MUSE A MONACO... UN VENT DE FOLIE
Pour les amateurs de rock, il fallait être sans coup férir à Monaco le 12 juillet pour une soirée qui, tel un tremblement de terre, a secoué le rocher.
Muse débarquait avec deux autres groupes en première partie : Second Sex et Kaiser Chiefs, devant un public qu’on a pas tellement l’habitude de voir à Monaco !
Un stade plein à craquer, du moins pour Muse, car le concert démarrait à 19 heures.
Les gens sont arrivés petit à petit mais ils avaient peut-être pour excuse la recherche d’une place de parking, Monaco étant archi-bondé par cette concentration de folie.
Par contre, le Prince Albert, très entouré et sa sœur Stéphanie étaient là dans les temps, sirotant du champagne !

Passons très vite sur le premier groupe, assez banal et peu intéressant et passons tout de suite à Kaiser Chiefs, dont le passage a laissé le temps au stade de finir de se remplir par ce public venu en masse. Dommage pour les retardataires et aussi pour ce groupe anglais très intéressant qui nous a joué son dernier album en totalité durant une heure.
Le chanteur est totalement déjanté, il saute sur tout ce qu’il trouve, grimpe sur la structure, s’élance dans la fosse, court vers la tente des secouristes pour se faire ramener par eux sur scène sur une civière !
On voit que le groupe prend du plaisir sur scène autant qu’il en donne au public avec qui il a une relation chaleureuse et cordiale.
Il ne pouvait pas y avoir mieux pour chauffer le stade et l’on a hâte de les voir avec leur propre concert.
Et puis voici qu’arrive Muse sous les acclamations d’un stade qui s’est bien rempli. Par contre, si l’accueil est chaleureux côté public, le groupe garde beaucoup de distance avec celui-ci. Autant on sentait la chaleur avec Kaiser Chiefs, autant avec Muse c’est plutôt un concert, disons, assez distant.
Ce qui n’empêche pas que dès le début on en prenne plein les yeux.
La mise en scène est grandiose, le décor est composé de trois écrans géants et une espèce d’hexagone dont chaque facette est encore un écran, qui diffusent des vidéos tout au long du concert.
Effets scéniques fabuleux, jeux de lumière de folie, ballons qui explosent en offrant au public une pluie de confettis… bref, un grand show à l’anglo-saxonne.
Côté son, on en prend plein les oreilles et précisons que la qualité sonore est plutôt bonne pour un stade.
On se laisse alors porter par une succession de tubes incroyables, issus tant du dernier album que de leurs trois précédents ( Knights Of Cydonia, Starlight, Supermassive Black Hole, Hysteria, New Born, Bliss, Microcuts , Plug in baby, Sunburn, Time is running out, Sing for absolution)
Quelques moments plus soft comme « Unintended » nous permettent d’apprécier la voix unique de Matthew Bellamy, le chanteur du groupe, qui laisse le public sous le charme. L’ambiance était particulièrement chaude dans ce stade a ciel ouvert. Dommage que le groupe n’ait pas été plus communicatif et se soit contenté d’enchaîner les titres avec juste un « Bonsoir Monaco » au départ et à la fin du concert. Est-ce de la timidité ? En tout cas, ils devraient s’inspirer des Kaiser Chiefs !
Il n’y eut hélas qu’un seul rappel qui nous a laissés un peu sur notre faim mais ne boudons pas notre plaisir : nous avons passé une excellente soirée.
Julien Brachet |