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ILS FÊTENT LEUS 50 ANS !

C’est en 1960 que l’association des Villages Clubs du Soleil ont vu le jour, association qui a pour but d’offrir des vacances familiales à des prix « tout compris » permettant à toutes les couches sociales de profiter de lieux jusqu’ici plutôt tournés vers la montagne, en développant un tourisme de proximité fait de rencontres, de culture, de vrai partage et de convivialité.
Cette association marseillaise qui a démarré avec des maisons de quartiers dans l’arrière pays provençal, fait aujourd’hui tourner huit destinations montagne, bientôt 9… et ce n’est pas fini !
Pour fêter ses 50 ans d’existence, l’association se dote aujourd’hui de bureaux superbes, dans les anciens silos, face au port de Marseille, avec vue imprenable sur la mer à perte de vue !
On y reviendra.
Pour l’instant, c’est Alex Nicola, directeur général, qui nous conte l’historique de cette saga qui a démarré en 1960.
Beau parcours pour cette homme de passion dont l’histoire d’amour avec les Villages Clubs du soleil démarre comme barman ! Peu à peu il a su monter les marches pour devenir gestionnaire en 72 et aujourd’hui il nous raconte avec un plaisir évident la belle histoire et les nombreuses étapes de cette association.

« C’est en 67, qu’avec le boom du ski, l’association se dote de son premier village à Orcières-Merlette (Photo 3). Il ouvre en 69 et offre 600 lits aux familles puisque la vocation est l’accueil familial. Le succès est assez rapide et c’est en 75 que nous pourrons acquérir le second village à Montgenèvre, sur lequel on ouvrira 800 lits. A cette époque, donc, nous offrons 1400 lits et faisons travailler quelque 200 salariés.
En 88 nous rachetons à Vars un trois étoiles, le Caribou afin d’élever la gamme, le savoir-faire du métier traditionnel et entreprendre une démarche de qualité.
En 92 nous rachetons à Kodak cette somptueuse villa du Reverdi (photo 7) au Plan de la Tour, qui avait appartenu à Marina Vlady et Robert Hossein. C’est notre première approche de la mer qui n’est pas très loin mais jusque là, nous sommes tournés vers la montagne et ce lieu est pour nous une opportunité.
En 96 nous devenons propriétaires des Arcs 1800 en Savoie avec 1500 lits.
Sans publicité puisque jusqu’alors nous sommes association, un public suit et se fidélise à 50%.
Arrivés à cette situation, nous restons associatif tout en créant une S.A dont nous détenons 99,9% des parts. »

FAIRE ENSEMBLE
« A cette époque là je suis directeur des ressources humaines et je puis vous assurer que la richesse des clubs ce sont les hommes et le personnel qui les font fonctionner. Le secret de notre réussite : faire ensemble avec les administrateurs et les salariés qui sont la force vive.
Nous continuons notre marche avec l’achat, en 2005, d’un hôtel à Valmorel, en Savoie, que nous transformons en un VCS de 250 lits.
En 2006 nous signons un bail emphytéotique à Superbagnères, dans les Pyrénées, sur une bâtisse qui date de 1922 dont le train entre à l’intérieur de l’hôtel ! Nous le rénovons et il possède aujourd’hui 400 lits.
En 2008 nous ouvrons en Isère le village d’Oz en Oisans (170 lits - Photo 4)
Entre temps nous avons rénové Vars qui possède aujourd’hui 300 lits.
Enfin, nous venons de signer un accord sur Flaine, en Haute Savoie. L’ouverture se fera en décembre 2010.
A noter que nous venons de recevoir à Bercy le prix national de la qualité et de la performance ! »
Belle fierté pour cet homme qui est intarissable sur cette belle histoire dont il est l’un des piliers, entouré d'Etienne Tiberghien, directeur départemental du marketing commercial et de la communication, Sandrine Calvet, directeur des ressources humaines et Ludovic Cayol, directeur de l’exploitation (Photos 5 et 6)

LE POINT AUJOURD’HUI
« Nous possédons une excellente gestion et cette année, la TVA étant rabaissée à 6,3%, nous n’avons pas augmenté nos tarifs, même si nous avons subi une petite baisse de remplissage. Nous avons même pu augmenter nos salariés de 3%.
Nous avons créé la Fondation des Villages Clubs du Soleil qui a trois vocations : des vacances pour tous ; le développement de la culture et du patrimoine ; l’écologie et l’environnement. Aujourd’hui nous sommes fiscalisés et la Fondation récupère une partie des résultats qui servent à des actions sociales.
Nous avons un programme d’investissement de 27 millions d’Euros remboursables en 5 ans afin de rénover nos sites comme Flaine (en 2010) et Reverdi (en 2014).
Aujourd’hui, notre taux de remplissage est de 75 à 80% l’hiver et 50 à 60% l’été.
C’est pour cela qu’aujourd’hui nous pensons de plus en plus fortement nous orienter vers la mer, afin de compenser l’été en montagne.
Nous avons un projet d’installation d’un dixième Club dans les 3 Vallées, encore trop tôt pour vous en parler, ainsi qu’un projet sur Marseille car je crois très fort en cette ville et ses environs puisque, en dehors de la mer, il y a aussi la montagne avec les calanques et c’est une région qui a une richesse inouïe. Nous avons un vague projet près du parc de la Magalone, à la place d’une grande banque régionale qui devrait s’en aller… A nous de trouver le lieu et de créer l’alchimie ! »

Etienne TIBERGHIEN
« Je voudrais mettre le point sur le fait que ce « Tout compris » concerne toute la famille qui peut vivre ses vacances ensemble ou chacun de son côté car il y a chez nous une adaptation permanente à la demande et aux attentes de nos vacanciers.
La restauration est l’un des points clefs bien sûr et nous sommes attentifs à leurs désirs. Ils peuvent manger sur place ou emporter un pique-nique que nous leur préparons…
L’accueil est familial et démarre avec les enfants âgés de trois mois par tranches d’âge pédagogique, jusqu’à l’adolescence. Le personnel employé par les enfants est contrôlé par la DDASS, les médecins, les programmes d’activités sont divers et adaptés aux tranches d’âge. Par ailleurs, nous proposons mais chacun est libre de son choix. Rien n’est imposé. Il y a une offre quotidienne. Sans compter les diverses animations en soirée, des spectacles, des rencontres, des jeux, des tournois. A aucun moment quoique ce soit n’est imposé. Chacun choisit son programme.
En pourcentage, nous avons une clientèle individuelle d’à peu près 55%, le reste étant apporté par les collectivités, dont 24% apportée par les comités d’entreprises. Nous avons 20% de clientèle étrangère.

SANDRINE CALVET
Sandrine Calvet, directeur des ressources humaines, ajoute quelques précisions :
« C’est vrai que la richesse des Villages Clubs du Soleil, ce sont les hommes. Nous avions, en décembre 2009, 540 personnes dont 80% sous contrats saisonniers, le reste en permanents. Ils travaillent 4 à 5 mois l’hiver, 2 à 3 mois l’été et lorsqu’ils arrivent, c’est à dire la veille de l’ouverture, il faut qu’ils soient aussitôt opérationnels. Ce qui est formidable c’est qu’à peu près 50% reviennent d’année en année et connaissent donc le travail.
Nos critères de travail sont bien entendu le professionnalisme mais aussi l’amabilité, ce qui est important. Nous avons pour notions le respect, la solidarité, l’excellence afin de favoriser l’intégration et partager la réussite. Ce n’est pas pour rien qu’aujourd’hui nous avons une certaine reconnaissance.
Notre politique est l’écoute, la transmission et surtout de partager les fruits de notre réussite ».

LE SILO (Photo 10)
Nouveau lieu donc, inauguré pour les 50 ans de la création des Villages clubs du soleil et lieu stratégique puisque au bord de l’eau, la mer à perte de vue, les bateaux aux pieds de ce bâtiment qui fut l’entrepôt de blé, d’où le nom car c’étaient de vrais silos à grain.
« Nos bureaux – nous confie Alex Nicola - étaient Bd Notre-Dame et comme j’habitais Martigues, je passais tous les matins devant le Silo. Mon fantasme était alors d’y créer un Village mais hélas, lorsque je suis allé le visiter, une partie était déjà prise puisque va y naître un théâtre de 2000 places.
Mais j’ai eu le coup de foudre pour ce lieu et j’ai alors pensé à y installer notre siège. Nous n’en sommes hélas que locataires mais nous possédons 680 m2 et avons pu y installer 40 salariés. Nous devons l’installation à Eric Castaldi, architecte qui a déjà offert à Marseille ce site merveilleux que sont les Docks. »

L’ARCHITECTURE
Eric Castaldi (photo 9)est présent parmi nous et nous explique avec emphase ce beau projet abouti.
« Les volumes et les hauteurs de plafond sont énormes car l’on est en duplex. C’est l’étage (le 5 ème) qui est le plus riche en volume mais pas le plus facile à aménager, ce qui était un peu ma hantise. La chance est que le Silo n’est pas classé monument historique mais je voulais d’abord laisser des traces de son histoire, car c’est un beau patrimoine du XXème siècle, en gardant des pans de béton et surtout, il fallait ouvrir des baies et des fenêtres partout pour y laisser entrer le soleil, le jour et que l’on voit cette magnifique perspective sur la mer.
Les plafonds étant très haut, j’ai pu y installer une mezzanine et surtout, j’ai cédé aux desiderata des employés qui ne voulaient pas de bureaux fermés mais être tous dans des espèces de loges dans lesquelles ils pouvaient circuler. Dont acte. La déco est assez basique mais chaleureuse. Ainsi l’ont-ils voulu ! »

A noter que c’est au Palais du Pharo à Marseille, le 24 septembre, que se déroulera une grande soirée pour fêter les 50 ans de cette association exemplaire.

Reportage Monique et Jacques Brachet

© 2008 Evasion Mag