SANARY : FESTIVAL DE RIRE AU THEÂTRE GALLI

Fin de semaine de folie au Théâtre Galli de Sanary avec trois spectacles en trois jours.
Trois spectacles fort différents mais qui ont fait mouche à chaque fois devant une salle pleine, h urlant de rire et faisant à chaque fois une ovation, debout, aux artistes.
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Le premier est Stéphane Rousseau, le beau Québécois que toutes les minettes voudraient pour ami – et plus si affinités ! – et que les dames un peu plus mûres, afin de ne pas avouer leur faiblesse pour ce beau mec, disent vouloir pour fils… et plus, là aussi, si affinités !
C’est vrai que nos comiques ne sont pas franchement beaux, de Semoun à Bigard en passant par Chevalier et Laspalès, Palmade et autres, exception faite pour Dubosc qui se trouve être le pote et le collaborateur de ce beau Rousseau qui, en plus, a une voix que beaucoup de chanteurs peuvent lui envier… C’est un Québécois dans toute sa splendeur qui nous a fait rire aux larmes avec classe, avec finesse, sans vulgarité, ayant une formidable complicité avec le public. Plus qu’un spectacle d’humour c’est un vrai show que nous a offert Stéphane Rousseau.
Juste après, venait l’incroyable, l’inénarrable, la fantasque, la drôlissime… bref, la provençale Noëlle Perna, alias « Mado la Niçoise »… Pas assez d’avoir en un mois fait venir 1800 personnes au Zénith de Toulon et rempli une première fois le Théâtre Galli à quelques jours d’intervalle, la revoici au même Théâtre Galli et le remplissant encore une fois, après un passage à la Cigale que tous les Parisiens garderont en mémoire. Un éclat de soleil en plein hiver parisien, ça ne peut pas faire de mal et même, ça leur a fait du bien.
A nous aussi qui souffrons du froid depuis quelques jours qu’on n’en peut déjà plus et que la re-venue de Mado a bien réchauffés pour un soir. L’actrice est magnifique quant à la femme, elle est belle et nature et c’est un vrai plaisir que de la retrouver (voir interview dans la rubrique « portraits »). Elle a donc remis le couvert avec le même bonheur partagé entre elle et le public qui s’est bien marré.
Enfin, troisième épisode, cette fois avec du théâtre et cinq comédiennes de talent et surtout trois copines : la hiératique Corinne le Poulain, la volubile Claudine Coster, la truculente Marie-Paule Belle, entourant un bouillant Bouillon prénommé Jean-Claude qui, entre deux énormes succès télévisés sur quelques décennies (Les brigades du Tigre et Sous le soleil) fait du théâtre avec bonheur et a bien de la chance d’être si bien entouré pour une enquête désopilante où le commissaire Berthomieu va avoir fort à faire pour mener une folle enquête entravée par les sœurs Martin qui sont cinq, car il ne faut pas oublier les deux autres, tout aussi charmantes et talentueuses : Claire Conty et Line Michel.
Une comédie policière signée Bruno Druart qui nous a encore fait passer une fort joyeuse soirée de rires et de charme avec cinq comédiennes aussi épatantes que différentes qui se retrouvent dans un huis clos, enfermées dans la maison de l'ainée car un meurtre s'est déroulé près de chez elle et elles peuvent, chacune, être la coupable idéale. Ainsi "Monsieur Oscar" commissaire de son état, va-t-il essayer d'entremêler les fils entre les mensonges, les cachotteries, les sous-entendus des cinq soeurs et les appel téléphoniques de son petit ami, car le viril commissaire Berthomieu-Bouillon est homo !
Les filles ont la part belle dans des caractères bien trempés et des dialogues qui font mouche. Un seul petit reproche : la mise en scène devrait être un peu plus ressérée pour gagner en rythme. Mais le plaisir fut total.
D'autant plus qu'après la pièce, l'on fêtait, avec le metteur en scène Jean Martinez, l'anniversaire de Marie-Paule Belle. Celle-ci remplaçait au pied levé mais avec un bel abattage, Laurence Badie souffrante. Ainsi, le champagne qui salue la fin de la pièce continua-t-il à se déverser dans les coulisses avec la joyeuse équipe au grand complet.
Une belle soirée qui clôturait ce tryptique du rire offert par le Théâtre Galli.
Et ce n’est pas fini de rire à Galli puisque sont annoncés Roumanoff (3 février), Molière et son Bourgeois (13 février), Henri Guibet (16 février), Dussolier (20 février)… Rien que pour le mois prochain !
A suivre… |