LA LONDE : LE DOMAINE DE FIGUIERE, LIEU DE DELICES

Comment démontrer que son vin est bon ? En le faisant déguster, bien sûr et si possible à des amateurs avisés qui auront un… avis positif pour la suite des événements !
Mais encore ? En le faisant déguster avec divers mets afin de bien montrer qu’il s’adapte à toutes les situations.
C’est ce que fait depuis quelques années la famille Combard qui préside aux destinées d’un bien beau domaine : Saint-André de Figuière, à la Londe les Maures, domaine dont le logo est un angelot… Tout un programme !
Chaque année, ils convient amis, amateurs, restaurateurs, œnologues et journalistes à découvrir leur nectar tricolore, une fois accompagné de caviar d’Aquitaine, une fois avec une cuisine typiquement provençale, sous la houlette de notre chef préféré, Gui Gedda, variant ainsi nos plaisirs gustatifs.
Cette fois encore, surprises et découvertes étaient au menu où, disséminés dans la cave, vous pouviez découvrir leurs trois couleurs accompagnant des mets divers : les blancs dorés, délicats, exotiques et boisés avec des huîtres fraîches ; les rosés subtils aux couleurs délicates, justes assez charnus, avec des petits farcis, des sushi, des noix de St Jacques sur lits de carottes, du thon délicieusement grillé ; les rouges denses, intenses aux tanins à la fois forts et fins, accompagnant un merveilleux tagine d’agneau suivi d’un plateau de fromages tout droit venu du fameux maître fromager de Roquebrune, Robert Bedot.
A noter que Denis Matyasi, le grand traiteur de la Crau et Koji Someya, le réputé restaurateur aixois s’était, pour l’événement, associés pour nous offrir ce tour du monde culinaire avec lesquels les vins de nos « angelots » s’accordaient à merveille.
Ces derniers, toujours avenants et souriants, allaient de buffet en buffet pour voir si tout se déroulait dans de bonnes conditions.
Tout le monde était sous le charme de ce lieu chaleureux et de ce buffet original.
Heureuse, on pouvait rencontrer, entre deux buffets, notre adorable amie Isabelle Forêt, aussi renommée comme œnologue de haut vol que comme compagne de Claude François et maman de ses deux fils. Quatre verres lui suffisaient à peine pour ajuster son palais à ces divers breuvages (voir photo !) qu’elle consomma, précisons-le, très modérément, en grande professionnelle qu’elle est et en prenant consciencieusement des notes. A noter qu’elle nous offre chaque année un livre passionnant « Fémivin » où elle raconte le vin au féminin avec maestria.
L’accueil, ajouté au talent et à la passion fait qu’on n’hésite pas à venir chez nos amis Combard d’autant que, n’ayons pas peu de le dire, leur production est l’une des meilleures de la région… Personnellement, je me damnerais pour leur rouge puissant aux bouquets intenses !
Le soleil était au rendez-vous : à l’extérieur avec un temps de printemps avancé, dans cette cave où leur nectar chatoyant nous donna une idée de ce qu’est le Paradis !
Et ce n’est pas leur angelot qui me contredira !
J Brachet |