CHRISTOPHE WILLEM
TOUJOURS LA MÊME ENERGIE, LE MÊME PLAISIR
Aujourd’hui, voilà qui me réconcilie avec la jeune génération de chanteurs…
J’ai rencontré Christophe Willem.
Eh oui, il arrive que dans ce métier du show biz, on ait – rarement ! – de jolies surprises et, celui que Marianne James a surnommé « la tortue » est une vraie jolie surprise.
Venant faire une dédicace à la FNAC de Marseille, nous avons rendez-vous avec lui avant cet événement qui, dès midi, rassemble une foule considérable. A quelques minutes près, il est là, souriant, disponible, gentil et volubile. On n’est pas 50 autour de lui puisqu’il y a la responsable com’ de Sony, mon photographe, Christian Servandier… et moi !
Que demander de plus sinon – ce qu’on aura ! – même pas une interview simple et décontractée, mais une vraie rencontre, une conversation, comme si l’on s’était toujours connus.
Sans compter qu’avec les problèmes qu’on a aujourd’hui avec les chanteur à propos de « leur image », lui, il accepte les photos durant l’interview, puis il pose pour Christian et même avec nous et enfin, durant la dédicace où chacun y va de sa signature, de sa photo « avec », de son bisou…Il prendra le temps de faire de vraies dédicaces et de dire un mot gentil à chacun.
Mais oui… Ca existe encore des « stars » comme ça… Je devrais dire… des extra-terrestres !!!!

Je le lui dis dès nos premiers mots. Il sourit, a l’air surpris et rigole :
« C’est vrai qu’aujourd’hui nos problèmes avec l’image sont très complexes… moi, j’avoue que je n’ai pas ces problèmes mais je peux comprendre les précautions que prennent certains artistes lorsqu’ils se voient dans des journaux et quelquefois, pas à notre avantage… Certains photographes ont vraiment des intentions… bizarres. Pourquoi essayer de faire des photos qui ne sont pas à notre avantage ? Mais bon, ce n’est pas l’essentiel de notre métier….
Christophe, pourquoi cette « série » de dédicaces alors que le disque est sorti depuis presque un an ?
Tout d’abord parce que ça coïncide avec la promotion du nouveau single que je sors : « Entre nous et le sol », et l’annonce de la tournée qui passera au Nikaïa de Nice le 13 mai et au Dôme de Marseille le 14 mai.
Alors que le disque est sorti voici près d’un an, il est rare que la tournée ne suive pas sa sortie et qu’elle se fasse si tard !
C’est vrai mais cela, c’est pour deux raisons : tout d’abord la production vient de changer. Ce n’est plus Camus mais Alias qui en est responsable. Il fallait donc tout mettre en place et ça prend du temps. De plus, ce disque est très différent du premier et, pouvant dérouter le public, je voulais qu’il ait le temps de s’installer, ce qui fait que nous avons fait 4 singles suivis de 4 clips afin de bien le travailler, de bien l’installer.
Enfin, je voulais proposer un show différent des autres tournées et pour cela, j’ai pris aux commandes Steve Anderson qui est le directeur musical de Kylie Minogue, et avec lequel nous avons conceptualisé cette nouvelle tournée. Il fallait pouvoir lier les deux albums, très différents, réorchestrer les chansons, pour en faire un spectacle cohérent. Beaucoup de choses ont changé : l’orchestration, la structure du spectacle, le thème global, le listing des chansons… Tout ça est très long et voilà pourquoi nous faisons cette tournée seulement aujourd’hui. Nous ferons 11 dates dès le mois de mai et également 11 dates en octobre avec juste quelques festivals cet été.
Comment est composé ce nouveau spectacle ?
Il est en quatre parties : un côté « dark », un côté « Spirit », un côté « Dance floor » et la quatrième partie sera faite des nouvelles chansons de mon prochain album… Mais elle ne viendra s’y coller que pour la deuxième partie de la tournée. J’aime essayer mes nouvelles chansons en concert et je sais que ça plait aussi au public de les entendre en priorité.
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Depuis la sortie de votre premier album, vous vivez à cent à l’heure. Avez-vous le temps de vivre ?
Il rit : C’est vrai que je n’ai pas le temps de me poser mais je vis les choses très simplement et, je l’avoue, avec un plaisir évident. Vous ne voulez pas que je me plaigne de ce qui m’arrive ?!
De toutes façons, je ne peux pas rester sans rien faire et j’adore les challenges…
C’est vrai que tout s’enchaîne mais je ne fais pas n’importe quoi.
D’abord sachez que depuis le début je m’accorde deux plages : Noël et le mois d’août où je me retrouve dans une maison qui n’est pas loin d’ici d’ailleurs, où je décompresse totalement, entouré de ma famille et de mes amis. Je me pose, je me repose, j’analyse ce que j’ai fait, ce que je dois faire, je remets en place mes objectifs… Et je repars avec la même énergie, le même plaisir.
Quand prenez-vous le temps d’écrire vos prochaines chansons ? Car il y a un prochain disque je pense ?
Oui bien sûr, en décembre ou janvier, je pense, qui devrait être finalisé en septembre et dont le premier single devrait sortir pour la fin de l’année. Pour composer, je suis très solitaire, je le fais chez moi. Par contre, pour le prochain, je travaille avec Sky avec qui j’ai déjà travaillé. Il se trouve qu’en ce moment elle vit chez moi et qu’il nous est donc très facile de travailler déjà sur le prochain album.
Comment ça se passe ?
On a chacun des idées, je pars d’un truc que je lui propose, je lui dis ce que je vois, elle me suggère des choses à son tour. Quelquefois il sort une chanson, quelquefois rien. J’adore travailler ainsi et voir naître les chansons.
Zazie sera-t-elle du troisième album ?
C’est la seule qui est des deux et peut-être sera-t-elle aussi du troisième ! C’est à mon avis le meilleur auteur qui existe aujourd’hui. Elle est la seule à savoir s’imprégner de l’univers d’un artiste et à écrire pour lui avec une vraie originalité.
J’ai toujours rêvé de collaborer avec elle et c’est un rêve qui s’est réalisé. Alors, la porte est ouverte… On est assez amis pour qu’elle dise oui ou non…
Le cinéma dans tout ça ?
Si c’est en tant que comédien, ce n’est pas une grande envie. Je l’ai fait pour « Alive », ce qui m’a permis de rencontrer Jenifer et Maxim Nucci, c’était drôle mais ça ne m’intéresse pas vraiment de « faire l’acteur ». Par contre, j’aimerais beaucoup écrire des musiques de films car ça, c’est vraiment de la création et c’est ce que j’aime… »

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier. |