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ZENITH-OMEGA TOULON
MOZART NOUS A DIT ADIEU

22 septembre 2009.
Albert Cohen et Dova Attia, producteurs, sont dans leurs petits... brodequins.
C'est la première au Palais des Sports de Paris de "Mozart" l'opéra rock, une aventure unique, incroyable, avec de parfaits inconnus au générique mais Olivier Dahan à la mise en scène, Dan Stewart à la chorégraphie et quelques noms prestigieux autour des chansons dont Olivier Schulteis et Jean-Pierre Pilot.
Entre temps, tous ces jeunes chanteurs ont parcouru la France pour la fameuse promo, quelques chansons ont été lancées avec succès... On attend donc le verdict.

2 juillet 2011
C'est la dernière au Zénith Oméga de Toulon. Les deux dernières puisque deux spectacles sont programmés... 22 mois après, les deux concerts réunissent 15.000 personnes. Et c'est du délire...
Toutes les minettes toulonnaises et varoises sont là pour hurler leur amour sur les é protagonistes deu spectacle : le bel italien qui incarne Mozart : Mikelangelo Loconte et le non moins beau et ténébreux Florent Motte qui incarne Salieri.
N'oublions tout de même pas les autres qui ont aussi leur part de responsabilité dans l'affaire : Claire Pérot, Mélissa Mars, Solal, Maéva Méline et tous les autres. Ca c'est vraiment une équipe, une compagnie soudée qui a évolué dans les superbes décors d'Alain Lacarde et qui a traversé la France de part en part avec le même succès.
Toulon était la dernière étape avec le dernier coup de semonce à Paris et Mozart alias Angelo rejoindra-t-il son Italie natale ou restera-t-il sur le sol français pour une nouvelle étape de sa jeune carrière de rocker transalpin devenu ce musicien autrichien nommé Johannes, Chrysostomus Wolfgangus Theophilius Mozart né à Salzbourg un 5 décembre, mort à 35 ans ?

A noter que notre rocker a des tas d'attaches avec Mozart, rocker avant l'heure. N'est-il pas né lui aussi un 5 décembre et endossé ce rôle à 35 ans ?
Bref, l'avenir nous dira ce que deviendront Angelo, Florent, Mélissa et les autres. Y a-t-il un après, après un opéra-rock ou une comédie musicale ?
Oui, nous disent Christophe Maé, Hélène Ségara, Garou, Fiori, Fabienne Thibault, Sofia Essaïdi,  et quelques autres. Non ou peut-être nous disent... beaucoup d'autres que le succès du spectacle n'ont pas mené à la gloire...
En attendant, Toulon était en liesse ce samedi soir, brandissant des cœurs à une troupe super homogène, heureuse et nostalgique à la fois, qui ne voulait pas plus quitter la scène que le public ne voulait quitter la salle.
On ne pouvait trouver meilleur spectacle pour clôturer la saison toulonnaise du Zénith !

Mozart en questions
Mikelangelo, pour toi, qui est Mozart ?
C’était un génie et comme tous les génies, un être fou, extravagant mais il avait en lui une profondeur et une humanité qui en faisait un être ambiguë. Il y avait en lui plusieurs personnalités : il pouvait être tendre et romantique, avoir des sentiments très purs et tout à coup devenir vulgaire et même scatologique. Il était un être des extrêmes… Il était vraiment rock’n roll !
Comment as-tu abordé le rôle ?
Avec difficulté ! d’abord, de par ces extrêmes : jouer un fou, c’est assez facile mais montrer son humanité était plus difficile parce que plus intériorisé. D’autant qu’Olivier Dahan le metteur en scène voulait quelque chose de très cinématographique, comme des plans-séquences. Il fallait donc aussi se couler dans sa manière de faire.
As-tu lu beaucoup de livres sur Mozart ?
Quelques-uns mais ça m’a fait très vite chier ! Après quoi, hormis avoir lu le livre dont est tiré le spectacle, je n’ai plus lu que des trucs très spécifiques, par épisodes. Mais je reste open à toutes les opportunités !
Comment es-tu arrivé sur ce rôle ?
C’est Jean-Pierre Pilot qui m’a appelé en me disant qu’on avait besoin d’artistes pour une comédie musicale… ce que je déteste. D’abord, je ne suis pas Autrichien, je suis Italien… et j’en ai l’accent ! Et puis je suis un rocker, donc je n’imaginais pas ce que je pouvais faire dans « une comédie musicale sur Mozart ». J’y suis quand même allé, j’ai rencontré mes petits camarades et je me suis dit que ce ne serait pas nous. Mais déjà on parlait « d’Opéra Rock », je préférais et puis je me suis rendu compte que j’avais peut-être quelques points communs avec Mozart : j’étais un mec perdu dans une famille normale !…Enfin, finalement j’ai été choisi !
Comment arrives-tu à perdre ton accent italien en chantant ?
Avec beaucoup d’efforts ! J'ai suivi des cours d’orthophonie et j’ai un coach vocal car il y a aussi des tonalités très hautes… Et voilà : lorsque je chante je n’ai plus d’accent… comme Céline Dion ! c’est miraculeux…!!!

Jacques Brachet

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