LIVRES-DISQUES
Beaucoup de beaux disques, beaucoup de beaux livres en ce mois de février. Le choix du roi dans tous les styles et toutes les époques.
SYLVIE VARTAN « Jour après jour » par Didier Quinonero
(Ed Didier Carpentier)
Comme tout livre sortant sur Sylvie, c’est un grand et bel album. Le luxe, la classe… Ca va très bien à la chanteuse et s’il est déjà sortie nombre de livres sur la belle icône des sixties, ce livre est très original en soi car, des tout débuts de sa carrière à aujourd’hui, c’est un éphéméride que l’on feuillette jour après jour, comme son nom l’indique et vous suivrez à la trace la vie de folie que Sylvie a menée, de sa naissance à nos jours. Sa vie de chanteuse bien sûr, ponctuée d’enregistrements, de tournées, d’émissions TV, mais aussi les grands moments de sa vie de femme et Frédéric Quinonero, passionné « d’histoire » a dû plonger très sérieusement dans les archives de la belle dame pour nous retracer toutes ses tournées, les dates de toutes ses émissions, de sa voyages à l’étranger, de ses spectacles. Bref c’est une encyclopédie que tout fan doit avoir puisqu’en plus de très belles photos illustrent ce livre.
Juste un reproche : l’auteur passe son temps, à longueur de pages, à la surnommer « la blondissime » et c’est un peu fatigant !
Mais bon, le livre est splendide et c’est là l’essentiel.
OLIVIA RUIZ « L’oiseau piment » (Ed Textuel Musik)
Signé et illustré par elle, ce livre est aussi la vie au jour le jour de cette belle rescapée de la Star Ac’ qui suit un chemin qui monte, qui monte, semé de succès et de prix !
Jolie frimousse qui n’a pas sa langue dans sa poche et a su garder son accent du Sud-Ouest, en la lisant on l’entend car c’est un livre drôle et joli, émouvant et sympathique où elle nous raconte sa jeune vie, sa famille qui est le point d’ancrage de sa vie d’artiste et de femme, fille, petite fille. On y trouve plein de photos inédites joliment et originalement mises en page, des dessins, des poèmes, , des chansons écrites de sa jolie menotte.
Ce qui nous plaît chez Olivia Ruiz c’est sa nature bon enfant, drôle, « star qui ne se la pête pas ». Hormis le succès et la célébrité, elle ne change pas, la gamine et reste la fille de ses parents et de ses racines ensoleillées, même si ses parents ne viennent pas du même Sud qu’elle.
Olivia Ruiz c’est un soleil dans ce show biz de plus en plus sombre et pourtant elle s’y est fait une place de choix et y nage comme un poisson dans l’eau, cassant un peu les tabous et surtout, menant sa vie est sa carrière tambour battant et comme elle l’entend.
Un bel oiseau sauvage dont le piment est l’amour et l’humour mêlés.
RIKA ZARAÏ « Quand les hommes » (Sony-BMG)
Il y a fort longtemps que Rika Zaraï ne nous avait offert un vrai nouveau disque. Hormis ses « compils » on n’avait rien de nouveau sous le soleil. Mais ça valait le coup d’attendre car ce disque est absolument superbe et émouvant. On y retrouve la Rika des belles grandes chansons servie par une voix reconnaissable entre toutes et de plus, c’est un livre dont le thème est la Paix. Ca ne pouvait donc que nous plaire, même si les radios ne daignent pas s’en préoccuper.
Elle reprend donc de très belles chansons qui ne parlent que d’amour, où se mêlent Brassens (Chanson pour l’Auvergnat) Eluard-Caussimon (Sur un vœu de Paul Eluard), Aufray-Buggy (La terre est si belle) Levesque (Quand les hommes vivront d’amour, qui donne le titre au disque), Barbara (Göttingen), Duteil (Pour les enfants du monde entier)…. Et plein d’autres qu’elle chante avec une belle sensibilité et beaucoup d’amour. Quelques chansons aussi venues de ses racines israéliennes, une sublime chanson « Dis Golda »… Bref, c’est un disque chargé d’émotion que tout le monde devrait écouter attentivement.
MATHIEU JOHANN « Le bonheur ça fait mal » (Sony-BMG)
Et voilà encore un rescapé de la Star Ac’ et ce grand garçon sympathique et beau, repéré de loin, on l’attendait vraiment car s’il n’a pas gagné, il est comme certains autres, dont Olivia Ruiz, digne d’être connu et reconnu tant son univers et beau, poétique et ce disque est superbe, disons-le sans ambages. Il a ce grain de voix à la fois fort et fragile et dans lequel on sent une cassure qui restera à jamais. Il a su s’entourer de gens de talents pour écrire, quelquefois avec eux, 14 chansons toutes à écouter avec beaucoup d’intérêt. On retrouve, pour les plus connus, Marie Nimier, François Bernheim, Peter Lorne, et puis tout une bande d’auteurs et compositeurs qui ont su lui offrir des chansons ciselées, à son images, belles et graves mais surtout pas mièvres et d’une grande force.
Pierre Fageolle, Yann Battard, Gaël Chatelain, Marie-Florence Gros…. C’est une belle famille dont il s’est entouré et qui l’ont habillé sur mesure.
A noter cette chanson qui vous donne les larmes aux yeux : « Les jambes de Laure » de François Bernheim, histoire d’un enfant qui a sauté sur une mine anti-personnelle. Un moment de grâce…
Et en plus, l’écrin qui renferme ce beau disque, est à la fois sobre et luxueux avec un cahier en noir et blanc fait de photos, de dessins et des paroles de ses chansons. Très beau aussi ;
Que dire que, là encore, ça valait le coup d’attendre car Mathieu nous fait là un très beau cadeau.
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