EVENEMENT LE 26 DECEMBRE : « LES TROIS GLORIEUSES »
HENRI-JEAN SERVAT REUNIT TROIS STARS SUR FRANCE 5

3 Glorieuses – 3 monstres sacrés – 3 vedettes absolues – 3 grandes comédiennes françaises :
Michèle MORGAN, Danielle DARRIEUX, Micheline PRESLE.
Belles, populaires, talentueuses, elles ont aujourd’hui 80 ans passés et irradient toujours.
Henri-Jean SERVAT, qui, comme Brialy, aime les artistes, les stars, les avait déjà réunies dans un très joli livre : « Les trois glorieuses » (Ed Pygmalion).
Aujourd’hui, il les réuni de nouveau pour une photo « historique » aux studios Harcourt, studios légendaires, et en profite pour leur rendre hommage dans ce très beau film éponyme que vous découvrirez le 26 décembre sur France 5.
Michèle Morgan a 70 films à son actif, Micheline à peu près 100, Danielle Darrieux 110. Elles restent des comédiennes adulées, inoubliables, des légendes, des mythes…
Elles ont énormément de points communs sauf un : celui d’avoir, ne serait-ce qu’une fois, toutes trois tourné ensemble. Aucun réalisateur n‘a eu cette idée de les réunir à l’écran. Elles ont partagé l’affiche de nombreux films, deux par deux ou alors toutes trois mais sans jamais se rencontrer alors qu’elles sont les meilleures amies du monde.
Quelle émotion, alors, de les retrouver sur le petit écran, toutes trois, racontant leurs débuts, leur carrière, leur aventure hollywoodienne, avec ce charme, ce sourire, cette beauté rayonnante…
La première à débuter, par hasard, fut Danielle Darrieux. A 14 ans, elle est la vedette d’un film de Wilhem Thiele « Le bal ». Alors qu’elle se destinait à la musique, sa mère lui fait passer une audition. Et ça marche aussitôt. En 1935 elle en est à son 15 ème film, « Mademoiselle Mozart » et dans une petite scène, on voit, pas loin d’elle, une certaine Simone Roussel qui a alors 15/16 ans. Elle ne restera pas longtemps figurante puisque « Gribouille » de marc Allégret, lui verra partager la vedette avec Raimu, sous le nom de Michèle Morgan.
Deux années après ce démarrage foudroyant, se présente une autre adolescente, Michelin Chassagne dans « Jeunes filles en détresse » de Pabst. C’est bien sûr Micheline Presle.
A partir de là, elles vont envahir les écrans français, restant en haut de l’affiche, durant des décennies.
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Elles se croiseront donc sur les plateaux, deux par deux mais jamais toutes les trois.
Et, puis, pour chacune d’elle, il y aura la période hollywoodienne.
En 1937, Danielle Darrieux signe avec Universal. Elle jouera quelques films avec Clark Gable, Charles Boyer, Douglas Faibaks Junior. Durant l’occupation, RKO a fait venir Michèle Morgan qui a tourné avec Franck Sinatra, Humphey Bogard. Elle en profitera pour épouser le producteur Bill Marshall dont elle aura un fils, Mike. Quelques années plus tard, c’est la Fox qui appelle Micheline Presle qui tournera avec John Garfield, Erroll Flynn, Tyrone Power et épousera… le même Bill Marshall, divorcé de Michèle avec qui elle aura une fille, Tony, qui sera élevée avec Bill que Michèle a dû laisser à son père…
Toutes trois reviendront d’Hollywood, défrisées, déçues d’une carrière qu’elles espéraient plus brillante et heureuses de retrouver la France.
Partageant mon admiration avec l’ami Servat, j’ai eu la chance de rencontrer ces trois belles stars. Avec Micheline, une amitié s’est créée durant la belle période du Festival Jeune Cinéma d’Hyères dont elle était l’invitée permanente. J’adore son énergie et sa classe. Avec Danielle, responsable du casting seconds rôles que m’avait confié mon ami réalisateur Paul Vecchiali sur le tournage toulonnais du film « En haut des marches », je la côtoyais journellement et j’appréciais sa simplicité et son humour. Puis le l’ai souvent retrouvée souvent dans les coulisses lors de ses passages à Toulon avec les galas Karsenty-Herbert.
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Pour Michèle ce fut plus difficile car je la rencontrai dans sa propriété tropézienne des Oliviers alors que je venais y interviewer Danièle Thompson et Gérard Oury… avec promesse de ne faire aucune photo ni interview de la belle star. Mais être reçus par elle et nous offrant le thé avec simplicité et ce sourire sous ses beaux yeux bleus… ce fut un choc !
Ayant tenu ma promesse, du coup, elle accepta une interview lors de sa tournée théâtrale, de passage à l’Opéra de Toulon. Je la revis à Cannes pour les 50 ans du festival, qui était aussi en quelque sorte son anniversaire puisque, lors du premier Festival de Cannes, elle reçut le premier prix d’interprétation féminine avec le film de Jean Delanoy « La symphonie pastorale ». Voir réunis, 50 ans après, le réalisateur et la comédienne fut un grand moment d’émotion.
Que de beaux souvenirs !
Comme Henri-Jean Servat, je fus à chaque fois subjugué par le charme de ces trois grâces cinématographiques qui continuent à nous faire rêver et, lorsqu’on les voit toutes trois réunies – enfin ! – à l’écran, on ne peut que regretter de ne les avoir jamais vues se donner toutes trois la réplique.
Ne ratez pas ce film nostalgique et joyeux qu’Henri-Jean, avec sa passion, sa tendresse pour les artistes et sa délicatesse, nous offre pour ce Noël qui, ainsi, se prolongera d’un jour !
Jacques Brachet
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