THEATRE DANS LA VIGNE...18ème !

Monsieur Turcaret est un homme d’affaire véreux et très riche. A ce titre, et pour garder sa baronne de maîtresse, il omet de lui dire qu’il est marié, qu’il a répudié sa femme et lui promet le mariage. La baronne s’agrippe ainsi à lui, lui soutire allègrement tout son argent afin d’entretenir son petit chevalier, lequel profite de la situation pour récupérer l’argent donné par Turcaret, aidé en cela par Frontin, son valet, aussi filou que lui, qui profite de l’occasion pour infiltrer sa petite amie chez la baronne afin d’être au courant de tous ses faits et gestes… Ajoutez à tout ce joli vilain petit monde, l’épouse Turcaret qui revient en force chercher son dû, qui se fait passer pour une riche marquise afin de « récupérer »un petit marquis fauché, lequel se trouve être l’ami de l’amant de la baronne et puis, la sœur de Turcaret , marieuse à ses heures et aussi usurière que son frère avec qui elle est fâchée…
Vous vous y retrouvez ? C’est dur, c’est vrai et même de père Galabru en perd la boule. Mais il la perd avec le panache, la grandiloquence, la faconde qui est son image de marque, auprès de truculents comédiens dont son fils Jean, la copie-conforme du père et dont le face à face et un très drôle moment de cette comédie.
Car, malgré la malhonnêteté, le cynisme, les mensonges, les tromperies et vols en tous genres de toutes ces crapules sans foi ni loi, Lesage écrit là un pamphlet drolatique sur les monde des affaires qui prend, au XVIIIème siècle, une propension inquiétante… et qui, depuis, n’a cessé d’être d’actualité !
Et l’on passe un moment de théâtre délicieux avec une équipe qui a du mal à suivre le cheval de remonte qu’est Michel Galabru qui, quoiqu’il jure sur ses grands dieux qu’il ne modifie pas le texte à sa convenance, en rajoute pas mal et déconcerte quelquefois ses compagnons de voyages qui superposent leur textes à ses mimiques, ses expressions « galabruesques », avec une envie de rire non feinte.
Le public non plus n’a pas feint de rire très fort lors de cette soirée dans les vignes, au château de Mauvanne à Hyères, invité par notre Marie-Christine Kemp nationale, blonde vigneronne, ancienne théâtreuse et animatrice et organisatrice de choc !
C’était donc la première de ce Théâtre dans la Vigne qui fêtait cette année ses 18 ans – la majorité, déjà ! –avec celui qui est devenu sociétaire à part entière du festival, le Sieur Galabru in person, déboulant dans les vignes pour la cinquième fois !
Après une journée au temps incertain, tout se passa au mieux sous les étoiles (et les avions !) et dans la fraîcheur d’un été qui ne se décide pas à démarrer. Le repas qui suivit, arrosé des vins du domaine, repris par M Bassim Rahal, était finement signé Alain Ryon, qui préside aux destinées d’un de nos fleurons gastronomiques varois : le Lingousto à Cuers.
Que demander de plus, lorsque, en plus,’on se retrouve juste à côté de la table de la star de la soirée, qui n’arrête pas de bougonner en lançant des vannes et en faisant exploser son rire qu’on reconnaît entre mille !
Ils en ont signé des programmes, nos artistes, ils en ont fait des « photos avec… » sans jamais râler, avec toujours un sourire et un mot pour rire… Ca, ce sont de vrais artistes, mêlant talent et simplicité.
MCK, notre Marie-Christine a encore fait mouche pour la 18 ème année !
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