Bons plans
    - Les bons plans

  Cinéma
    - Claude PINOTEAU
    - BURTON-TAYLOR
    - L'homme aux cercles bleus

  Ecriture
    - Notes de lecture
    - Daniel-Sydney BECHET
    - Vladimir FEDOROVSKI

  Evénement
    - Noël à Sanary
    - Bandol Millésime 2009
    - France 3 Cuisine
    - Retour en terre inconnue

  Expos
    - Photos d'hôtel
    - Pauvre BARDOT

  Festivals
    - Portraits de femmes
    - Pantiero 2009

  Gastronomie
    - New Asia

  Musique
    - Carmen
    - Serge BAUDO
    - Cannes
    - Jane BIRKIN
    - Les musiques de Baudot
    - Carmina Burana

  Portraits
    - Lara FABIAN
    - Didier BARBELIVIEN
    - Roch VOISINE
    - Manu LARROUY

  Théâtre
    - Avant-première à Sanary
    - La rentrée

  Tourisme
    - L'Andalousie
    - La réserve
    - Le Jura

 

BELLE RENTREE THEATRALE…

AU GYMNASE DE MARSEILLE, UNE SOMPTUEUSE FANNY ARDANT
Elle arrive, souriante, lente et désinvolte…
Elle, c’est la fille (Fanny Ardant). Artiste de « Music Hall »(titre de la pièce), elle va de ville en ville, chantant, dansant, racontant sa vie de star… Mais une star qui a fait son temps, qui vit de maigres cachets, qui joue devant des salles de plus en petites, de plus en moches, de plus en plus vides… Elle se la joue star mais ne l’est plus, si tant est qu’elle le fut un jour…
Perruque blonde, robe de soie verte, elle se raconte et si au départ, elle a un air lointain et joyeux, quelque peu snob et revenu de tout, elle finit par craquer devant ses boys aussi usés qu’elle et qui ne rêvent que d’évasion et de tout laisser tomber. Mais pour quoi ? quel destin ?
Le leur est accroché à cette artiste déchue que veut encore croire et faire croire à une vie de rêve. Mais le rêve et plutôt cauchemar.
Que dire de Fanny Ardant sinon qu’elle est somptueuse et époustouflant de justesse, d’humanité, que sa voix est toujours aussi suave et sensuelle et que dès les premières minutes elle nous prend sous son charme pour aller vers un crescendo poignant.
Le texte de Jean-Luc Lagarce et d’une justesse incroyable, C’est du ciselé, du fait sur mesure pour cette artiste hors du commun qui vit cette histoire comme si c’était la sienne, de manière obsessionnelle avec une grande vérité.
On ne tombe jamais dans le misérabilisme ou le mélo car l’artiste reste toujours noble, belle, altière et pathétique.
Quel grand moment de théâtre nous avons passé. Et quelle belle performance pour Fanny Ardant qui est sur scène d’un bout à l’autre de la pièce pour vivre un texte à la fois magnifique et difficile. C’est presque un one woman show même si les deux boys (Eric Guérin et Francis Leplay) sont là pour temporiser par un trait d’humour, une pirouette, cette intempestive artiste aux sentiments décuplés par son métier d’artiste.
Un grand moment de… « Music Hall » !

AU THEÂTRE DU GOLFE DE LA CIOTAT,
UN MARIVAUX TOTALEMENT DEJANTE

Prendre un Marivaux et le repenser dans les années 50, faut oser ! Et l’on peut s’attendre à tout, le meilleur comme le pire !
Et c’est le meilleur que nous avons eu avec « Le préjugé vaincu » que nous a offert le Théâtre du Caramel Fou ! Déjà tout un programme !
Un décor façon Magritte, des costumes très flashy et fluo, du mambo en fond musical et cinq acteurs totalement déjantés nous offrent cette version « hellzapoppinesque » très librement inspirée de Marivaux tout en ayant gardé le texte originel.
C’est complètement dingue, les comédiens sont extraordinaires et le marivaudage ici devient pure folie. Ils s’amusent certainement autant que nous à crier, pleurer, se déhancher avec frénésie, se courir après, s’aimer et se désaimer et comme tout est bien qui finit bien, c’est sur un mambo endiablé et effréné que le spectacle se termine dans un salut des plus original.
Bravo aux comédiens et bravo à Jean-Luc Revol qui signe cette mise en scène totalement iconoclaste et jouissive !

Jacques Brachet

© 2008 Evasion Mag