de feeling» ! Par contre, elle m’a joué un drôle de tour, il y a quelques années. Je collaborais avec le grand chef provençal Gui Gedda à un événement «culturo-culinaire» que Gui avec créé avec Michel Hébréard à Sainte-Maxime : «Stars en cuisine». L’idée était d’inviter un chef et de le mettre en binôme avec un artiste pour préparer un plat qui se faisait en public, et qui était jugé par un jury de personnalités et de gens du métier. J’y participais comme concurrent, comme juré mais aussi en faisant venir des amis artistes. C’est ainsi que je fis venir Stone et son mari, le pianiste Claude Khan, Julie Piétri et quelques autres dont Fabienne Thibeault. Nous nous voyions tous très souvent puisque je suivais les tournées «Age Tendre» et qu’il m’était facile de demander aux uns et aux autres d’y participer. C’est ainsi que Stone ayant dit oui, Fabienne me demanda d’y participer. Outre qu’elle venait d’obtenir la légion d’honneur elle était très fière d’avoir obtenu la médaille d’officier du mérite agricole.
Pourquoi pas ? Le hic est que le chef qui devait participer avec elle à ce concours, eut un empêchement. Du coup, Gui me dit que je cuisinerais avec Fabienne. Je ne suis pas un as de la cuisine et demandais à Fabienne ce qu’elle en pensait. «Pas de problème, on fera un plat à ma façon, on se débrouillera». On en restait là, elle nous envoya sa recette par mail afin d’acheter les ingrédients nécessaires pour la confectionner. La voilà qui arrive avec son attachée de presse et, lorsqu’au repas de midi avant le concours, je lui demande de me parler de ce que nous allons faire, elle m’assène avec son plus joli sourire et sa jolie voix : «Je n’ai jamais fait la cuisine de ma vie». Je restai sans voix mais son attachée de presse, qui était très bonne cuisinière (Elle avait prévu le coup la traitresse !) me rassura : elle prendrait elle-même les rênes. Heureusement car je ne connaissais même pas la recette de son agneau de lait à je ne sais quelle sauce ! Et nous voilà pelant, cuisant, réchauffant, autour d’un piano chaud bouillant sous un barnum qui s’était aussi bien chauffé au soleil varois. On transpirait, je suivais tant bien que mal et pendant ce temps-là, que faisait Fabienne ? Elle avait pris un micro et, avec l’animateur, passait d’un duo à l’autre, interviewant chefs et concurrents, commentant les recettes et venant me narguer en me houspillant pour qu’on ne traîne pas… Je n’en revenais pas ! Elle alla même chercher Stone pour chanter ensemble «L’aventura»… Quel culot la québécoise ! Mais elle fit un malheur à tel point que l’année d’après elle était invitée pour animer le concours ! J’avoue que je lui en ai un peu voulu mais avec Fabienne, on ne peut pas se fâcher tant elle est drôle, sympa, nature…
Avec Julie Pietri à « Stars en cuisine »
« Tou tfeu, tout femme »
J’avoue que je lui en ai un peu voulu mais avec Fabienne, on ne peut pas se fâcher tant elle est drôle, sympa, nature… Je la retrouvai, à quelques mois de là, à Vals les Bains où je reviens dans mon pays car je suis à moitié ardéchois… cœur fidèle ! J’étais venu passer quelques jours de vacances et au Casino de Vals les Bains était annoncé le concours de super mamies, organisé par la pétulante Fabienne Ollier. Evidemment je m’y précipite, d’autant que je retrouve une partie de mes copains d’Age Tendre : Sophie Darel, Alain Turban et Gilles Dreu, ardéchois d’adoption, Thierry Wilson, alias Zize Dupanier et… Fabienne Thibeault. Heureux de retrouver tout ce petit monde ami dans «mon pays» où chacun, membre du jury, doit passer sur scène en attraction, spectacle présenté par Sophie Darel. Répétitions sous le signe de la rigolade durant toute la matinée et à midi, on se retrouve tous… à la fête du chocolat ! Inutile de vous dire que nos amis mirent l’ambiance et qu’on se gava de chocolats de toutes sortes, de calissons, de nougats, de pâtes de fruits, chaque stand nous proposant d’y goûter… juste avant de passer à table ! L’après-midi, dans une salle pleine, ce fut du délire, des bus spéciaux amenant public de mamies et quelques «miss» des autres années. Ce fut beaucoup plus décontracté pour moi que «Stars en cuisine» mais – oh vengeance ! – je «caftais» à tous le coup que m’avait fait Fabienne qui en rit en encore sans le moindre remords ni une once de culpabilité. Ah, avec Fabienne, le monde est quelquefois… très stone !
Jacques Brachet
Avec Fabienne Ollier et Thierry Wilson alias Zize du Panier
Curieux et magnifique personnage que le britannique Stuart Lawsan, qui a eu et a toujours une vie peu banale. Amoureux de la photographie dès son plus jeune âge, il devient, durant 47 ans, banquier… en Russie, où il découvre la danse et surtout retrouve sa passion première par l’intermédiaire de celle-ci. Il replongera donc et, quittant la banque, il redevient photographe. Un photographe qui exposera dans le monde entier, qui travaillera avec le Stanislavski ballet, le Bolchoï, le ballet de Géorgie, entre autres, avant de se retrouver… à Hyères où il réside aujourd’hui. Un homme de talent, un homme volubile qui nous parle de sa vie avec cet accent qu’il a pris et gardé du côté de la perfide Albion et que je rencontre à l’hôtel la Farandole à Sanary, où l’on est toujours reçu par la lumineuse Olesia Sudzhan qui nous offre à chaque fois de très belles expositions, dont celle de Stuart Lawson exposée jusqu’au 18 décembre. Cette exposition, dont le rouge de la passion domine, Stuart l’a intitulée « L’âme du danseur » et c’est vrai qu’entre deux arabesques, trois adages, quelques jetés-battus , on découvre dans ses photos le mouvement et les expressions d’un art à la fois magique, difficile qui semble naturel mais repose sur un travail d’athlète physique mais aussi psychologique, travail de tous les jours pour arriver à cette grâce folle que nous offrent ces danseurs à travers ces photographies.
Quel plaisir de rencontrer cet homme, cet artiste, ce passionné qui s’exprime dans un français parfait avec cette pointe d’accent qui fait charme. Stuart, j’ai quelques questions qui vont commencer par « Comment ». D’accord ? D’accord ! Comment un Anglais se retrouve-t-il en Russie ? J’ai été banquier 50 ans, j’ai commencé à Londres avec deux grandes banques dont la City Bank et j’ai travaillé dans onze pays ; j’ai bourlingué un peu partout dans le monde et en 95, la City Bank me propose d’ouvrir sa première banque américaine en Russie. J’ai dit OK pour découvrir mon huitième pays. J’ai été ainsi le premier président de la City Bank en Russie ! J’y suis resté 25 ans, j’ai lancé quatre banques. Comment un banquier devient-il photographe ? Bonne question ! Mais la vraie question est : pourquoi un photographe devient-il banquier ? C’est-à-dire ? J’ai découvert la photographie à l’âge de 12 ans. Je n’ai jamais perdu cette passion et durant tout le temps où j’étais banquier, je suis resté photographe. La seule différence c’est qu’à un certain moment, il y a 14 ans, j’ai eu l’opportunité de découvrir le ballet dans le ballet. C’est à ce moment-là que le photographe a repris ses droits. Comment découvrez-vous la danse ? Je n’ai jamais été danseur. J’ai un jour fait une lecture parce que j’ai oublié de vous dire que j’ai été aussi professeur !
Anna, Stuart, Olesia
Aussi ??? Oui mais j’ai fait plein d’autres choses… J’ai toujours été très occupé ! Là où j’ai fait cette lecture, les responsables m’ont dit qu’ils avaient un ballet et ils m’ont proposé de le voir. Et j’ai eu une révélation. Je me suis dit : voilà ce que je veux faire : photographier la danse de l’intérieur. Et j’ai proposé de suivre le ballet, les spectacles, les répétitions… J’ai d’abord passé trois jours avec le ballet, dix heures chaque jour car je ne voulais pas être comme les photographes professionnels : faire mes photos et repartir aussitôt les photos faites. Je suis amoureux de la danse mais je vois que c’est un monde très fermé auquel j’ai la chance d’avoir accès. J’ai donc travaillé avec ce ballet durant trois ans. Je dois avoir quelque cinq mille photos ! Et après ces trois ans ? Je décide alors de faire de la production tout en ne vendant pas ces photos car je suis vraiment amoureux de la danse. Au bout de trois ans, voyant le résultat, le ballet m’a proposé de faire une exposition, puis un livre… Et depuis, ça ne s’est jamais arrêté. Pour moi, c’est un travail organique, je ne me suis jamais dit « Je veux être un photographe » Pour moi c’était naturel Alors, autre « comment » : Comment de la Russie, vous vous retrouvez en France ? J’ai une maison ici, à Hyères, dans la vieille ville, à côté d’un ancien monastère, le Clos de Saint-Paul. Ca a toujours été ma maison de vacances mais aujourd’hui c’est ma maison « De tout le temps » et je travaille là sur divers projets.
Face à face avec lui-même
Anna et Stuart, une oeuvre commune
Lesquels par exemple ? J’ai travaillé pour le centre Léon Bérard à Hyères, où j’ai réalisé sur soixante mètres, 123 portraits de soignants, d’infirmières, mais j’ai également réalisé beaucoup de photos de magasins, d’ateliers, de personnes qui vivent ici et chaque année depuis trois ans, on fait quelque chose qui s’appelle « Le jardin secret », nous invitons douze artistes qui exposent et nous exposons nos œuvres avec Anna, ma femme, qui est artiste, avec qui nous mêlons photo et peinture. C’est un grand moment de collaboration et ça va devenir une technique spécifique. A côté de ça, je continue mes expositions. Je serai à Londres la semaine prochaine et je serai à Fréjus pour le festival surréaliste. Durant sept mois, je vais exposer un peu partout mais je suis tellement heureux d’être ici à la Farandole car c’est un endroit magique et Olesia est une femme tellement adorable ! Aujourd’hui, vous ne faites plus seulement des photos de danse ? Non, tout dépend des idées qui me viennent. J’ai par exemple fait une exposition à Londres intitulée « Metamorphosis » sur l’idée de la transformation des personnes. C’est cette exposition que je présenterai à Fréjus. Je fais beaucoup de portraits, l’idée principale étant l’identité, le lien entre les personnes… Comme un banquier !
Le thème principal de cette exposition à la Farandole ? C’est la transformation d’un endroit à l’autre et c’est l’émotion. J’espère qu’on peut voir à travers ces photos que ce ne sont pas que des photos de ballets mais des photos d’émotions de ballets. Vous exposez partout dans le monde ? Oui, de Londres à Moscou en passant par l’Allemagne, Dubaï et même l’Ouzbékistan ! Mais pour moi, ce n’est pas une chose commerciale et je suis tellement heureux de ne plus être dans banque et de n’être que dans la photographie… Je suis le plus âgé des jeunes photographes !
Cécile Limier, les représentantes de CapSein & Asalée, Frédéric Maltèse
Cécile Limier, qui œuvre pour l’association « Sport Adapté Santé », avait, voici quelques mois, organisé un voyage à la Martinique avec ses adhérents, pour aller à la rencontre de leurs homologues caribéens. Durant ce voyage, avait été organisé un concours photo où chacun pouvait s’exprimer autour de thèmes comme la faune, la flore, le portrait, la photo insolite. Au retour, peu nombreux se sont prêtés au jeu mais chacun des participants y a mis tout son cœur, toute son imagination pour nous offrir des photos « De là-bas ». Photos qui devait être jugées par un jury averti, présidé par deux grands photographes passionnés : Henri Chich, président de l’association « Phot’Azur » et son épouse, Francine Chich, présidente de l’Union Régionale PACA, de la Fédération Française de la photographie. Ils étaient entourés, à leur petit niveau, de deux néophytes : Viviane Giol, qui s’occupe de l’association « SAS » et… de votre serviteur !
Portrait de Véronique Dechuzal
Le saxo de Sylvie Bertolotto
Les pélicans de Gwenaël Merlat
C’est au cours de l’assemblée générale de ce jeudi, qu’ont été remis les prix à quatre photographes en herbe – quatre femmes ! Il s’agit de Christine Richon, qui nous a offert un superbe perroquet aux couleurs multicolores, enfoui dans des plantes luxuriantes ; Sylvie Bertolotto qui, elle, a choisi un saxophoniste en pleine création dans un clair-obscur enveloppant ; Véronique Pechuzal, qui a fait posé un superbe autochtone pensif ; Gwenaëlle Merlat qui s’est prise de passion pour des pélicans venus pêcher lors de la levée des filets. Chacune a reçu sa photo encadrée et s’est vue félicitée par le jury et surtout Francine et Henri Chich qui ont exprimé leur choix et leur ont fait une mini master class autour de leur photo, à la grande joie des lauréats.
Christiane Richon et Gwenaël Merlat
Le perroquet de Christine Richon
Henri Chich qui ont exprimé leur choix et leur ont fait une mini master class autour de leur photo, à la grande joie des lauréats. Elles furent également félicitées par Frédéric Maltèse, adjoint suppléant au service des sports de la Mairie, heureux de voir une association pleine d’énergie, d’idées et de projets,. Cécile Limier et Frédéric Maltèse étaient accompagnés des présidentes de CapSein et d’Asalée, deux associations œuvrant pour l’accompagnement des malades. Lors de l’apéritif, l’on a pu également découvrir nombre de photos prises durant ce séjour enchanteur qui restera pour tous ceux et celles qui ont participé au voyage, de magnifiques souvenirs.
Jacques Brachet Photos Monique Scaletta
Le jury : Henri et Francine Chich, Viviane Giol, Jacques Brachet