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CANNES - PALAIS DES FESTIVALS
SOIREE SALSA : “ Clap your hands and shake your boogie”

Soirée bouillonnante et exclusive pour l’ouverture des concerts de Septembre au palais des festivals à Cannes, avec cette soirée placée sous le signe de la musique Latino, Afro-Cubaine et Rythm’n’Blues.
Le groupe barcelonais Los Fulanos (photo 2) a démarré la soirée avec dix musiciens sur scène remplis de joie et de bonne humeur, entre trompettes, synthés, trombones, percussions et saxo, ils ont effectué des morceaux de Salsa et de Boogaloo, dignes des plus grands carnavals d’Amérique du Sud. Le chanteur Manoleto, plein d’énergie et danseur émérite, s’est livré à des déhanchés que le King Elvis en personne n’aurait pas reniés. C’est trépidant, distrayant, il n’a pas fallu longtemps au public pour imiter le chanteur.
La touche new-yorkaise arrive un peu plus tard avec le chanteur Joe Bataan, grand maître du Funk-Latino depuis les années 60, revenu sur scène pour les accompagner après vingt ans d’absence. D’une voix jazzy et suave, il interprète des morceaux mythiques comme ‘ Gypsy woman’, ‘ Everybody, clap your hands’, chanson ancêtre du Rap, annonciatrice  du credo : « We don’t need no music, all we need is rythm ».
Des morceaux plus tendres s’insèrent tels que ‘In the name of the father’, ambiance plus Soul-Gospel si chère aux clubs de Harlem dans laquelle Joe Bataan a su nous transporter lors de sa prestation.
Ce balayage des années 60 aux années 80 est à la fois dépaysant et a toujours autant d’impact sur le public. Le professionnalisme de l’orchestre, son entrain sur scène et sa joie de partager, de faire vibrer le public au rythme de la musique afro-cubaine a ravi les spectateurs cannois.
Deuxième partie de soirée : Mercadonegro avec la participation du violoniste cubain Alfredo de la Fé (Photo 1).
Avec cette formation, l’ambiance devient carrément explosive et on ne peut s’empêcher de penser au grand Carlos Santana dont l’influence est ici indéniable. Les morceaux de Salsa encore plus bouillants, le rythme Latin-Jazz plus marqué, nous sommes au cœur de la Salsa sud-américaine.
Les deux chanteurs noirs réalisent un show digne du film ‘Blues Brothers’, en costard et cravate. Ils effectuent une chorégraphie d’une parfaite coordination. Leurs voix qui se mêlent nous entraînent dans l’univers des sérénades festives cubaines et brésiliennes.
Avec eux, on touche au cœur de la puissance du rythme sud-américain. Le beat est plus épuré et plus marqué qu’avec la formation précédente. La salle s’électrise et marque le tempo en se laissant porter. Avec Alfredo de la Fé, impressionnant violoniste inspiré, les variations Latin-Jazz vont enflammer les morceaux. Les sons du petit violon bleu s’envolent et on ne sait plus où les morceaux commencent et où ils finissent, chaque musicien s’éclate accompagné de ce mythique violon et le rythme pur prend le pas sur la salsa de variété.
Alfredo de la Fé a accompagné de nombreuses formations, y compris Santana. Son aisance et son talent sont remarquables. Merci à lui et à l’ensemble Mercadonegro pour ce beau voyage au cœur du Latin-Rock endiablé. Quant au public : tous debout, ils ont dansé jusqu’au dernier morceau.
Hasta luego, Señor Alfredo !

Isabelle G

© 2008 Evasion Mag