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SANARY, THEÂTRE GALLI
DU BEAU… DU BON… DUBOSC !

Aujourd’hui, deux ou trois mots résument son succès : Camping – Romantique – Disco.
En quelques années Franck Dubosc est devenu l’un des comédiens incontournables de l’humour et du cinéma français.
Ce français moyen content et sûr de lui et de son charme – du moins en apparence – plutôt ringard mais se prenant pour un irrésistible séducteur, qu’il se nomme Chirac ou Travolta, a conquis le cœur des français… et des françaises car il est vrai que pour attraper les filles, il faut les faire rire… Et si en plus on est beau – ce qui est le cas de Dubosc, contrairement à nombre de comiques de sa génération ! – on a tout juste.
Et il a tout juste, ce sacré Dubosc car en plus, il lui suffit de prendre des yeux de cocker triste pour que les dernières irréductibles tombent dans ses filets !
« Camping » : Carton plein. Il a même contribué à faire des campings des endroits branchés !
« Disco » : Super succès. Bien sûr, il reste loin de Dany Boon mais avec plus de trois millions d’entrées à ce jour, il est en bonne position.
Entre temps, un DVD, un spectacle dit « Romantique » et, sans un arrêt entre la promotion du film et son nouveau spectacle « Il était une fois… » le revoici donc sur les planches où les trois coups ont été frappés au Casino des Palmiers d’Hyères… et où l’on s’est vite rendu compte que les salles de moyenne capacité qu’il avait visées, étaient beaucoup trop petites pour sa renommée d’aujourd’hui. On refuse du monde, on affiche complet partout…

« Touchons du bois… - me dit-il en rigolant, lors d’un arrêt durant sa répétition du Théâtre Galli de Sanary – mais si tout marche, restons sur terre. J’ai mis un certain temps pour en arriver là mais je sais que tout peut s’arrêter très vite .

C’est pour cela que tu répètes aussi longtemps ?
Pour ça et d’autres raisons : une façon comme une autre de reculer le trac, mon manque d’assurance et mon anti-satisfaction chronique qui me fait chaque jour changer quelque chose. Et je sais que je le ferai jusqu’au dernier jour de la tournée … »

Bon. Laissons-le retourner à sa répétition et allons rejoindre la salle qui est noire de monde, qui finit de s’installer dans le brouillard des fumigènes, sur une musique – disco of course ! – à fond la caisse. Rarement le Théâtre Galli n’a vu autant de jeunesse et un nombre de jeunes filles incalculable… C’est sûr, le père Dubosc plaît et pour les différentes raisons citées plus haut !
Lorsque les lumières s’éteignent, que les lasers tournoient sur un fond musical très « 2001 , odyssée de l’Espace », ce sont déjà des hurlements.
Et ça commence mal : pas de son. Il parle, on ne l’entend pas. Un gag ? Que non… le technicien vient lui chuchoter à l’oreille qu’il y a effectivement… un problème de son ! Et voilà notre Dubosc qui pouffe de rire… Avait-il besoin qu’on vienne le lui dire ? Tout le monde avait compris. Lui en particulier !
Mais très vite il s’engage sur les chemins de son enfance, de son adolescence, de ses années de vache maigre avec son complice… Jean-Paul… qui n’est autre que son sexe avec qui il prendra tous les chemins sans jamais s’en séparer (Et pour cause !)… heureusement car il a l’air d’y être très attaché et d’en être très fier, de ce ver de terre devenu… anaconda !!! ! Et leur première expérience commune, le dépucelage, sa première vraie nuit d’amour, façon bataille au Vietnam, ses vacances à Mykonos dans un village gay… il les vivra bien sûr avec Jean-Paul !!!
Arrive la séquence disco et pour cela il fait monter quelques spectateurs pour jouer avec lui, dont un certain… Jean-Paul chauve sans col roulé mais qui va déguster… En fait il s’appelle Marc mais il est vrai… qu’il aurait pu s’appeler Jean-Paul !
Tout s’enchaîne dans la plus pure gaieté, dans un humour bon enfant, jamais vulgaire, toujours très drôle et c’est bien la première fois – là encore – qu’à la fin d'un spectacle comique, des filles hystériques l’appellent et lui crie « Franck, je t’aime » !!!
Il ne reviendra qu’une fois pour faire un saut dans le temps, s’imaginer à 80 ans et dire merci à Dieu qui l’a créé et au public qui l’a fait naître à une autre vie et ne l’a jamais quitté… Il à même une boîte dans laquelle sont enregistrés les applaudissements. Très joli texte avec juste assez d’émotion pour regretter de le voir s’en aller…
On aura passé une formidable soirée.

JB

© 2008 Evasion Mag