Bons plans
    - Participez !

  Cinéma
    - Claude FRANCOIS
    - La fille du puisatier
    - 10 jours en or

  Ecriture
    - Bios - Beaux livres
    - Notes de lecture
    - Auteurs Varois

  Evénement
    - Schweppes
    - Contes et Jardins
    - Pique-nique

  Expos
    - Paléo'Expo
    - SALVADORI
    - Le Musée de la Marine

  Festivals
    - Ramatuelle 2011
    - Festival de l'Anche
    - MIDEM 2011

  Gastronomie
    - Fête du pain
    - Fourchettes d'or

  Musique
    - Cave des lices
    - Marianne FAITHFULL
    - Angélique KIDJO

  Portraits
    - Liane FOLY
    - TORR - SEGARA
    - Camélia JORDANA

  Théâtre
    - Macha MAKEIEFF
    - XAL
    - JONASZ - EVENOU

  Tourisme
    - Route des vins de Provence
    - Croisiére sur Seine
    - Ste Suzanne

 

Marianne Faithfull à Cannes : Entre émotion et rebellion

Marianne FAITHFULL

When I lived in my city of Dublin...." entame Lady Marianne, et presque tout est dit, elle se raconte un peu dans cette jolie ballade nostalgique,"Horses and high heel", première chanson de son dernier album qui porte le même nom, la seconde chanson sur une musique de Laurent Voulzy ( et oui !!) est tout aussi envoutante: '"Why did we have to part?".
La voix rocailleuse si caractéristique nous entraîne comme à l'époque de 'As tears go by"', son premier single sorti en 1964 (composé par Mick Jagger et Keith Richards )et qu' elle chantera un peu plus tard dans le spectacle.
Quand on la voit sur scène et que l'on pense à son parcours cahotique et tumultueux, on se dit : sacrée bonne femme , elle a réussi à s'imposer avec un ton personnel, une musique de qualité, sa personnalité d'écorchée qui a pas mal brûlé sa vie dans les excés en tous genres est épanouie, plutôt équilibrée, bourrée d'humour et d'impertinence malgré un rhume carabiné dont elle ne cache rien, ni les mouchoirs ni la toux, ce qui ne l'empêche pas de fumer une cigarette !!!
Comme elle dit si bien : "I'm here!".
Et c'est ça qui nous plaît chez elle, elle est là dans tous les sens du terme, c'est une vraie présence et elle compte dans le paysage musical pop-rock, des "swinging sixties" jusqu'à nos jours et son public lui est fidèle, d'ailleurs sa tournée française marche très bien.
Tous les morceaux qu'elle a choisi d'interpréter, entre autres; "Sister Morphine",' "The Ballad of Lucy Jordan","'Broken English" sont autant d'hommages aux musiciens qui ont collaboré avec elle, des pointures comme Roger Waters des Pink Floyds, Tom Waits, Nick Cave, Brian Albarn de Blur, Etienne Daho avec qui elle a chanté en duo. Ses chansons sont des étapes du chemin de sa vie; elles évoquent des rencontres musicales, des experiences personnelles, elle a aussi choisi: "Working-class hero", de John Lennon, "As soon as you're born" , "They make you feel small", et la voix s'enflamme, monte en puissance, sensuelle et intense.
Ses musiciens pour lesquels elle ne cache pas son attachement l'accompagnent en toute complicité, avec guitare acoustique ou électrique selon les morceaux, '"Strange weather" nous donne le frisson .
Ses chansons la livrent telle qu'elle est, sincère, sans complexe, un zeste de provocation car elle n'est pas complaisante et reste fidèle à celle qu'elle était à ses débuts, une personnalité à part, avec un réel talent pour mettre ses textes en valeur et une magnifique énergie.
Elle serre les mains de son public à la fin, ne boude pas son plaisir d'aller à la rencontre de ses fans en toute simplicité.
Une belle rencontre avec une âme qui vibre, d' une grande générosité.

I.Giulietti
© 2011 Evasion Mag