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OPERA DE TOULON :
UNE OIE VENUE DU CAIRE MAIS ENFANTEE PAR MOZART !

Il fallait bien que l’année WAM (Lire : Wolfgang Amadeus Mozart !) se termine un jour.

Elle a été riche en événements mais l’Opéra de Toulon voulait y ajouter une nouvelle et dernière touche et voici que débarque « L’oie du Caire ». Un grand voyage méditerranéen pour cette oie. Mais un voyage en forme de jeu de piste – un jeu de l’oie ?! - pour retrouver sa trace car ce n’est pas à proprement parler un opéra signé Mozart mais un ensemble d’œuvres du maître qu’il a écrites au fil des ans mais dont l’adaptation sous forme d’opéra a été montée … de toutes pièces, au XIXème siècle par Victor Wilder.
D’un côté une oeuvrette nommée « L’oca del Cairo » (L’oie du Caire, donc). De l’autre une autre oeuvrette « Lo sposo Deluso » (Le mari déçu). Entre les deux, des morceaux « à la manière du maître » constituant un patchwork drôle, charmant, insolent, fantasque qui sera donné en français à l’Opéra Comique. Des opéras inachevés que Mozart, écrivant à son père, aurait aimé que ce ne soient pas des œuvres perdues. Souhait exaucé grâce à ce Mr Wilder qui avait déjà adapté en français « La flûte enchantée » donnée à la même époque à l’Opéra Garnier.
C’est donc bien sûr une œuvre insolite et rarement donnée car elle ne fait pas partie du répertoire mais nous offre de beaux moments du génie de ce Wolgang nommé Mozart. Les livrets, d’ailleurs, ne sont pas signées du même auteur, le premier provenant de l’Abbé Varesco, la seconde de Lorenzo da Ponte.
Une histoire malgré tout, qui se déroule en Espagne avec un barbon qui veut épouser sa – très – jeune pupille, un neveu qui en tombe amoureux provocant la colère du vieillard. Une épouse qu’on croit morte, un eunuque qui entre en scène pour apporter l’héritage de cette morte… Bref, une fantaisie qu’aurait pu écrire Feydeau ou Molière, avec drames et coups de théâtre et, contre toute attente dans un opéra, tout se terminera bien !

Cette « Oie du Caire » se pose donc à Toulon les vendredi 3 novembre 20h et dimanche 5 novembre 14h30 et espérons que le public sera plus curieux que pour « Ercole amante » car hélas, dès qu’on sort des sentiers battus, les Toulonnais (et les autres) ne sont pas bien curieux et restent assez frileux.
Mireille Laroche et Béatrice Cramoix ont mis en scène, l’orchestre de l’Opéra de Toulon, dirigé par Friedrich Pleyer, a été renforcé par la Maîtrise du Conservatoire National de Région dirigé par Lionel Ponchaux et la distribution est fort intéressante, réunissant la basse marseillaise François Harismendy, la soprano parisienne Joanna Malewski, la soprano, parisienne aussi, Edwige Parat, la soprano japonaise Mutsuko Oikawa, le ténor bordelais Stéphane Malbec-Garcia, le baryton parisien Andrian Arcaro et l’eunuque (pardon : la basse… eh oui !) arménienne Suren Shahi-Djanyan. N’oublions pas le mime de la distribution : Guerassim Dichliev venu de Sofia.
Originale et intéressante façon de donner un dernier coup de tricorne à l’ami Mozart !

Tel. 04.94.92.70.78

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