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DALIDA... COMME SI ELLE ETAIT LA...

3 mai 1987 . La France et le monde entier sont en deuil en perdant l’une de nos plus grandes stars de la chanson… Dalida.
3 mai 2007. Paris lui rend hommage avec une splendide exposition à la Mairie de Paris, concoctée avec amour par Orlando, son frère et Bertrand Delanoë son maire, fervent admirateur, ami intime et fidèle de l’artiste.
3 mai 2009. Luigi Gigliotti, son neveu, lui rend hommage en racontant ses mémoires, aidé en cela par Stéphane Julienne : « Mia Zia, Dalida » (Ma tante, Dalida – Ed Ramsay).
Je vous l’avoue sans honte, c’est le premier livre consacré à l’artiste (Et Dieu sait s’il en est sorti !) qui m’a fait venir les larmes aux yeux car, après une très belle préface d’Orlando, son oncle, il nous raconte comment il a appris la mort de sa tante et les jours qui ont suivi jusqu’à sa mise en terre. C’est poignant et il me semblait revivre ce triste drame et ces instants tragiques. Avec cette entrée en matière il nous fait remonter 22 ans en arrière… comme si c’était hier.
Je dois dire que j’ai toujours été fan de la chanteuse et que, créant, au fil des années, des liens d’une fidèle amitié, j’ai pu apprécier la femme qui était belle, sincère, tendre, attentionnée aux autres, qui vivait avec des fêlures mais savait donner le change, qui aimait passionnément son métier et ses admirateurs qui le lui rendaient bien – qui le lui rendent bien car plus de deux décennies après, ils sont toujours là. A preuve cette journée commémorative.
Luigi a aussi, entre temps, perdu son père, le vrai Orlando puisque celui que l’on connaît se prénomme en réalité Bruno et a emprunté ce pseudonyme pour devenir chanteur avant de s’occuper de sa sœur qu’il vénérait, pour qui il avait et a toujours, amour, tendresse et admiration.
Luigi a occupé une place particulière auprès de sa tante car il est né quelques mois après sa première tentative de suicide suite au suicide du chanteur Luigi Tenco qu’elle aimait et voulait épouser. C’est d’ailleurs en souvenir du chanteur que son père l’a ainsi prénommé et que Dalida devint sa marraine. Cette naissance fit beaucoup pour le retour à la vie de l’artiste qui a adoré et chouchouté cet enfant comme s’il était le sien. Amour partagé pour ce bambin qui grandit heureux et turbulent entre des parents aimants et une tante dont il était l’objet de toutes les attentions.
Dans ce livre, même si, passage obligé et maintes fois raconté, durant quelques chapitres, nous retrouvons les grandes étapes d’une carrière extraordinaire, dès que ses souvenirs d’enfant sont là, aidés par sa maman, Maria-Luisa, il retrace sa vie mêlée à celle qu’il a toujours appelée « Zia ». Et pour la première fois on découvre une Dalida intime, assoiffée d’un amour qu’elle reporte sur ce neveu chéri. Dalida redevient Yolanda, son vrai prénom, une femme comme les autres, dont la famille compte plus que tout au monde et qu’elle a rassemblée dans cette belle maison montmartroise – sa chaussette, aimait-elle l’appeler ! – puisqu’il y avait autour d’elle ses deux frères, sa belle-sœur, ses neveux, Giuseppina sa maman, Rosy, sa cousine et fidèle assistante de tous les instants. Un clan à l’italienne où l’on parlait trois langues : le français, l’italien, l’arabe…
C’est un portrait profondément humain et émouvant que nous brosse Luigi qui a aujourd’hui 40 ans passés mais dont les souvenirs restent profondément ancrés dans sa vie de bambin et d’adolescent, car il a toujours gardé une profonde tendresse pour elle.
Ce n’est pas « un livre de plus » sur Dalida, c’est un livre d’amour et, je crois, le premier livre dédié et consacré à Yolanda et de plus, comme c’est un hommage qui vient du cœur et d’un simple grand désir d’honorer cette tante si belle et pas comme les autres, tous ses droits seront reversés à une association caritative.

Jacques Brachet

Luigi Gigliotti a donc voulu rencontrer en tout premier lieu les fans de l’artiste qui font tant pour perpétuer son souvenir.
Ce triste jour anniversaire, tout le monde se retrouvait tout d’abord au Cimetière de Montmartre, où la silhouette de Dalida émerge d’un monceau de fleurs. Si sa tombe est toujours formidablement fleurie, ce jour-là elle l’est encore plus car le fan club est là, venu de France, de Belgique, d’Italie, d’Allemagne, du Liban, de l’Ile de Malte, du Brésil, de Russie… Incroyable mais vrai, tous ces gens se déplacent d’année en année et encore plus cette année puisque Orlando et Luigi sont présents. A noter une couronne venue de la Mairie de Paris et un groupe d’Italiens qui ont créé à Serrastreta, village natal de la famille Gigliotti, un musée consacré à l’artiste, venu se joindre au fan club français.
Un monde fou et de tous âges car, même après sa disparition, les fans ont continué à se multiplier alors que certains naissaient à peine lorsqu’elle nous quittait.
Dans l' après- midi une rencontre était prévue avec Orlando et Luigi qui dédicaça son livre à tour de bras. C'est avec sourire, délicatesse et beaucoup d'émotion qu'il a écrit à chacun un gentil petit mot, sans compter la patience dont il a fait preuve pour les prises de photos car chacun voulait être pris avec lui, se rapprochant ainsi un peu de sa tante.
Un peu plus tard, c'est Orlando qui nous a fait part des multiples projets qu’il avait autour de sa sœur car il vit toujours comme si elle était là et a toujours mille projets pour continuer à la faire vivre : film, comédie musicale, remix , une émission spéciale sur France télévision, la sortie en fin de ce mois d’un double album regroupant les chansons que Dalida a chantées en anglais (après plusieurs doubles albums en italien, espagnol et allemand) l'ouverture d'un musée, et une grrrrrrrrrrrrrande surprise........que nous attendons avec impatience !
Il nous a aussi informé que Dalida était de plus en plus présente dans de nombreux films qui empruntent très souvent ses chansons.
Même aujourd'hui encore, nombre de chanteuses reprennent les chansons de Dalida : Lara Fabian (Je suis malade), Michelle Torr (Pour ne pas vivre seule), Alabina. (Salma Ya Salama), Dany Brillant (Histoire d'un amour), Marc Lavoine en duo virtuel avec la voix de Dalida (Le dernier Mot), Massimo et Loana (Paroles Paroles) et même Lama qui, dans son disque de duos, a repris sa voix pour chanter avec elle « Je suis malade »….
Quelques documents rares ont aussi été diffusés.
Cette magnifique journée ne pouvait se terminer autrement qu’au son des chansons de « Dali » au Restaurant « Paris-La Bohème » dans le XVIIIème arrondissement, son quartier,
autour d'un très bon buffet.
Du Disco aux vieux refrains chacun a pu se déhancher sur le reggae, le twist, le madison, le Sirtaki, le disco …Sans oublier les chansons magnifiques comme : « Pour en arriver là », « Pour ne pas vivre seul », « Mourir sur scène ».........
Un autre surprise attendait les fans : un petit show organisé par Thierry Savona, président du Site Officiel de Dalida* avec la participation de Rebeca-Régina, chanteuse, danseuse qui a fait revivre pendant quelques instants la magie de Dali, de Mistinguett et de quelques autres
Une soirée qui restera dans les anales.

Reportage Yvonne Petitmangin - Evelyne Laurent

*http://www.dalida.com

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