CD
Emma DAUMAS « Le chemin de la maison » (Polydor)
Nous avions quitté une Emma Daumas très rock’n’roll pour ne pas dire hard rock, avec une voix suave qui cassait la baraque, une physique à couper le souffle, un spectacle qui déménageait au maximum, belle et flamboyante. Enfin, s’était-t-on dit, une chanteuse vraiment rock’n’ roll en France.
Elle revient avec ce nouvel album qui ne ressemble pas à ce qu’on avait vu et entendu et surtout à ce qu’on espérait. C’est un disque très chanson française années 60, très linéaire, une orchestration minimaliste, avec des chansons qu’elle nous chante avec une voix de petite fille, fluette et sirupeuse et une pochette qui ressemble à celles que nous offraient Chantal Goya et Dorothée voici 20 ans.
Bizarre, bizarre. On ne peut pas dire que ce soit mauvais mais c’est une autre chanteuse que l’on entend et on regrette l’autre qui avait une sacrée présence et une magnifique personnalité.
On écoute sans déplaisir « Secret défense », un peu plus rythmé que le reste du disque, « J’suis conne » qui a beaucoup d’humour et « Dansez » qu’elle a écrite avec Elodie Frégé… que celle-ci aurait pu chanter !
Bref, le disque est propre et joli… sans plus. On attendait autre chose.
CLEOPATRE, LA DERNIERE REINE D’EGYPTE (Universal)
C’est la comédie musicale qu’on attend pour le début de l’année et dont on entend déjà quelques extraits très discrets en radio et télé.
L’avant-première a eu lieu à Paris avec quelques belles critiques où l’on parle beaucoup des décors et des costumes magnifiques, des chorégraphies folles du petit génie de la danse Kamel Ouali, de la beauté de Sofia Essaïdi qui est somptueuse.
Bon, ceci dit, lorsqu’on écoute le disque, ça n’est hélas pas à tomber par terre. C’est un meddley de « Roméo et Juliette », des « Dix commandements », il n’y a pas de chansons sortant du lot et une ligne aussi forte que dans « Starmania » ou « Notre Dame de Paris ». Mais tous les auteurs-compositeurs ne s’appellent pas Berger, Cocciante, Plamondon….
D’autant qu’ici difficile d’avoir une ligne musicale vu le nombre d’artistes appelés pour les chansons : Katia Landreas, Blair Mackichan, Brett Rosenberg, Patrice Guirao, Lionel Florence, Benoît Poher, Agnès Hampartzoumian, Stanislas, Fabien Dubois, Jérémie Charbonnel Christian Dessart, Rachid Mir… et j’arrête là !
Comment peut-on faire une comédie musicale aussi disparate, là est la question.
Ca donne donc des chansonnettes pas désagréables à écouter en fond sonore avec peut-être une ou deux chansons qui se détachent comme « Femme d’aujourd’hui » et « Tout sera stratagème (Sofia) et « Main dans la main » (Mehdi Kerkouche) mais qui n’arrivent pas à mettre en valeur les chanteurs dont les 2 « voix stars » Sofia Essaïdi et Chistopher Stills qui n’ont pas quelque chose de fort à défendre, les autres chanteurs, pour la majorité, n’ont pas vraiment de personnalité vocale comme l’on avait pu découvrir, Fabienne Thibaut, Balavoine, Dubois, Garou, Segara, Pelletier et les autres qui avaient en plus, un sacré matériel musical.
Espérons que tout ce qui est autour fera monter la sauce pour le succès de cette Nième comédie musicale.
ANGGUN : « Elevation » ( Warner)
Anggun, c’est la beauté à l’état pur, c’est une classe sans pareille, c’est une femme au charme fou, qui plus est abordable et fort sympathique, je le souligne pour l’avoir rencontrée et surtout parce qu’il est aujourd’hui de plus en plus rare de pouvoir aborder et interviewer en toute simplicité, une star ou supposée star.
Elle, c’est une vraie star puisque faite de beauté et de mystère, de sensualité avec, en plus, une voix suave et magique et beaucoup de talent.
Bref, tout ça pour vous dire que… je suis très fan de ce genre de femmes et que là, on ne peut qu’être sous le charme de ce double album anglais et français fait d’émotion et de rythme, de tonus et d’énergie, avec de jolis moments de gravité.
Et ce qu’il y a de formidable c’est que de ce double album, si l’on peut préférer quelques chansons, on doit prêter attention à toutes car ce n’est pas, comme c’est souvent le cas aujourd’hui, un tube et du remplissage. C’est un vrai disque que l’on écoute avec plaisir d’un bout à l’autre.
Et en plus, les photos de la pochette sont à tomber par terre !
Croyez-vous que mon admiration me fasse délirer ?
Ecoutez-le et on en reparle !
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JOHNNY HALLYDAY « Ca n’finira jamais » (Warner)
Guirao, Calogero, Raphaël, Golemanas, Grand Corps Malade, David Hallyday, Lena Ka, Francis Cabrel, Christophe Maé, Blondin, Pierre Delanoé…
Non, ce n’est pas le programme d’une soirée de prestige ou des Enfoirés, c’est tout simplement la liste des artistes ayant participé au dernier disque de notre rock-star, j’ai nommé Johnny Hallyday.
A l’heure où il va faire ses adieux à la scène, où il marque 50 ans de carrière au compteur et une soixantaine bien dépassée, notre idole nous offre ce disque au titre prémonitoire – une profession de foi, même ! – et si ça commence par « Ca n’finiara jamais », ça… finit par « Je tiendrai bon », deux rock 100% Johnny qui nous promettent encore de belles années avec l’artiste dont ce Nième opus et d’aussi grande qualité que les derniers, où la voix est plus belle que jamais, où les orchestrations sont exceptionnelles et les chansons belles, plus significatives les unes que les autres tant l’ambiguïté des paroles peut aussi bien s’adresser à Laetitia qu’à son public : « Je n’appartiens qu’à toi » (Raphaël), « Etat de grâce » (Lena Ka), « Si mon cœur » (Hallyday Jr-Grand Corps Malade), « On s’est aimés » (Blondin) et même « Les Enchaînés-Unchained melody » même si ce duo avec Joss Stone n’est pas la chanson la plus réussie car les deux artistes semblent coincés dans leur tonalité, les deux n’étant par forcément conciliables. Dommage car c’est une des plus belles chansons qui puisse exister.
On trouve aussi quelques jolies ballades country dont celles qui me semble les plus réussies sont « Emily », de Didier Golemanas qui est un petit bijou, « Etreintes fatales » de Chrsitophe Maé et « Je n’appartiens qu’à toi », signée Raphaël qui a un son un peu sixties très agréable.
Les générations se suivent et ont toutes envie de travailler avec notre vétéran, preuve que la jeunesse est toujours là dans sa tête et la rock’n roll attitude omniprésente.
Un bon cru que ce millésime Jojo !
Hélène SEGARA : « Mon pays c’est la terre » (Mercury)
Retour attendu que celui de notre petite six-fournaise qui nous avait parlé cet été, chez elle, de cet album concerp. Un album qui parle d’amour et de paix, sur la terre, de par le monde. Et quel plus beau moyen que de la chanter à travers les chansons de tous les pays qu’elle a choisies avec soin et dont elle a fait des adaptation françaises fort réussies.
Car ce disque est un petit bijou et la voix de cristal d’Hélène n’a jamais été aussi pure que dans ce disque, grave certes, mais aussi serein et optimiste, qui plus est, porté par des orchestrations originales. Car Hélène ne s’est pas contentée de « reprendre » des chansons, elle se les ai appropriées à sa manière et avec de belles orchestrations arrangées par Frédéric Helbert et Mathieu Lecat qui n’est autre que son époux et néanmoins superbe musicien..
Il faudrait parler de toutes les chansons car toutes éveillent en nous de jolis souvenirs mais en plus, nous entraîne dans le monde d’Hélène, monde fait de grâce et de beauté.
« Qu’est-ce qu’on va faire avec ce monde » est la belle chanson du Cap Vert de Césaria Evora « Sodade » qu’elle aurait d’ailleurs dû chanter en duo si cette dernière n’avait pas été souffrante.. « Où que j’aille », chanson d’Ofra Haza, arabisante en diable, lui va comme un gant, tout comme « Danse à nouveau » qui donne vraiment envie de danser. Que dire du sublime duo avec Maurane sur « Greensleeves » devenu « d’ici », véritable bijou dans cet écrin à deux voix. On retrouve également « Apprends-moi » (Amazing grâce) dont on connaît entre autres, la version de Nana Mouskouri et c’eut été une belle idée de les y retrouver toutes les deux !
Le magnifique « Concero d’Aranjuez » de Rodrigo devient le titre éponyme de l’album « Mon pays c’est la terre » et l’on se prend à penser qu’un de ces jours, Hélène pourrait nous offrir, comme Nana, un disque « classique ». Notons encore « Jerusalem en or » de Rika Zaraï, bel hymne à l’amour, « La paix nous vient de toi » version de la fameuse chanson de Johnny Clegg « Asimbonanga » et « Nous ne faisions qu’un » (Together as one), petit bijou d’émotion…
Enfin parlons de la pochette. Si je n’avais pas aimé celle de l’album précédent, là, elle est tout simplement fantastique et originale pour la couverture quant aux photos du livret elles sont somptueuses et Hélène y irradie.
Beau retour, Hélène, bravo !
SALVATORE ADAMO : « Le bal des gens biens » (Polydor)
Lorsqu’on écoute ce CD on se rend compte du nombre de tubes qu’Adamo a pu faire dans cette période dite « yéyé » alors qu’il était totalement à contre-courant de l’époque ! Et finalement, c’est ce qui lui a permis d’être hors du temps, de n’être jamais ce qu’on appelle « un has been » et même d’être aujourd’hui considéré comme une référence de la chanson française.
Avec ce disque on se rend compte aussi combien ses chansons sont d’aujourd’hui et de toujours, avec des sonorités modernes et des chanteurs de toute époque et de tout style qui ont dit OK à ce projet de duos magnifiques, de Souchon à Raphaël, de Maurane à Olivia Ruiz, de Juliette à Julien Doré, de Voulzy à Stanislas, d’Isabelle Boulay à Bénabar, Calogéro et Yves Simon… Bref 18 duos qui auraient pu paraître improbables et qui sont magiques car, chacun dans son style, est entré dans le monde d’Adamo avec le plus grand bonheur. A noter qu’après avoir été de l’époque de « papa-maman » Salvatore se retrouve avec le fils : Thomas Dutronc ! Formidable.
Ce disque est une totale réussite et l’on retrouve ces « vieilles » chansons avec un rare plaisir d’autant qu’elles n’ont pris aucune ride et même qu’on en redécouvre certaines en se demandant pourquoi, en leur temps, elles n’ont pas été des « tubes » tant elles sont belles. Je pense en particulier à « Tant d’amour qui se perd » qu’il chante avec Maurane ou encore « Un air en fa mineur » qu’il chante avec Juliette.
Je garde d’une tournée avec Adamo de très jolis souvenirs de cet homme affable, poli, gentil, calme et si près de son public (là encore, souvent à contre-courant de la période yéyé et encore plus de ces années 2000 !) et je suis heureux de bientôt le retrouver sur la prochaine tournée « Age Tendre 2009 ».
Il va éveiller en nous de bien jolis souvenirs, tout comme avec ce très beau CD.
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LIVRES
Danièle EVENOU : « Rire pour ne pas pleurer » (Ed Calmann-Levy)
Danièle Evenou c’est un boulet de canon, un feu d’artifice de volubilité, un bouquet d’énergie… une personne… bien fatigante !
Attention : je ne dis pas ça d’un ton péjoratif mais comme elle est sans cesse en mouvement, qu’elle babille sans cesse et qu’elle va toujours de l’avant, lorsque vous fatiguez elle, elle continue !
Mais elle est aussi drôle qu’attachante et chacune de nos rencontrese a été marqué par le rire, la bonne humeur, le bel humour. Et son livre lui ressemble. Un livre terrible où elle nous parle d’une vie qui ne l’a pas ménagée : violée enfant, enfermée dans une clinique psychiatrique à peine sortie de l’adolescence, frappée d’un coup de couteau dans un parking, devant tenir tête difficilement à la jalousie et au caractère exécrable d’un jacques Martin… Bref, sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille mais, à la manière des films italiens, elle raconte tout ça en riant souvent, pour ne pas pleurer mais à chaque page beaucoup d’émotion s’en dégage et c’est en ça qu’elle est touchante, notre pervenche préférée qui a affronté tout ces événements avec courage mais surtout une énergie et un optimisme à toute épreuve.
On ne peut que l’en aimer encore plus après avoir lu ce livre.
Françoise HARDY : « Le désespoir des singes… et autres bagatelles » (Ed Robert Laffont
Alors, avec Françoise Hardy, c’est tout le contraire puisqu’elle sombre à chaque page ou presque, dans le désespoir et le pessimisme le plus noir.
C’est bizarre, en lisant ce livre, il semble qu’elle ait douté de tout toute sa vie, qu’elle se soit ennuyée ferme en attendant quelque chose ou quelqu’un tout au long de sa vie, qu’elle n’ait jamais un eu un jour de vraie bonheur, une journée de satisfaction tout au long de sa vie…
Une phrase de son ami Michel Houellebecq, la résume : « Vous vous sous-estimez tragiquement ».
Les 2 mots qui la caractérisent : la mésestimation d’elle-même et de son talent et le moindre événement dont elle fait une tragédie.
Dès le départ elle sera sous la coupe d’une mère dominatrice, d’une grand-mère qui la rabaisse, d’une sœur qui la jalouse… Et même à leur mort, elle n’arrivera pas à se sortir de ce marasme familial.
Elle veut vivre de la musique ? Elle le fait mais elle n’aime pas la scène, ni les tournées, est sans cesse en conflit avec son entourage lorsqu’elle écrit ou enregistre, déteste radios, télés et promos (tout ce qui fait ce métier !) et n’est jamais satisfaite, ou si peu souvent, de ses enregistrements ou de ceux qui enregistrent ses chansons.
Côté hommes ce n’est pas mieux : jalouse de Jean-Marie Périer alors qu’il l’adore, ils se séparent. Amoureuse d’un Dutronc fantasque, qui n’a jamais grandi, la trompe et vit leur vie de couple très égoïstement, comme un célibataire, en buvant, dormant, pétant, faisant la fête avec d’autres… bref un cauchemar ambulant qu’elle ne pourra se résoudre à quitter même lorsqu’à son tour elle aura une autre histoire… compliquée elle aussi, bien sûr !
Sait-elle ce qu’est la joie, le bonheur ? Oui… enfin, grâce à Thomas, son fils, sa seule et pleine réussite, l’amour de sa vie… même si elle s’inquiète 24 heures sur 24 pour lui !
400 pages d’une grande tristesse, d’une grande détresse, d’un pessimisme immense, alors que, belle, intelligente, talentueuse, adulée et pas seulement par la France, aimée par un mec superbe et intelligent (JMP !), elle aurait pu avoir une vie ensoleillée.
Ce livre nous laisse la sensation d’une vie grisaille dans le soleil des projecteurs. Et l’on a de la peine pour elle en se disant que son caractère l’a faite passer à côté de bonheurs simples, de joies et de réussites qu’elle méritait…
« Le désespoir des singes… » c’est vraiment le sien
PASCAL par Dominique LOZAC’H et Grégoire COLARD (Flammarion)
Aurait-il été heureux, Pascal, de ce livre qui découvre un grand pan de sa vie privée, lui qui était farouchement contre le déballage intime et qui ne mâchait pas ses mots pour le dire ?
Dominique Lozac’h fut son premier grand amour. Personnage de l’ombre aux côtés de Sevran, au travail comme en amour puis, plus tard comme en amitié, il a décidé de lever le voile en racontant « le vrai Pascal Sevran ».
On connaissait l’écorché vif au sale caractère, caractériel dans le travail, aux propos péremptoires, une sorte de Claude François que j’ai connu et dont je retrouve nombre de traits communs dans ce portrait.
Car Dominique ne fait pas de concession et s’il voit « son » Sevran avec les yeux d’un grand amour partagé, il le voit aussi tel qu’il était, pas toujours facile à vivre, ayant toujours besoin d’être rassuré et d’avoir à ses côtés (à sa botte ?) les gens qu’il aimait et qui lui appartenaient.
Un être aussi, peut-être, écorché vif et qui cachait ses émotions à travers ce caractère autoritaire, possessif, fanfaron et même quelquefois blessant. Un être aussi fidèle en amitié, amoureux d’une certaine chanson française qu’il aura bien défendue en créant cet « Age Tendre » avant l’heure qu’étaient ses émissions, et en faisant revivre des artistes disparus du paysage audio-visuel.
C’est surtout Dominique qui parle car Grégoire ne fait que ponctuer quelques souvenirs, quelques anecdotes.
Ce livre n’est pas larmoyant, il n’est pas nom plus un monument à la gloire du journaliste-animateur-chanteur-auteur-ami-des-stars. Il est un livre honnête, je pense, même si j’ai quelques doutes sur le besoin de raconter la vie intime de personnes célèbres et disparues.
Mais il plaira aux fans de Pascal Sevran, qui restent nombreux.
BREL PAR LELOIR (Ed Fetjaine)
Deux noms accolés sur un livre. Deux noms qui, durant des années, n’allaient pas l’un sans l’autre lorsqu’un disque du chanteur Brel sortait avec sa série de photos nouvelles signées Jean-Pierre Leloir.
Ce photographe attitré des disques Philips devint très vite l’ami du chanteur et celui-ci l’invitait presque à chaque gala important, à chaque séance de photos pour la presse ou pour un disque. De ce fait, homme de l’ombre, il fut des années durant dans l’ombre de Brel et aujourd’hui il nous offre ce magnifique album où l’on retrouve mais on découvre aussi un nombre incalculable de portraits de l’artiste qui résument sa carrière presque d’un bout à l’autre avec, en prime, la fameuse rencontre Brel-Frerré-Brassens de janvier 69.
Des séances photos, des portraits répétitions, de concerts dont les fameux adieux de l’Olympia, de « L’homme de la Manche », de tournages….
Et puis à chaque fois, un commentaire de l’auteur et à travers ses écrits on retrouve autant de moments d’amitié et d’émotion, de fraternité de nostalgie bien sûr mais aussi de souvenirs sympathiques qu’il a partagés avec Brel
Un bel hommage que Jean-Pierre Verlant a suivi de près et qui est préfacé par un tendre et joli mot de France Brel, la fille de Jacques.
A travers ses photos, on sent la confiance, la complicité des deux hommes et ce livre est l’un des plus intimes qui ait été écrit par un ami de cette star dont les livres-souvenirs-hommages ne se comptent plus.
« Objectif : tendresse », écrit France Brel. Et ça définit bien ce livre magnifique.
MERES & FILS « Ce que je voudrais te dire ». Conversations provoquées par Ariane et Béatrice Massenet (Ed Aubanel)
Mère et fille dans la vie, toutes deux journalistes et chroniqueuses, Ariane et Béatrice Massenet nous avaient déjà offert la version « Mères & filles » en partant d’un procédé tout simple : mettre face à face mère et fille, mère et fils et écouter et recueillir les confidences des deux protagonistes.
Ainsi c’est toute une série de conversations, de confidences dont elles ont été témoins en compagnie de Michel Reuss qui signe ces photos intimes et originales.
Des tête à tête, des face à face où transparaît l’amour et la tendresse, l’humour qui cache très souvent uns immense affection et qui laisse apparaître plein de non-dits que chacun avoue à son tour.
Car l’amour, souvent, ça ne se dit pas entre mère et fils, ça se prouve par un geste, un regard mais quelquefois la pudeur empêche de dire ce qu’on peut ressentir, ce qu’on n’ose dire de but en blanc. L’amour ça se vit plus que ce que ça se dit et là, tout à coup, les barrières de pudeur tombe et l’on découvre aussi des personnalités qu’on n’imagine pas toujours. L’amour-osmose, l’amour-mental, l’amour-regard, l’amour-cadeau, l’amour-passion, l’amour-sans limite, l’amour-secret, l’amour-non-dit…
Ce mot, ici, se décline en milles moments de tendresse, avec quelquefois beaucoup d’intensité et c’est ce qui est beau et fait qu’on découvre des gens comme Nikos Aliagas, Akhenaton, Thomas Dutronc, Christopher Stills, Christophe Willem comme on ne pouvait les imaginer… Tout comme des mamans rayonnantes et belles comme Véronique Sanson, Simone Veil, Françoise Hardy, Roseline Bachelot et quelques autres.
Un livre fait de tendres paroles très souvent dites pour la première fois… C’est tout simplement beau et émouvant |