LA CIOTAT, BERCEAU DU CINEMA... 26ème

Un peu de vent, quelques gouttes de pluie et du soleil….
De beaux films, des invités prestigieux, une Egypte somptueuse…
Des rires, de l’émotion, quelques yeux embués.
Voilà une recette qui prend à tous les coups.
Même si le budget mairie a été écourté, même si le Conseil Régional n’a toujours pas donné sa réponse pour une subvention éventuelle ( !) le 26 ème festival a eu lieu et bien lieu.
Claude Lelouch et Françoise Fabian ont été à la hauteur de la médaille d’honneur qu’on leur a remise. Yves Allion nous a concocté un programme de huit premiers films de grande qualité si bien que le jury a eu bien du mal à donner un palmarès satisfaisant tout le monde.
Le jury ? Une équipe magnifique représentant un panel des métiers du cinéma. Tous plus sympas les uns que les autres, ils ont formé une équipe soudée prête à se revoir et à travailler ensemble, ce qui est un peu le but du jeu.
Un président serein, magnifique de gentillesse, d’esprit d’équipe et d’intelligence : Pierre Santini. Il était entouré de trois femmes et quatre hommes : la délicieuse comédienne Louise Monot, l’énergique photographe Ariane Ravier, la diaphane scénariste Jackye Fryszman, le fantaisiste écrivain Frédérik d’Onaglia, le chaleureux réalisateur Jérôme Foulon, l’adorable compositeur Christophe Julien, le bouillant producteur Quentin Raspail. Tout ce petit monde s’est entendu comme larrons en foire et ne se sont pratiquement pas quittés.
Passage éclair de l’ami Laurent Malet qui est l’invité permanent du festival, qui fut d’ailleurs président et qui venait signer son émouvante biographie « En attendant la suite ».
Passage éclair aussi de la réalisatrice Charlotte Silvera grâce à laquelle le jury a eu un beau président.
Passage prolongé de Jean-Pierre Darroussin, devenu l’enfant du pays et qui était en compétition comme « jeune » réalisateur pour son premier film.
Autre enfant du pays, le réalisateur toulonnais Bernard Jeanjean qui avait obtenu le prix du jury voici trois ans avec son premier film « J’me sens pas belle ». Il revenait en « guest » mais surtout en ami, avec sa compagne, la comédienne Martine Fontaine, présenter leur nouveau bébé « J’veux pas que tu t’en ailles »
Des absences aussi, comme celle d’Omar Sharif, pris par un feuilleton en Egypte, Pierre Barouh qui trouva au dernier moment quelque chose de plus important à faire, Jane Birkin qui avait promis de venir, ce que refusa son agent. Pourquoi ? On ne le sait. Peut-être à cause de mauvaises critiques cannoises pour son premier film en tant que réalisatrice. Il fit peut-être bien car ce fut le seul film en compétition qu viti se vider la salle avant la fin. Ceci explique peut-être cela.
Bien évidemment, l’on eut deux moments d’émotion, le premier pour la projection de « La femme Coquelicot » où il y avait un grand absent : Jean-Pierre Cassel. Et puis, à l’annonce de la mort d’un autre grand monsieur et ami : Jean-Claude Brialy.
La journée égyptienne fut une belle réussite, sous la houlette de Mme le Consul Général Hoda Naguib où l’on rendit hommage à Dalida avec « Le sixième jour » de Youssef Chahine, où Jérôme Foulon, Jackye Fryszman et Louise Monot présentèrent ce petit bijou qu’est « Béthune sur Nil » (A voir bientôt sur France 3) et où l’on termina avec « Halim » de Sharif Arafa avec Haitham Ahmed Zaki… que l’on attend encore puisqu’à ce jour on est toujours sans nouvelles d’eux malgré leurs billets d’avion envoyés à la production !
|
|
 |
|
A noter encore deux belles expositions : un bel hommage rendu à Dalida par Ariane Ravier. 50 portraits magnifiant la star dont on commémorait le vingtième anniversaire de sa disparition. Et les peintures sur papyrus d’Omar Atta qui nous ont fait découvrir l’Egypte d’hier et d’aujourd’hui, ses échoppes, ses ruelles, ses petits métiers. Un travail d’orfèvre.
Voilà en gros un résumé de cinq jours de folie, de rires et d’émotion pour un festival toujours de qualité mais qui commence à s’étioler dans une ville qui, semble-t-il, n’a pas les moyens de ses ambitions, par manque d’argent, de structures et aussi peut-être d’intérêt de certaines institutions et instances et qui devra travailler dur pour que celui-ci puisse, sinon grandir en toute sérénité mais continuer d’exister.
Reportage photo : Linda PELOU et Georges VERA |