(
 
 

  Bons plans
    - Les bons plans

  Cinéma
    - Festival de Monté-Carlo
    - La robe du soir
    - Claude PINOTEAU

  Ecriture
    - Bios à gogo
    - St Exupéry
    - Notes de lecture

  Evénement
    - Montmartre
    - Sanary se déguise
    - Danse à Cannes
    - Claude François

  Expos
    - Raphaël DUPOUY
    - Photos d'hôtel

  Festivals
    - La biographie à Nîmes
    - MIDEM 2010

  Gastronomie
    - L'improvista

  Musique
    - Nikolaï LUGANSKY
    - CD
    - Les rendez-vous de l'opéra
    - Jean-Michel BOSSINI
    - Christophe
    - Jazz

  Portraits
    - Frédéric MITTERRAND
    - Christophe
    - Julien LOURAU
    - Frédéric ZEITOUN

  Théâtre
    - Feydeau à Marseille
    - Avant-première à Sanary

  Tourisme
    - Weekendtour
    - Courchevel
    - L'Andalousie

 

SANARY - CHRISTOPHE AU THEÂTRE GALLI
NOS PARADIS RETROUVES

Nous entrons dans une salle bien pleine et… bien brouillardeuse !
En effet, une épaisse fumée venue de la scène, envahit la salle… et nos muqueuses !
Des halos de lumières rouges et bleues, un juke-box à gauche et, dans une musique planante arrive Christophe, visage fermé, lunette noires, smoking noir sur tee-shirt rouge.
Avec cette voix reconnaissable entre toutes, véritable instrument de musique, il va, durant presque une heure, nous offrir son dernier album « Aimer ce que nous sommes » dans sa totalité et dans un mode original puisqu’il enchaîne les chansons comme une symphonie… Voilà, c’est ça, c’est une symphonie-rock qu’il nous offre, accompagné de quatre merveilleux musiciens, dans une atmosphère faite d’un certain mystère et d’intimité.
Assis sur son tabouret tout au long du spectacle, il murmure, il soupire ses chansons et c’est beau. Tout simplement beau, même si le public des années 60 est quelque peu surpris !
Un seul petit reproche : il murmure tellement que, même lorsqu’il parle, on a quelquefois du mal à comprendre les paroles.

Après un entr'acte, il revient, smoking blanc et là, s’opère la transformation puisque, avec des orchestrations revues et corrigées et tout simplement superbes, il va nous assener ses succès… Et il y en a !
De « Le dernier des Bevilaqua » (son vrai nom !) à « Senorita » en passant par « Aline » qui fait délirer la salle, « La dolce vita », « Les paradis perdus » « Les marionnettes » qui prend un vrai coup de jeune et bien sûr « Les mots bleus », chanson intemporelle dont il nous offre deux variations superbes, Christophe soulève le public qui lui est resté fidèle et le nouveau, celui de la jeunesse d’aujourd’hui qui l’aime et apprécie aussi son immense talent de mélodiste.
D’idole yéyé et un peu oubliée quelque temps, Christophe est aujourd’hui devenu une icône, un grand de la chanson française sur lequel il faut compter… Et il y en a peu comme lui !
Ce fut un bien beau spectacle et le retrouver quelques minutes après dans sa loge, nous fait remonter le temps, l’époque des années « Age Tendre » où l’on s’était connu… Lui qui a l’air si sombre, malgré quelques plaisanteries qui détendent l’atmosphère sur scène, le voilà souriant, volubile et parlant de son spectacle comme si l’on s’était quitté hier…
Et pourtant, 40 ans ont passé !
Ah, les années yéyé ont quand même laissé de belles traces et donné de sacrés artistes !

Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

© 2008 Evasion Mag