THEÂTRE DANS LA VIGNE, 21 ème EDITION
DU FEYDEAU… ET DU BON… ET DES COMEDIENS MAL ELEVES !

Comme tous les ans depuis plus de 20 ans, notre amie Marie-Christine Kemp nous concocte des soirées pleins de saveurs… Saveurs des vins des domaines qui nous reçoivent, saveur des textes que jouent de beaux comédiens, saveur des mets que nous offrent les restaurateurs varois.
Cette année nous avons choisi le domaine de la Navarre à la Crau pour passer cette 21 ème soirée de plaisirs. D’excellents vins suivis d’un Feydeau.
Feydeau, c’est du rire mais du bon rire, jamais sot, jamais vulgaire au niveau des textes mais des pièces montées comme des mouvements d’horlogerie. Il y faut du rythme, de la passion, de l’énergie… du talent quoi !
Et pour ce « Chat en poche », pièce mise superbement en scène par Pierre Laville, nous avons eu droit au talent à l’état pur avec une troupe homogène, même si le trio Valérie Mairesse, Gérard Rinaldi et Arthur Jugnot a mené la danse de bout en bout. Une pétillante, truculente et « énorme » (pour le rôle !) Amandine, un Monsieur Pacarel très coincé et imbu de lui-même, un Dufausset ahuri aux expressions dignes des meilleurs « Charlot » et tout le reste de la troupe qui n’a pas démérité et était à l’unisson.
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Ce fut un véritable plaisir, une grande joie, de beaux fous-rires à des répliques et des situations qui font mouche à chaque instant.
Que dire du repas qui, préparé par Alain Ryon (Bistr’eau Ryon, plage St Claire, le Lavandou), fut d’une finesse extrême et nous fit terminer dans la joie cette belle soirée.
Dans la joie… ou presque car la tradition veut qu’une table soit plantée au milieu des convives pour accueillir les artistes comme il se doit et qui soupent autour des spectateurs restés pour le repas. Et ce soir-là, la table resta vide car les comédiens menés par Jugnot père, ont préféré se faire la malle et aller dîner ailleurs, entre eux !
En 21 festivals, c’est la première fois qu’une telle chose se passe. Le public fut évidemment déçu mais pas autant que Marie-Christine Kemp qui est une hôtesse hors pair, qui bichonne ses comédiens, ces comédiens qui, pour une fois, on été profondément incorrects et grossiers, ne la prévenant même pas et ne disant au-revoir à personne…
Et laissant au festival une ardoise de dix repas !
Ce n’est pas un Galabru ou un Perrin qui auraient fait ça car eux, ont le respect de ce public qui paye pour venir les applaudir…
Ce fut une ombre au tableau qui assombrit un peu la soirée qui se veut chaleureuse et festive et, malgré le talent de ces comédiens, on ne peut que les blâmer d’agir aussi cavalièrement et grossièrement.
L’amour du public et les convenances se perdent, ma bonne dame… même au théâtre !!!

Jacques Brachet |