Deux concerts pour une soirée: DA SILVA et CALI
Palais des festivals à Cannes - C'était le 29 septembre 2006…
Deux personnalités différentes pour la chanson française.
C'était la fin de leur tournée. Ils ont cependant donné le meilleur d'eux-mêmes. Très sympathiques vis à vis du public.
En première partie, Da Silva rend hommage au second pour son aide professionnelle.
Agé de 29 ans, Il a commencé la musique à l'adolescence dans une formation punk rock. Puis il s'est dirigé vers la musique industrielle avec le projet Punishment Park.
La Pop folk et l'électro l'ont amené à ce qu'il fait aujourd'hui: de l'acoustique.
Trois musiciens (guitare, violon, piano) l'accompagnent dans des textes qui m'ont paru un peu courts. Il utilise le "je" pour parler des autres afin de décrire des sentiments le plus près possible de chacun. Nostalgie de l'enfance, ruptures, aller et revenir, encore croire…
Des chansons telles que "tu te souviens comme t'étais belle", 'l'âge de la colère", "Tout va pour le mieux", "On devrait pouvoir rire de tout", "chanson dédiée à tous les gens qui ne savent pas vraiment", reflètent les états d'âme de ce chanteur qui n'a pas ménagé sa peine pour arriver. Le second album est en projet.
Bonne chance !
Cali : Présence magnétique
Dès qu'il entre sur scène le public est et restera debout ! Energie débordante et grand charisme. Il tient le public par sa course sur scène, ses sauts multiples, et ses paradoxes dans le déroulement du concert.
Il débute par "je m'en vais": il n'y a pas de meilleure injonction pour rester et terminera par "tu t'en vas". Entre, la faille: quand une chanson évoque la problématique des pères séparés de leurs enfants. Il a selon moi laissé passer un creux, son malaise (?).
La générosité est là: "Pensons à l'avenir" pour les enfants traqués, menaces d'expulsion. Le rythme des morceaux se fixe tant le tempo vous soulève…
Les décibels aussi …!
La chanson "Roberta" se retient aisément par son humour et sa mélodie.
Ressentis intimes: les repas en famille du dimanche = "jour de la truite et du poulet !".
Les sentiments, sous la banalité sont extrêmes, les mots exorcisent les douleurs traquées.
Tout un style auquel le public a véritablement adhéré.
A suivre à Paris.
Annie Ravier

Dernière date de la tournée Menteur pour Cali
Pour sa dernière soirée, Bruno Caliciuri (alias Cali) a vu gros : le Grand Auditorium du Palais des Festivals.
Tout d'abord, il laisse sa place à Da Silva. Ce nom vous dit quelque chose ? Mais oui, vous avez déjà dû entendre à la radio L'indécision ou Se fendre les joues . Et même si les titres ne vous évoquent rien, je suis sûre que l'air de ses morceaux fragiles, de ses textes blagueurs, accompagnés essentiellement de violon, de guitare et de clavier vous rappelleront quelque chose. Le chanteur va séduire ce public timide, n'osant se lever des sièges rouges-velours que sur les chansons les plus dynamiques du groupe. Da Silva est une découverte pour beaucoup, mais une découverte qui nous a convaincu !
Après de grands mercis à son ami Cali, un court entracte s'impose, et va s'achever sur un air de La Callas, annonçant l'arrivée de celui que tout le monde attend.
Cali entre en scène avec ses musiciens avec deux heures de pur bonheur. Il s'installe une complicité électrique entre le chanteur et son public, qui reprend en choeurs ses morceaux les plus connus : C'est quand le bonheur, Pensons à l'avenir, Je m'en vais, mais encore Roberta, tant réclamé par le public. L'artiste prend le temps de parler de son association « L'amour Parfait » qui défend les droits des pères pour la garde de leurs enfants, et il enchaîne avec sa chanson Le vrai père. Tout le monde se régale au Palais des Festival. Cali court d'un bout à l'autre de la scène, pendant que le public danse, saute, rigole, le sourire est au rendez-vous sur tous les visages. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, Cali part, puis revient nous présenter ses musiciens, remercier toutes les personnes qui l'ont entourées durant cette tournée, et finit son concert avec Elle m'a dit, reprise par tous.
Nous avons été sur un petit nuage le temps de quelques heures, et c'est dans la bonne humeur, le coeur chaud, et des étoiles pleins la tête que nous sortons de la salle, en attendant impatiemment le prochain album de ce si généreux Cali.
Alizé P. |