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Création d’une écloserie expérimentale polyvalente sur l’île des Embiez

L’Institut océanographique Paul Ricard et la Caisse d’Epargne Côte d’Azur signent un partenariat pour créer une écloserie expérimentale polyvalente sur l’île des Embiez.
A terme, ce sont des centaines de milliers de petits oursins, hippocampes et nacres qui vont naître dans cette nursery pour améliorer la production locale et conduire des études génétiques des populations.
L’écloserie produira également des micro algues susceptibles de combattre la sous-nutrition dans le monde et d’être utilisées dans la production de biocarburant. Enfin, elle aura une vocation pédagogique en expliquant aux visiteurs le fonctionnement et les enjeux d’une telle réalisation.
Riche d’une expertise et d’un savoir-faire reconnus, l’Institut océanographique Paul Ricard donne ainsi un nouvel élan à son action de préservation de la biodiversité et de soutien à la pêche artisanale.
Durée des travaux : trois mois.
Montant du financement : 100 000 euros.

Pourquoi une écloserie polyvalente ?
L’écloserie de l’Institut océanographique Paul Ricard va produire plusieurs espèces de poissons et d’invertébrés, mais aussi des plantes comme les algues microscopiques.
L’équipe de recherches concentrera ses travaux sur des espèces menacées de disparition ou de raréfaction comme l’hippocampe et la grande nacre. Mais également celles dont les populations sont surexploitées.
La réalisation d’une telle unité en Méditerranée présente plusieurs centres d’intérêt :
Économique. L’objectif est de compenser la diminution constante des populations d’espèces à haute valeur marchande. À terme, la pêche locale aux petits métiers en sera la première bénéficiaire.
Alimentaire avec la culture expérimentales d’algues microscopiques (spiruline, chlorelle) utilisées pour combattre la sous-nutrition dans les pays en voie de développement, et pour l’alimentation animale.
Scientifique avec l’étude de la biologie et du comportement de certaines espèces menacées afin d’en maîtriser les techniques d’élevage. C’est le cas de l’hippocampe qui est sérieusement menacé de disparition un peu partout dans l’océan mondial. Chaque année, plus de 25 millions d’hippocampes sont vendus morts ou vifs dans le monde pour la médecine
traditionnelle asiatique, les aquariums publics et privés, et le commerce touristique.
Solidaire avec la transmission des techniques de production en écloserie à des pays en voie de développement concernés par la disparition de certaines espèces. Dans ces pays, il est impossible d’en interdire la pêche pour des raisons économiques, voire de survie des populations.
Pédagogique avec l’information des visiteurs (Scolaires, décideurs, élus…) de l’écloserie sur les techniques d’élevage d’espèces marines et les enjeux de la préservation de la biodiversité.

Le site, les installations
L’écloserie polyvalente va être réalisée sur le site expérimental du Centre de recherches de l’Institut océanographique Paul Ricard, aux Embiez (Var). Là même où une station expérimentale d'aquaculture avec nursery avait été implantée en 1981. L'objectif était alors de contrôler le développement larvaire de poissons d'intérêt commercial comme le loup et la daurade, afin de transmettre un savoir-faire aux professionnels et d’apporter un complément à la pêche.
A l’époque l’Institut avait pris part à l’avènement et au développement de l’aquaculture moderne. Aujourd’hui, ses chercheurs exploitent leur savoir-faire pour sauvegarder certaines espèces marines et contribuer à préserver la biodiversité.
Depuis deux ans, l’Institut océanographique Paul Ricard procède à des essais très prometteurs sur l’élevage des et de l’oursin comestible.
La création de l’écloserie polyvalente va permettre de franchir une nouvelle étape sur la connaissance de ces espèces et de passer au stade d’une production à plus grande échelle.
L’écloserie est divisée en plusieurs salle : élevage, production de proies, production d’algues et stabulation de géniteurs.
Chacune des salles sera indépendante concernant l’éclairage, la température et la distribution d’eau. La climatisation permettra d’optimiser les différentes productions et de s’affranchir des périodes très chaudes ou très froides, ainsi que des variations de température importantes entre le jour et la nuit dans les petits bacs.
Le reste du hall sera consacré à l’élevage en plus grand volume et au grossissement des alevins.
Patricia Ricard, présidente de l’Institut océanographique Paul Ricard nous déclare :
« Je crois au triangle vertueux entre l’entreprise, la collectivité et le monde associatif.
Notre partenariat avec la Caisse d’Epargne est en ce sens exemplaire car ilassocie un institut de recherche, une entreprise mécène, un territoire et desprofessionnels locaux, notamment des pêcheurs.»

Contacts
Institut océanographique Paul Ricard :
Yvan Martin, directeur de la recherche, 04 94 34 02 49,
ymartin@institut-paul-ricard.org
Caisse d’Epargne Côte d’Azur :
Jean-Jacques Beltramo, 06 15 76 87 59,
Jean-jacques.beltramo@cecaz.caisse-epargne.fr

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