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LE CANNET, LA PALESTRE
DYONISOS... UNE MECANIQUE BIEN HUILEE

Belle soirée à la Palestre, jeudi 17 mai dernier.  
Elles tournent les horloges du cœur de
Mathias Malzieu, chanteur charismatique et survolté d’un des meilleurs groupes de rock français : Dyonisos, elles tournent, montent en puissance, s’emballent pour réchauffer « le jour le plus froid du monde » ( un des titres interprétés) et enflammer le public (de 7 à 60 ans au moins !) qui en redemande. Dans l’histoire artistique de la Palestre , cette soirée restera sans conteste une des plus mémorables : le morceau « Ta gueule le chat » a été chanté par tous les fans «  avèqueu » l’accent du sud à la demande de Mathias ! Mathias Malzieu, c’est de la pure dynamite, il saute partout sur la scène, sa voix est chaude et enivrante (Dyonisos oblige !), il se jette dans le public dans lequel il nage...oui ! On le soulève, on l’acclame et ça déménage au gré de morceaux devenus mythiques : « La berceuse », « Hip Hop du Dr Madeleine », « Symphonie pour horloge cassée », « Cunilingus mon amour », « La panique mécanique », « Tais-toi mon cœur » (avec Olivia Ruiz), « King of the ghost train », «  Death song », «  Giant jack », « L’homme qui pondait des œufs », « Mr Chat ».

L’histoire du dernier album de Dyonisos, « La mécanique du cœur » est parue dans un livre portant le même titre où le chanteur raconte sa dernière création : une sorcière a placé une horloge à la place de son cœur et...attention aux émotions qui peuvent le tuer ! Un film d’animation basé sur le livre est en préparation ! Mais, quelle bête de scène ! Son énergie frénétique et communicative est inépuisable, elle galvanise le duo avec Olivia Ruiz, la dame de son cœur, présente pour l’occasion. Parmi les musiciens ; Babet, voix magique et violoniste de talent puis les guitaristes et les bassistes, tous forment une équipe soudée, douée et joviale. Le matériel est puissant, les micros sont régulièrement réglés par un ingénieur du son très présent.
Les riffs se succèdent, on sent les influences du rock alternatif, du ska, du slam, des chansons à textes avec beaucoup d’humour et d’allusions sexuelles coquines, tout le monde a chanté : « Cunilingus,mon amour », tout de même !
Les références cinématographiques sont présentes aussi, le côté saccadé du puissant « Métropolis » de Fritz Lang fait partie de la conception du spectacle. La gestuelle du chanteur ajoute sa note : tour à tour chef d’orchestre, maître absolu du délire dyonisiaque ou silhouette sombre qui avance comme un Nosferatu dans des morceaux plus oniriques ou encore plongeur au milieu de ses fans et rocker bondissant, Mathias nous a fait son festival : une orgie de sons pour les sens, le partage d’un délire scénique total, une fête où les cœurs et les esprits s’échauffent.
Malzieu a mis le feu et le coeur du public lui a décerné sa palme.

A savoir : la tournée continue dans toute la France jusqu’au mois d’août. Un bon conseil, suivez Dyonisos de près, ça vaut vraiment le déplacement.

Isabelle G.    

© 2008 Evasion Mag