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13ème FESTIVAL DE LA FICTION TV
DE ST TROPEZ A LA ROCHELLE, LE BEBE A BIEN GRANDI !

Il était une fois, un joli bébé qui naquit à St Tropez et dont le père se nommait Quentin Raspail, un producteur reconnu dans le milieu de la télévision.
Il grandit ainsi sous le soleil, près de la Méditerranée, au pied de la citadelle, mais un jour le berceau devint trop petit et Quentin demanda à agrandir le berceau. Mais St Tropez, préférant sans doute le soleil et la mer à la culture, ne voulut rien savoir.
Alors Quentin amené son "petit" qui avait grandi, loin, très loin de St Tropez, dans un lieu où ils furent accueillis les bras ouverts : la Rochelle, grand port atlantique où la mer joue à l'éternel retour, où le soleil, lorsqu'il le veut, est aussi chaud qu'ailleurs, où la citadelle a quelquefois la tête dans les nuages et surtout, où la culture est primordiale.
Et c'est ainsi que, 8 ans après sa naissance, le bébé allait grandir, grandir et fêter cette année son 13ème anniversaire avec panache.
Ah, au fait, le bébé se nomme "Festival de la Fiction TV" et nous, Varois, l'avons suivi car ont voulait le voir s'épanouir auprès d'un Quentin aujourd'hui radieux, qui plus est, décoré en cette année 2011 à la Rochelle, de la médaille des arts et Lettres par le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.
C'est-y pas un belle histoire ?
Histoire que nous avons vécue depuis le départ et de nouveau cette année, comme 25.000 spectateurs et 1800 professionnels, dans cette superbe ville où le festival vient de nous offrir des dizaines de beaux films accompagnés de leurs équipes, producteurs, réalisateurs, scénaristes, comédiens et tous ceux qui ont participé à la constructions d'œuvres réservées au petit écran, vues sur grand écran, ce qui est une chance.
Aujourd'hui, si la fiction française est à l'honneur, le festival est aussi devenu européen et même aujourd'hui international puisque le Canada était présent.

Le ministre devait préciser que, préoccupé par l'afflux des fictions étrangères et surtout américaines, il ferait le maximum pour aider les chaînes de France Télévision et la chaîne européenne Arte car la fiction est au cœur des enjeux de la diversité culturelle, ses priorités étant la relance de la fiction, le financement de la création , notamment en confortant les ressources et les ambitions de l'audiovisuel public".
Que dire de ce 13ème festival, en dehors du fait que nous avons passé de très beaux moments dans les salles obscures, moments de détentes, de rires, de réflexion, de gravité et de plaisir. Sous le soleil de la Rochelle (car il y fut trois jours sur quatre !) nous avons pu rencontrer nombre de beaux artistes et vous ramener pleins de choses que nous vous ferons découvrir au fil des mois puisque c'est une grande partie de la fiction de l'année 2011/2012 que nous avons découvert.
Et puis, deux grands moments de charme et d'humour avec la rencontre de Rufus et de Mathilda May qui nous ont offert de leur temps pour réaliser deux belles interviewes.
Un grand merci à l'ami Quentin Raspail qui nous reçoit toujours avec élégance, chaleur et gentillesse et toute son équipe, à la fois efficace, souriante, patiente et nous facilitant la tâche au maximum.
C'est sûr, on se retrouve en 2012... On veut voir grandir le petit... même s'il a perdu notre accent !

QUELQUES FILMS...

DANS LA PEAU D'UNE GRANDE (M6) de Pascal Lahmani avec Claire Keim, Mathieu Delarive, Marc Rioufol,

Olivia, 15 ans, est renversée par une voiture et entre dans un coma profond... duquel elle ressort 15 ans plus tard.
Devenue une "bombe" de 30 ans, elle a gardé la mentalité de ses 15 ans. Il va donc lui falloir grandir très vite, rattraper le temps perdu et se faire à cette vie de tous les jours qui, en 15 ans, a beaucoup changé. Toujours amoureuse de son copain d'adolescente, elle le retrouve mariée à sa meilleure amie. Mal dans sa peau, elle va de surprise en surprise, multiplie les gaffes et vit à 100 à l'heure "dans la peau d'une grande" alors que dans la tête, elle est restée ado.
C'est drôle, plein de pep, Claire Keim est ébouriffante de fraîcheur, de candeur, de naïveté et d'émotion, entourée de deux superbes comédiens. Une ouverture de festival très rafraîchissante.

HIVER ROUGE (France 2) de Xavier Durringer, avec Patrick Chesnais, Camille Panonacle et Jane Birkin.
Un thriller "psycho" qui se déroule dans un Paris pluvieux et glauque. Trois mineures ont été assassinées atrocement. Le commissaire Chesnais se voit confier l'affaire maet on lui met dans les pattes une profileuse qui vient de... Toulon, ce qui, au départ, le contrarie car c'est un loup solitaire qui n'aime personne "hormis le soleil et sa femme", femme qui a eu un grave accident d'auto, paraplégique et muette. De plus, son fils, homosexuel, a disparu.
Chesnais est égal à lui même, sobre et efficace dans ce rôle d'homme blessé et taciturne, Camille Panonacle est remarquable dans ce rôle ambigü de flic qui mène une double vie et un mot sur Jane Birkin touchante, magnifique d'émotion contenue, muette et dont tous les sentiments passent par son regard et son visage de souffrance.
Un film qui vous tient en haleine.

DEUX FLICS SUR LES DOCKS (France 2) - épisode "Les anges brisés", d'Edwin Baily avec Jean-Marc Barr, Bruno Solo, Camille Japy, Emmanuel Salinger
Cette intrigue policière qui fait se rencontrer Faraday et Paul Winckler, deux policiers anciens coéquipiers aux méthodes complètement opposées enquêtant chacun sur deux affaires en apparence non liées, pourrait s'intituler "a la recherche de Doodie".
En effet, Doodie, garçon perdu vivant dans la rue, qui s'est inventé une famille de remplacement, constitue le lien entre les deux affaires car il en est le seul témoin. Il permet ainsi le rapprochement de Faraday et Winckler partis à sa recherche.
Cet épisode de 92' paraît long et manque de rythme. Toutefois, on s'attache au personnage de Doodie et notamment la scène où, sur le parapet d'un toit il défie le vide et joue à l'oiseau prenant son envol.

LES VIRTUOSES (TF1) - Episode : "Le diamant maléfique", de Claud-Michel Rome, avec Frédéric Difenthal, Gwendoline Hamon, Josiane Pinson, Michel Jonasz
L'intrigue est centrée sur le plus gros diamant du monde qui a été dérobé et devait être offert comme cadeau de mariage à un héritier de la couronne d'Angleterre par la France.
La mission de retrouver au plus vite la pierre précieuse est confiée au capitaine Alice Grant et Horace Lange (ancien voleur reconverti) par la juge Carla Fersen.
A partir de là l'aventure commence et l'équipe se trouve confrontée à un collectionneur compulsif (Joachim Paturel), un commando de chinois qui est à la recherche lui aussi du joyau...
Les multiples péripéties constituant cet épisode de 47' n'apportent aucun suspense notoire qui pourrait mettre en doute la fin escomptée....

PANIQUE AUX EDELWEISS (TF1) de Philippe Proto, avec Claire Keim, Marie-Anne Chazel, Grégori Baquet, Wladimir Yordanof, Julien Boisselier...
Film choral, le premier épisode avait attiré les foules devant le petit écran. Il faut dire que Claire Keim - encore elle ! - possède une belle côte de popularité. Succès donc, malgré la légèreté du sujet, l'amas de gags et de situations impossibles qui s'entrechoquent à une vitesse grand V et qui donnent un peu le tournis. Ce second épisode est toujours aussi léger et brouillon mais le décor de la station des Gets est somptueux et les comédiens sont tous épatants, ce qui relève l'intérêt du film. Honneur aux dames : Claire Keim, en fuille qui veut rabibocher ses parents sur le point de se quitter, est toujours aussi craquante, même si elle commence à nous offrir le même type de rôle. Quant à Marie-Anne Chazel, elle est à la fois drôle et émouvante en mère abusive qui se sent vieillir et veut toujours plaire. Une mention à Julien Boisselier en "gentil pervers" très faux cul, un rôle très jouissif.
C'est léger, pétillant, ça fait passer un bon moment... Avant de passer à autre chose !

MES DEUX AMOURS (France 2) de Régis Musset, avec Bernard Yerlès, Bernard Le Coq, Micky Sébastian, Flore Bonaventura
L'un (Le Coq) est un grand journaliste qui n'est préoccupé que par sa carrière, vit avec son portable et son ordi. L'autre (Yerlès) est ébéniste et vient de déposer le bilan de son entreprise familiale.
Derux hommes, deux mondes qui ne devraient jamais se rencontrer... et qui se trouvent en Corse, à l'aéroport où ils s'engueulent copieusement. Ils se retrouvent dans la même ferme et découvrent que la femme avec laquelle ils vivent depuis 18 ans... est la même ! Grand reporter, elle mène une double vie mais elle a disparu... Et pour compliquer la chose, apparaît une fille de 17 ans. Les voilà obligés de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de se supporter pour partir à la recherche de "leur" femme qui, finalement, a été enlevée. Tels les Pieds Nickelés en goguette, tous trois se lancent à sa poursuite avec une suite de gags, d'engueulades, de questionnements sur leur paternité... Mais par amour pour cette femme et cette fille à laquelle ils s'attachent peu à peu, ils ne font plus qu'un et vont lutter contre les malfrats corses et défier la gendarmerie  qui leur met des bâtons dans les roues.
Nos quatre comédiens sont parfaits, le rythme est soutenu, nous laissant toujours en haleine et tout en riant d'un bout à l'autre. Un grand moment de comédie.

EMMA (France 2) d'Alain Tasma, avec Rebecca Mardet, Eric Caravaca, Julie Gayet, Maria Pacôme
Un homme d'affaire, obnubilé par son boulot, part en vacances avec sa troisième femme et les trois enfants qu'il a eu de chaque femme.
Ce pourrait être idéal dans ce beau paysage de Charente Maritime si Emma ne traversait sa crise d'adolescence, prise entre une mère  qui ne se remet pas de son divorce et une belle mère qui reste lointaine et qu'elle apprécie guère. A ces problème viennent se mêler les premiers émois amoureux. Elle ne trouve un peu d'apaisement qu'auprès de sa grand mère.
Ce sera l'été, sinon de tous les dangers, du moins d'un bouleversement dont elle sortire plus adulte, plus mûre, plus sereine, prête à prendre sa vie en main.
Tout est filmé en finesse et en nuances, beaucoup d'émotion se dégage des personnages : Emma est sublime de vérité, il y a une densité dans son regard, un sourire jamais loin des larmes contenues...ce n'est pas pour rien qu'elle a remporté le prix du meilleur espoir féminin. Julie Gayet est lumineuse, prise entre son amour pour son mari et le rejet des enfants. On ne la voit d'ailleurs pas assez. Eric Caravaca est toujours magnifique, en père incompris et largué et en mari qui a du mal à essayer un terrain d'entente entre femme et enfants. Enfin, Maria Pacôme, qu'on a plaisir à retrouver en mamie-confidente, qui a souffert et, tout en tendresse, materne Emma. C'est un très beau film, plein de pureté et de sentiments vrais.

LES PETITS MEURTRES D'AGATHA CHRISTIE (France 2) - Episode "Un cadavre sur l'oreiller" d'Eric Woreth, avec Antoine Dulery, Marius Colucci, Valérie Sibilia
Le monde d'Agatha Christie est un monde de crimes fait de finesse et d'intelligence. Les Anglais et les Américains en ont tiré nombre de films et de série. France 2 a choisi de les adapter en français mais là, plus d'Hercule Poirot ni de capitaine Hastings mais un commissaire Larosière et son souffre-douleur l'inspecteur Lampion, des noms bien franchouillards.
Dès le premier film, on a pu se rendre compte de l'efficacité du duo policier, les histoires, quoique modifiées à la française, gardent la trame, la patte d'Agatha Christie, le charme désuet de l'époque, la finesse de l'intrigue avec l'humour en plus car ce n'est pas ce qui prime chez la dame, même si elle est Anglaise !
Par contre, pour ce nouvel épisode, elle dû se retourner dans sa tombe car ce film, tiré du roman "Un cadavre dans la bibliothèque" en fait de bibliothèque, se passe dans un bordel !
Un bordel de luxe, très "années folles" Moulin Rouge et compagnie mais quand même... le bouchon est poussé un peu loin !
Ca reste malgré tout un très bon polar au suspense exacerbé car, qui ne connaît le roman attend les dernières minutes pour savoir le fin mot de l'histoire. Et c'est le principal.

ALBUM SOUVENIR

Frédéric Mitterrand venu décorer Quentin Raspail
Philippe Berléand, président du jury et Hélène de Fougerolles
Didier Besace et Emmanuelle Béart, toujours très peu coopérative, venus présenter en coup de vent "Le désert de l'amour" (France 3)
Philippe Carroit, le bel acteur aux yeux bleus horizon
Le regard tout aussi bleu d'Isabelle Gélinas
Yves Rénier, le commissaire Moulin, avec un vague air de César (l'empereur !)
Marc Rioufol, second partenaire de Claire Keim dans "Dans la peau d'une grande" (M6)
Mathieu Delarive l'un des deux beaux partenaires de Claire Keim dans "Dans la peau d'une grande" (M6)
La belle Claire Keim n'a fait que passer pour l'ouverture avec "Dans la peau d'une grande" (M6). On la retrouvait aussi dans "Panique aux Edelweiss" (TF1)
Marc Rioufol, l'autre beau gosse encadrant Claire Keim.
Patrick Chesnais, rencontre le ministre
Thierry Neuvic a travaillé avec des collégiens de la Rochelle qui ont donné un prix au film "J'ai peur d'oublier" (France 2) et présentait "Tout le monde descend" (France 2)
Olivier Marchal devenu loup de mer après avoir été "Flics" (TF1)
Marion Game et Gérard Hernandez, le désopilant duo de "Scènes de ménages" (M6)
"Les virtuoses" (TF1) Gwendoline Hamon et Frédéric Difenthal... toujours aussi taciturne !
Claudia Tagbo présentait la cérémonie de clôture avec une pêche qui fit trembler les fauteuils...et quelques artistes !
Agnès Soral,fidèle au poste, éternellement souriante.
Bernard Yerlès l'un des "Deux amours" (France 2) avec Bernard Lecoq
Le sublime profil de Julie Gayet qu'on voit trop peu dans "Emma" (France 2)
Marius Colucci, alias Lampion, Antoine Dulery, alias commissaire Larosière des "Petits meurtres" d'après Agatha Christie (France 2). Regard vers l'avenir d'autres meurtres !

Philippe Bas et Odile Vuillemin, héros de "Profilage" (TF1)
Julie Ferrier et Amandine Dewasmes présentaient "Le fil d'Ariane" (Arte)
Anaïs Dumoutier et Clémentine Célarié, prix d'interprétation féminine ex aequo pour "La joie de vivre" (France 2/Arte) et "J'ai peur d'oublier (France 2)
Clovis Cornillace et Rufus, prix d'interprétation masculine ex aequo pour "Mister Bob" (Canal +) et "La part des Anges" (France 3)

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