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"LE PAYS DU SOURIRE" de FRANZ LEHAR A L'OPERA DE TOULON

C’est en 1929 à Berlin qu’a lieu la première de l’opérette romantique de Franz Lehàr « Le pays du sourire ». Il faudra attendre 1932 pour découvrir la version française à Paris.
Ce sera l’une des dernières opérettes qu’écrira ce magnifique musicien, né en Hongrie en 1870 et décédé en Autriche en 1948, à qui l’on doit « La veuve joyeuse », « Le comte de Luxembourg », « Paganini », « Le Tsarevitch » et quelques autres œuvres mondialement connues.
Franz Lehàr est à bonne école puisque fils d’un chef d’orchestre militaire hongrois. Il suivra sa formation musicale à Prague et c’est « La veuve Joyeuse » en 1905 qui lui apporte le succès et la gloire. Il écrira en tout 38 opérettes, 5 opéras, des valses, des marches, des chansons, des musiques de films…
« Le pays du sourire » est né d’une œuvre de Victor Léon, mise en livret par Ludwig Herzer et Fritz Löhner-Beda et certains des titres sont devenus d’énormes succès comme « Toujours sourire », « Prendre le thé à deux », « Ton amour et mon amour »….
Alors que c’est une opérette, l’histoire malgré tout finit assez mal et même si elle se termine par « Toujours sourire », elle a fait pleurer nombre de spectateurs romantiques et sensibles.
L’Opéra de Toulon reprend donc cette œuvre immortelle le dimanche 11 novembre à 14h30 et le mardi 13 novembre à 20h avec l’orchestre, le chœur et le ballet de l’Opéra dans une mise en scène et des chorégraphies de Mei Hong Lin. La direction musicale est menée par David T.Heusel.

Caroline Mutel sera Lisa. On vient de la retrouver aux Chorégies d’Orange dans « Madame Butterfly ». Après cinq années de maîtrise à Radio-France, elle intègre en 99 l’Opéra de Lyon. Tous les grands opéras de France l’y ont accueillie.
Gilles Ragon interprètera Sou-Chong. Il est à la fois comédien et musicien et ses débuts se font en 84 sur de la musique ancienne et baroque. Très vite il chantera des opéras dans le monde entier, de Berlin à Lisbonne en passant par Paris, Vienne ou Luxembourg.
Le rôle de Mi sera tenu par Sophie Haudebourg, qui a également étudié le violon. Dès 16 ans elle intègre le chœur du Grand Théâtre de Tours. Finaliste du concours « Les voix nouvelles » en 98 elle est engagée à l’Opéra de Dijon. Depuis, la France n’a cessé de l’accueillir avec succès.
C’est Thomas Boissy qui tiendra le rôle du Comte Gustave. Il a également fait du théâtre et du jazz et participe d’ailleurs pour TF1 à l’émission « Les années tubes ». Il partage sa passion entre chanson, théâtre, comédies musicales et opérettes et il est même auteur et metteur en scène.
René Camoin, qui sera le Comte de Lichtenfelds, a commencé sa carrière à la Comédie Française. Il en sera d’ailleurs sociétaire de 64 à 80. Théâtres moderne et de boulevard n’ont plus de secret pour lui et il se partage entre tournages télé, opérettes et comédies musicales. Il passe avec aisance de Molière à Francis Lopez et on le retrouve dans « Chantons sous la pluie ». On a pu l’applaudir en 2004 à Toulon dans « Un de la canebière ».
L’Aubagnais Jean-Marie Sévolker sera Tchang. Il rafle tous les prix au conservatoire de Marseille et tourne sur toutes les scènes de France, jouant et chantant avec bonheur. Professeur au conservatoire qui l’a vu gagner, il travaille aussi sur Toulon où on l’a vu dans « La belle Hélène » et « La veuve Joyeuse ».
Enfin, voici l’eunuque, Raphaël Duclos qui, outre ses talents de chanteur, de danseur, de pianiste, est aussi comédien où il côtoie Pinter, Faasbinder, Savary, le conservatoire de Mireille, le cabaret, ou encore Molière et Robert Manuel… Le répertoire lyrique est un de ses terrains de prédilection.
Une belle et éclectique distribution pour un chef d’œuvre impérissable.

© 2005 Evasion Mag