Bons plans
    - Les bons plans

  Cinéma
    - Portraits de femmes
    - Cannes Cinéma
    - Go Fast

  Ecriture
    - Notes de lecture
    - Beaux Livres

  Evénement
    - Fête du livre
    - African Footprint
    - Soeur Emmanuelle
    - La Rochelle 2008
    - ARTchitecture à Sanary

  Expos
    - L'Art dans la ville
    - HORVAT
    - La Toscane à Sanary

  Gastronomie
    - Ste Maxime
    - Belgentier tout chocolat
    - 2 fourchettes d'or

  Musique
    - Age tendre
    - A la russe !
    - Jazz is Baudot
    - Fort Napoléon
    - Suzanne VEGA - Yves SIMON

  Portraits
    - Liane FOLY
    - Marcel AMONT
    - Les Surfs

  Théâtre
    - Performances d'acteurs
    - Dans la vigne
    - Galli 2008-2009

  Tourisme
    - Bendor - Le Delos
    - Promenade des sens
    - Hôtel à Paris
    - La villa Kelly

 

LA ROCHELLE – FESTIVAL DE LA FICTION TV : 1O ANS !
Un reportage de Jacques Brachet

Le Maire se St Tropez, voici 3 ans, nous avait promis de la pluie à la Rochelle.
L’an dernier fut un festival chaud et ensoleillé d’un bout à l’autre. Et pour fêter ses 10 ans, le festival 2008 fut tout aussi ensoleillé même s’il fut plus frais. Mais la fraîcheur fut au rendez-vous français… même à St Tropez !
Et si la chaleur est relative, celle de l’accueil à la Rochelle est au maxi. D’autant que, pour cette seconde année rochellaise, tout un village a été conçu au bord de l’eau et juste à côté des salles de cinéma… Que demande le peuple ?
Tous les matins nous déjeunons au soleil, en compagnie des attachées de presse on ne peut plus sympathique (merci Mathilde et Camille pour votre gentillesse et votre professionnalisme !) et très souvent avec le président-fondateur du festival, Quentin Raspail , on ne peut plus chaleureux même si très discret.
Du coup, dès potron-minet, nous nous retrouvons mêlés avec le public et les professionnels dans une ambiance conviviale. Ainsi se croisent public, fans, producteurs, acteurs et Pierre Mondy, Richard Anconina, Delphine Chanéac , Agnès Sorel, Corinne Touzet, Bernard Montiel, Pierre Mondy dont le succès est sans appel et rencontrera les écoliers, Valérie Mairesse et bien d’autres, jouent le jeu, signent à tours de bras et se font photographier par un public heureux de rencontrer « ses vedettes » !

OUVERTURE
Ouverture avec la belle ex-star de « Clara Sheller » alias Delphine Chanéac qui, en compagnie de Quentin Raspail, présentera le jury, recevra les personnalités de la ville et la région, résumera ce festival 2009 avant de présenter le film d’ouverture « Les bleus » , la série de M6 réalisée par Christophe Douchard.
Tout le monde est là… sauf Clémentine Célarié, ce qui ne gâche pas notre plaisir de découvrir une série policière drôle et décalée, ce qui est tout à fait original par rapport à celles que nous propose l’Amérique, souvent tristounettes sinon violentes.
Rire… on ne pouvait pas mieux commencer un festival !
Bien évidemment, le jury monta sur scène et c’est ainsi que le président, Serge Moatti, toujours aussi volubile, nous présenta avec une joie non dissimulée, les belles femmes qui, paritairement, composaient celui-ci : les comédiennes Mélanie Maudran, Anne Consigny, Carole Richert, Fatou N’Diaye, la scénariste Sophie Deschamps, responsable de la sélection, le compositeur Stéphane Zidi, le comédien Christian Rauth et notre Stéphane Freiss, le pied dans le plâtre, la barbe de quelques jours, le sourire et l’ironie le faisant ressembler au Docteur House de qui il prend l’accent américain pour se présenter ! (Photo 18)
La soirée fut tout aussi chaleureuse puisqu’on se retrouvait chez André pour la seconde année consécutive, pour déguster coquillages et crustacés tous ensemble, avec le plaisir de rencontrer des gens forts sympathiques.

JEUDI 18 SEPTEMBRE
Dès 9h, la compétition commence avec un très beau film de Laurent Heyneman « La mort n’oublie personne » pour France 2. Autour de la Résistance, tout ce qui a pu développer la haine, les jalousie, les traîtrises autour d’un garçon pur et trop naïf , et qui l’amènera à une fin à la fois dérisoire, inéluctable et poignante. Malik Zidi est superbe tout comme Myriam Boyer.
Tout de suite après on redécouvre « Clara Sheller » la série de France 2 dans laquelle Delphine Chanéac avait brillé. Un nouveau trio d’acteurs : Zoé Félix, François Vincentelli, Patrick Mille. Une série à la fois sentimentale et légère sur des sujets graves (la maternité, l’homosexualité) contées avec tact et humour et surtout avec des comédiens beaux comme des dieux. Zoé et François furent le couple vedette de ce festival, surtout ce dernier qui n’est pas avare de son corps dans la série et qui a fait tourner la tête de toutes les minette rochellaises… et quelques minets aussi ! On est totalement sous le charme de ce nouveau duo.

RENCONTRE AVEC STEPHANE ZIDI
Zidi… vous avez dit Zidi ?
Eh oui, il est de la famille. Enfin, c’est un peu compliqué car il y a une histoire d’adoption assez lointaine et bien évidemment, il connaît Claude parce que, à son arrivée à Paris, il lui a offert l’hospitalité.
Il est, lui, musicien, compositeur, a fait de sérieuses études avant de se lancer dans le cinéma et la télé. Il a d’ailleurs reçu un prix au festival de Luchon pour la musique de « La nourrice » de Renaud Bertrand. Le voici juré à la Rochelle.
« J’ai toujours aimé la musique. La musique de film m’a très vite attiré mais surtout, j’aime la musique classique à mort ! Je suis un irréductible amoureux de Mozart, entre autre !
J’ai donc fait le conservatoire puis je suis allé aux Etats-Unis car je voulais y rejoindre le Berkeley Collège. J’y suis resté cinq ans et je suis sorti avec mon prix, ce qui est une performance ! Le travail y est intense et beaucoup s’épuisent et s’en vont d’eux-mêmes. J’ai aimé et accepté ce rythme de travail car j’étais très motivé et je dois dire que j’ai appris beaucoup de choses sur la technique de composition.
Avez-vous pensé à rester aux USA ?
Oui, j’avais très envie d’y travailler. Mais mon amour pour la France et surtout pour ma famille, a été le plus fort. Le retour a d’ailleurs été difficile car je n’avais pas de boulot, je squattais les appartements des copains, je passais mon temps à déménager… J’ai d’ailleurs été déménageur, vigile, serveur… Fallait vivre !
Et le déclic ?
Ca a été la première proposition qu’on m’a faite pour la série « Police District » et en dehors du fait que je travaillais enfin, j’ai été très heureux d’écrire cette musique.
Qu’est-ce qui vous plait dans la musique de film ?
C’est évidemment le rapport musique-image et la relation avec le réalisateur. En principe, je demande à lire le scénario afin de m’imprégner de l’histoire, de l’atmosphère. A partir de là j’écris quelques thèmes que je propose au réalisateur. Puis j’attends de voir le film monté pour rectifier le tir, ajouter les thèmes, les lier… Ensuite je vais enregistrer la bande musicale dans les pays de l’Est.
Pourquoi si loin ?
Parce que c’est carrément quatre fois moins cher qu’en France et que l’on a des orchestres symphoniques somptueux !
Suivez-vous votre musique jusqu’à l’enregistrement ?
Et plus même ! Je déteste qu’on touche à ma musique : je l’écris, je l’orchestre, je la mixe, je la produis… Pour moi il est impossible de la confier à quelqu’un !
Pensez-vous que la musique de film soit reconnue en France ?
Ca commence mais il y a encore du boulot pour se faire reconnaître. Elle est encore très sous-estimée et sous-mixée. Savez-vous que le budget musique représente 0,5% du budget du film ? C’est aberrant. Espérons donc que ça va changer !
Et la musique classique dans tout ça ?
Eh bien aujourd’hui j’écris non-stop pour le cinéma et la télévision, avec bonheur bien sûr mais aussi à mon grand désespoir car j’ai dû laisser tomber la musique classique. J’ai déjà écrit les prémices d’un opéra mais je n’y ai pas touché… depuis 2003 ! J’ai aussi d’autres projets avec Laurent Sauvagnac.
Votre actualité ?
Je vais écrire pour une série de 6 fois 45’ sur Arte « Revivre » de Haïm Bouzaglo. C’est l’histoire de plusieurs familles lors de la création de l’état d’Israël. J’enchaîne sur la nouvelle série de « Navarro » puis deux films pour France 2 : « Engrenage » 2 ème saison et « Sur le fil ». Et puis, j’ai un gros projet cinéma aux USA, encore avec Haïm Bouzaglo dont les acteurs sont John Malkovitch et Charlotte Gainsbourg.
Avez-vous sorti des disques ?
Hélas non et ça, c’est encore une aberration française. Aux USA toutes ces musiques auraient fait l’objet de CD ».

Entre deux interviewes, un film, une coupe de champagne, on croise toutes les stars du petit écran qui se prêtent au jeu des photos et des signatures car à chaque apparition, la nuée de fans qui s’agglutinent devant le village, se bouscule avec carnet et appareil photo. Ainsi passent la jeune Priscilla qui vient présenter la série « Chante », Charlotte de Turkheim venue pour un film où elle a un rôle de composition époustouflant dans « Une enfance volée », Catherine Marchal sans Olivier, son mari mais au bras de Frédéric Difenthal pas très souriant, comme toujours, pendant que Calogéro, compositeur de la série d’Olivier « Flics » se faufile pour échapper au peuple. L’on visionne « Foudre », une série jeunesse de Stéphane Meunier pour France 2. Difficile à suivre lorsqu’on voit un bout seulement de la série mais qui a l’air d’enchanter les ados qui se jettent sur le jeune trio d’acteurs : Charles Templon, Joséphine Jobert, David Tournay.
Et puis nous voici devant le très attendu film de Jean-Paul Lilienfield pour Arte « La journée de la jupe » avec… Isabelle Adjani. Très attendue elle aussi mais qui, évidemment, ne viendra pas, terrassée, paraît-il, par une mauvaise grippe !
Ce qui ne nous empêchera pas de l’admirer dans ce drame très actuel où elle est tout simplement bouleversante dans ce rôle de prof de Français dans une classe de cité, qui, à bout de nerfs suite aux réflexions, agressions, insultes, vexations d’abominables ados, les prend en otage, les menaçant d’un revolver qu’elle a trouvé dans le sac d’un élève. Un huis clos époustouflant où, sous la menace, elle va faire son cours et leurs dire quelques vérités bien senties (un dialogue très fort) avant que l’histoire ne tourne au drame.
Même si Adjani n’est plus la belle star qu’elle fut, elle reste la grande comédienne qu’elle a toujours été et fait là une prodigieuse performance qui a d’ailleurs été acclamée par une salle entière debout pendant que Lilienfield lui fait écouter ces bravos au téléphone. Moment intense et film qu’on devrait passer dans toutes les écoles car il parle d’intégration, de ses droits et de ses devoirs, de la religion qui amène à de terribles aberrations, du respect de l’autre et nombre de sujets brûlants d’aujourd’hui.
On est quelque peu sonné après un tel film et il nous est difficile de nous glisser dans la peau des « Flics » d’Olivier Marchal. Un film très maîtrisé, fort noir mais qui, après deux films du même acabit, nous ressert un peu les ressorts des deux autres : des flics hantés par leur passé. Mais si l’on aime ce genre, c’est du solide.

VENDREDI 19 SEPTEMBRE
SOFIA ESSAÏDI… LE SOLEIL DE LA ROCHELLE

Toujours le soleil sur la Rochelle, un peu de fraîcheur mais un petit déjeuner presse avec les adorables Mathilde et Camille réchauffent le cœur de bon matin.
Et puis, juste à la table à côté ? La sublime Sofia Essaïdi, ex-staracémycienne, belle chanteuse que Kamel Ouali a engagée pour être Cléopâtre dans sa prochaine comédie musicale et tenant le premier rôle dans le film de la non moins belle Yamina Benguigui pour France 2 « Aïcha ». Justement j’y allais !
Nous prenons donc le café ensemble et nous dirigeons de concert dans la salle de cinéma où tout de suite un essaim de fans nous submerge… On n’a pas oublié cette belle chanteuse arrivée en finale et elle, radieuse, abordable, patiente, gentille, signe à tour de bras, donne des baisers, se fait prendre en photo avec l’un, avec l’autre.
Enfin l’on rentre, elle rejoint Yamina qui sourit de tant de folie et voilà qu’Aïcha apparaît, jeune fille moderne, née en France, parlant français mais affublé d’une famille algérienne aimante certes, mais aux principes bien établis… Aïcha veut aller de l’autre côté de cette cité-ghetto mais à chaque fois, la famille la rattrape. Y arrivera-t-elle un jour ? Là encore, nombre de problèmes sont abordés mais avec beaucoup d’espoir et d’humour, comme toujours chez cette belle réalisatrice qui, entre documentaires poignants et films de fiction porteurs d’espoirs, se bat pour ces problèmes d’aujourd’hui :

YAMINA BENGUIGUI
« J’avais envie de parler des problèmes d’intégration de ces jeunes gens – et en particulier des filles – qui sont nées en France mais dont le poids familial fait qu’elles ont du mal à s’en sortir. Je voulais en parler de l’intérieur et j’ai eu l’idée de cette jeune fille, qui n’est ni avocate, ni femme-flic, ni assistante sociale, qui vit dans ce ghetto invisible, fossilisé, figé. Une jeune femme qui a simplement le projet de passer de l’autre côté mais qui est toujours rattrapée par quelque chose : la famille, la tribu, les femmes, le quartier… Avec Sofia, j’ai trouvé une héroïne au-delà de mes espérances car elle est Aïcha totalement, avec cette énergie, cette volonté de réussir, cette façon de composer, d’inventer sa vie avec un optimisme à toute épreuve et sans jamais blesser qui que ce soit. Elle vit au jour le jour avec ses joies, ses peines, ses espoirs, ses déceptions et à travers sa lumineuse force de vivre, on comprend aussi ses douleurs ».
Après le film, nouveau bain de foule et rencontre avec deux classes d’ados qui s’installent autour d’elles mais qui, timides, posent peu de questions devant leurs copains. Le « débat » durera très peu mais dès la séance levée, Sofia est entourée, assaillie de questions et de carnets qui serviront aux dédicaces qu’elle donne sans compter.
J’attendrai plus d’une demi-heure avant qu’on ne puisse se retrouver enfin seuls pour une belle interview car l’interroger est un vrai plaisir tant elle est volubile, passionnée par sa vie et son métier.

SOFIA ESSAÏDI
« Sofia, est-ce que ça a été un tournage difficile ?

Non, excitant surtout, même si, au début, je n’étais pas rassurée du tout. Je n’avais jamais joué la comédie et la caméra, je ne la connaissais que comme chanteuse. Mais j’étais entourée d’une équipe et de Yamina qui m’ont donné confiance. Après les premiers doutes, j’ai été complètement immergée dans le tournage avec une équipe de dingues !
Pourquoi avoir accepté ce rôle ?
Parce que c’est un combat qui me touche même si, ayant grandi à Casablanca et n’étant en France que depuis cinq ans, je n’ai pas connu tous ces problèmes. Mais nombre de gens autour de moi les ont connus et les connaissent encore.
Et puis, j’ai eu l’occasion de visionner les documentaires de Yamina, ils m’ont émue aux larmes et je me devais de faire ce film. Je suis très fière d’avoir interprété ce rôle car c’est un film d’espoir et je crois que lorsqu’on croit très fort à ses rêves, on arrive à les atteindre.
Vous êtes marocaine par votre père ?
Oui et il n’y a pas plus française que ma mère qui est blonde aux yeux bleus et se prénomme Martine ! J’ai donc eu la chance de passer à travers ce genre de problèmes ce qui n’empêche qu’ils m’interpellent forcément. De plus, c’est le combat de Yamina, que j’approuve et respecte et si je peux être un petit maillon de celui-ci, c’est avec joie et fierté que je le suis.
Depuis votre CD « Cabaret » et quelques galas, vous aviez disparu !
Vrai mais je travaillais dans l’ombre ! Car je dois vous avouer que je suis sur le casting de « Cléopâtre » depuis un an et demi ! J’étais donc en plein travail.
Un long casting !
Pas un mais sept ou huit car il y en a eu pour le chant, la danse, la comédie. Il y a eu plein de changements tout au long des mois, l’on avait du mal à trouver César, ça a été long physiquement et psychologiquement car je vivais dans l’incertitude…
L’incertitude de quoi ?
D’avoir le rôle, tout simplement !
Mais n’était-il pas acquis, depuis que Kamel Ouali en parle ?
Mais non, pas du tout, car si Kamel m’a beaucoup soutenue et me voulait pour ce rôle, rien n’était moins évident pour les producteurs du projet et même pour Universal qui avaient des à-priori sur l’ex staracadémycienne que j’étais ! Et ce n’est pas Kamel qui était décisionnaire. Il a donc fallu que je me batte pour les convaincre et avoir le rôle. Mais je n’ai pas lâché le morceau !

D’autant que le film s’est greffé là-dessus !
Exactement et ce qui est le plus drôle c’est qu’à quelques jours de distance, Yamina m’a offert le rôle d’Aïcha et mon rôle de Cléopâtre a été confirmé.
Il a donc fallu assurer les deux projets en même temps et j’ai cru que j’allais devenir schizophrène : je tournais le jour dans une cité où j’étais Aïcha et je me retrouvais le soir sur un plateau avec des décors somptueux où je devenais Cléopâtre… Je finissais par ne plus savoir qui j’étais !
Pas de regrets ?
Aucun et ravie d’avoir fait les deux. De toutes façons j’aime être en danger, avoir plein de choses à faire, je ne sais pas rester inactive.
Nous avons répété tout l’été et ça a été un travail de folie car Kamel me fait faire des choses incroyables. Il me fait voler, il me fait faire des acrobaties, il m’a même fait tomber par terre et fait pleurer ! Mais je crois que ça valait le coup car c’est un superbe spectacle avec de beaux décors, des costumes somptueux, les chansons sont belles… Bref, ça valait le coup de souffrir…
Et ce n’est pas fini !
Ne trouvez-vous pas bizarre que les sujets des comédies musicales ne soient pas vraiment des créations mais toujours tirées des romans ou de l’Histoire…
Je pense que l’Histoire passionne les gens. En tout cas, elle passionne Kamel, ça c’est sûr ! Mais surtout, un personnage comme Cléopâtre est dans l’inconscient des gens, c’est une vraie héroïne. Et ce qui est formidable c’est que Kamel a gardé et respecté l’histoire qui est donc dans l’inconscient collectif, en y amenant beaucoup de modernité. Le but est de faire rêver les gens durant deux heures et si j’arrivais en jean’s je ne pense pas que ça ferait autant rêver. Notre spectacle est très glamour !
Alors aujourd’hui cinéma, musique… Avez-vous envie de marcher, ou de danser sur les deux chemins ?
Pourquoi pas ? Le film de Yamina m’a vraiment donné envie de continuer dans cette voie, si l’on me propose des rôles… Ce qui commence à être le cas. Mais il y aura toujours la musique.
Avec un nouveau disque ?
Oui, j’y pense déjà même si par contrat je suis liée deux ans à Cléopâtre car il y a Paris puis la tournée et durant ce temps j’ai une exclusivité avec la production et je n’ai pas le droit de chanter autre chose ! Ce qui n’empêche pas que j’ai déjà quelques idées et que je profiterai de la tournée pour écrire de nouvelles chansons.
Mais je veux prendre mon temps, donc tout va bien.
La Star Ac’ aujourd’hui n’est-il plus qu’un souvenir ?
Ca s’éloigne et ça reste un bon souvenir mais la page est tournée, même si je vais bientôt y retourner pour promouvoir un titre de « Cléopâtre ». Aussi je vais regarder les émissions pour pouvoir choisir le partenaire idéal du duo que je dois faire… Les rôles s’inversent, c’est une situation bizarre ! Mais j’assumerai ! »
Le temps est très vite passé avec cette belle et lumineuse personne et j’ai été privilégié car après le repas, elle reprenait la direction de Paris, Cléopâtre l’y attendant…
Mais on s’est déjà donné rendez-vous sur la tournée !

SAGAN
Diane Kurys, présente à la Rochelle, nous offre une Sagan plus vraie que nature avec une Sylvie Testud inspirée et magnifiquement crédible. Nous entrons de plain pied dans cet univers à la fois moderne et romantique, déjanté et frivole, intello et sensuel car Sagan fut tout cela, et hormis une écrivaine inspirée et talentueuses et fut, tout comme bardot, une mythe, une icône, une légende.
Elle est entourée d’une pléiade comédiens (Palmade, Dombasle, Jeanne Balibar, Podalydes…) tous meilleurs les uns que les autres et nous fait plonger dans une atmosphère qui est celle des années 60, celle de la liberté à tous niveaux, des scandales et de St Tropez… Mais cela va plus loin car « la » Testud campe une Sagan superbe, faite de contrasts, d’ambiguïtés, d’amour, d’intelligence, de libéralisme, de violence , d’humour et d’ironie… Elle nous devient attachante malgré tous ses travers car elle est vraie, honnête et ne compose avec rien. Elle est. Et elle est magnifique.
Mon copain Robin Renucci arrive avec Isabelle Gélinas. Moment de charme car tous deux sont superbes, complices, rieurs, heureux d’être là. Ils viennent présenter pour Arte, un OVNI signé Jacques Mitsch : « Almasty, la dernière expédition ». Histoire rocambolesque que celle de ce couple de savants séparés à la recherche d’une sorte de Yeti caucasien. Chacun voulant damer le pion à l’autre, ils se retrouvent dans des situations folles où la concurrence se révèle dangereuse. Un tournage pas vraiment facile pour une comédie sympathique sans plus.

MARIE OCTOBRE
Un remake qui remonte à loin puisque d’après le livre dont Jeanson-Duvivier ont tiré un film réalisé par ce dernier avec entre autres Danielle Darrieux. Josée Dayan s’en empare, François-Olivier Rousseau le réécrit et en finale on a une pâle copie du film, certes, remarquablement servi par une belle brochette de comédiens, Nathalie Baye remplaçant DD, avec de très beaux mouvements de caméra mais sans surprise. Josée Dayan se complait aujourd’hui dans les remake. Dommage. Elle a un grand talent mais devrait innover au lieu de simplement refaire des œuvres très marquantes dont le succès est la supériorité sont indéniables. Un peu d’imagination et de nouveauté seraient les bienvenues.
L’intérêt de cette projection : la venue de Nathalie Baye, accompagnée de sa fille Laura Smet. Mais pas trop n’en faut : le lendemain matin, alors que nous avions une conférence de presse avec l’équipe du film, elle fut annulée par le départ précipité de la star… Dommage.

ELLES ET MOI
C’est Bernard Stora qui signe cette fresque magnifique pour France 2. Nous sommes en 39 et pour nombre d’Espagnols c’est l’exode suite à la défaite républicaine et l’arrivée de Franco. Les Estava viennent en France. Le mari poursuivra son combat, délaissant sa femme et ses enfants. Pilar essaiera de survivre avec ses enfants, avec beaucoup de courage et d’énergie. Sa fille Isabel se rebelle et à force de combats elle deviendra une sommité internationale dans la mode. A la fin de sa vie, lors de son dernier défilé, elle se remémore toute son existence. Isabel agée c’est la sublime Danielle Darrieux. Isabel jeune c’est Ariadna Gil, magnifique comédienne qui porte le fardeau avec courage et fierté.
Le film est plein d’émotion et l’on y rencontre Marielle, châtelain français qui recueille ces espagnols mais comprendra peu à peu ce combat inégal que mènent ces émigrés.
Grand et beau film qu’il ne faut pas rater.

RENCONTRE AVEC MELANIE MAUDRAN
Elle fut incontestablement l’héroïne de notre été sur le grand rendez-vous de France 2 « Terre de Lumière ». La lumière, elle l’a dans les yeux et le sourire et si elle possède déjà quelques beaux films à son actif ( Franck Riva – Jean de la Fontaine – Le sanglot des anges – Les secrets du volcan …) ce feuilleton de l’été l’a propulsée au premier rang des comédiennes à l’avenir prometteur. Elle était jurée à la Rochelle.
« 2008, une belle année pour vous, Mélanie ?
Oui, belle et grosse année grâce à cette série « Terre de lumière », d’abord par le succès que ça a eu et aussi parce que j’ai vécu six mois de tournage entre le Maroc et l’arrière pays niçois, dans des paysages fantastiques et une atmosphère chaleureuse. Ca a été une magnifique aventure, pleine d’énergie, dans des décors de rêve.
Comment est venu ce projet ?
Grâce à la productrice avec qui j’avais tourné « Le sanglot des anges » et lorsqu’elle m’a demandé d’être l’héroïne de cette série, j’ai dit oui tout de suite…
C’est Chabrol qui vous a mis le pied à l’étrier ?
Oui, « La cérémonie » a été ma première expérience cinématographique. J’avais 16 ans ½ lorsqu’il m’a découverte en Bretagne alors que je faisais partie d’une troupe théâtrale. Il m’a auditionnée et même si le rôle n’était pas important, tout s’est ensuite enchaîné.
Avec le succès de cet été à la télévision, n’avez-vous pas peur de rater des choses au cinéma ?
C’est vrai, ce peut être un risque mais je ne vois pas les choses comme ça. Un film, que ce soit au cinéma ou à la télé, c’est une rencontre, c’est un projet qui vous emballe, c’est un rôle qui vous plaît. C’est une question d’envie pour moi mais aussi un réalisateur qui a envie de moi. Alors, pourquoi me priver d’un beau projet ? Pour le moment ça n’a pas l’air d’être handicapant puisque je reçois des propositions pour les deux…. L’avenir nous le dira !
Et le théâtre ? Car c’est là que tout a démarré !
C’est vrai et vous touchez le point faible car j’ai vraiment très envie de revenir au théâtre mais comme les tournages s’enchaînent, il m’est très difficile d’y revenir car c’est un long investissement. De plus, il faut trouver la pièce, le rôle, le théâtre et il n’y a pas des milliers de pièces de théâtre qui se montent !
Qu’est-ce qui vous attire autant au théâtre ?
L’ambiance familiale qui se crée autour d’une pièce. Le côté troupe et puis, être sur les planches, recommencer tous les soirs avec les même personne une aventure qui n’est ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, être devant un public qui juge sur l’instant.
Mais c’est vrai que cet esprit de famille que j’aime tant au théâtre, je l’ai retrouvé sur « Terre de lumière » car nous étions loin de notre pays, loin des nôtres et automatiquement, la distance, le manque font qu’on se resserre, qu’on se crée une famille, même si ce n’est que pour un moment. Et c’est ce que j’aime.
Avez-vous retrouvé ça à la Rochelle ? Avez-vous formé « une famille jury » ?
Oui, vraiment, une famille éphémère bien sûr mais c’est une nouvelle, belle et incomparable histoire car nous sommes tous différents, nous ne nous sommes pas choisis, nous avons tous des visions des choses et quel enrichissement que d’échanger, débattre, discuter, de voir plein de films et de confronter nos idées, surtout avec un président comme Serge Moati, si plein d’énergie, de bienveillance, ouvert à tout et qui a une intelligence qui nous élève ! Nous sommes vraiment sur la même longueur d’ondes et ce sont de belles rencontres.
Un mot encore de Serge Moati : j’aimais le professionnel et l’homme est vraiment à la hauteur de ce que j’en espérais. Ca me fait très plaisir de voir se confirmer mes idées sur lui. !

SAMEDI 20 SEPTEMBRE
MAZARIN-TORRETON
"LA REINE ET LE CARDINAL"

La nuit a été courte et le réveil est un peu difficile. Mais cela ne m’empêche pas d’aller visionner le film de Marc Rivière : « La reine et le cardinal » avec Philippe Torreton et Alessandra Martines.
Un chef d’œuvre d’intelligence, un beau moment d’histoire, une scénario très fort de Jacques Santamaria et ces personnages somptueusement vêtus qui évoluent dans des décors magiques : la Bourgogne, Anjou, le Val de Loire, l’Yonne, Chenonceaux… Alessandra est exquise et émouvante en reine de France, Torreton, une nouvelle fois, est prodigieux dans ce rôle de Mazarin. On attendait beaucoup de cette série en deux épisodes, le résultat est à la hauteur de nos espérances et de leurs ambitions et retrouver ensuite Philippe Torreton tel qu’en lui-même nous surprend tant il est investi dans ce rôle. Il est accompagné du réalisateur et tous deux sont heureux des premières réactions du public.

MARC RIVIERE
« Mettons d’abord les choses au point : ce n’est pas une docu-fiction. C’est une vrai fiction à partir d’une histoire qui est plausible sinon vraie puisque cette histoire d’amour entre la Reine et Mazarin est avérée pour certains historiens, inventée pour d’autres. Nombre de documents abordent la thèse et j’ai eu envie d’y croire et d’imaginer pourquoi et surtout jusqu’où elle est allée. J’avais envie de m’amuser sérieusement avec l’Histoire et Jacques Santamaria a laissé voguer son imagination. Je voulais poser mon propre regard sur une liaison à laquelle, finalement, personne n’a assisté et surtout sans vouloir susciter de débats. Je ne voulais pas donner une réponse figée mais tout simplement donner envie aux gens de vouloir en savoir plus.
Je suppose qu’il est difficile de monter un tel film ?
Evidemment, dès qu’on approche un film historique ou en costumes, les problèmes sont multiples. Ca a été une grande entreprise.
Le réaliser au cinéma ne vous a pas tenté ?
NON. Tout d’abord parce qu’il y a deux épisodes de 90 minutes et qu’un tel film au cinéma est très difficile à réaliser. Il me fallait donc du temps. Et puis parce qu’un film a aujourd’hui plus de résonance à la télévision, le nombre de spectateurs est plus élevé. Le public se déplace peu pour aller voir un film historique, ça a donc plus d’impact à la télévision et ce film est fait pour le plus grand nombre possible
Pourquoi avoir choisi Philippe Torreton ?
D’abord parce qu’il a la morpho-psychologie qui s’adapte au personnage. Je pensais ne pas me tromper en l’imaginant dans le costume du cardinal et lorsque je l’ai vu arriver en toge rouge, une grande émotion m’a envahi : il était Mazarin !
Je ne vous parlerai pas de la virtuosité de l’interprète et de la résonance de l’instrument qu’est sa voix. J’avais un énorme potentiel d’espoir qu’il était l’homme du rôle et lorsque l’espoir se transforme en certitude, c’est du pur plaisir pour un réalisateur. C’est le miracle, la magie… Un moment qui vaut d’être vécu ! ».

PHILIPPE TORRETON
« J’ai accepté de jouer ce rôle avec un plaisir évident car Mazarin est un personnage à la fois secret et complexe et j’ai découvert beaucoup de choses sur lui, que l’on n’apprend jamais à l’école. Ce n’était pas seulement ce personnage figé en robe rouge qu’on voit sur les tableaux d’époque, c’était aussi un grand diplomate et un aventurier qui n’hésitait pas à changer sa robe pour un costume de guerrier. Il a pris beaucoup de risques à tous les niveaux. C’était un homme d’action, un cavalier émérite et ce sont toutes ces facettes qui m’intéressaient, cette diversité du personnage qui était à la fois plein de componction, de délicatesse, de retenue, dont la fidélité au roi et à la reine était sans faille. C’est un personnage d’une grande modernité.
Ce rôle gardera donc chez vous une place particulière ?
Oui, j’en suis persuadé car il était passionnant, exaltant et le texte de Santamaria est sublime, même s’il était difficile de se l’approprier. Ce fut un tournage épuisant car nous travaillions près de huit heures par jour. Il fallait être très tôt sur le tournage pour le maquillage et l’habillage. Nous avons tourné en hiver dans le froid des châteaux avec perruque, talons et costumes très lourds.
Mais c’est le genre de rôle qui vous fait avancer dans ce métier d’acteur car tout en retenue. N’oublions pas que Mazarin était un diplomate et qu’il avait l’art de dire et sous-entendre les choses, il fallait comprendre ses silences et tout cela, pour un comédien, est très plaisant à jouer. C’est un vrai travail de composition.
Vous êtes-vous beaucoup documenté ?
Pour dire vrai, je n’ai lu que deux livres très opposés car chacun d’eux était un versant de l’histoire : d’un côté une histoire d’amour, de l’autre une histoire entre une reine et son ministre. Il fallait qu’avec ça je me fasse une opinion et j’en suis arrivé au fait, sinon d’y croire du moins qu’entre eux deux il y avait une grande dépendance, une grande complicité. Y avait-il vraiment une histoire sentimentale ou simplement une histoire politique ? Difficile à dire car à l’époque il n’y avait pas de journaux people pour nous renseigner !!!
Aussi, il fallait donner à cet homme la dimension qu’il avait.
Votre rencontre avec Alessandra Martines ?
Nous étions très heureux de tourner enfin ensemble car, grâce à Lelouch, nous nous connaissons depuis longtemps et jusque là, aucune proposition, aucun projet n’avait abouti. Nous avons donc été ravis de cette réunion et dès les premières lectures, il y a eu entre nous une grande complicité.
Quelles ont été les plus grandes difficultés de ce tournage ?
Comme je vous l’ai dit, d’abord le texte qui m’a donné quelques insomnies car pour un acteur, apprendre un texte est le B.A BA du métier, le problème dans ce cas, est de se l’approprier en se disant que les gens n’avaient pas le même langage qu’aujourd’hui mais qu’on devait tout le temps penser à ce qu’il soit compréhensible au public tout en n’étant pas décalé. Nous avons d’ailleurs éliminé l’accent italien de Mazarin et aussi ceux des autres personnages car à l’époque, il y avait des dialectes qui étaient considérés comme de vraies langues.
Et puis, marcher des heures sur des talons hauts est très éprouvant physiquement. Enfin, j’ai dû me raser totalement le crâne pour porter des perruques… Ce n’était pas de tout repos !
Mais il est évident que c’est un personnage qui restera en moi car je suis très admiratif du parcours de cet homme qui était un personnage paradoxal, qui avait une forme de génie et dont l’intelligence imposait le respect.
J’ai d’ailleurs lu ses petits carnets de notes qui sont restés intacts et c’est à la fois très émouvant et très explicatif de sa personnalité.
Parti de rien, il s’est donné les moyens de devenir un homme très important, incontournable, même s’il n’était pas aimé ».
Désormais et durant longtemps, Mazarin aura le visage de Philippe Torreton. Même s’il est déjà, aujourd’hui, sur la suite de « Banlieue 13 » produit par Luc Besson, un tout autre genre de personnage. Mais c’est ce qu’il aime !

MAFIOSA
Après un tel grand moment de télévision sur grand écran, difficile de retrouver les personnages de « Mafiosa », la seconde série reprise par Eric Rochant, avec Thierry Neuvic et Hélène Fillières présente auprès du réalisateur.
Cette histoire de maffia corse s’essouffle un peu, rien ne va plus entre le frère et la sœur qui montent deux gangs. Les personnages ne sont pas sympathiques, l’ambiance est assez malsaine et violente et j’avoue n’être resté que pour un épisode. Peut-être aussi la fatigue de voir quatre à cinq films par jour…
Et puis, la soirée s’avançait et la remise des prix nous attendait.

Une soirée, comme toujours présentée par un Bruno Masure très en verve, à condition qu’on apprécie son humour potache et qui nous a assené une multitude de prix à ne plus savoir où l’on en est car tout le monde veut en donner, de la ville de la Rochelle au Conseil Général et au Conseil Régional, les journaux télé partenaires, l’enseignement et bien sûr le jury qui nous a même déniché cet année un prix de la contribution artistique… Je pensais que tout ce qu’on avait vu contribuait à l’artistique. On a même eu droit à deux prix d’interprétation masculine et féminine… Trop c’est trop et finalement tout le monde finit par monter sur scène (sauf les absents, nombreux cette année !) et ça devient un peu la foire aux prix.
Voici donc le long, très long palmarès, en espérant que vous irez jusqu’au bout. !

LE PALMARES
Prix du meilleur film unitaire de prime time : « Bruay-en-Artois, l’impossible vérité » de Charlotte Brandstrom (TF1)
Prix de la meilleure mini-série : « Une lumière dans la nuit » d’Olivier Guignard (France 2)
Prix de la meilleure série prime time : « Clara Sheller » d’Alain Berliner (France 2)
Prix du meilleur programme court : « La vie des animaux selon les hommes » de Maxime Potherat (France 5)
Prix du meilleur programme jeunesse : « Foudre » de Stéphane Meunier (France 2)
Prix de la meilleure interprétation masculine : Tcheky Karyo et Bernard Le Coq pour « Bruay-en-Artois »
Prix de la meilleure interprétation féminine : Sylvie Testud pour « Sagan » de Diane Kurys (France 2) et Yolande Moreau pour « Villa Marguerite » de Denis Malleval (France 3)
Prix de la meilleure réalisation : Marc Rivière pour « La reine et le Cardinal » (France 2)
Prix du meilleur scénario : Didier Lacoste et Pauline Rocafull pour « Une femme à abattre » d’Olivier Langlois (Arte)
Prix de la meilleure musique : Stéphane Moucha pour « Nicolas le Floch » d’Edwin Baily (France 2)
Prix de la découverte : « Little Wenzhou » de Sarah Levy (France 3)
Prix de la contribution artistique : « Le Bougon » de Sam Karman (M6)
Prix spécial du jury – ville de la Rochelle : « Aïcha » de Yamina Benguigui (France 2)
Prix de la meilleure fiction pour le web : « La p’tite couronne » de Maxime Potherat
Prix des collégiens de Charente Maritime : « Une lumière dans la nuit » d’Olivier Guignard (France 2)
Prix des meilleurs comédiens Télé 7 jours : Michel Serrault pour « Monsieur Léon » et Isabelle Carré pour « Maman est folle »
Prix du public TV Hebdo, meilleure série : « Joséphine, ange gardien »
Prix du public TV Hebdo, meilleur téléfilm : « Chez Maupassant »
Prix du meilleur film européen décerné par un jury de journalistes : « Let’s go to the movies tomorrow » de Michaël Kwiecinski (Pologne)

La soirée s’est terminée tout d'abord avec un "Happy Birthday, Mister Président" avec un gros gâteau apporté sur scène pour Quentin Raspail puis dans l’euphorie d’un buffet géant où tout ce beau monde se côtoyait, où l’ambiance était au beau fixe malgré, comme toujours, une petite nostalgie d’un moment qui se termine. Mais avec déjà l’espoir des retrouvailles pour une onzième mouture dans cette ville si accueillante et belle.
Merci Quentin d’avoir fait de ce petit festival tropézien un grand festival à la hauteur de ses ambitions… Nous serons là l’an prochain, sois en sûr !

© 2008 Evasion Mag