QUAND VIENNE S'INVITE A CANNES
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Le 31 Janvier au soir et le 1 er Janvier à 16h, les spectateurs cannois et ceux venus d’ailleurs à l’occasion des fêtes ont pu apprécier les morceaux mythiques du patrimoine autrichien ; entre valses, polkas et opérettes, la nouvelle année a fait une entrée joyeuse sur la scène du Grand Auditorium grâce à l’orchestre Johann Strauss de Budapest.
A la direction ; Paul Meyer, clarinettiste de haut niveau et de renommée internationale a mis tout son savoir-faire au service de ces œuvres mythiques aux mouvements si entraînants et aux airs si entêtants. Pendant que la télé rediffusait Sissi pour la énième fois, le rêve viennois s’installait à nos portes pour nous entraîner dans des valses endiablées. Pas moins de 3 rappels à la fin de la prestation ont confirmé la popularité des morceaux joués mais aussi le talent de l’orchestre et sa direction. Lors de la 1ère partie le public a pu apprécier l’ Ouverture de la Chauve-Souris, Aus de Jagd Polka, opus 373, Une nuit à Venise, « Lagunen Walzer » , interprété avec émotion par le ténor Mathias Reinthaller, Rosen aus dem Süden, valse opus 388 , avec 4 jeunes danseurs aux mouvements fluides et légers. A noter ; les demoiselles étaient vêtues de ravissants costumes de voiles aux couleurs pastel évoquant des ailes de papillons par leur finesse,ce qui apportait une touche supplémentaire de beauté et de grâce au morceau musical. Autre moment d’émotion, La Chauve-Souris, « Klänge der Heimat », interprété par la Soprano Claudia Bayer à la voix puissante et cristalline puis Pizzicato Polka : tout simplement superbe ! La ‘Valse de l’Empereur’, opus 437 : encore plus fort !
La 2 ème partie était composée des morceaux suivants : Le Baron tzigane : « Wer uns getraut », Duo de Saffi et Barinkay ; un moment magique dans la soirée tant pour la beauté de la mélodie que pour l’interprétation du duo dans lequel les deux chanteurs ont fait passer beaucoup d’émotion. Sang Viennois, valse opus 354, accompagné d’un ballet : incontournable ! La Chauve-Souris ; » Im Feuerstorm der Reben » , finale de l’acte II. Tritsch-Tratsch Polka op. 214 : rejouée après le rappel ! Le Beau Danube bleu, valse opus 314, avec ballet toujours empreint de grâce et de légèreté.
Ce programme a enchanté tout le monde, l’orchestre a reçu le message de spectateurs qui ont eu du mal à quitter la salle ; que demander de mieux pour commencer l’année que d’entendre les airs les plus célèbres du Folklore Viennois ? Et de les entonner encore après le spectacle afin de continuer à rêver en dépit du retour au quotidien ?
A l’année prochaine pour un aussi beau concert.
I. Giulietti |