FESTIVAL DE MUSIQUE DE TOULON...
ON N'A PAS TOUS LES JOURS... 6O ANS !

Eh oui, voilà 60 ans que le Festival de Musique de Toulon a vu le jour !
Et pour fêter cet événement, quoi de plus symbolique que de le fêter dans le lieu même où il a été créé : La Tour Royale.
Lieu magique par excellence, chargé d’Histoire, un beau pan de l’histoire de la Marine et c’est d’ailleurs grâce au Préfet de l’époque que ce lieu avait été investi.
Déjà, lors du premier festival, l’on pouvait y rencontrer un certain musicien, chef d’une chorale « A chœur joie » : Henri Tiscornia. Il en devint président et le reste à jamais.
Bien évidemment, en cette soirée anniversaire, il était présent, entouré du Préfet, du Maire de Toulon et du directeur artistique du Festival, Daniel Bizien, qui lui remirent la médaille de la Ville.
Le temps était magnifique, le ciel d’abord d’un bleu limpide puis scintillant d’étoiles, la mer calme et le vent fort discret… Le temps idéal pour cette soirée qui accueillait trois merveilleux artistes : deux pianistes, Véra Tsybakov et Romain Hervé, unis dans la vie comme sur le clavier et le comédien Robin Renucci, qui allaient nous offrir un merveilleux « Dialogue du vent et de la mer », Robin nous offrant des textes de Verlaine, Samain, Verhaeren, Hugo… soutenus par les musiques de Chopin, Debussy, Ravel, Ibert et quelques autres…
Ce fut vraiment un spectacle magique, nos trois artistes se répondant avec une osmose et un bonheur extrêmes et terminant, en clin d’œil, avec « La mer » de Charles Trenet, chanté par Véra et Robin, accompagné par Romain... et quelques spectateurs !
Le succès fut total et l’apothéose fut l’arrivée d’un immense « faux » gâteau composé de fruits-bougies ; une grosse bougie centrale devait être soufflée par Henri Tiscornia mais celle-ci ne put s’allumer, faute à un petit vent malicieux qui se leva inopinément !
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Le reste de la soirée se passa autour d’un verre et de macarons qui furent pris d’assaut par les « affamés chics » et de ce fait, certains n’en virent que la couleur, dont Robin qui arriva… dix minutes après les agapes !
Ce qui n’entama pas sa joie d’avoir joué dans un tel lieu.
« D’autant, me confia mon ami – que nous avons créé ce spectacle spécialement pour Toulon. C’aura été un spectacle éphémère mais pour nous ce fut un moment intense.
Comment s’est monté ce spectacle ?
Grâce à Romain qui a des accointances avec le festival et qui est venu me proposer cette création originale.
C’est lui qui a tout mené, j’ai plus particulièrement choisi les textes que je lui ai proposés et il m’a, lui, proposé des musiques qui se mariaient avec ces poèmes, le tout sur le thème de la mer et du vent, ce qui était de mise pour Toulon !
Il y avait donc beaucoup d’appréhension, mais en même temps beaucoup d’excitation.
L’amoureux des mots que tu es aime aussi la musique et tu avais déjà monté un spectacle autour du film de Polanski « Le pianiste », accompagné par Michaël Rudy !
Oui, le beau Michaël Rudy ! J’aime bien sûr dire de beaux textes et lorsqu’on y ajoute de la musique, il prennent une autre dimension, le langage est différent, on les dit autrement. C’est très complémentaire, très agréable à faire. Nous avons vécu là un moment privilégié. »
C’est avec une belle simplicité et toujours un grand sourire que Robin signa les programme et discuta avec tout le monde, rencontrant là Philippe Berling, frère de Charles, qui prendra avec lui les commandes du nouveau théâtre de Toulon « Le Liberté en septembre 2011.
Et il lui promit de venir y jouer !
Robin devait repartir tôt le lendemain matin à cause d’un programme fort chargé puisqu’il joue le soir au théâtre "Désiré" de Guitry* et que toute la journée il tourne la suite de la série télévisée « Un village français »… avant de partir vers sa Corse natale où l’attend son festival de théâtre qui, d’année en année, prend de l’ampleur.

Bref, ce fut une soirée mémorable sous les étoiles. Une de celles dont on se souviendra longtemps.
*"Désiré", au Théâtre Galli de Sanary, le vendredi 11 mars.
Jacques Brachet |