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THEÂTRE GALLI, SANARY : DU WILDE 100% !

Est-ce Wilde ?
Est-ce le trio de comédiens « vedettes » de l’affiche ?
Les deux peut-être. En tout cas le Théâtre Galli de Sanary était plein comme œuf, jusqu’au moindre strapontin pour découvrir Macha Méril, Laurant Deutsch et Frédéric Diffenthal dans « L’importance d’être Constant », un vaudeville joyeux et fou où les comédiens font merveille.
Il faut dire qu’ils ont un dialogue ciselé et plein d’humour à se mettre en bouche et que l’histoire, les rebondissements, les quiproquos ne manquent pas et sont certainement jubilatoires à jouer.
L’histoire est assez compliquée et tordue, les portes claquent, le marivaudage est roi et se dispute avec l’intelligence du texte et la fin nous entraîne dans la folie pure qui ferait crouler de rire un mur de béton !
Deux amis mènent une double vie mais tous deux tombent amoureux de deux jeunes femmes qui ne peuvent concevoir un mari que s’il se prénomme Constant. Allez savoir pourquoi. Et bien entendu chacun va alors se prénommer Constant avec tous les quiproquos qu’Oscar Wilde décline avec élégance, avec grâce et bien sûr avec un humour tout à fait british !
Laurant Deutsch en aristocrate qui aime la vie et qui ne pense qu’à s’amuser et manger est cocasse. Frédérix Difenthel, garçon abandonné, pris entre son envie de s’amuser et l’éducation de sa jeune et jolie pupille est plus anglais que nature. Macha Méril est parfaite en mère et tante, à cheval sur les principes et très préoccupée de marier sa fille et son neveu dans la classe et l’argent dus à son rang.
Tout le reste de la troupe est très homogène et nous offre une comédie qui ne peut vous laisser sans rire ni sourire, semée d’imbroglios et de coups de théâtre jusqu’à la dernière seconde.
Auparavant, nous aurons fait une petite balade dans Sanary avec l’amie Macha Méril, la grâce incarnée, la bonne humeur et l’intelligence à fleur de peau. Un grand moment de charme et de plaisir. Retour au théâtre où les deux compères, qui ont daigné quitté leur chambre après une ultime partie de cartes, viennent se sustenter dans les coulisses et bavarder. Enfin, c’est surtout Laurant, éternel bavard, qui parle, raconte à la vitesse d’une mitraillette pendant que Frédéric écoute ou semble écouter, le regard lointain. Il n’y a pas plus différent que ces deux comédiens, le ludion bond aux lunettes rondes et garçon brun, hiératique et ayant l’air d’être ailleurs. Macha revient prendre un café, toute en crinoline et chapeau à plume et nous continuons de bavarder tout en faisant quelques photos dans le beau décor caché au public par le rideau rouge.
La soirée sera sous le signe du charme, de l’élégance, de l’humour de bon goût et nous repartirons dans ce froid vent du premier jour de printemps, le cœur heureux et léger.
Merci mesdames et messieurs les artistes… Vous avez servi Oscar Wilde avec l’intelligence et l’humour qu’il convenait et fêté avec faste la cinquantième étape de cette tournée qui en arrive à sa moitié puisque vous aurez traversé 99 villes exactement à la fin du voyage !
On vous le souhaite heureux et joyeux !

J Brachet

 

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