LE MIDDLE JAZZ ORCHESTRA A MIS LE FEU A SANARY

Après une Liane Foly jazzy, Serge Loigne, dont on connaît les goûts musicaux, nous avait concocté une soirée où le jazz français fut roi, dans une ambiance de fête et de plus, c’était l’avant-première d’une formation toute nouvelle avec en pièce rapportée notre comique ensoleillé sorti tout droit de l’ « Aïoli » qu’il avait lui-même créé : Yves Pujol.
Aujourd’hui parti sur d’autres voies, il est toujours là où on ne l’attend pas : l’hiver à l’Opéra de Toulon dans des opérettes et cet été dans cette formation de jazz sanaryenne où il continue ses facéties dans un autre style qui lui va tout aussi bien.
Monter un tel spectacle est une belle gageure, réussie à 100% même s’il y a quelques petites choses à revoir. Tout d’abord rallonger le spectacle car après une heure de concert on est resté sur sa faim… On en voulait encore ! L’orchestre, dirigé par Didier Huot, a une énergie superbe, les deux chanteuses, Gisèle Bisogno et Jocelyne Mathieu ont des voix de stars et il y a une complicité, une homogénéité totales entre tous, comme chez les vieux briscards qui jouent ensemble depuis des années. Le show coule à merveille, bien tempéré, formidablement équilibré entre rythme et douceur, totalement en français, ce qui est rare et mérite d’être souligné
Deux petits points malgré tout, à relever : un sketch qui arrive comme un cheveu sur la soupe, pas très classieux, et coupe un peu le rythme du show et un couple de danseurs un peu « léger ». Il y a plein de jeunes danseurs qui peuvent mieux faire. Et puis un regret : ne pas entendre plus ces deux magnifiques voix de nos belles chanteuses !
Une fois ceci réglé, avec un quart d’heure de plus au programme, le Middle Jazz Orchestra pourra se présenter sans rougir dans n’importe quel festival de jazz de haut niveau.
Mais nous avons passé un superbe moment sous les étoiles de Sanary grâce à eux. |