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SAINT-TROPEZ 7ème
UN EXCELLENT MILLESIME

7 ans… Ou ça passe, ou ça casse…
Eh bien, ce septième festival de la fiction TV de St Tropez est passé haut la main, tant par la qualité des programmes que par le choix des invités – et pour une fois, quantité et qualité vont de pair – la magie des rencontre et la chaleur de l’accueil.
D’année en année le festival grandit et le succès s’affirme. Victime de sa renommée ? Ca ne saurait tarder et il serait dommage qu’il perde son côté familial et bon enfant qui en fait l’une de ses grandes qualités. Espérons que Quentin Raspail saura tenir les rênes et ne pas emballer le cheval !
Alors qu’à Cannes on ne rencontre plus personne, on se bat pour voir un film, on s’épuise en rendez-vous souvent manqués, à St Tropez tout est riant, sympathique, « cool » comme diraient les jeunes. On ne se prend pas la tête, on peut parler à tout le monde sans qu’aucun garde du corps ne vous saute dessus, on va de projections en cocktails, de conférences en repas en toute simplicité et avec un réel bonheur.
Et puis, si le cinéma aujourd’hui a mauvaise mine, on peut dire que la télé a un teint de rose. On a vu des choses belles, drôles, émouvantes, passionnantes et d’une rare qualité.
Bien sûr, on ne peut tout voir tant la programmation aujourd’hui est dense et le manifestations diverses. Alors on fait un choix – rarement mauvais – et on vous raconte tout… ou presque !

UN COUPLE MYTHIQUE
Beau départ avec « La femme coquelicot » de Jérôme Foulon pour France 3 avec un couple de légende et qui, pourtant, tout en étant ami, n’avait jamais joué ensemble : Françoise Fabian et Jean-Pierre Cassel. Un « vieux » couple va se rencontrer et vivre une histoire d’amour comme peuvent en vivre deux jeunes gens. Veuve d’un mari avec lequel elle s’est toujours ennuyée, vivant entourée de ses deux enfants, de sa belle-fille et de son petit-fils, elle s’étiole jusqu’à sa rencontre avec ce peintre bohême et séduisant. Séduisants, ils le sont tous deux et vont vivre une très jolie histoire, à la fois simple et superbe. L’histoire, avec un grand h, de leur vie. C’est beau, tendre, émouvant, jamais mièvre, avec quelques jolies effets spéciaux pleins d’humour et de drôlerie. Et nos deux héros magnifiques au crépuscule de leur vie, vont vivre cette rencontre avec surprise, appréhension, gourmandise et sensualité. Une belle leçon d’optimisme qui nous a donné à tous une belle émotion. Quelques petites larmes sont tombées…
L’on retrouve Françoise Fabian radieuse et sublimement belle avec beaucoup de joie :
« J’aime – me confie-t-elle – être surprise par un rôle et me mettre en danger. J’ai tellement joué de rôles qu’il faut que j’y trouve un intérêt pour l’accepter.

Vous vieillir ne vous a pas fait peur ?
Non, c’est une expérience et ça me donne peut-être une idée de ce que je serai dans quelque temps ! Mais ce qui m’a séduite c’est cette femme au crépuscule de sa vie, qui n’a pas vécu comme elle l’aurait voulu et qui a une faim de vivre incroyable. Au départ, Noëlle Chatelet, qui a écrit le livre d’où l’histoire est tirée, voulait une petite souris grise ressemblant à Suzanne Flon. Je n’ai pas sa petite stature qui semblait fragile alors j’ai un peu moulé cette femme avec mon physique et ma personnalité. J’en ai fait une femme qui ne veut pas baisser les bras, qui a envie de foncer et de vivre à fond cette histoire sans trop savoir où ça la mènera. Elle est très énergique !

Au fur et à mesure de l’intrigue, on la voit se redresse, changer de démarche, de look mais elle garde ses cheveux gris…
Oui, il ne fallait pas trop en faire car il l’a connue ainsi et elle n’allait pas transformer en autre chose que ce qu’il avait connu et aimé chez elle. Mais de toutes manières elle est transfigurée par cet amour inattendu et l’intérieur et l’extérieur changent peu à peu…

Elle a de jolies relations avec ses enfants et sa belle fille…
Oui, elle est très complice avec les deux femmes qui sont ravies de ce qui lui arrive. Son fils est plus perplexe et surtout c’est le protecteur, l’homme. Il a à la fois peur de cet événement mais il est aussi un peu jaloux. Mais il veut par-dessus tout le bonheur de sa mère… alors il accepte avec beaucoup d’amour et de pudeur… »
C’est vrai qu’il y a beaucoup de pudeur dans ce beau film. Le jury a autant apprécié que le public en le couvrant de prix (voir le palmarès et le portrait de Jean-Pierre Cassel)

ON CHANGE DE GENRE !
D’un extrême à l’autre puisque de la tendresse on passe aux… feux de l’amour avec, hors compétition, « Désiré Landru » de Pierre Boutron (TF1). Un prénom adapté au nom de cet homme qui évoque l’horreur totale. L’histoire, vraie, est fort connue et c’est un Patrick Timsit au sommet de son art qui redonne vie à ce vilain personnage qui brûlait ses conquêtes. Impressionnant, ahurissant, démoniaque… Un rôle à la mesure de son talent, qu’il joue avec une ambiguïté totale, toujours sur la corde raide de l’émotion et de l’abomination. Les femmes ne font que passer, et pour cause, après avoir brûlé d’amour elles brûlent tout court. Notons l’apparition de Catherine Jacob, fidèle à elle-même, haute en couleur. Quant la principale interprète, qui ne brûle pas, c’est Julie Delarme qui porte bien son nom car elle n’arrête pas de pleurer et on se prend à espérer que… Mais bon, Cosette est sauvée d’extrême justesse et Landru - Timsit aura son châtiment !

TRIO INFERNAL… ET DECEVANT
On connaît ce film de Gilles Grangier qu’est « La cuisine au beurre » et le fameux duel entre Bourvil et Fernandel, grand moment de cinéma. En voici un remake signé Henri Helman et un remake… raté. (TF1) D’abord parce que le très belle et très mise en plis Natacha Amal, n’a rien à défendre, essaie de prendre un accent provençal ridicule et joue comme un pied, osons le dire. Son mari survivant c’est Patrick Bosso… qui fait du Bosso et qui est très vite fatigant. Seul le second mari, Bruno Slagmulder, s’en tire à peu près bien et donne un peu d’émotion à cette très mauvaise copie d’un film qui se voudrait drôle et qui l’est très peu. C’est devenu une galéjade marseillaise sans aucune finesse.

UN VENT DE FOLIE
« Le fond de l’air est frais », en compétition nous entraîne dans une farce désopilante et déjantée que signe Laurent Carcelès pour France 3. Un film très méchant et très drôle avec un scénario à deux cents à l’heure et un dialogue percutant et flamboyant. Un mort, un héritage à conserver, une famille qui s’aime et se déteste à la fois… C’est grinçant et euphorique et Macha Méril, comme à son habitude, est pétulante, pétillante, plus « mérilienne » que jamais. On l’adore et elle a un charme fou. Dans la vie elle est à l’identique, on est sous le charme (voir portrait)


LA SAGA DE LA RENTREE
Vous allez bientôt découvrir la saga de l’hiver sur France 2. Un petit goût de « revenez-y » puisqu’il s’agit des « Rois maudits » d’après l’œuvre de Maurice Druon, revue et corrigée par Josée Dayan. Dayan fait les choses à sa démesure et ces nouveaux « Rois Maudits » sont dignes d’une superproduction internationale : un casting d’enfer, des décors somptueux, des effets spéciaux superbes et l’on est heureux d’avoir pu découvrir en avant-première le premier épisode sur grand écran car on se demande ce que cette œuvre grandiose va donner sur petit écran ! Une histoire un peu embrouillée, de multiples personnages avec lesquels on se perd un peu font qu’on a un peu de mal à suivre. Parmi les stars du générique, un Philippe Torreton flamboyant, plein de panache et de violence mais moins paillard que ne l’était Jean Piat. Une Jeanne Moreau monstrueuse dans tout le sens du terme. Elle est vraiment effrayante et nous fait penser à une sorcière de Walt Disney. Ca frise la caricature. Une Julie Gayet sobre et belle. Un Jean-Claude Drouot qui a bien épaissi et surtout un Gérard Depardieu étonnant et magistral. On est indécis quant à donner son avis car on se demande si ce n’est pas un peu trop grandiloquent et prétentieux ou si l’on est devant un chef d’œuvre. A vous de choisir.

ET POURTANT ELLE TOURNE !
Et on a eu du mal à ce que ça entre dans les esprit ! « Galilée ou l’amour de Dieu » est une belle œuvre signée de Claude Allègre (oui, le ministre !) et Jean-Claude Carrière, réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe pour France 3 et avec un Claude Rich qui atteint au sublime. Il faut s’accrocher pour suivre ses théories scientifiques mais le texte est ciselé et brillant et Rich le sert avec un talent, une émotion indéniables. Face à lui le grand chef de l’inquisition tenu par un étonnant et diabolique ( !) Daniel Prévost. Et puis, les satellites qui tournent autour de Galilée sont autant de clins d’œil car on y découvre Jean-Pierre Marielle, Laurent Malet, Valérie Kaprisky, Bernard Haller et même… Claude Allègre. Remarquable réalisation.

LES SCENARISTES SAVENT ECRIRENT…
…Et si mal raconter !
Au départ, l’idée de la SACD (Société des Auteurs et des compositeurs dramatiques) était originale : faire venir des scénaristes pour raconter leur dernier scénario. Las, n’est pas conteur qui veut, on s’en est rendu compte et le talent d’écriture ne va pas obligatoirement de pair avec le talent oratoire. Du coup, au bout de cinq histoires balbutiées, hésitantes, bredouillées, on commençait à avoir sommeil… Et il y en avait huit avec dix minutes de paroles… C’est long lorsqu’on est avec des gens qui ne savent pas parler !
Un seul a tiré son épingle du jeu : Philippe Isard dont l’humour a égayé le public, d’autant que son histoire est désopilante… et réalisable ?
La voici telle quelle :
« Bernard Tapie sort de prison. Il en achète aussitôt une pour la réhabiliter « hight tech »et la réserver à tous les intouchables et les nantis. Maître mot : chômage, oui, prison non ! Il organise ainsi leurs vacances avec stages de formation pour aller en prison. Malgré le prix élevé (30 à 40.000€ le stage !) il obtient un gros succès. On y retrouve des joueurs de foot et des entraîneurs, des PDG, des politiques, des artistes… tous habillés par Jean-Paul Gaultier.
Mais c’est la télé-réalité et, tout comme à la Star Ac’, il y a douches et WC communs, vidéos un peu partout, Tapie joue le rôle de Louvain, on passe dans la salle de confession… Bref, on ne rigole plus, l’horreur et la peur s’installent. Tout le monde en sortira détruit psychologiquement….
Il n’y a pas de message… c’est une comédie grinçante »
Comédie dans laquelle on pourrait retrouver Michel Blanc… Dans quel rôle ? Il n’a pas précisé !


DEUX SERIES A SUCCES
Tous les soirs le public se partage son feuilleton récurrent : « Plus belle la vie » sur France 3 et « Kaamelott » sur M6. Et du coup, les voilà qui débarquent à St Tropez. Pour la première, ce fut le coup de folie comme aux plus beaux jours de « Sous le soleil » : toute l’équipe sur deux rangs derrière leur table et un défilé de plus d’une heure de tous les fans venus faire signer le poster édité pour la circonstance. File énorme, embouteillages mais tout s’est passé dans le calme, la sérénité et la bonhomie… Elle est pas belle la vie ? Un regret, qu’il manque la merveilleuse Colette Renard et les « épisodiques » comme Alexandre Thibault ou Corinne le Poulain…
Pour « Kaamelott » ce fut plus discret car il n’y eut passage que d’un Astier… Alexandre ou Lionel ? A vous de trouver !

AFFAIRE VUILLEMIN… LA POLEMIQUE REPREND
Arte, France 3 et Studio International ont décidé de réaliser un film sur cet atroce fait divers qu’a été l’affaire Vuillemin qui est encore dans toutes les mémoires. C’est Raoul Peck qui va réaliser le film écrit par Pascal Bonitzer et Raoul Peck. Et Patrick Péchoux, directeur de la fiction de France 3 est venu présenter le projet à St Tropez, entouré des producteurs de Studio International, Jérôme Minet et Nora Melhi, du directeur de la fiction Arte, François Sauvanargues, des auteurs et du réalisateur.
Déjà l’affaire reprend car, 20 ans après, il y a encore beaucoup de polémique, les acteurs de ce drame n’étant pas tous pour qu’on ouvre à nouveau la plaie. La question qui se pose donc est : faut-il déjà faire un film sur ce sujet ? Comment cela va-t-il être pris par le public et par les protagonistes qui vivent encore dans un souvenir exacerbé ? Le temps n’a pas apaisé les esprits et les clans se reforment. Alors, pourquoi un film ?
« Notre but – explique Patrick Péchoux – n’est pas de reprendre l’affaire mais de décrypter ce gâchis qui broie les gens, sans espoir d’oubli ni de sérénité. Le projet est ambitieux et basé sur trois critères : tout d’abord sur les éléments de « la vérité judiciaire » et le décorticage du livre de Laurence Lacour « Le bûcher des innocents », ensuite sur uniquement la vie privée du coupe Vuillemin, vecteur de cette affaire et aller au plus près de la vérité. Enfin, et c’est le plus important, une réflexion sur la société, les institutions et leurs engrenages récurrents qui broient les individus. C’est aussi une radioscopie de la France des années 80.
Et pour cela, nous avons été très scrupuleux, nous avons réuni de grands talents, des auteurs remarquables car on s’est attaché à la qualité du scénario ».
Raoul Peck précise :
« 20 ans après ce drame fou, absurde, familial et inhumain, les questions se posent toujours : pourquoi et par qui ? Et là-dessus, nous avons fait un travail phénoménal. Le véritable enjeu de cette affaire, c’est la mort de Bernard Laroche et le contentieux n’a jamais été refermé. Alors, si les mêmes « croisés » qu’il y a 20 ans repartent en campagne, nous demandons simplement qu’on nous juge d’après le film qu’on aura fait. On ne demande rien d’autre. Nous désirons approfondir une question et non pas faire du sensationnel… »
L’avenir nous dira donc si ce film avait lieu d’exister ou pas… A suivre…

DU RAP A LA BOXE
On ne pensait pas la voir là un jour, cette star du rap qu’est Stomy Bugsy. Le chanteur est devenu comédien pour Bernard Malaterre et pour Arte dans « Frappes interdites », un très beau film sur la boxe sur fond de show biz et le racisme mêlés. Il y est très convaincant en star de la boxe que la rumeur qui s’amplifie va humilier, blesser et terriblement ébranler. A ses côtés la lumineuse Isabelle Gélinas, absente hélas de St Tropez. Stormy est arrivé, royal, taciturne, discret et le public l’a ovationné.


L’UER AVEC LA CROIX ROUGE
L’Union Européenne de Radio-Télévision était présente avec une vingtaine de diffuseurs étrangers afin de présenter le premier et énorme projet qui va se concrétiser par le tournage, qui vient de commencer, de la plus grande superproduction jamais réalisée pour la télévision qui aujourd’hui se mondialise : « Du rouge sur la croix », retraçant la vie d’Henri Dunant, fondateur de la Croix Rouge. Le scénario est signé Claude-Michel Rome et Dominique Othenin-Girard qui en sera également le réalisateur.
Ce film sera tourné en France, en Autriche, en Suisse, en Algérie, produit en anglais mais traduit en cinq langues et sous-titré en vingt autres langues. Il réunira entre autres Thomas Jouannet qui incarnera Dunant, entouré d’Emilie Dequenne, Jean-François Balmer, Michel Galabru, Tom Novembre et quelques comédiens étrangers.
Ce film, dont le tournage a démarré fin août en Autriche, sera présenté en avant-première au Festival International des Droits de l’Homme à Genève en mars 2006.
Un projet magnifique et sans précédent.

LES CORSES A L’HONNEUR
Notre ami marseillais Philippe Carrèse avait, l’an dernier, reçu le prix spécial du jury pour son œuvre en langue d’Oc montée dans les studios de France 3 Méditerranée « Malaterra ». Le voici qui récidive avec « Liberata » tourné en Corse en langue corse, racontant l’histoire d’un petit village de Balagne qui va résister à l’occupant italien durant l’année 43. Histoire d’hommes, histoire d’amour, histoire de guerre dans des décors merveilleux, avec des comédiens du cru, hormis Féodor Atkine. C’est drôle, beau et touchant, c’est aussi plein d’humour et ça a encore fait mouche puisque Philippe est à nouveau reparti avec le prix spécial du jury !


SOIREE DE CLÔTURE
Un beau jury, qui était constitué en majeure partie d’hommes mais de deux super nanas : la drolatique et chaleureuse Michèle Bernier (Voir portrait) et la sublime Ingrid Chauvin. Elles étaient entourées de notre beau Laurent Malet, de Gérard Carré, scénariste, Peter Kassovitz, réalisateur, Eric Neveux, compositeur, et le président Pierre Lescure.
Un palmarès qui a soulevé la joie tant il était conforme aux goûts du public et très équilibré.
La cérémonie, présentée avec beaucoup d’humour par le toujours beau et fringant Bruno Masure, s’ouvrit par un hommage à Roger Hanin, en sa présence, pour une carrière magnifique. Très ému, il a avoué que sur l’ensemble il y avait eu plus d’échecs que de succès et qu’on l’avait bien souvent enterré trop tôt. Le succès de « Navarro », non démenti depuis dix-sept ans, a fait qu’il est aujourd’hui un homme et un comédien heureux même si rien n’est jamais acquis. C’est sa nouvelle capitaine Viktor Lazlo qui lui remit le trophée.
TMC et Télé 2 Semaines, partenaires du festival, donnèrent deux prix public ex æquo à deux œuvres audacieuses et innovantes qui n’étaient pas en compétition : « Clara Sheller » et « Dans la tête d’un tueur »
Puis Pierre Lescure annonça le palmarès en innovant puisque, avec son jury il décida de donner un prix en hommage au talent et à l’affection à Françoise Fabian et Jean-Pierre Cassel, couple retrouvé et éternel. Jean-Pierre était déjà reparti, Françoise prix les deux et promit de faire suivre.

Le palmarès :
Prix de la meilleure contribution artistique à Jérôme Foulon pour « La femme coquelicot » (France 3)
Prix de la meilleure musique à Carolin Petit pour « Le fond de l’air est frais de Laurent Carcelès (France 3)
Prix du meilleur scénario à Laurent Firode pour « La pomme de Newton » (Arte)
Prix du meilleur réalisateur à Laurent Carcelès pour « Le fond de l’air est frais » (France 3)
Prix révélation – découverte  pour les jeunes comédiens de « Le frangin d’Amérique » de Jacques Fansten (France 2)
Prix d’interprétation masculine à Patrick Catalifo dans « Les hommes de cœur » d’Edouard Molinaro (France 2)
Prix d’interprétation féminine à Nadine Alari dans « Adèle et Kamel » de Vincent Monnet (France 2)
Prix spécial du jury pour « Libérata » de Philippe Carrèse (France 3 Corse et Méditerranée)
Meilleur scénario de prime time – day time : remis par le Conseil Général du Var et le collège Rostang de Draguignan à « Faites comme chez vous » de Gil Galliot et Emmanuelle Dubergey (M6)
Meilleure série prime time à « Les Montana » de Benoît d’Aubert (TF1)
Meilleur téléfilm : « Le frangin d’Amérique » de Jacques Fansten (France 2)

© 2005 Evasion Mag