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PERFORMANCE D’ACTEUR 2010 : RENDEZ-VOUS AVEC LE TALENT

Du 5 au 12 juin, s’est déroulée à Cannes LE rendez-vous de l’humour tant attendu « Performance d’acteur ! 25 spectacles, plus de 100 comédiens, musiciens, clowns, sur 8 scènes différentes réparties sur tout le territoire cannois …Un festival qui rassemblent les talents confirmés d’aujourd’hui et les jeunes espoirs. L’édition 2010 a ouvert ses portes aux élèves des lycées et de la compagnie Daniel Gros, les ateliers de Nikolaus avec les élèves de l’ERAC, et la programmation d’un magnifique spectacle dramatique « Sacco et Vanzetti » par Dau et Catella. On a eu le plaisir de retrouver Noëlle Perna, Laurent Gerra, Erwan Fouquet, Christophe Alevêque, Chantal Ladessou…Que du bonheur !

La Perna en scène
Noëlle Perna est arrivée en toute simplicité niçoise sur la scène du Palais des Festivals, avec son panier à provisions, pour faire "son show" dit-elle, avant de "leur faire à manger"! Salle comble, public acquis d'avance. Bien placée à l'orchestre, j'ai pu la voir de près dans la même intimité que celle qu'elle offrait il y a bien longtemps au Bar des Oiseaux. Elle n'était pas encore "montée" à Paris… J'appréhendais de la voir "se la jouer" -compte-tenu de ce qu'elle est devenue depuis-. Que nenni! Pardon ce n'est pas du nissart! Je l'ai retrouvée telle quelle: très complice et très empathique avec le public. Elle dit moins d'expressions niçoises (il faut que tout le monde comprenne!) mais l'esprit niçois, celui de la vieille ville est là; esprit familial également puisque le fils est censé s'occuper de l'éclairage et du son! Manœuvres non abouties, les stages de formation et d'insertion sont "du bidon"! Albert, lui, le mari, en coulisses, en train de boire le nième pastis…Raillerie de longue date sur l'acharnement au travail des municipaux!(Pardon Mr Estrosi, mais c'était déjà ainsi du temps de vos prédécesseurs). Les ronflements du mari donnent prétexte à de sérieuses galéjades: Ils évoluent avec le temps mais contrairement à la chanson de Ferré, "avec le temps va, tout s'en va", eux ils restent! Les blagues relatives au sexuel sont là, mais elles n'ont pas la vulgarité des propos d'autres comiques. Les imitations sont percutantes: la prostituée, au corps de sirène, en rivalité professionnelle non pas avec "les filles de l'Est" comme on pourrait le penser, mais avec "l"aubergine" qui a plus de clients qu'elle! Projet professionnel proposé: "Vous les épinglez, moi je les papillonne!" L'ironie moqueuse: -nissart-?, n'exclut pas le courant tendre : jeu d'accordéon en souvenir d'un client, évocation de la solitude des piliers de bar, de "son bar", attachement à Albert avec qui, dira-t-elle, le couple est ancien mais d'avant-garde, car il dure!
Au total, un spectacle très bien rôdé où vous ne regretterez pas d'avoir pris votre billet pour "cette version 2" de "Mado fait son show".

Annie Ravier

ERWAN FOUQUET : Hommage à Philippe Avron
Texte: Philippe Avron Mise en scène: François Rollin
J'avais vu en juin 2009, Philippe Avron dans son spectacle "Pour ceux qui m'aiment, je prends le train". J'avais été totalement éblouie par la forme, la finesse, la délicatesse de son travail commencé quand il n'y avait pas la télé… Un "grand Monsieur" qui a interprété Shakespeare en Avignon deux après Jean Vilar. Quel bonheur en 2010 que de voir qu'un jeune comédien -Erwan Fouquet- a eu un coup de foudre quand Ph. Avron jouait sa trilogie à Cannes La Bocca et a décidé de travailler à un montage de ses textes. Ce comédien chanteur a conçu un spectacle drôle, intelligent, fin et très bien interprété. L'orgue de barbarie signe ses origines. La poésie est présente, bien sentie, bien transmise.
Avenir prometteur pour ce jeune comédien, à suivre donc. En Avignon et ailleurs!

Annie Ravier

Sacco et Vanzetti par Dau et Catella : Première pour le Festival !
Programmation d'un magnifique spectacle dramatique, véritable performance d'acteurs,"Sacco et Vanzetti" par Dau et Catella.
Ce spectacle a secoué le Festival d'Avignon l'été dernier. A Cannes, il en sera de même. Nous voilà à partager la dernière nuit de deux anarchistes italiens condamnés à mort aux USA dans les années 1920.
Des documents de l'époque projetés en fond de plateau nous rappellent l'histoire: procès truqué, mouvements de protestation, inflexibilité des autorités américaines…Sur la scène les deux condamnés vont parler d'eux -immigrés italiens aux USA- nostalgie familiale, mais surtout: de leurs engagements, de leur peur devant la mort. Le juge même s'il était de leur pays!, n'en était pas moins corrompu; les politiques toujours soucieux de leurs privilèges. Les deux comédiens interprètent tour à tour les différents protagonistes de l'affaire. La rencontre avec le gouverneur arrogant symbolisera l'insolence de la classe bourgeoise, pour laquelle les notions de capital et de cotation en bourse sont plus fortes que l'humanisme.
La grâce que le gouverneur était censée accorder sera refusée et justifiée par trois arguments implacables: à cause de la sanction, le mot anarchiste s'essoufflera; la cote de la bourse augmentera; et la politique pourra ainsi continuer à dominer. Gracier pour sauvegarder justice et humanité "mon frère n'est pas recevable"! De façon subtile est évoquée alors les objectifs de la peur entretenue du terrorisme éventuel: mettre en place le "tout sécuritaire" ainsi le "petit peuple" se divise, n'a pas la quête du pouvoir. Et ceux qui l'ont continuent à dominer! Grand moment de théâtre -mise en scène très bien maîtrisée- tant au niveau du son que des éléments du décor et de l'occupation de l'espace par les comédiens.
Je n'oublierai pas l'allusion "au pas de l'étranger". Et le final, "La liberté n'est pas la révolte, La révolte, c'est la liberté".
Sur fond de l'hymne: "Bella ciao, bella ciao, ciao, ciao….".

Annie Ravier

Atelier scolaire et compagnie Daniel Gros Lerins-Lerina : "Jean du pays"
Belle petite soirée dans le cadre idyllique du Fort Ste Marguerite des îles de Lerins; tout d'abord, l'atelier théâtre du Lycée Bristol- habitué de Performance d'acteur- associé à un groupe d'élèves de Stanislas ont parsemé le parcours, jusqu'à l'intérieur du fort, de scènettes concernant diverses interprétations sur l'identité du Masque de fer ou encore la mythologie et l'histoire des îles: tour à tour originales , ludiques ou anachroniques , ces 'tranches d'histoire' nous font pénétrer au sein des évènements d'occupation ou de libération qui ont jalonné le devenir des îles. Le fort entier et les espaces qui l'entourent servent de décor, le théâtre est partout ainsi que les divers personnages des origines à nos jours, le public se divertit en suivant la troupe mobile. Dans l'une des scènes, le diable , interprété par un élève de Bristol s'en va sur Cannes où il pourra s'installer car la divinité Lérina est trop puissante et trop pure pour lui!!La corruption est réservée au continent!! En tout cas, petits comme grands, personne n'a eu le temps de s'ennuyer, ce spectacle est vivant, dynamique et enjoué. La pièce ' Jean du pays ', 'cuvée 1860' pour la 2ème partie avec la compagnie Daniel Gros (de Lyon) a, une fois de plus, ravi le public par son interprétation impeccable. Daniel Gros a le don de se fondre dans ses personnages avec une habileté déconcertante; qu'il soit Tartuffe, Don Quichotte ( spectacles précédents) ou encore Jean , le paysan savoyard bougon, blessé par la vie, on y croit !Son problème à Jean: ' la votation' pour dire oui au rattachement à la France. Le curé et un ami viennent le 'tanner' dans sa 'tanière' où il vit avec sa femme et sa fille après la mort de ses deux fils ( l'un à la guerre , l'autre dans un accident). Ses deux visiteurs tiennent absolument à le faire voter oui, s'ensuivent quelques échanges savoureux assaisonnés de ' c'est-y' à tout va, et de ' s'emmerdaver' avec l' inénarrable accent savoyard de tous les protagonistes; le représentant du clergé prend quelques piques dans la figure: 'y a pas qu'en haut qu'y a la cloche'! Entre autres...Quant à son ami, il laisse sa promise, l'institutrice présenter les avantages du oui , elle a 'le parler de la ville' , elle saura mieux le convaincre. Mais le Jean a la 'bile', toutes les rancœurs accumulées par l'injustice et la tristesse le font douter des avantages du oui.
Au milieu de cela, le drame de la fille qui reste incomprise , elle n'arrive pas à parler mais l'institutrice , grâce à sa douceur et sa patience découvre qu'elle sait lire et la parole revient avec la confiance retrouvée . La mère, 'La Louise' est à la fois drôle et attendrissante dans sa simplicité. Finalement , le 'Jean' , bon bougre va se laisser persuader non sans quelques sarcasmes à l'égard du curé qui apprécie 'ben' le vin rouge! Tout finit par s'arranger dans la bonne humeur afin d'aller dans le sens du Traité de Turin cédant Nice et la Savoie à la France en échange de la reconnaissance de l'unité italienne. Entre rires et gravité, tendresse, colères et le parler vrai savoyard, le public a voyagé à travers le temps et l'espace afin de mieux comprendre l'impact de cet événement historique célébré en ce moment. Les spectateurs ont également eu l'occasion d'être transposé dans l'univers paysan de cette époque dans toute son authentique simplicité ainsi que sa lucidité et son franc-parler. Ovation du public, debout à la fin, amplement méritée pour la qualité de l'interprétation. A suivre …

I.Giulietti

Christophe Alévêque, Super rebelle... enfin ce qu'il en reste!

Tenue de Superman( de Supermarché) rouge et jaune vif, le comique provocateur arrive sur scène avec un cadre de vieil homme: à Cannes , 'ça fait couleur locale', il n'a pas pu résister ! Ceci dit, il est fatigué! Rien n'y fait , même l'accueil des trois musiciens qui l'accompagnent et avec lesquels il va pousser la chansonnette à divers moments de la soirée. Super Rebelle en a assez d'une société où règnent la pensée unique, la bêtise, les mensonges des politiques. Justement, le premier visé: le président Sarkozy- Zébulon qui s'agite partout; «J 'ai changé» imite l'humoriste, ses apparitions sont ' louidedefunesques' sous les yeux médusés des autres chefs d'état qui l'observent lors des grands sommets. Carla joue les saintes!Tout ceux qui ont voté U.M.P. l'ont dans le c...!Pas de limite , on dit tout , on se défoule: « qu'est ce qu'un autiste?, c'est celui qui déclare qu'un monde meilleur est possible!»Et l' humour, «c'est comme les essuie-glaces; ça n'arrête pas la pluie mais ça permet d'avancer!»
En homme de gauche déçu, C. Alévêque épingle aussi le parti socialiste, 'cet objet à terre non identifié' et ses représentants: Martine Aubry, ' Biloute','Ah!', Ségolène Royal, sorte de 'Jeanne D'arc allumée', au sourire radieux lors de la défaite des présidentielles! Retour sur le gouvernement avec les fausses rebelles; Rama Yade, Rachida Dati dont les rôles relèvent plus de la représentation! Fadela Amara, porte-parole du groupe 'Ni putes, ni soumises' est à présent:'Ni putes'! Des illusions d'ouverture??En tout cas, avec tout ça, 'y' a pas de travail mais il faut travailler plus longtemps! La surconsommation à laquelle on nous pousse, la vaccination pour la grippe et autres manœuvres de manipulation. La satire est cinglante mais relève d'une juste observation du cirque politique français. Les ados, autre sujet d'actualité- sont bien observés aussi, leur corps, reflet de leur manque de dynamisme, forme un S!'C'est Nul', reste la réaction principale aux activités proposées par le père qui se transforme en tyran hitlérien pour les obliger à visiter un musée, il est à bout car ils ont réponse à tout et se permettent de le faire biler, par exemple , comme le fils de 17 ans qui rentre en retard d'une soirée alors que lui a tout imaginé en l'attendant; 'il penche du côté de la clé' (!)et gémit en écoutant les remarques de son père! Et Facebook, les jeunes ne se rendent pas compte que 'ça effectue le travail des renseignements généraux!'
Le clou du spectacle, c'est la fin avec la parodie d'investiture du Président Sarkozy et de ses copains; Enrico Macias, Gilbert Montagné, très bien imité par un des musiciens, il se perd jusque dans les coulisses pour revenir miraculeusement vers le synté avec un immense sourire, Mireille Mathieu, imitée par l'humoriste entonne les mille colombes et tout le public siffle et hurle; 'ça défoule', 'pas de limite', leitmotivs de la soirée. C'est irrésistible et grinçant à la fois., ce qui résume l'esprit du spectacle. Très pro, le super rebelle a du faire avec une panne d'éclairage, ce qui ne l'a pas empêché de poursuivre son spectacle dans la bonne humeur en soulignant qu'en raison de tout l'argent dépensé au Festival de Cannes , il ne reste plus de quoi éclairer les prestations de performance d'acteur!! Habile rebondissement et pari réussi pour son spectacle; tout le monde en a pris pour son grade!
On ne s'étonne plus du triomphe de sa performance au Rond Point à Paris, la sincérité et les remarques percutantes de C. Alévêque font mouche, on ne s'ennuie pas une minute et on rit de bon cœur même si on rit jaune parfois car il n'est pas à une vulgarité prés mais si il choque, c'est voulu. Il montre bien à quel point le monde d'aujourd'hui, ce qui est servi à la télé, ce qui nous entoure, tout est vulgaire. Incisif, iconoclaste, extrême, les qualificatifs ne manquent pas! Efficace en tout cas! Bravo à Christophe Alévêque, ses complices musiciens et l'humour qu'ils ont fait régner tout au long de la soirée.

I.Giulietti

Chantal Ladesou : « J'ai l'impression que je vous plais »
La tornade blonde arrive, vêtue d'un manteau rose vif, elle commence par s'amuser avec le public en taquinant l'un l'autre; l'un est qualifié de 'gremlin', l'autre 'prédateur', car elle voit qu'il la couve du regard, elle dit à 'maman' de se 'calmer' à côté, le spectateur en question est visiblement accompagné mais 'ça n'ira pas plus loin entre nous' lui déclare -t-elle en inventant une éventuelle histoire qui n'aura jamais lieu!
Le ton est donné, elle a ses fantasmes notre Ladesou, son quotidien, c'est celui avec Michel,son époux qu'elle énerve de plus en plus car, distraite, elle le fait sans arrêt revenir chez eux alors qu'ils se rendent à une invitation. Elle croit avoir oublié d'éteindre le gaz, puis l'électricité, finalement, elle éteint la live box, ce qui met Michel dans tous ses états car il avait mis des heures à l'installer! Du coup , lorsqu'elle sort de la voiture pour bouder , il ne revient plus la chercher comme avant! Il la laisse se débrouiller, perdue sur les petites routes!! Les scènes cocasses et drolatiques de la vie quotidienne s'enchaînent à vive allure, narrées par une Chantal au mieux de sa forme et avec sa gouaille si particulière et sa voix caractéristique, on est plongé dans son univers lorsqu'elle lance 'mon ptit bonhomme!'Voilà une fofolle sympathique qui, au demeurant est une belle femme moulée dans une robe noire dans laquelle on devine une silhouette harmonieuse, elle en joue pour séduire mais surtout pour ses numéros d'auto-dérision. Au chapitre des enfants; sa fille Clémence,17 ans qui gémit devant le frigo vide en remuant sa mèche, et réunit les attitudes exaspérantes des jeunes d'aujourd'hui , scotchés au portable, aux ordinateurs, jamais contents et surtout complètement assistés.
C.Ladesou évoque également ses spectacles, les tournées où elle a l'occasion de rencontrer dans la boîte locale des machos-camionneurs qu'elle imite à la perfection. A Monaco, c'est un acrobate de cirque chilien qui lui lance un suave ' Cantale' et lui fait le numéro de trapèze devant sa fenêtre d'hôtel alors qu'elle sort de son bain au champagne ,ordinaire afin qu'elle puisse 'péter' dedans sans scrupules! Elle se raconte donc, à la fois imprévisible, surprenante, gaffeuse, charmeuse,décapante et le public en redemande, d'ailleurs elle est revenue au moins quatre fois sur scène à la fin raconter des petites blagues pour finir en beauté sur une note chaleureuse. ' J'ai l'impression que je vous plais' est un one-woman show d'une vitalité revigorante irrésistible de drôlerie. Les spectateurs ont beaucoup ri et apprécié, ce n'est pas qu'une impression, Mlle Ladesou nous a vraiment plu!

I.Giulietti

Le Quatuor : Corps à cordes ou vionons dingues !
On ne pouvait pas rêver mieux pour une soirée de clôture: quel talent! Quatre excellentissimes musiciens, farfelus de génie en nœud papillon et queue de pie 'encanaillent' la musique classique en lui associant chant, acrobatie, danse, poésie. De Bach à Hendrix, de Vivaldi à Jagger, de Schubert aux Beatles en passant par Michael Jackson, ils nous offrent un pot-pourri délirant aux trouvailles géniales.
Dopés par la mise en scène d'Alain Sachs, ce quatuor, célèbre depuis 25 ans déjà, a concocté un nouveau spectacle digne des précédents: deux violons,( Jean- Claude Camors, Laurent Vercambre) un alto,( Pierre Ganem) et un violoncelle ( Jean-Yves Lacombe) mènent une sarabande à la virtuosité technique époustouflante où se mêlent musiques de toutes sortes, chansons, pitreries. Trois Molières à leur actif et une victoire de la musique, on ne compte plus les ovations! A mi-chemin entre Charlot et les Marx Brothers, ces brillants musiciens dont on se demande ce qu'ils ne savent pas faire, tellement ils ont de cordes (!) à leurs archets !
Le public ne sait plus où donner des yeux devant les allers-retours constants entre jeux d'enfants et interprétations où se mélangent les genres : le mythique 'Thriller' sur un mode classique mais avec des pas de danse que le célèbre Mickael aurait certainement appréciés ou du classique à la sauce rock, puis, on passe d'un chant choral russe à 'Back in the USSR' en un rien de temps!Les voix des virtuoses sont également magnifiques, que ce soit dans les aigus , les graves, les morceaux en canon les prouesses sont incessantes sans le moindre temps mort ;l'un joue sur le violon de son camarade par-dessus son épaule, l'autre joue en sautant à la corde, où bien tous s'agglutinent sur la même chaise; la grande gagnante dans tout cela? La musique, souveraine mais surtout l'humour et la parodie, omniprésents pour le plaisir de tous.
Les scènettes sont drôles à souhait mais que de travail dans la coordination des mouvements! Sans compter l'immense qualité de l'interprétation. A aucun moment , on ne sent arriver la transition d'un style à l'autre, on se souviendra de la parodie du film 'Les Choristes', avec les voix d'enfants parfaitement imitées. Personne ne s'est fait prier dans la salle pour se lever et longuement applaudir ce quatuor de génie à qui on souhaite une longue carrière afin de régaler nos yeux et nos oreilles pour de nombreuses années encore.
A découvrir si ce n'est pas déjà fait !

I.Giulietti

Voilà, c’est fini ! On a choisi les spectacles qui nous ont emballés, émus, attendris….N’hésitez pas à allez voir ces artistes s’ils sont programmés près de chez vous…ou plus loin.
A l’année prochaine !

L’équipe d’Evasionmag

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