M6 LIVE 2007
UN FESTIVAL ECLECTIQUE ET DE QUALITE
Un reportage de Jacques Brachet
Il faut vraiment avoir envie de suivre cette manifestation devenue bandolaise qu’est le M6 Live… une heure et quart pour parcourir 10 kilomètres et presque autant pour trouver une place où se garer.
Cet entonnoir qu’est le beau port de Bandol attire déjà les foules estivales mais dès qu’un événement de cette taille se présente, alors c’est la panique. D’autant que cette année le podium s’est implanté au stade Deferrarri qui peut contenir deux fois plus de monde que sur le port… Donc… il faut arriver très tôt, le prendre calmement, rester zen dans les embouteillages (avec clim’ et musique de préférence !) et enfin se trouver sur le lieu qui est beaucoup plus vaste mais dont l’accueil chaleureux n’a pas changé d’une année sur l’autre. On vous reprocherait même de ne pas avoir été là pour les deux premiers concerts de Laurent Voulzy et Dany Brillant !
CHRISTOPHE MAE, LA NOUVELLE IDOLE DES JEUNES
Mais bon, je prends le train en marche (si l’on peut dire !) et me voici sur place pour découvrir Christophe Maé, seul sur scène après avoir été 420 fois (il les a comptées) déguisé en « Monsieur » frère du « Roi Soleil » fêtard et homosexuel notoire, dans lequel il a fait un triomphe, enlevant même la vedette au roi lui-même, alias Emmanuel Moire !
On l’attendait donc au tournant et comme il le sait, il va longuement répéter le spectacle du soir, remettant notre rencontre à la fin du concert.
Je dois dire que sur scène il est impressionnant, débordant d’énergie, la voix griffée qui assure, le contact incroyable avec le public… On sent le vrai professionnel mais en même temps le plaisir qu’il a à occuper pleinement cette grande scène devant des milliers de spectateurs.
Couleur reggae - afro-rock est son tour de chant, bien loin des mélodies du « Roi Soleil ». Ce sont ses propres chansons et si moi, noble et plus très jeune journaliste, je ne les connais pas toutes, le public, lui, d’une seule voix, suit vocalement le chanteur galvanisé par cet accueil.
Deux heures de show magnifique, une arrivée en trombe dans les coulisses et déjà le voici qui signe photos et disques, qu’il se fait prendre en photo avec tous les « VIP » qui ont la chance d’être là… Simple, le mec… Ca nous change un peu de ses soit-disant stars qui prennent leurs distances !
Et j’ai droit à mon interview, privée, dans sa loge, loin de la foule déchaînée qui continue à scander son nom !
Je le félicite pour de tour de chant magistral. Il sourit, un peu fatigué mais tellement heureux !
« Tu vois, ce qui arrive ce soir, c’est ce pour quoi je me bats depuis des années ! Chanter devant une foule énorme mes propres chansons, un tour de chant dont je rêve depuis longtemps. Et voilà que, grâce à la petite notoriété que m’a donné « Le Roi Soleil », je réalise enfin mon rêve… Je suis heureux !
On découvre un tout autre Christophe Maé même dans le style de chansons !
Ben oui… C’est ma musique à moi, c’est ce que j’aime, un peu rock, beaucoup reggae car, je le dis dans une chanson, je me considère comme le fils spirituel de Bob Marley ! Alors c’est vrai que c’est très loin des chansons de la comédie musicale mais c’est grâce à elle que je suis là ! Je peux te dire que ce disque (Mon paradis - Warner) il y a cinq, six ans qu’il est prêt, que je le peaufine depuis des années… C’est un rêve de 15 ans…
Est-ce que tu as hésité à entrer dans la peau d’un fou – ou d’une folle ! – et chanter des chansons qui sont quand même loin de ton style ?
C’est vrai que j’ai eu quelque appréhension et que j’ai un peu flippé au départ mais j’ai été habité par ce rôle et j’ai été tellement heureux de m’extérioriser et de jouer ce personnage. Ca a été un plaisir énorme et surtout, ça m’a permis chaque soir, durant 420 représentations et devant 5000 personnes, de maîtriser la scène, d’apprendre mon métier et faire un travail de fond formidable. C’était un challenge énorme pour moi et c’était très excitant. Sans compter que j’ai quand même amené dans ce personnage mon propre univers. Ca a été une expérience unique. Dove Attia m’a beaucoup aidé à appréhender le rôle et la musique. Je ne pouvais pas passer devant cette proposition et ça a payé !
Et c’est aussi grâce à ce rôle que j’ai pu rencontrer des gens comme Lionel Florence et Pascal Obispo qui m’ont offert une chanson « L’art et la manière »
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Sur scène, on sent que tu es chez toi !
Je le suis toujours ! Dans la vie je suis une personne assez posée mais dès que je suis sur scène, je suis galvanisé et je me donne autant devant un public comme ce soir que devant 10 ou 50 personnes dans un piano bar où à l’Elysée Montmartre devant 2000 personnes. Pour moi c’est pareil sauf que dans une salle payante tu sais que les gens viennent pour toi alors qu’un concert gratuit est formé de fans mais aussi de gens qui te connaissent à peine. Il faut donc plus se donner pour les récupérer, les avoir pour toi.
Alors, l’avenir immédiat du Vauclusien devenu célèbre ?
( Rires) Défendre mes chansons et mon disque, préparer une tournée de cent dates à partir d’octobre produite par Jean-Claude Camus (Sardou, Hallyday…) et puis, pourquoi pas ? revenir à la comédie dans un rôle aussi fou que celui du « Roi Soleil » ou dans un tout autre genre… J’aimerais bien recommencer !
Mais pour le moment, c’est la tournée et… mes chansons !

MICHEL DELPECH… QUE DE SOUVENIRS
Après le petit Maé, idole de ce début de siècle, voici les souvenirs qui reviennent à la pelle avec Michel Delpech… Il est loin le temps de « L’inventaire 66 », de « Laurette » à « Pour un flirt » en passant par « Wight is Whight », « Le Loir et Cher », « Les divorcés », « Quand j’étais chanteur », « Que Marianne était jolie »… On a tous un petit bout de Delpech dans la tête et, pour peu qu’on ait plus de 20 ans, que c’est bon de le retrouver, vieilli peut-être, comme nous tous et mal rasé mais toujours aussi charmant et charmeur…
J’avais eu la joie de faire quelques tournées avec lui et c’est toujours un plaisir de le retrouver, intact malgré quelques années galère et heureux d’être devant un si grand public pour égrener nos belles années…

Il vient de nous offrir en CD tous ses tubes chantés en duos. Il a ratissé large pour ce « Michel Delpech &… » puisque, toutes générations confondus on y retrouve Voulzy, Souchon, Clérika, Julien Clerc, Michel Jonasz, Cabrel, Bénabar, Vassiliu, Cali, Barbara Carlotti… tous on répondu présents… ou presque !
C’est la belle aventure qu’il nous raconte en petit comité dans sa loge, avant le spectacle, où il est super décontracté :
« C’est d’autant plus beau qu’aucun n’est un ami intime. Je connaissais certains, il y en a d’autres que je n’avais jamais rencontrés et lorsque cette idée m’est venue, j’ai foncé car j’avais très envie de le faire. J’étais très excité et je crois que tous ont été aussi curieux que moi de monter dans mon grenier pour retrouver ces chansons qui dormaient dans la naphtaline, qui les ont marqués ados ou enfants…
Ils les connaissaient toutes ?
Non bien sûr et j’ai un peu aidé en leur donnant une compilation pour qu’ils aient une idée et un choix. Mais j’avoue que, déjà, j’avais quelques idées qui se sont avérées bonnes. Ainsi, je ne voyais que « Wight is Whight » pour Voulzy, qui était dans l’esprit de « Rockcollection », « Quand j’étais chanteur » c’était un clin d’œil humoristique qui allait bien à Souchon avec une nouvelle résonances aujourd’hui. Cabrel et « Le Loir et Cher »… je savais qu’il choisirait ce titre ! Pour des gens comme Clarika ou Bénabar, j'hésitais car je les connaissais trop peu et je les ai laissé choisir.
Tout a été fait au premier degré, on n’a pas tordu la chanson car je voulais faire un cadeau aux gens qui m’aiment et aiment ces chansons.
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Avez-vous fait des concerts avec eux ?
Certains sont venus à des concerts mais il est difficile de tous les réunir ensemble. Par contre, on a un DVD qui va sortir où ils sont presque tous là.
Tous ceux contactés ont-ils dit oui ?
En majeure partie oui, et ça m’a extrêmement fait plaisir car bien sûr, il y a toujours un second choix au cas ou mais on ne veut pas y penser. Et peut-être alors aurais-je abandonné quelques chansons…
On retrouve donc toutes ces chansons sur scène… en solo !
Evidemment mais ce tour de chant est un peu un patchwork de toute ma carrière. Il y a bien sûr les chansons incontournables et qu’on me demande, quelques nouvelles mais pas trop car j’ai voulu jouer le jeu des anciennes chansons.
Alors cette année vous avez été « Mis à nu » par Michel Louvier qui a écrit, avec votre aide, cette biographie (Ed Perrin). Pourquoi alors que vous aviez déjà écrit, voici quelques temps, votre autobiographie ?
D’abord parce qu’il me l’a demandé poliment et aussi parce que c’est un livre très professionnel qui retrace toute ma carrière. Nous avons eu beaucoup d’entretiens mais il a fait des recherches incroyables pour que cette bio soit la plus proche de la vérité. Je n’ai donc eu qu’à répondre à ses questions, quant au reste, je ne m’en suis pas occupé. Il a mené son enquête, est souvent venu me rejoindre en concerts pour prendre la température… Ca a toujours été sans intervention de ma part. Ce n’est pas une bio dirigée !
Heureux de retrouver la scène dans ces conditions car, après avoir un peu perdu votre trace, le public aujourd’hui vous retrouve un peu comme une icône…
N’exagérons rien mais c’est vrai que c’est une grande joie de se retrouver là après un parcours assez mouvementé. Mais c’est aussi avec beaucoup de recul que je vis ça car je connais les aléas d’une vie de chanteur et ça change les donnes. Aujourd’hui je suis un vieux sage qui prend le bonheur quand il passe et je ne vis pas le succès de la même manière que lorsqu’il est arrivé pour la première fois ! Je sais que ça peut repartir mais je sais que je chanterai tant que l’on voudra de moi car je n’ai aucune intention d’arrêter !!!

(Photo : Après le spectacle, rencontre avec Gérard Blanc, adjoint à la Culture et François Barrois, Maire de Bandol).
AXELLE RED… THE STAR IN BANDOL
Il en fallait une, comme chaque année, qui ne joue pas vraiment le jeu. Après Lara Fabian l’a dernier, voici qu’arrive Axelle Red.
Je vous passerai tous les petits problèmes entendus ici et là en coulisse à propos de sa venue et de son arrivée en famille (nombreuse) mais, alors que le village M6 est paisible, qu’en attendant l’heure des répet’ et du concert, les équipes de M6 et de la Ville de Bandol sirotent un pastis, comme tout les soirs en ce moment de détente, l’on vient nous demander gentiment de quitter le village car Mme Axelle Red va arriver, veut le calme et surtout ne rencontrer personne que son équipe… Charmant, lorsqu’on sait que ce sont M6 et Bandol qui l’invitent !
Bien évidemment, refus total d’une interview, mais, ça, on a l'habitude que la presse de province soit quelque peu snobée (sauf en période de passage à vide !) quant aux photos « peut-être » aura-t-on la permission d’en faire sur scène. Mais on ne sait pas encore.
Nous laissons donc la star à ses mouvements d’humeur et à sa famille… dont on retrouvera d’ailleurs une partie au catering (cantine du village) où elle viendra se restaurer… Et l’on dînera au milieu des cris d’enfants… On comprend pourquoi elle les y a envoyés, elle qui veut du calme !
En tout cas nous, nous ne l’aurons pas.
Et puis c’est le retour au village qui jouxte la cantine. On doit le traverser pour aller au-devant de la scène faire nos fameuses photos… On n’aura droit qu’à la première, deuxième et cinquième chanson… Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !
Mais le plus compliqué c’est qu’on nous refuse le passage. Malgré nos badges presse et VIP… il n’y a pas de nom sur ceux-ci… Comme si un nom aurait pu changer quelque chose !
Enfin, après bien des palabres, on a enfin rejoint « notre » village assiégé par une star et son staff qui refusent toute approche… C’est beau la simplicité, surtout lorsqu’on prône certaines valeurs en chantant « Paris-Kaboul »… On fait des guerres pour moins que ça !
Enfin voilà. Le concert s’est bien passé. Mais elle qui passe son concert les yeux fermés, elle devrait les rouvrir un peu car ce ne fut pas la foule des grands jours quand même. J’espère qu’elle s’en sera aperçue et que peut-être, ça la fera un peu changer d’optique… Et d’humeur… Cette humeur à laquelle on avait d’ailleurs déjà dû se frotter lors de son passage, voici 2 ans, au Théâtre Galli de Sanary.
Et après, on se demande pourquoi certaines « stars » disparaissent, pourquoi les fans se raréfient, pourquoi la presse ne vient plus… Réponse ce soir-là à Bandol !
SUPERBUS... SUPER SUCCES !
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J’avoue qu’en dehors du fait que Jennifer, la chanteuse du groupe, était la fille de Chantal Lauby, que j’avais vaguement entendu « Butterfly » et « Lola », je ne connaissais pas vraiment ce groupe qui pourtant, aujourd’hui, cartonne auprès des adolescents.
Les ados qui étaient venus en… supernombre pour écouter ce groupe et admirer cette belle chanteuse.
Car Jennifer, disons-le comme les ados, est une bombe ! Pas vraiment jolie mais rayonnante, souriante, avenante, avec un look d’enfer… Bref, elle dégage !!!
Quant aux musiciens, ils une belle énergie, on sent leurs bases et leurs influences jazzy et en plus, ils sont aussi très sympas. Je comprends donc aujourd’hui cet engouement des jeunes car sur scène, ça sonne bien, ça déménage et « Jenny » est magnifique, très photogénique et bouge bien.
Bon, vous aurez compris que, comme Gérard Blanc, l’adjoint à la Culture, je sois tombé sous le charme de cette belle demoiselle avec le regret toutefois, de ne pouvoir l’interviewer car elle avait des problèmes de voix, même si l’on ne s’en est pas rendu compte sur scène. Et comme les musicos ne parlent pas si elle ne parle pas… on n’en aura donc pas su beaucoup plus de ce Superbus qui roule à fond de train…
Ah oui, un détail : le mot superbus est… du latin, mais oui, et ça signifie fier, insolent, superbe… Ils ne pouvaient donc trouver mieux pour se définir.
On leur souhaite longue route.
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FAUDEL… TELLEMENT ON L’AIME !
Tout avait très mal démarré.
« L’affaire Sarkozy » avait apporté quelques chamboulements dans la vie et la carrière du petit prince du raï… Devenant « politique » et prenant parti pour le nouveau chef de l’Etat, il s’était mis à dos quelques minorités qui chahutaient ses spectacles.
Bien fait, disaient certains, il n’avait qu’à pas s’en mêler. Un chanteur est un chanteur et même s’il a – et s’il doit avoir ! – des idées politiques, il se les garde. On ne l’aime pas parce qu’il est de gauche ou de droite mais par ce qu’il représente en tant que chanteur.
Nous ne polémiquerons pas sur cet… état de fait mais… le fait était que des bruits couraient qu’il pourrait encore être chahuté. Du coup, la Municipalité multiplia les forces afin que tout se passe bien. Mais le climat était, sinon à l’angoisse, du moins à la préoccupation.
Et puis le vent s’en mêla… Il se mit à souffler de plus belle, emportant plantes et tapis sur son passage, gonflant les voiles des tentes et faisant osciller les mâts porteurs de spots.
Allait-on annuler ? Jusqu’au dernier moment on ne le sut pas. Et là-dessus, le froid, le vrai froid qu’on a en fin d’automne, s’installa. Le public arrivant vers 19h commença à bien se geler et annuler le gala signifiait une autre bourrasque.

Faudel, lui, fidèle au poste, vint faire ses balances consciencieusement, comme si de rien n’était, tranquille, du moins en apparence et recevant, suite à sa répétition, des petits enfants malades à qui il consacra un bon bout de temps avec photos et autographes en prime.
Par contre – troisième épisode journalistique ! – il refusa toute interview parce qu’il avait lu un papier qui l’avait contrarié dans Var Matin… Merci pour les autres !
Mais bon, on n’en n’était qu’à un troisième refus cette année et, l’habitude aidant, la cause était entendue. On n’en mourrait pas.
Enfin, à 21h40, il fut décidé que le spectacle se ferait. Et il se fit dans les meilleures conditions possibles, avec un Faudel au mieux de sa forme, avec une belle pêche qu’il communiqua à son public qui chanta et dansa avec lui. Ce fut une belle soirée de fête. On retrouvait notre petit prince dans des éclairages majestueux, un orchestre à fond la caisse et un public ravi vers qui il alla ensuite pour les dédicaces et les photos.
Bravo petit prince… Tu les as bien eus !
AXEL BAUER… EN TOUTE LIBERTE
Ouf… On a échappé à Doc Gynéco et on n’a pas perdu au change !
En effet, après les bruits qui couraient autour des concerts de Faudel, ceux de Doc étaient plus alarmants. Tellement, qu’il en est tombé malade. Enfin, malade ou pas, voilà que vient le remplacer Axel Bauer, rocker pur et dur, et qui l’a remplacé très avantageusement, malgré un public clairsemé qui ne savait plus trop qui allait se présenter sur scène, le changement ayant été fait en trois jours ! Mais peu à peu le stade a vu arriver des grappes de jeunes qui ont apprécié l’artiste.
Il nous avait fait la surprise d’emmener avec lui la chanteuse Maïdi Roth qu’on a pu voir récemment dans la série « Plus belle la vie » jouant le rôle… d’une chanteuse ! (Voir l’interview dans notre rubrique « musique »)
Notre blonde Maïdi a donc remplacé la brune Zazie pour un beau duo de charme avec « A ma place ». A sa place, elle s’en est superbement tirée !
Après un spectacle qui nous a laissé les oreilles un peu bourdonnantes, Axel a bien voulu jouer au jeu de l’interview… enfin un !
Il avait démarré très fort en 83 avec « Cargo de nuit » qui fut un énorme tube et lança notre artiste. Peut-être un peu trop fort, surtout qu’autour de ce succès flottait une odeur de souffre.Mais peu à peu tout s’apaisa et il put mener une carrière normale même si, jusqu’au succès du duo avec Zazie, il se faisait plus rare.
Il sourit à cette évocation :
"Ca a été presque un an de bourrage de crâne à tel point que j’avais l’impression de déranger les gens. D’ailleurs j’ai dû en gaver plus d’un ! C’est vrai que tout ça m’a un peu dépassé mais ça ne m’a pas vraiment handicapé et ça reste un très beau souvenir."
Après il y a eu de belles rencontres…
Oui, ce sont les hasards de la vie, les coïncidences… C’est inexplicable et c’est agréable…
Il y a eu Jean-Louis Aubert avec qui vous avez collaboré sur « Bleu, blanc, vert ».
Je le connaissais avant « Cargo de nuit ». Nous avons beaucoup joué ensemble sur scène mais c’est la seule fois que nous avons travaillé ensemble sur un disque. C’était le moment…
Zazie, c’est une rencontre incontournable !
C’est même une rencontre magique et une belle aventure, d’autant que ce n’était pas calculé du tout. J’avais écrit cette chanson bien avant notre rencontre. Elle dormait là depuis peut-être cinq ans. Lorsque je l’ai retrouvée j’ai pensé que sa voix irait bien dessus. Je la lui ai faite écouter… Durant un temps on s’est tourné autour comme chien et chat mais il y avait quand même une attirance mutuelle. Nous avons été guidés l’un vers l’autre. Ca a été une belle histoire mais rien ne présageait le succès que ça a eu. Je crois que ça a été sa plus grosse vente en singles !
Il y a encore les Rita Mitsouko….
Alors là, ce sont des potes de très longue date. C’était en pleine période « New Wave » et l’on se produisait alors dans un lieu super branché, le Rose Bonbon. Nous avons passé notre temps à nous suivre, nous perdre, nous retrouver et je suis sûr que nous referons un truc ensemble. Quoi ? Quand ? Je ne sais pas mais ça se fera car nous avons la même énergie, la même sincérité…
On a l’impression que vous vivez votre métier hors show biz…
Ca n’est pas une impression ! Je le vis dans la liberté la plus totale et même si ça peut comporter des risques, c’est pour moi la bonne, la seule manière de le faire. Je n’ai pas envie de séduire à outrance, je ne veux faire aucune compromission. C’est comme ça et pas autrement que je conçois ce métier et finalement, ça me réussit assez bien. La preuve : je viens de faire 70 dates de concerts ! On a taffé comme des ouf !!!
Pour vous, les compromis, c’est quoi ?
Passer à la Star Ac’ par exemple ou d’autres émissions télé qu’il faut soit-disant faire. Ce n’est pas mon truc le délire télé… Je suis dans un autre délire.
Pourtant vous avez fait une chanson à Steve Estatof, issu de « La Nouvelle Star » !
Ah, ça n’est pas pareil ! Ca a été, encore une fois, une rencontre. C’est un mec vrai, sincère qui m’a touché. Je lui ai proposé une chanson et il l’a très bien interprétée d’ailleurs.
Une vie d’artiste, ça a des hauts et des bas. Regardez Brassens, Brel, Hallyday…On n’est pas si différents les uns des autres mais chacun vit sa vie différemment. Ce n’est pas toujours facile mais c’est un choix de vie parce que c’est la liberté. Je n’ai peur de rien, je sais où je vais, qui je suis, c’est le principal.

M6 LIVE… FEU D’ARTIFICE FINAL
C’était la dernière soirée de cet éclectique festival et une soirée dédiée aux d’jeun’s venus d’ailleurs par milliers, admirer et applaudir chacun et chacune leur préféré. Et il y en eut pour tous les goûts avec un plateau très mêlé. C’est vrai qu’au départ, ce rapprochement entre zouk, rock, hip hop, slam, rap, raggae, chanson française semblait assez anachronique. Et puis, finalement, toutes ces musiques ont un point commun : musiques d’aujourd’hui elles sont celles des jeunes d’aujourd’hui, comme nous avons eu à notre époque le twist, le surf, le madison, le monkey et autre hully gully…
Et c’est Alchimèr (Photo 2) qui débute, un drôle de nom qui désigne un essaimage du laboratoire de Chimie des surfaces et interfaces du CEA… Bien entendu, ici c’est autre chose et le petit accent grave sur le E fait toute la différence puisque le leader du groupe venu d’Aix-en-Provence, Thibault Arragon (nom presque prédestiné !) est à mi-chemin entre slam et chanson française traditionnelle et poétique. Voix chaude, beau physique et en cadeau, deux duos avec Fabienne Carat (Photo 3) , la petite Samia de la série « Plus belle la vie » qui a soulevé les fans ados et essentiellement féminins de la série.
L’Art 2 Fer. Sous ce jeu de mot se cachent – ou plutôt : se montrent ! – 3 toulonnais dont le rap français se mêle avec bonheur au son américain (Voir article dans la rubrique musique) et qui possède une belle joie de vivre communicative.
Encore un nom bizarre : NZH signifiant Natural Zion High. Du reggae pur et dur avec une touche humoristique donnée par un Greemlin sorti d’une boîte à musique (Photo 4). Miko, je crois, le nom allant bien avec le personnage. Beaucoup de bruit, une sono assourdissante mais qui n’arrivait pas à couvrir les cris de la foule en délire.
Et voici qu’arrive le chanteur de charme à la voix caverneuse : Ilyès (Photo 4), le premier sorti de la dernière « Nouvelle star » et non le moindre car il a déjà beaucoup d’aplomb, ce petit jeune homme venu de la Ciotat et qu’on retrouvera la saison prochaine sur la scène du Théâtre Galli de Sanary.
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Et voici ma petite préférée de retour sur scène : Maïdi Roth (Photo 6), belle chanteuse aux belles mélodies un peu country, un peu jazzy qui nous offert un moment de grâce et de calme. On la reverra d’ailleurs très vite à Marseille pour un concert et il se peut qu’elle rejoigne à nouveau l’équipe de « Plus belle la vie ».
Les Déesses (Photo 7) portent bien leur nom… Elle sont sculpturales, superbement colorées, se prénomment Lilah, Edene, Philya et nous entraînent à un rythme fou et lascif dans un rythm and blues mâtiné zouk qui fait la joie de notre été 07.
Alix est belle, longiligne, blonde. Elle a un air romantique et angélique et pourtant sur scène, elle déménage dans du pop-rock assez musclé et violent qui décoiffe !
Pitt Baccardi, c’est le rap français dans toute sa verdeur, sa violence et ce chanteur des quartiers est et ami de Doc Gyneco a fracassé les enceintes par une orchestration aussi tonitruante que son phrasé saccadé.
Enfin c’est Singuila qui fermait la marche et là, après 3 heures d’un boucan assourdissant, j’ai jeté l’éponge et, avant d’être sourd, j’ai rejoint les coulisse et le village M6 les oreilles bourdonnantes… Ce n’est vraiment plus de mon âge !
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Et voilà qu’allaient s’éteindre les feux de cette saga bandolaise 2007 qu’on a suivie avec entrain et chaleur (enfin, presque, car certains soirs une petite laine et une infusion s’imposaient !) avec joie et tendresse car ce fut un beau moment de convivialité que nous ont offert le maire et son adjoint sans oublier l’équipe chic et choc, la colonne vertébrale de l’organisation. Et ne pouvant remercier tout le monde ici sachez, Muriel, Françoise, Véronique, Caroline, Lorie, Peter et les autres, que vous êtes devenus chers à mon cœur et que je ne raterai pour rien au monde la session 2008 tellement vous nous avez donné de votre temps, de votre gentillesse, de votre bonne humeur. Les fous-rires en coulisses et les bons moments passés ensemble font qu’on s’en souviendra autant que des beaux spectacles et des artistes plutôt sympas dans l’ensemble que vous nous avez offert sur ce plateau M6.
L’année sera longue à attendre le retour de ce beau moment de musique et de convivialité ! |

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