MACHA MERIL SUR LES PAS DE COLETTE
MACHA MERIL c’est la beauté, la classe, l’intelligence, l’humour, le talent…
Amoureux, moi ? Non mais sincèrement admiratif de celle qui, au fil de quelques rencontres, est devenue une amie que je retrouve toujours avec plaisir.
D’abord sa beauté. Les années glissent sur elle et ce charme slave est quelque chose qui transparaît chez elle.
Elle déborde d’énergie, joue, écrit, saute de fêtes en festivals avec un rare bonheur et lorsqu’elle arrive, elle a toujours quelque chose à vous raconter, quelques projets à vous confier. Elle écrit avec bonheur, avec succès, sa plume est généreuse et trempée d’humour, qu’elle parle de recettes de cuisine, d’hommes, de sexe… Elle le fait avec une rare élégance. Certaines choses qu’elle nous assène pourraient êtres vulgaires, triviales chez quelqu’un d’autre. Chez elle cela devient un feu d’artifice !
Il y a des gens comme ça, qui ont tout, qui en profitent et qui disent merci à la vie avec un sourire rayonnant. Macha est de ces femmes, qui brille autant extérieurement qu’intérieurement.
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Elle achève de jouer une pièce d’Oscar Wilde « L’importance d’être Constant » au Théâtre Antoine. Ce fut l’énorme succès de la saison où, entourée de Lorant Deutch et Frédéric Difenthal, elle est épatante, possède un rare abattage et, entre ces deux « vedettes » elle se taille une belle place et un beau succès.
Elle partira en tournée dès la rentrée après un repos… très court puisqu’elle va courir quelques fêtes du livre avec un bel objet : Un album sur Colette illustré magistralement par Philippe Lorin.
C’est une collection qu’ont instauré les éditions des Presses de la Renaissance intitulée « Sur les pas de… » où elles laissent à une personnalité le soin de retrouver des écrivains, de les remettre dans leur contexte, le tout agrémenté d’illustrations confiées à un artiste.
Macha vit avec Colette depuis son enfance puisqu’à 12 ans elle découvre sa première lecture…interdite. Elle avait déjà un furieux tempérament féministe, notre Macha ! Il s’agit de « L’ingénue libertine ». Plus tard suivront les Claudine et surtout « Le dialogue des bêtes ». Elle, l’amoureuse des chats, elle se retrouvait tout entière en Colette.
Et puis elle a joué Colette dans tout le sens du terme puisqu’elle interpréta des personnage de l’écrivain et surtout devint, pour la télévision, Colette elle-même, passant par toutes les époques avec des transformations étonnantes, certainement un rôle majeur et jouissif pour une comédienne.
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Tout. Elle a lu tout ce que l’on pouvait lire sur cette incroyable personnalité et bien sûr, aller sur ses pas fut une joie mêlée d’émotion puisqu’elle y retrouve une amie qu’elle connaît par cœur mais dont elle ne se lasse pas de découvrir des petits moments de vie au détour d’un chemin, d’une page, d’un lieu.
Elle l’a suivie à la trace et, comme si l’on remontait le temps, on part avec elle dans les traces que Colette a laissé un peu partout au hasard de ses voyages, de ses déménagements, de ses pérégrinations, de ses rencontres, de ses amours, de ses humeurs, de ses heurs et malheurs….
Macha a vraiment un style, reconnaissable entre tous et là, elle ne fait qu’un avec Colette. Philippe Lorin, en contrepoint, nous offre des croquis, des aquarelles, des sanguines où l’on retrouve ses paysages, ses maisons, ses relations et bien sûr elle-même, croquée avec beaucoup de délicatesse.
C’est un très joli livre que l’on lit, feuillette avec un rare plaisir et qu’on reprend pour découvrir plus précisément, un passage ou un dessin.
Ainsi traverse-t-on la vie de cette femme hors du commun que fut Colette.
Un vrai plaisir.
JB
Photos : La couverture du livre - Macha à la Ciotat, visite au festival "La Ciotat, Berceau du Cinéma" - Colette à 30 ans et à 40 ans interprétée par Macha - Dans "Mademoiselle Gigi" - Dans "L'important d'être Constant"
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