EVENEMENT A L’OPERA DE TOULON
CHRISTELLE CHOLLET…. L’EMPIAFEE SE PHILHARMONISE !

Christelle Chollet, c’est la comédienne qui monte qui monte avec son imperméable jaune canari, ses shorts rasants et ses couettes blondes. Sans parler de sa gouaille de titi… toulousain et sa voix dont elle fait ce qu’elle veut.
Pour le public elle est aujourd’hui devenue l’emPIAFée parce qu’elle a revu et corrigé toutes les chansons de la môme, qu’elle les a mises en scène de façon décalée en les changeant de rythme et que… même le grand Charles Dumont, compositeur de Piaf, n’a pas désavouées !
Gros succès pour elle et aujourd’hui gros saut dans le vide car elle va, devant les spectateurs toulonnais, s’emPIAFer philharmoniquement !
C’est à dire que dans ce lieu culte de l’Opéra de Toulon, notre Christelle va débouler avec Piaf, son pianiste-complice Jean-Louis Beydon et 60 musiciens les 30 et 31 octobre.
Evénement à ne pas rater.
Rencontre sous la pluie avec une Christelle débordante d’humour et d’énergie.
Laughing in the rain !

Parle-nous de tes débuts, Christelle, et cette vocation de “chanteuse-comique”
Je suis Toulousaine, j’ai toujours aimé chanter et faire le pitre et je suis rentrée tout naturellement au conservatoire de Toulouse… où j’ai très vite été virée pour insubordination… Je me prenais pour Che Guevarra !
Mais j’ai quand même joué les classiques, de Molière à Corneille et pour arrondir mes fins de mois, je chantais partout où je pouvais le faire. J’étais donc heureuse de gagner moyennement ma vie mais en pratiquant mes deux passions… »
Il faut préciser qu’arrivée à Paris, elle a quand même joué avec notre grand Jean Marais dans « L’Arlésienne » et « Le Menteur » seule pièce comique de Corneille, avec Nicolas Briançon.
« J’ai toujours été curieuse de tout ce qui s’approchait de ce métier. J’ai même été meneuse de revue, malgré ma petite taille et des plumes qui étaient plus hautes que moi ! Et puis j’ai rejoint la troupe de Roger Louret pour « Les années twist » et « Les années zazou »…
Jusqu’au jour où je me suis retrouvée toute seule avec mon pianiste sur scène pour créer ce personnage de l’emPIAFée.
C’est venu comment ?
Un peu par hasard, beaucoup par envie de faire quelque chose d’original. J’avais donc imaginé ce spectacle, et mon compagnon Rémy Caccia, qui est animateur radio, auteur, qui a travaillé pour la télé, n’est pas vraiment d’accord. Il trouve le projet casse-gueule et je peux te dire que j’ai dû coucher beaucoup, beaucoup, beaucoup pour qu’il accepte ! Comme quoi, pour arriver dans ce métier, ce n’est pas une légende… il faut coucher !
Un soir de pluie, Jean-Louis Beydon me propose au débouté de passer dans un cabaret. J’arrive donc en retard avec mon imperméable jaune, je traverse la salle et je monte sur scène ! Ca a marché et très vite, des producteurs qui étaient dans la salle m’ont proposé de faire tourner ce spectacle. J’ai fait des petits cabarets, ils sont devenus de plus en plus grand pour arriver au Gymnase où j’ai joué les prolongations…. Et ça n’a plus arrêté !

Et te voilà avec cette emPIAFée, un spectacle qui, malgré ton short, est culotté ! Comment l’idée est venue ?
Elle est venue à Toulon lorsque Jérôme Leleu, producteur et dirigeant les Fantaisies Toulonnaises, m’a invitée pour jouer chez lui. Et d’un coup, être à Toulon d’où est Rémy et qui y a toute sa famille, (où papy et mamie sont à Solliès) l’idée m’est venue de jouer sur cette scène avec un grand orchestre. Jérôme, lui a trouvé l’idée géniale, tout comme Rémy et ils ont décidé de produire le spectacle. Nous sommes allés voir Claude-Henri Bonnet, directeur de l’Opéra, qui a dit banco, Didier Benetti, chef d’orchestre a trouvé l’idée marrante et il a fait toutes les orchestrations et aujourd’hui me voilà avec une grande frousse et une grande impatience… J’ai hâte d’y être !
Ce spectacle n’est-il qu’un événement toulonnais ou tournera-t-il ?
J’espère que ça va devenir un événement national et même mondial ! On a invité des directeurs de salles, la presse, des télés puisque c’est parrainé et ce sera enregistré par Energie 12 et la chaîne Comédie et si l’Opéra Bastille m’appelle, je ne dirai pas non !!!
Ce serait bête d’avoir travaillé un an sur un projet pour ne pas le faire perdurer, d’autant qu’aujourd’hui toutes les partitions sont écrites.
Mais même si ça devait s’arrêter à Toulon, ça restera pour moi une grande, une belle aventure.
Aujourd’hui tu as un succès fou seule en scène, comptes-tu faire autre chose que du « one woman show » ?
Et comment ! J’aime être sur scène, danser, bouger, chanter, faire rigoler et j’espère le faire jusqu’à 90 ans ! Et surtout, j’ai envie de me diversifier et déjà des projets s’annoncent : On m’a proposé de jouer un Feydeau au théâtre, j’ai un projet de série télé « SOS chanteuse » autour du personnage de l’emPIAFEE, j’ai aussi un projet cinéma…. Tu vois, je ne m’arrête pas en chemin mais je ferai certainement d’autres one woman shows car j’aime autant être seule sur scène qu’être entourée. Et surtout, j’adore faire rire !
J’espère donc m’éclater encore longtemps !
Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier
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